Un souvenir nommé Empire – Arkady Martine

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Les premières phrases

«  Dans Teixcalaan, deux choses n’ont pas de fin : les cartes du ciel et les débarquements.

Voyez l’ensemble de l’espace teixcalaanli flotter en hologramme au-dessus de la table stratégique du vaisseau de guerre Moisson rouge de l’Ascension qui, à cinq portails de saut et deux semaines de voyage infraluminique de la planète-capitale de Teixcalaan, s’apprête à rebrousser chemin pour rentrer au bercail. Cet hologramme est une représentation cartographique de la sérénité : toutes ces petites lumières scintillantes sont des systèmes planétaires, et tous nous appartiennent. « 

Circonstances de lecture

Parce que cette collection – Nouveaux Millénaires – publie toujours de très bons romans de SF.

Impressions

Ce livre de SF devrait plaire à tous les fans d’Asimov et de son cycle Fondation. Diplomatie, négociations, grandeur et chute d’un empire sont au cœur de l’intrigue. Couplez à cela une technologie capable de renfermer la mémoire des morts dans une puce nichée au creux de votre crâne, et vous obtenez le début d’un grand cycle de SF. A dévorer, avant d’attendre la suite avec impatience… Gros coup de cœur !

Arkady Martine – Un souvenir nommé Empire – Mars 2021 – Nouveaux Millénaires

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Kerozene – Adeline Dieudonné

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Les premières phrases

«  23h12. Une station-service le long de l’autoroute, une nuit d’été. Si on compte le cheval mais qu’on exclut le cadavre, quatorze personnes sont présentes à cette heure précise. « 

Circonstances de lecture

Parce que j’avais beaucoup aimé le premier roman d’Adeline Dieudonné, La vraie vie.

Impressions

Le deuxième roman d’Adeline Dieudonné sent le bitume, l’essence, la sueur, le gel désinfectant, les feuilles mortes, le sexe, le prosecco, les chips et le sang. Elle dresse ici une galerie de personnages qui nous font passer du rire aux larmes, de la monotonie de la vie à la stupeur. On s’esclaffe, surpris par le cours de leurs pensées et des événements. Un livre totalement déjanté, horriblement drôle, oscillant entre comédie et drame sanglant. Attention, après l’avoir lu, vous ne verrez plus les dauphins de la même façon…

Adeline Dieudonné – Kerozene – avril 2021 – L’iconoclaste

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Huit crimes parfaits – Peter Swanson

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Les premières phrases

«  La porte d’entrée s’ouvrit et j’entendis l’agente du FBI taper ses pieds sur le paillasson. La neige commençait juste à tomber et une rafale d’air lourd s’engouffra à l’intérieur du magasin. La porte se referma derrière l’employée fédérale. Elle devait être à deux pas lorsqu’elle m’avait appelé car cela ne faisait pas plus de cinq minutes que j’avais accepté de la rencontrer.

J’étais seul dans la librairie. Je ne sais plus très bien pourquoi j’avais décidé d’ouvrir ce matin-là. Une tempête était annoncée et on attendait soixante centimètres de neige d’ici au lendemain après-midi. « 

Circonstances de lecture

Parce que ce roman policier me faisait de l’œil….

Impressions

Amoureux des librairies, des romans policiers, d’Agatha Christie, de Donna Tartt ou encore de Patricia Highsmith, ce livre est fait pour vous. Son héros, Malcom, a un jour dressé une liste de crimes parfaits de la littérature policière sur le blog de sa librairie. Mais voilà qu’un jour un tueur semble s’inspirer de cette liste pour commettre des meurtres, bien réels ceux-ci…

Un polar assez classique, mais que vous n’arriverez pas à lâcher ! Au fil des pages, l’auteur nous conduit de surprise en surprise. Un bel hommage aux polars et à ses auteurs emblématiques. De quoi donner envie de relire tous les Agatha Christie !

Peter Swanson – Huit crimes parfaits – février 2021 – Gallmeister

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Eurydice déchaînée – Melchior Ascaride

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«  Pourquoi avoir tourné les yeux ? Pourquoi avoir regardé par-dessus ton épaule quand nous touchions au but ? Il suffisait d’un peu de patience encore. Dix pas ? Vingt, tout au plus. Et voilà que tu scelles à jamais notre destin d’une brève œillade ! Tu savais pourtant. Tu savais que cela nous serait fatal. Tout ce chemin parcouru, tous ces obstacles surmontés par nul homme auparavant, pour que mes espoirs volent en éclats devant l’entrée de cette immonde caverne. « 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup la collection Bibliothèque Dessinée des Moutons électriques.

Impressions

Melchior Ascaride propose ici un livre (illustré) sur la vengeance à travers la réécriture du mythe d’Orphée et d’Eurydice. Mais cette fois-ci, c’est Eurydice l’héroïne. Et Eurydice en veut terriblement à son époux de s’être retourné si près du but. Elle compte bien briser les chaînes de l’injustice, sortir des enfers et se venger. A travers elle, Melchior Ascaride entend donner la parole à toutes les femmes bafouées de la mythologie grecque. Un tour de force ! A lire à voix haute et le poing levé !

Melchior Ascaride – Eurydice déchaînée – Mars 2021 – Les moutons électriques

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La dixième muse – Alexandra Koszelyk

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«  C’est là, ça serpente, caché de tous, sous nos pieds, à l’image de ces millions de fourmis qui peuplent les forêts, ça monte lentement, en silence, comme ces chants que personne n’entend, les feuilles se gorgent puis éclatent comme un feu d’artifice qui prendrait tout son temps. Fil ténu relié au reste du monde qui monte en cadence jusqu’à l’explosion finale. Bientôt, les feuilles bordent l’allée de leurs verts flamboyants et forment une arche protectrice. 

Alors seulement on la voit, on prend conscience de son éclat. « 

Circonstances de lecture

Parce que j’avais beaucoup aimé le premier roman de cette auteur, A crier dans les ruines.

Impressions

Pour ce deuxième roman, Alexandra Koszelyk nous propose un voyage onirique et fantastique sur les traces de Guillaume Apollinaire et des femmes qu’il a aimées et qui lui ont inspiré ses plus beaux poèmes. Grâce à la magie cachée dans un morceau de bois, son héros, Florent, revit des bribes de la vie du grand poète. Une belle échappée, où la nature occupe une place de choix. Une lecture qui donne envie de relire de la poésie, aussi.

Alexandra Koszelyk – La dixième muse – Janvier 2021 – Aux Forges de Vulcain

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The Bone Season – Samantha Shannon

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«  J’aime à croire que nous étions initialement plus nombreux. Pas des milliards, mais plus qu’aujourd’hui.

Nous sommes la minorité que l’humanité refuse d’accepter. Au moins dans le cadre de la réalité, mais même l’imagination est sujette à restrictions. Nous ressemblons à tout le monde. Parfois, nous nous comportons comme tout le monde. Par bien des manières, nous sommes comme tout le mode. Nous sommes partout, dans chaque rue. Nous vivons d’une façon que vous pourriez juger normale, à condition de ne pas y regarder de trop près.

Nous ne savons pas tous ce que nous sommes. Certains d’entre nous meurent sans jamais l’apprendre. D’autres le découvrent, et ne se font jamais attraper. Mais nous sommes là.

Croyez-moi. « 

Circonstances de lecture

Parce que ce livre des éditions De Saxus me faisait très très envie !

Impressions

Après Nevernight de Jay Kristoff, voici le second roman que je lis des éditions De Saxus. Et je dois dire que je suis conquise. J’ai dévoré The Bone Season, et même si j’ai été un petit peu déçue par la fin (trop précipitée à mon goût), j’ai beaucoup aimé cette lecture. On est plongé dans un monde totalitaire où les anormaux – entendez par là des personnes dotées de dons de voyance de différents niveaux – sont traqués. Paige est une clairvoyante, une « Marcherêve ». Et à ce titre, elle se retrouve emprisonnée dans la ville d’Oxford, sous l’emprise d’êtres mystérieux, les Réphaïm. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la découverte de ce roman. Sachez juste que si vous aimez la SF, la Fantasy et les héroïnes au caractère bien trempé, vous devriez aimer ce page-turner. Attention, cependant, sept tomes sont prévus !

Samantha Shannon – The Bone Season – Novembre 2020 (De Saxus)

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Blackwood – Michael Farris Smith

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Les premières phrases

«  Colburn was standing with his mother in the kitchen when she said go fetch your father. The long light of an August day bleeding through the windows. His face and hands dirty from playing football in the neighbor’s yard. His mother wiped the sweat from his face with a dishtowel. Held his chin in her hand and gazed at him. You’ll be twelve soon. I can’t believe it. He asked where his father was and she said out back in the workshop. Go tell him it’s time for supper. The boy noticed the empty bottle on the counter, beneath the high cabinet where his father kept his whiskey, and he picked up the bottle and unscrewed the cap and sniffed and it burned through his nose and his mother laughed when he winced and then told him that should teach you all you need to know about that stuff. Don’t ever bother with it. Not now nor ever. And then the smile left her face and her eyes drifted out of the kitchen window and into the backyard. Her eyes drifted toward the workshop where his father hid most days when he came home from work. Sometimes the buzz of a saw or pouding of a hammer but mostly silence from the workshop. Her eyes drifted and an emptiness came across her face.   »

Circonstances de lecture

Parce que Michael Farris Smith fait partie de mes auteurs préférés.

Impressions

Michael Farris Smith nous plonge avec « Blackwood » au sein d’une petite ville du Mississippi en apparence sans histoire… jusqu’à ce que Colburn, parti alors qu’il n’était qu’un enfant, y remette les pieds, et qu’un couple étrange accompagné d’un jeune garçon traînent leur misère et leur caddie dans le centre-ville, pour y faire les poubelles. L’ombre du passé refait alors surface.

Voici une histoire sombre à l’atmosphère envoûtante, avec une pointe de fantastique. On ressent l’oppression du kudzu, cette plante grimpante qui semble vouloir recouvrir la ville et ses habitants, et les faire sombrer dans la folie. Encore une fois, Michael Farris Smith signe un très beau livre. Un auteur américain à ne pas rater !

Ma sœur m’a offert cette superbe édition à Noël. Il devrait sortir en français chez Sonatine en avril 2021.

Michael Farris Smith – Blackwood – Mars 2020 – Little Brown

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Ce matin-là – Gaëlle Josse

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«  « The End » s’affiche en noir et blanc sur l’écran de la télévision, en majuscules fixes et tremblotantes, pendant que la musique du générique enveloppe la pièce d’un envol symphonique, cordes, trompettes et cavalcade. Clara passe le dimanche soir chez ses parents, une habitude. Ils dînent, regardent un film, puis elle va.   »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Gaëlle Josse.

Impressions

« Ce matin-là », c’est un matin que l’on peut tous connaître un jour, que vous avez peut-être vous aussi déjà connu… Celui où la vie semble brusquement trop dure à porter et où le corps craque. Les jambes ne vous portent plus, les larmes ne cessent de couler sans raison apparente. Gaëlle Josse offre ce roman pour dire que si, il est normal de « pleurer autant », il est normal de devoir mettre le monde sur pause pour se retrouver et redonner un sens à sa vie, pour sortir de la dépression. C’est un livre pansement qui fait du bien, comme la main tendue d’une amie. À mettre entre toutes les mains, les fragiles comme les plus robustes.

Gaëlle Josse – Ce matin-là – Janvier 2021 (Notabilia)

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Nevernight – Jay Kristoff

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«  Les gens se chient souvent dessus lorsqu’ils trépassent.

Leurs muscles se relâchent, leur âme se libère, et tout le reste… s’échappe. Malgré tout l’amour que leur public porte à la mort, les dramaturges font rarement mention de cette réalité. Quand le héros rend son dernier soupir dans les bras de l’héroïne, ils n’attirent pas l’attention sur la tâche qui apparaît sur ses collants ni sur la puanteur qui fait pleurer sa dame lorsqu’elle se penche pour son baiser d’adieu.

Prenez cela pour un avertissement, ô, chers amis : sachez que votre narrateur ne partage pas cette retenue. Et si les réalités désagréables d’un bain de sang liquéfient le contenu de vos intestins, sachez aussi que ces pages parlent d’une fille qui était au meurtre ce que les maestros sont à la musique. Qui faisait aux fins heureuses ce qu’une lame de scie fait à la peau.   »

Circonstances de lecture

Qui pourrait résister à cette couverture ?!

Impressions

Prenez une héroïne au caractère affirmé, un « non-chat » protecteur, des ombres inquiétantes, une histoire de vengeance familiale, une école d’assassins où les élèves n’hésitent pas à s’entretuer pour devenir une « lame » au service de l’Église rouge, et vous obtenez un roman de fantasy très bien ficelé que j’ai dévoré ! C’est drôle, sanglant, violent, prenant. Je n’ai qu’une envie : que la suite sorte pour pouvoir m’y oublier un temps et savoir ce que va devenir Mia Corvere, cette jeune fille qui joue avec les ombres et parle aux ténèbres. Une réussite et un gros coup de cœur !

Jay Kristoff – Nevernight – Octobre 2020 (De Saxus)

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Les villes de papier – Dominique Fortier

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Les premières phrases

«  Emily est une ville de bois blanc nichée au milieu de prairies de trèfle et d’avoine. Les maisons carrées y ont des toits en pente, des volets bleus qu’on ferme à l’approche du soir et des cheminées par lesquelles il arrive que s’engouffre un oiseau qui volera, éperdu, les ailes pleines de suie, par toutes les chambres. Plutôt que de tenter de le chasser, on l’adoptera pour apprendre son chant.   »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais envie d’en apprendre un peu plus sur Emily Dickinson.

Impressions

Dans « Les villes de papier », Dominique Fortier se plaît à imaginer la vie de la poétesse Emily Dickinson, cette femme dont on ne connaît que très peu de choses. A travers les lieux où elle a vécu, Dominique Fortier nous parle de cette femme qui préféra toute sa vie les livres, l’écriture, son jardin et la pâtisserie, à la compagnie des hommes.

C’est une lecture douce, délicate, emplie d’odeurs florales, du souffle de la brise entrant par la fenêtre, du bruit de la plume traçant des vers sur des petits bouts de papier. Une ode à cette figure emblématique de la poésie, à l’écriture, à l’imagination, à l’indépendance, et au choix de faire un pas de côté pour affirmer sa différence et vivre comme bon nous semble.

Dominique Fortier – Les villes de papier – Septembre 2020 (Grasset)

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