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Archives de Tag: Prix Pulitzer

La route – Cormac McCarthy

25 mercredi Jan 2012

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Cormac McCarthy, La route, Prix Pulitzer

Les premières phrases

« Quand il se réveillait dans les bois dans l’obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l’enfant qui dormait à son côté. Les nuits obscures au-delà de l’obscur et les jours chaque jour plus gris que celui d’avant. Comme l’assaut d’on ne sait quel glaucome froid assombrissant le monde sous sa taie. A chaque précieuse respiration sa main se soulevait et retombait doucement. Il repoussa la bâche en plastique et se souleva dans les vêtements et les couvertures empuantis et regarda vers l’est en quête d’une lumière mais il n’y en avait pas. Dans le rêve dont il venait de s’éveiller il errait dans une caverne où l’enfant le guidait par la main. »

Circonstances de lecture

Lu à sa sortie en 2008. Un choc.

Impressions

On en ressort secoué, choqué… Avec l’espoir que le monde ne finira pas dans l’état que décrit Cormac McCarthy… Car La route décrit un semblant de vie après l’apocalypse, la survie désespérée d’un père et de son fils dans un monde dépeuplé où les survivants sont pour la plupart retombés dans la violence et la barbarie. Glaçant. Indispensable.

Un passage parmi d’autres

 Une heure plus tard ils étaient sur la route. Il poussait le caddie et tous les deux, le petit et lui, ils portaient des sacs à dos. Dans les sacs à dos il y avait le strict nécessaire. Au cas où ils seraient contraints d’abandonner le caddie et de prendre la fuite. Accroché à la barre de poussée du caddie il y avait un rétroviseur de motocyclette chromé dont il se servait pour surveiller la route derrière eux. Il remonta le sac sur ses épaules et balaya du regard la campagne dévastée. La route était déserte. En bas dans la petite vallée l’immobile serpent gris d’une rivière. Inerte et exactement dessiné. Le long de la rive un amoncellement de roseaux morts. Ca va ? dit-il. Le petit opina de la tête. Puis ils repartirent le long du macadam dans la lumière couleur métal du fusil, pataugeant dans la cendre, chacun tout l’univers de l’autre.

La route – Cormac McCarthy – 2008 (Editions de l’Olivier)

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