La Guerre du pavot – R.F. Kuang

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R.F. Kuang - La guerre du pavotLes premières phrases

«  – Déshabille-toi.

Rin cligna des paupières.

– Hein ?

Le surveillant leva les yeux de son livret.

– Protocole de prévention contre la triche, expliqua-t-il avant de lui indiquer un homologue féminin à l’autre bout de la pièce. Va la voir, si tu préfères.

Rin croisa fermement les bras sur la poitrine et rejoignit la surveillante, qui l’emmena derrière un paravent, l’inspecta minutieusement pour s’assurer qu’elle n’avait pas dissimulé d’aide-mémoire dans un orifice et lui remit une tunique bleue informe.  » 

Circonstances de lecture

Parce que cette jeune autrice m’intrigue.

Impressions

Avec La Guerre du pavot, la jeune autrice R.F. Kuang revisite l’histoire de la Chine à la sauce Dark Fantasy. Car si l’histoire commence comme un récit initiatique dans une prestigieuse académie militaire, elle dévie ensuite sur la noirceur de la guerre et des massacres (âmes sensibles, passez votre chemin !). Son héroïne, Rin, est un personnage riche, têtue, colérique, qui apprend à maîtriser à la fois l’art de la guerre et les pouvoirs shamaniques. Un début prometteur. Vivement la suite !

R.F. Kuang – La Guerre du pavot – Babel – Octobre 2022 

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Eutopia – Camille Leboulanger

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Camille Leboulanger - EutopiaLes premières phrases

«  Quand je repense aux années que j’ai passées à Pelagoya, je me souviens surtout du printemps. Au mois de mai, au petit matin, l’eau de la Lina est déjà tiède et de paresseux lambeaux de brume semblent rechigner à se dissiper. L’après-midi, avec les camarades, nous allions nous baigner une fois sortis de la classe et les obligations accomplies. Nous y passions des heures, sans compter le temps. Aucun d’entre nous n’avait de montre. Le compte du temps était la responsabilité des adultes. » 

Circonstances de lecture

Parce que lire une utopie fait du bien au moral.

Impressions

Imaginez une société basée sur le respect de l’environnement, l’abolition de la propriété privée et le salaire universel. Un futur souhaitable ? C’est en tout cas cette douce utopie que nous propose Camille Leboulanger dans ce pavé de quelque 600 pages à déguster lentement, tant on se plaît à Pelagoya, Antonia ou encore à Opera.  Voici un roman de SF qui fait un bien fou tout en questionnant avec justesse sur un modèle de vie possible où les humains ont le minimum d’impact possible sur la planète. Certaines idées risquent de heurter (à commencer par la conception de la famille et du contrôle des naissances). Reste qu’elles permettent de poser des questions pertinentes, sans tabou.

C’est aussi un récit de vie, celle d’Umo, de l’insouciance de l’enfance, aux doutes et joies de l’âge adulte, au gré de ses rencontres et de ses changements de vies. Une personne que je ne suis pas prête d’oublier, tout comme Gob, Ulf, Livia, Kaze, Silje, Ingrid ou encore Pontus.

Un roman d’une humanité et d’une émotion folle. A lire et faire lire pour, peut-être, ouvrir les portes d’une remise en cause de notre mode de vie actuel, basé sur la surconsommation et le toujours plus. Découvrez cette société où l’on prend le temps, le temps d’apprendre à son rythme, le temps de chercher sa voie (ses voies), le temps de changer de métier, le temps d’explorer le monde, le temps de connaître les autres et de se connaître soi-même. Une société où l’on prend le temps de vivre et d’aimer, tout simplement, sans détruire ce qui nous entoure.

Camille Leboulanger – Eutopia – Argyll – Octobre 2022 

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La Maison des Feuilles – Mark Z. Danielewski

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Mark Z. Danielewski - La Maison des FeuillesLes premières phrases

«  Je fais encore des cauchemars. En fait, j’en fais si souvent que je devrais y être habitué maintenant. Mais non. Personne ne s’habitue vraiment aux cauchemars.

Pendant un moment, j’ai essayé tous les médocs imaginables. Tout ce qui pouvait maîtriser la peur. Excédrine, mélatonine, L-tryptophan, Valium, Vicodin, presque tous les membres de la famille des barbituriques. Une sacrée liste. Souvent mélangés, toujours accompagnés de shots de whisky, de quelques bouffées de bong qui décapent, et parfois même des vapeurs artificieuses de la cocaïne. Tout ça pour rien. Je pense pouvoir affirmer avec certitude qu’il n’existe pas encore de labo assez sophistiqué pour faire la synthèse du genre de produits chimiques dont j’ai besoin. Un prix Nobel à celui qui inventera ce truc.

Je suis si fatigué. Le sommeil me harcèle depuis je ne sais plus combien de temps. C’est inévitable, je suppose. Ce qui est triste, c’est que je ne suis pas chaud à l’idée de m’y mettre. Je dis « triste », parce qu’il fut un temps où j’aimais vraiment dormir. En fait, je dormais tout le temps. C’était avant que mon ami Lude me réveille à trois heures du matin pour me demander de passer chez lui. Qui sait, si je n’avais pas entendu la sonnerie du téléphone, peut-être que tout serait différent aujourd’hui ? Je pense pas mal à ça.

Circonstances de lecture

Parce que je ne pouvais pas passer à côté de cette réédition.

Impressions

Voici un livre inclassable, un chef d’œuvre du roman fantastique, un véritable challenge de lecture !  Réédité par la géniale maison d’éditions Monsieur Toussaint Louverture, ce texte de Mark Z. Danielewski joue avec ses lecteurs. Plus qu’un roman, c’est une expérience. Arriverez-vous à pénétrer dans ce labyrinthe et surtout à en ressortir ? Rien n’est moins sûr. Et d’ailleurs dès le départ l’auteur nous avertit : « Ceci n’est pas pour vous ». Car pour essayer de comprendre « La Maison des Feuilles », il faut accepter de s’y perdre, corps et âme. Sur le principe des poupées russes, Mark Z. Danielewski propose plusieurs histoires dans l’histoire… C’est l’histoire du jeune Johnny Errand qui raconte sa descente aux enfers depuis qu’il a lu le manuscrit du vieux Zampano sur le film « Le Navidson Record », film réalisé par Will Navidson, propriétaire, avec sa femme Karen, d’une maison pour le moins étrange : elle semble plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur, des portes apparaissent subitement, menant dans des couloirs à l’obscurité abyssale…

Dans ce livre, les notes de pages prennent parfois (souvent) le pas sur le texte principal. Le narrateur nous invite à compulser des documents en annexes, mais aussi à retourner le livre, lire à l’envers, lire à travers un miroir… pour mieux nous désorienter.

Vous l’aurez compris, « La Maison des Feuilles » est une lecture ardue. Mais une fois parvenu à la fin (si vous y arrivez), vous ressentirez peut-être comme moi un sentiment de satisfaction intense et surtout le désir de partager cette expérience de lecture avec d’autres, et d’échanger sur vos différentes pistes de compréhension et d’interprétation. Au risque de ne plus arriver à dormir et d’en faire des cauchemars…

Mark Z. Danielewski – La Maison des Feuilles – Monsieur Toussaint Louverture – Août 2022 

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Empire of the Vampire – Jay Kristoff

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Jay Kristoff - Empire of the VampireLes premières phrases

«  Ask me not if God exists, but why he’s a prick.

Even the greatest of fools can’t deny the existence of evil. We dwell in its shadow every day. The best of us rise above it, the worst of us swallow it whole, but we all of us wade hip-deep through it, every moment of our lives. Curses and blessings fall on the cruel and just alike. For every prayer heeded, ten thousand go unanswered. And saints suffer alongside the sinners, prey for monsters spat straight from the belly of hell.

But if there is a hell, mustn’t there also be a heaven?

And if there is a heaven, then can’t we ask it why?. »

Circonstances de lecture

Parce que j’ai beaucoup aimé Nevernight.

Impressions

Jay Kristoff, auteur de « Nevernight », revisite le mythe du vampire pour notre plus grand plaisir. Avec un procédé narratif rappelant « Le Nom du Vent » de Patrick Rothfuss et « Entretien avec un vampire » d’Anne Rice, Jay Kristoff nous embarque dans une nouvelle trilogie oscillant entre fantasy épique et fantastique.

Au menu : du sang (beaucoup), des combats (intenses), et une grande quête. Sans oublier un héros sur le déclin, ancien saint d’argent, chasseur de monstres, lui-même mi-homme mi-vampire.

Si le mythe du vampire est au cœur de l’intrigue, c’est aussi un roman sur la famille, les croyances et les addictions. J’ai adoré. C’est cru, sanglant, direct, et ça fait du bien !

Jay Kristoff – Empire of the Vampire (L’Empire du Vampire en vf) – Harper – Septembre 2021  (octobre 2022 pour la version française chez De Saxus)

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The Only Good Indians – Stephen Graham Jones

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Stephen Graham Jones - The Only Good IndiansLes premières phrases

«  The headline for Richard Boss Ribs would be INDIAN MAN KILLED IN DISPUTE OUTSIDE BAR. 

That’s one way to say it.

Ricky had hired on with a drilling crew over in North Dakota. Because he was the only Indian, he was Chief. Because he was new and probably temporary, he was always the one getting sent down to guide the chain. Each time he came back with all his fingers he would flash thumbs-up all around the platform to show how he was lucky, how none of this was ever going to touch him. »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais beaucoup aimé son premier roman traduit en français, Galeux.

Impressions

Stephen Graham Jones - Un bon indien est un indien mortAprès le très bon Galeux, voici le deuxième livre traduit en français de Stephen Graham Jones (Un bon indien est un indien mort, chez Rivages Noir). Et c’est une tuerie, dans tous les sens du terme !

Quatre jeunes ont abattu illégalement un troupeau d’élans, et voici qu’une femelle élan va revenir les hanter dix ans après. Une chasse à l’homme horrifique et sanglante commence alors, avec un final que l’on lit sans s’arrêter tant la tension est à son comble. A noter, une scène de match de basket d’une intensité incroyable…

Je ne peux que vous conseiller ce thriller fantastique sur la revanche de la nature, l’importance des racines, du respect du vivant, et de la filiation.

Stephen Graham Jones – The Only Good Indians (Un bon indien est un indien mort) – Titan Books – Juillet 2020 (21 septembre 2022 pour la version française chez Rivages Noir)

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Ou ce que vous voudrez – Jo Walton

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Jo Walton - Ou ce que vous voudrezLes premières phrases

«  Elle ne veut pas que je raconte ses histoires. Elle dit qu’à force, ça les rendrait monotones. En fait, elle en a ras le bol de mes astuces et de mon savoir-faire ; je l’ai beaucoup inspirée, mais elle en a fini avec moi. Me voici donc piégé dans cette caverne d’os, dans ce crâne vide, ce point de vue étroit et limité qui est tout ce qu’elle me permet, un peu comme l’unique rayon d’une lanterne presque entièrement voilée. C’est elle qui a le pouvoir. Mais parfois, elle a besoin de moi. Et donc, parfois, je sors. »

Circonstances de lecture

Parce que j’adore Jo Walton.

Impressions

A 73 ans, Sylvia Harrison, une autrice à succès, sait que ses jours lui sont comptés. Elle décide de passer quelques semaines à Florence, ville de la Renaissance par excellence, dont elle s’est inspirée pour créer Thalia, la cité imaginaire dans laquelle se déroule la plupart de ses romans. Mais quand elle mourra, qu’adviendra-t-il de celui qui lui parle dans sa tête, celui qui a endossé de multiples rôles pour elle, du dragon au dieu, en passant par le voleur ? Cet « homme » de l’ombre (muse, ami imaginaire ?) s’adresse à nous, lecteurs et lectrices, avec un objectif : survivre à la mort de Sylvia. 

Ce roman offre une belle réflexion sur l’inspiration, la création, et la frontière entre réalité et fiction. C’est aussi une ode à l’art, à la Renaissance, à la gastronomie italienne, ainsi qu’aux livres. Si Ou ce que vous voudrez ne m’a pas autant transporté que Morwenna et Mes vrais enfants, j’ai tout de même beaucoup aimé cette lecture. Jo Walton possède une si belle plume !

Jo Walton – Ou ce que vous voudrez – Denoël – Septembre 2022

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La Saignée – Cédric Sire

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Cédric Sire - La SaignéeLes premières phrases

 

«  Est-ce que tu aimes ?

Les lettres sont affichées en noir dans un rectangle rouge vif, en plein milieu de l’écran. L’homme y est habitué. Au début, le message sibyllin ne surgissait que de temps à autre, émettant un carillon démodé, le plus souvent quand l’homme était connecté à TOR, le navigateur qu’il utilise pour surfer anonymement sur le Web. Un simple pop-up, qu’il suffit de refermer pour continuer à naviguer.

Au fil des jours, cependant, ce message est apparu de plus en plus souvent. Un Ding !, et il est là. Toujours le même rectangle rouge. Étrangement prometteur. Accompagné, maintenant, de ce qui ressemble à une voix d’enfant, déformée, qui répète la question avec une insistance grandissante dans les enceintes de l’ordinateur, tandis que les fenêtres intempestives se superposent :

Est-ce que tu aimes ?

Est-ce que tu aimes ?

Est-ce que tu aimes ? »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Cédric Sire !

Impressions

Âmes sensibles, s’abstenir ! Car comme à son habitude, Cédric Sire n’épargne rien à ses lecteurs. Rien que le prologue fait frémir d’horreur !

Avec La Saignée, Cédric Sire nous plonge au sein du Dark Web, dans une salle de torture à la fois virtuelle pour les voyeurs à l’abri derrière leur écran d’ordinateur, et bien réelle pour ses victimes…

Un polar haletant qui vous empêchera de dormir avant d’en connaître le dénouement. Une réflexion très intéressante sur le Dark Web, les accès de violence et les obsessions qui nous possèdent. Terriblement addictif !

Cédric Sire – La Saignée – Septembre 2021 – Fayard (disponible en Livre de Poche depuis septembre 2022)

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Un Pays de Fantômes – Margaret Killjoy

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Margaret Killjoy - Un Pays de FantômesLes premières phrases

« L’homme sous le haut-de-forme : voilà comment je comptais intituler cette rubrique, lorsque les directeurs de la Gazette de Borol me l’avaient confiée. Quarante, peut-être même cinquante pouces de colonne par semaine, six mois durant, sur Dolan Wilder, « le conquérant de la Vorronie ». Dolan Wilder, l’énigmatique jeune loup issu de l’armée impériale de Sa Majesté, célèbre pour son audace militaire à la « Après moi, chargez ! » Celui qui avait revendiqué plus de kilomètres carrés au nom du vert et or que quiconque depuis un siècle. 

J’étais fin prêt à décrire sa mâchoire couverte d’une barbe rêche, ses boucles noires, son goût pour le brandy et sa clémence pour les ennemis vaincus. On m’avait demandé de réserver au moins deux pouces de colonne à son ton bourru mais amical. Le portrait que je devais dresser était celui d’un homme froid, insensible, dont le cœur ne battait que pour le service, le Roi, et la gloire de l’Empire borolien.

Au lieu de cela, hélas, je l’ai vu mourir. Mais c’est sans importance ; de tous les traits qu’on m’avait demandé de lui attribuer, il n’en possédait qu’un petit nombre et ceux qu’il avait réellement ne lui réussissaient pas. Laissez-moi plutôt vous parler de Sorros Ralm, simple milicien, et du pays de Hron. Je doute que vous puissiez lire mon compte-rendu dans la Gazette. »  

Circonstances de lecture

Parce que j’avais très envie de découvrir cette nouveauté éditée par la maison d’édition rennaise Argyll.

Impressions

Peut-on vivre en paix sans pouvoir politique ni hiérarchie ? Un pays prônant l’anarchie (voire même des anarchies), l’altruisme et la liberté pour tous a-t-il du sens et un avenir ? Voici quelques unes des questions qu’aborde l’autrice transgenre Margaret Killjoy dans ce roman. Un roman (de fantasy ?) utopiste sans magie qui saura pourtant vous transporter hors des sentiers battus, aux côtés d’un peuple de résistants cherchant à préserver sa liberté contre un empire capitaliste et colonialiste. De quoi donner à réfléchir sur notre monde actuel… Un livre court, percutant, violent, plein d’humour caustique aussi, et de personnages attachants. Mention spéciale à la très bonne préface écrite par Patrick K. Dewdney, auteur notamment du Cycle de Syffe.

Margaret Killjoy – Un Pays de Fantômes – Argyll – Août 2022

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Un Psaume pour les recyclés sauvages – Becky Chambers

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Becky Chamberts - Un Psaume pour les recyclés sauvagesLes premières phrases

«  Si vous demandez à six moines différents quel dieu règne sur la conscience des robots, vous obtiendrez sept réponses différentes.

La plus populaire, parmi le clergé comme parmi les laïcs, affirme qu’il s’agit de Chal. De qui dépendraient les robots sinon du dieu des constructions ? D’autant plus, explique-t-on, qu’à l’origine les robots avaient été créés dans un but industriel. Même si l’ère des usines est une page sombre de notre histoire, nous ne pouvons ignorer les motifs qui ont donné naissance aux robots. Nous les avons construits pour qu’ils construisent. C’est l’essence même du dieu Chal. »

Circonstances de lecture

Attirée par le titre de ce livre.

Impressions

De la SF optimiste, ça existe ? Oui, grâce notamment à Becky Chambers ! Dans le monde qu’elle décrit, les hommes ont redonné leur liberté aux robots, arrêté de faire tourner les usines et laissé une grande partie de leur planète à l’état sauvage pour la préserver. Ils ont appris à vivre de manière plus raisonnée et altruiste. Reste que Dex, moine de thé, ne se satisfait pas de sa vie. Froeur Dex ressent un grand vide et n’a qu’une obsession : trouver un lieu où l’on entend le chant des grillons. Elle croise alors un robot, Omphale, qui souhaite quant à lui comprendre ce dont les humains ont besoin.

Ce roman offre une belle réflexion sur le sens de la vie. Asseyez-vous dans le chariot de Dex à côté du robot Omphale, et écoutez leurs échanges, une tisane odorante entre les mains. Une lecture apaisante et régénérante. 

Becky Chambers – Un Psaume pour les recyclés sauvages – L’Atalante – Septembre 2022

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L’héritage de l’esprit-roi – Claire Krust

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Claire Krust - L'héritage de l'esprit-roiLes premières phrases

 » CHÂTEAU DE YAMAMOTO. AN 1335. 

– A votre avis, qui ça peut être ?

– Un rejeton du seigneur, à tous les coups.

– Ou le fils d’un rival envoyé comme otage.

Les trois servantes bavassaient en chuchotant tandis qu’une quatrième préparait du thé.

– Il ne ressemble pas à un messager ordinaire, ce n’est qu’un enfant, fit remarquer Hanako.

– Si ça se trouve, c’est un noble.

– Habillé comme ça ?

– A mon avis, ce n’est rien de tout ça, intervint Ame en déposant tasses et théière sur un plateau laqué.

– Qu’est-ce qui te fait dire ça ? s’enquit Chiho en se renfrognant – elle avait parié avec les garçons que c’était un bâtard.

– Plus tard, je dois y aller.

Ame saisit son fardeau et abandonna les autres domestiques pour filer à petits pas dans le couloir – son kimono ne lui permettait pas de grandes enjambées – jusqu’à une double porte dont elle fit coulisser une paroi pour pénétrer dans la pièce. « 

Circonstances de lecture

Parce que j’avais beaucoup aimé « Les Neiges de l’éternel » de Claire Krust.

Impressions

Derrière cette superbe couverture (signée Zariel), se love une histoire fantastique japonisante qui vous donnera envie de fouler les ruelles de la ville de l’esprit-roi et de vous asseoir dans un salon de thé pour y goûter leur breuvage au goût si particulier. 

Découvrez cette ville où seuls les esprits ont le droit d’entrer, cachée en pleine forêt, loin du regard des humains. A l’exception de Shinya, l’onmyoji impérial, un magicien au passé mystérieux, garant de l’équilibre entre le monde des humains et celui des esprits.

Une très belle lecture au pays des yokai !

Claire Krust – L’héritage de l’esprit-roi – Actusf – août 2022

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