Blackwood – Michael Farris Smith

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Les premières phrases

«  Colburn was standing with his mother in the kitchen when she said go fetch your father. The long light of an August day bleeding through the windows. His face and hands dirty from playing football in the neighbor’s yard. His mother wiped the sweat from his face with a dishtowel. Held his chin in her hand and gazed at him. You’ll be twelve soon. I can’t believe it. He asked where his father was and she said out back in the workshop. Go tell him it’s time for supper. The boy noticed the empty bottle on the counter, beneath the high cabinet where his father kept his whiskey, and he picked up the bottle and unscrewed the cap and sniffed and it burned through his nose and his mother laughed when he winced and then told him that should teach you all you need to know about that stuff. Don’t ever bother with it. Not now nor ever. And then the smile left her face and her eyes drifted out of the kitchen window and into the backyard. Her eyes drifted toward the workshop where his father hid most days when he came home from work. Sometimes the buzz of a saw or pouding of a hammer but mostly silence from the workshop. Her eyes drifted and an emptiness came across her face.   »

Circonstances de lecture

Parce que Michael Farris Smith fait partie de mes auteurs préférés.

Impressions

Michael Farris Smith nous plonge avec « Blackwood » au sein d’une petite ville du Mississippi en apparence sans histoire… jusqu’à ce que Colburn, parti alors qu’il n’était qu’un enfant, y remette les pieds, et qu’un couple étrange accompagné d’un jeune garçon traînent leur misère et leur caddie dans le centre-ville, pour y faire les poubelles. L’ombre du passé refait alors surface.

Voici une histoire sombre à l’atmosphère envoûtante, avec une pointe de fantastique. On ressent l’oppression du kudzu, cette plante grimpante qui semble vouloir recouvrir la ville et ses habitants, et les faire sombrer dans la folie. Encore une fois, Michael Farris Smith signe un très beau livre. Un auteur américain à ne pas rater !

Ma sœur m’a offert cette superbe édition à Noël. Il devrait sortir en français chez Sonatine en avril 2021.

Michael Farris Smith – Blackwood – Mars 2020 – Little Brown

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Ce matin-là – Gaëlle Josse

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Les premières phrases

«  « The End » s’affiche en noir et blanc sur l’écran de la télévision, en majuscules fixes et tremblotantes, pendant que la musique du générique enveloppe la pièce d’un envol symphonique, cordes, trompettes et cavalcade. Clara passe le dimanche soir chez ses parents, une habitude. Ils dînent, regardent un film, puis elle va.   »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Gaëlle Josse.

Impressions

« Ce matin-là », c’est un matin que l’on peut tous connaître un jour, que vous avez peut-être vous aussi déjà connu… Celui où la vie semble brusquement trop dure à porter et où le corps craque. Les jambes ne vous portent plus, les larmes ne cessent de couler sans raison apparente. Gaëlle Josse offre ce roman pour dire que si, il est normal de « pleurer autant », il est normal de devoir mettre le monde sur pause pour se retrouver et redonner un sens à sa vie, pour sortir de la dépression. C’est un livre pansement qui fait du bien, comme la main tendue d’une amie. À mettre entre toutes les mains, les fragiles comme les plus robustes.

Gaëlle Josse – Ce matin-là – Janvier 2021 (Notabilia)

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Nevernight – Jay Kristoff

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Les premières phrases

«  Les gens se chient souvent dessus lorsqu’ils trépassent.

Leurs muscles se relâchent, leur âme se libère, et tout le reste… s’échappe. Malgré tout l’amour que leur public porte à la mort, les dramaturges font rarement mention de cette réalité. Quand le héros rend son dernier soupir dans les bras de l’héroïne, ils n’attirent pas l’attention sur la tâche qui apparaît sur ses collants ni sur la puanteur qui fait pleurer sa dame lorsqu’elle se penche pour son baiser d’adieu.

Prenez cela pour un avertissement, ô, chers amis : sachez que votre narrateur ne partage pas cette retenue. Et si les réalités désagréables d’un bain de sang liquéfient le contenu de vos intestins, sachez aussi que ces pages parlent d’une fille qui était au meurtre ce que les maestros sont à la musique. Qui faisait aux fins heureuses ce qu’une lame de scie fait à la peau.   »

Circonstances de lecture

Qui pourrait résister à cette couverture ?!

Impressions

Prenez une héroïne au caractère affirmé, un « non-chat » protecteur, des ombres inquiétantes, une histoire de vengeance familiale, une école d’assassins où les élèves n’hésitent pas à s’entretuer pour devenir une « lame » au service de l’Église rouge, et vous obtenez un roman de fantasy très bien ficelé que j’ai dévoré ! C’est drôle, sanglant, violent, prenant. Je n’ai qu’une envie : que la suite sorte pour pouvoir m’y oublier un temps et savoir ce que va devenir Mia Corvere, cette jeune fille qui joue avec les ombres et parle aux ténèbres. Une réussite et un gros coup de cœur !

Jay Kristoff – Nevernight – Octobre 2020 (De Saxus)

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Les villes de papier – Dominique Fortier

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Les premières phrases

«  Emily est une ville de bois blanc nichée au milieu de prairies de trèfle et d’avoine. Les maisons carrées y ont des toits en pente, des volets bleus qu’on ferme à l’approche du soir et des cheminées par lesquelles il arrive que s’engouffre un oiseau qui volera, éperdu, les ailes pleines de suie, par toutes les chambres. Plutôt que de tenter de le chasser, on l’adoptera pour apprendre son chant.   »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais envie d’en apprendre un peu plus sur Emily Dickinson.

Impressions

Dans « Les villes de papier », Dominique Fortier se plaît à imaginer la vie de la poétesse Emily Dickinson, cette femme dont on ne connaît que très peu de choses. A travers les lieux où elle a vécu, Dominique Fortier nous parle de cette femme qui préféra toute sa vie les livres, l’écriture, son jardin et la pâtisserie, à la compagnie des hommes.

C’est une lecture douce, délicate, emplie d’odeurs florales, du souffle de la brise entrant par la fenêtre, du bruit de la plume traçant des vers sur des petits bouts de papier. Une ode à cette figure emblématique de la poésie, à l’écriture, à l’imagination, à l’indépendance, et au choix de faire un pas de côté pour affirmer sa différence et vivre comme bon nous semble.

Dominique Fortier – Les villes de papier – Septembre 2020 (Grasset)

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Anne de Green Gables – Lucy Maud Montgomery

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Les premières phrases

«  Madame Rachel Lynde habitait à l’endroit précis où la route principale d’Avonlea plongeait dans un petit vallon planté d’aulnes et de fuchsias, et traversé d’un ruisseau qui prenait sa source dans les bois de la vieille propriété des Cuthbert ; il était connu pour ses méandres impétueux au début de sa course à travers bois, et ses sombres secrets de trous d’eau et de cascades ; mais, une fois arrivé au vallon des Lynde, ce n’était plus qu’un ruisselet paisible et parfaitement discipliné, car même un cours d’eau n’aurait pu passer devant la porte de Madame Rachel Lynde sans égard pour la bienséance et les bonnes manières ; sans doute avait-il conscience qu’elle était là, assise devant sa fenêtre, l’œil attentif à tout ce qui passait, enfants et ruisseaux, et que si elle remarquait la moindre chose étrange ou déplacée, elle n’aurait de cesse avant d’avoir découvert le pourquoi et le comment.   »

Circonstances de lecture

Très envie de découvrir ce classique de la littérature canadienne, dans une nouvelle traduction.

Impressions

Voici un roman qui fait résolument voir la vie du bon côté, à travers les yeux toujours émerveillés d’Anne, une petite orpheline qu’un frère et une sœur, Marilla et Matthew Cuthbert, vont adopter. Anne va alors chambouler leur quotidien de vieille fille et vieux garçon en leur montrant à quel point leur vie à la campagne est belle. D’un caractère bien trempé, Anne de Green Gables porte un regard émerveillé sur la nature et les êtres qui l’entoure, malgré les coups durs qu’elle a dû affronter.

Ce roman fait du bien, et s’adresse autant aux plus jeunes qu’aux adultes qui ont su conserver leur âme d’enfant. Un véritable hymne à la joie de vivre  ! Une réflexion, aussi, sur le féminisme, l’intolérance et les préjugés. A mettre entre toutes les mains !

Lucy Maud Montgomery – Anne de Green Gables – Octobre 2020 (Monsieur Toussaint Louverture)

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Skyward – Brandon Sanderson

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Les premières phrases

«  Only fools climbed to the surface. It was stupid to put yourself in danger like that, my mother always said. Not only were there near-constant debris showers from the rubble belt, but you never knew when the Krell would attack.

Of course, my father traveled to the surface basically everyday – he had to, as a pilot. I supposed by my mother’s definition that made him extra foolish, but I always considered him extra brave.

I was still surprised when one day, after years of listening to me beg, he finally agreed to take me up with him.   »

Circonstances de lecture

Parce qu’il était depuis trop longtemps dans ma PAL !

Impressions

Mon tout premier livre de Brandon Sanderson et certainement pas le dernier ! Si vous avez aimé la série « Battlestar Gallactica » comme moi, vous devriez particulièrement apprécier l’ambiance de « Skyward ». D’ailleurs, son héroïne, Spensa, me rappelle beaucoup le personnage de Kara Thrace, alias « Starbuck » dans la série.

Ici, les humains se retrouvent sur une planète pour le moins hostile, obligés de vivre sous terre pour éviter de se prendre les déchets qui tombent du ciel, et de subir les attaques à répétition des Krell, des extraterrestres souhaitant détruire l’espèce humaine. Seuls les pilotes vivent à la surface et Spensa est bien décidée à en devenir un. Mais pour pouvoir entrer à l’école de pilotage, elle va devoir faire fi de son histoire familial, car son père, ancien pilote décédé depuis son enfance, est un lâche et un déserteur aux yeux de tous.

J’ai dévoré ce roman et attends avec impatience de lire la suite. J’ai particulièrement aimé les scènes de combats aériens et la tension qui va crescendo au fil des pages. Je l’ai lu en anglais mais il est depuis peu également disponible en français au Livre de Poche. Je le recommande notamment aux ados qui ont envie de se lancer dans la SF.

Brandon Sanderson – Skyward – Septembre 2019 (Gollancz)

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Watch Over Me – Nina LaCour

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Les premières phrases

«  On the morning of my interview I slept until eight, went downstairs to the kitchen, and poured myself the last of the coffee. I stood at the counter, watching out the window as I sipped, and then pushed up my sleeves and turned on the water to wash the breakfast dishes that Amy and Jonathan had left stacked in the sink.

In just a few days, I would leave them.   »

Circonstances de lecture

Parce que j’attends maintenant avec impatience chaque roman de Nina LaCour.

Impressions

Encore une fois, Nina LaCour parvient à émouvoir à travers une histoire toute simple. Dans « Watch Over Me », elle nous fait pénétrer dans la ferme de Julia et Terry, un couple faisant office de famille d’accueil pour de nombreux enfants abandonnés, en Californie. Mila y est embauchée pour enseigner aux enfants entre 6 et 9 ans. Là, elle découvre un lieu de vie magnifique, à deux pas de la côte, mais aussi un lieu hanté où les fantômes apparaissent la nuit et où les résidents doivent faire face à leur passé. Un beau livre sur les traumatismes de la vie et la manière de les surmonter.

Uniquement disponible en VO.

Nina LaCour – Watch Over Me – Septembre 2020 (Dutton Books)

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Les Graciées – Kiran Millwood Hargrave

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Les premières phrases

«  La veille, Maren avait rêvé qu’une baleine s’était échouée sur les rochers en face de chez elle.

Elle descendait la falaise, marchait jusqu’à elle et, œil contre œil, enroulait ses bras autour de cette grande masse nauséabonde. Elle ne pouvait rien faire d’autre pour elle.   »

Circonstances de lecture

Comme une envie de faire un petit voyage en Norvège.

Impressions

Que des femmes puissent vivre sans les hommes, voilà une situation inacceptable pour le pouvoir en place en Norvège en 1617. Après avoir vu leurs hommes périr en mer à cause d’une violente tempête, les habitantes du village de Vardo ont pourtant bien dû se débrouiller, faire leur deuil et tenter de survivre sans pères, frères ni maris. Elles ont accepté de se retrousser les manches, d’en faire encore plus que d’ordinaire, d’aller pêcher en mer pour pouvoir simplement se nourrir, alors qu’aucune aide extérieure ne leur parvenait.

Mais voilà, cette indépendance féminine, certains hommes ne l’acceptent pas. C’est ainsi qu’Absalom Cornet, chasseur de sorcières, met les pieds à Vardo pour y remettre de l’ordre, avec sa toute jeune épouse, Ursa. Car, à ses yeux, la tempête n’était sûrement pas naturelle et les coutumes du peuple Sami, leurs runes, leurs chants et leurs prières sont forcément l’œuvre du diable.

Les personnages de ce roman vont me hanter encore longtemps… L’intrépide Kirsten, symbole même de la femme indépendante, la jeune Maren, vivant avec sa mère et sa belle-sœur Sami, Ursa, nouvelle épouse habituée à la grande ville de Bergen qui découvre la vie au nord du cercle polaire et la vie conjugale… Inspirée de faits historiques, cette  lecture révoltante laisse le cœur à vif.

Kiran Millwood Hargrave – Les Graciées – Août 2020 (Pavillons – Robert Laffont)

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Kra – John Crowley

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Les premières phrases

«  Une grande montagne s’élève au bout du monde. Cette montagne n’est pas haute mais elle est longue et large – et grande pour la bonne raison qu’elle s’offre toute seule à la vue sur une plaine sans aucune autre à la ronde. Autour d’elle se déploient des routes droites et des terrains meubles – les cailloux y sont même rares, et la montagne n’est pas constituée de roche.

Elle continue de grandir, et elle grandira encore longtemps avant de se stabiliser. A l’approche de l’aube, un bulldozer jaune en parcourt la pente, qui en tremble sous le poids, car le matériau de la montagne est encore mou et branlant. Aux premières lueurs du jour, de gros camions la gravissent à la queue leu leu sur des sentiers transversaux tracés pour leur usage, et, à des emplacements choisis, vident leur chargement par l’arrière en des tas fumants. Que le bulldozer disperse puis étale peu à peu.  »

Circonstances de lecture

Qui pourrait résister à cette couverture ?!

Impressions

« Kra » fait partie de ces livres difficiles à résumer, qui vous marquent d’emblée par leur ambiance particulière. John Crowley propose un roman de fantasy inclassable, dont le héros est une Corneille, baptisée Dar Duchesne, ce qui rappelle un peu le « Watership Down » de Richard Adams pour le point de vue animalier.

Recueilli par un homme près de mourir (le narrateur dont on ne connaîtra jamais le nom), Dar Duchesne va se confier et lui raconter ses nombreuses aventures. Car cette Corneille a vécu bien des vies. Elle porte ainsi un regard sur la civilisation humaine depuis son apparition, jusqu’à un futur apocalyptique plus ou moins proche de notre époque. La mort, l’immortalité, le deuil, les histoires, tels sont les thèmes centraux traités dans « Kra ». John Crowley y revisite de nombreuses légendes et croyances, tel le mythe d’Orphée. Dar Duchesne nous transporte ainsi du royaume de Kra au royaume d’Ymr, se lie d’amitié avec un chaman, Toque de Renard, un Frère, une médium aveugle… A leur contact, il découvre les habitudes et croyances de cette drôle d’espèce à deux pattes, mais aussi le désir de vengeance et la compassion. « Kra » est un très beau roman, exigeant et simple à la fois. C’est enfin un bel hommage au pouvoir des mots, des histoires et des conteurs, et à l’intelligence des Corneilles.

John Crowley – Kra – 20 août 2020 – L’Atalante

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Nickel Boys – Colson Whitehead

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Les premières phrases

«  Même morts, les garçons étaient un problème.

Le cimetière clandestin se trouvait dans la partie nord du campus de Nickel, sur un demi-hectare de mauvaises herbes entre l’ancienne grange et la déchetterie de l’école. Ce champ avait servi de pâture à l’époque où l’établissement exploitait une laiterie et en vendait la production dans la région – une des combines de l’État de Floride pour décharger les contribuables du fardeau que représentait l’entretien des garçons. Les promoteurs de la zone d’activités avaient décidé de construire sur ce champ une esplanade dédiée à la restauration, avec quatre pièces d’eau et un kiosque en béton pour des événements occasionnels. La découverte des corps représentait une complication coûteuse pour la société immobilière qui attendait la validation de l’étude environnementale, ainsi que pour le procureur de l’État, qui venait de clore une enquête sur les histoires de maltraitances. Il allait falloir en lancer une nouvelle, établir l’identité des victimes et la cause de leur mort, et personne n’était capable de déterminer quand on pourrait enfin raser, nettoyer et effacer ce lieu des mémoires, même si tout le monde s’accordait à dire qu’il était grand temps.

Tous les garçons connaissaient cet endroit de malheur.  »

Circonstances de lecture

Parce que le sujet de la ségrégation raciale est malheureusement toujours d’actualité.

Impressions

« Nickel Boys » est un centre de redressement pour jeunes délinquants, censé, sur le papier, leur inculquer des valeurs, une éducation, et les remettre sur le droit chemin. C’est en réalité un endroit de tortures, aussi bien physiques que psychologiques. Elwood Curtis y atterrit suite à une erreur judiciaire. Porté par les paroles de Martin Luther King, il découvre avec effroi à quel point une vie peut déraper simplement à cause de sa couleur de peau. Mais que doit-il faire ? Se résigner à son sort, courber l’échine, à l’instar de Turner, un de ses compagnons d’infortune, ou se battre et croire en la justice de son pays et au changement des mentalités, quitte à en subir les pires conséquences ?

Cette histoire est d’autant plus révoltante que Colson Whitehead s’est inspiré de faits réels pour brosser le portrait de cette maison de correction dans l’Amérique des années 60. J’ai dévoré ce roman en à peine deux jours. Une lecture indispensable.

Colson Whitehead – Nickel Boys – 19 août 2020 – Albin Michel

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