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Archives Mensuelles: Mai 2013

La femme de nos vies – Didier van Cauwelaert

25 samedi Mai 2013

Posted by Aurélie in Romans français

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Étiquettes

Albin Michel, Critique de livre, Didier van Cauwelaert, La femme de nos vies, roman

Les premières phrases

Didier van Cauwelaert - La femme de nos vies«  On n’attend plus rien de la vie, et soudain tout recommence. Le temps s’arrête, le cœur s’emballe, la passion refait surface et l’urgence efface tout le reste. Il a suffi d’une alerte sur mon ordinateur pour que, dès le lendemain, je me retrouve à six mille kilomètres de chez moi, l’année de mes quatorze ans. L’année où je suis mort. L’année où je suis né. 

*

Peu de choses ont changé à Hadamar. C’est resté une charmante bourgade du bassin de Limburg, entourée de forêts, avec un centre-ville à colombages et un jardin public réputé pour ses roses. L’hôpital psychiatrique est toujours en activité. Simplement repeint dans des tons plus pastel, avec un mémorial et des panneaux pour touristes. La « nouvelle salle de douche », comme on nous disait à l’époque, est devenue un musée.

C’est la première fois que je remets les pieds en Allemagne. Retrouver ici, à l’endroit même de notre rencontre, la femme que j’ai cherchée en vain toute ma vie, comment serait-ce le fruit d’une coïncidence ? Ironie subsidiaire, la chambre 313 est à l’étage où se trouvait jadis mon dortoir. »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Didier van Cauwelaert… Un livre dévoré en quelques jours.

Impressions

Didier van Cauwelaert nous raconte ici une histoire bouleversante nous ramenant pendant la 2nde guerre mondiale en Allemagne sur les pas d’un jeune garçon de 14 ans, que ses parents prennent pour un simple d’esprit. Il aurait dû mourir mais il survit grâce au choix de son unique ami, un petit génie,  de le laisser vivre à sa place. Grâce au choix de son ami et à Ilsa Schaffner, le petit gardien de vaches deviendra plus tard le bras droit de plusieurs prix Nobel. Un grand roman autour du nazisme et de la solution finale décrétée pour les handicapés, mais aussi de l’amour adolescent et du sens de la vie. A lire sans hésiter ! Un des meilleurs livres de Didier van Cauwelaert.

Un passage parmi d’autres

 Je m’étais fait un ami, dans le dortoir des moins de quinze ans. B 48. Le premier ami de ma vie qui ne fût pas un veau. Moi, j’étais B 46 – notre numéro de lit nous servait de matricule. Je l’avais repéré parce qu’il était aussi solitaire et silencieux que moi, avec une chose en plus : un livre. Il ne le quittait pas. il le relisait tout le temps. Il y prenait des notes. Le titre me faisait rêver : Le Secret des Atomes. J’imaginais une civilisation disparue, comme les Atlantes, les Amazones, les Nibelungen ou les Walkyries dont ma sœur me racontait naguère les exploits fabuleux.

B 48 ne desserrait pas les dents, en dehors de ses crises d’épilepsie, mais c’est le premier humain avec qui j’avais envie de lier connaissance, pour lui demander de me prêter son livre. La nuit, à voix basse, je lui racontais mes veaux, ma sœur, mon école, le sauvetage de Sonntag – les rares choses de ma vie qui méritaient d’être dites, et il m’écoutait avec une attention extrême. Je n’oublierai jamais la première fois que j’ai entendu sa voix. Un murmure égal, précis, rapide :

– Pourquoi tu as sauvé ce veau-là et pas un autre ?

J’ai réfléchi. En fait, je ne m’étais jamais interrogé sur les raisons de mon acte. Pourquoi on respire, pourquoi on éternue quand il fait froid? Mais il avait raison de me poser la question. En y repensant, j’ai découvert que je n’avais pas agi sur un coup de folie, comme les gens croyaient. J’ai fini par dire :

– Je l’avais mis au monde : je ne pouvais pas le tuer.

– Pourquoi ?

Là, je n’ai pas eu besoin de me creuser, la réponse a jailli toute seule :

– Il n’aurait pas compris.

B 48 s’est dressé sur un coude pour me scruter d’un air circonspect, à la lueur des veilleuses allumées en permanence pour éviter les hurlements de ceux qui avaient peur dans le noir. Et il m’a dit au bout de quelques instants :

– Tu n’es pas fou du tout. Tu as l’intelligence du cœur.

C’était la première fois qu’on me faisait un compliment. j’ai dit merci. Il a repris d’un air incrédule :

– Ils n’ont pas pu confondre, quand même…

Il semblait aussi consterné que moi que pour les médecins qui m’avaient examiné lors de l’internement. Afin de sceller notre amitié, j’ai dit que je m’appelais Jürgen.

– Moi, c’est David.

J’ai répondu que c’était un beau prénom. Il a nuancé par une petite moue, en regardant l’étoile jaune qui lui servait de marque-page. Je lui ai demandé s’il allait encore à l’école. Il a secoué lentement la tête, il a dit :

– Je suis marchand de glaces.

Ça me paraissait encore plus extraordinaire.

La femme de nos vies – Didier van Cauwelaert – 2013 (Albin Michel)

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La magie des livres en image…

20 lundi Mai 2013

Posted by Aurélie in En image

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Étiquettes

Imagination, Inspiration, Livres, loveinbooks, Magie

We lose ourselves in books

 

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Deadlocked – Charlaine Harris

18 samedi Mai 2013

Posted by Aurélie in En VO, Fantasy, Romans étrangers

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Étiquettes

Ace, Charlaine Harris, critique de livres, Deadlocked, roman, Sookie Stackhouse, True Blood

Les premières phrases

Charlaine Harris - Deadlocked«  It was hot as the six shades of Hell even this late in the evening, and I’d had a busy day at work. The last thing I wanted to do was to sit in a crowded bar to watch my cousin get naked. But it was Ladies Only night at Hooligans, we’d planned this excursion for days, and the bar was full of hooting and hollering women determined to have a good time.

My very pregnant friend Tara sat to my right, and Holly, who worked at Sam Merlotte’s bar like me and Kennedy Keyes, sat on my left. Kennedy and Michele, my brother’s girlfriend sat on the other side of the table.

« The Sook-ee », Kennedy called, and grinned at me. Kennedy had been first runner-up to Miss Louisiana a few years ago, and despite her stint in prison she’d retained her spectacular looks and grooming, including teeth that could blind an oncoming bus.

« I’m glad you decided to come, Kennedy », I said. « Danny doesn’t mind? » She’d been waffling the very afternoon before. I’d been sure she’d stay at home.

« Hey, I want to see some cute guys, don’t you? » Kennedy said.

I glanced around at the other women. « Unless I missed a page, we all get to see guys naked, on a regular basis, » I said. Though I hadn’t been trying to be funny, my friends shrieked with laughter. They were just that giddy.

I’d only spoken the truth: I’d been dating Eric Northman for a while; Kennedy and Danny Prideaux had gotten pretty intense; Michele and Jason were practically living together; Tara was married and pregnant, for gosh sakes; and Holly was engaged with Hoyt Fortenberry, who barely stopped in at his own appartment any longer. »

Circonstances de lecture

J’ai déjà lu les 11 premiers tomes de cette saga. Alors, pourquoi ne pas continuer ?

Impressions

La saga de Charlaine Harris constitue une pause bienvenue dans mes lectures. J’ai dévoré le 12ème tome (en anglais bien sûr) en quelques jours. C’est toujours avec plaisir que je retourne dans la petite ville de Bon Temps où Sookie côtoie  vampires, loups-garous, fées… et humains. Beaucoup de suspens et d’humour font de cette lecture une sorte de petit plaisir coupable. Difficile de reposer le livre une fois commencé tant on a envie d’en connaître la fin.

Un passage parmi d’autres

 The cluviel door was a rare and ancient fairy love gift. I guess it was the fae equivalent of a Fabergé Easter egg, but magical. My grandfather – not my human one, but my half-human, half-fairy grandfather, Fintan, Dermot’s twin – had given it to my grandmother Adele, who had hidden it away. She had never told me she had it, and I had only just discovered it during the attic clean-out. It had taken me longer to identify it and to learn more about its properties. Only the part-demon lawyer Desmond Cataliades knew I had it… though perharps my friend Amelia suspected, since I’d asked her to teach me about what it could do.

Up until now, I’d hidden it just like my grandmother had. You can’t go through life carrying a gun in your hand just in case someone wants to attack you, right? Though the cluviel dor was a love gift, not a weapon, its use might have results just as dramatic. Possession of the cluviel dor granted the possessor a wish. That wish had to be a personal one, to benefit the possessor or someone the possessor loved. But there were some awful scenarios I’d imagined: What if I wished an oncoming car wouldn’t hit me, and instead it hit another car killing a whole family? What if I wished that my gran were alive again, and instead of my living grandmother, her corpse appeared?

So I understood why Gran had hidden it away from casual discovery. I understood that it had frightened her with its potential, and maybe she hadn’t believed that a Christian should use magic to change her own history.

On the other hand, the cluviel dor could have saved Gran’s life if she’d had it at the moment she was attacked; but it had been in a secret drawer in an old desk up in the attic, and she had died. It was like paying for a Life Alert and then leaving it up in the kitchen cabinet out of reach. No one could take it, and it couldn’t be used for ill; but then again, it couldn’t be used for good, either.

If making one’s whish might lead to catastrophic results, it was almost as perilous to simply possess the cluviel dor. If anyone – any supernatural – learned I had this amazing object, I would be in even more danger than my normal allotment.

Deadlocked – Charlaine Harris – 2012 (Ace)

 

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