Les villes de papier – Dominique Fortier

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Les premières phrases

«  Emily est une ville de bois blanc nichée au milieu de prairies de trèfle et d’avoine. Les maisons carrées y ont des toits en pente, des volets bleus qu’on ferme à l’approche du soir et des cheminées par lesquelles il arrive que s’engouffre un oiseau qui volera, éperdu, les ailes pleines de suie, par toutes les chambres. Plutôt que de tenter de le chasser, on l’adoptera pour apprendre son chant.   »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais envie d’en apprendre un peu plus sur Emily Dickinson.

Impressions

Dans « Les villes de papier », Dominique Fortier se plaît à imaginer la vie de la poétesse Emily Dickinson, cette femme dont on ne connaît que très peu de choses. A travers les lieux où elle a vécu, Dominique Fortier nous parle de cette femme qui préféra toute sa vie les livres, l’écriture, son jardin et la pâtisserie, à la compagnie des hommes.

C’est une lecture douce, délicate, emplie d’odeurs florales, du souffle de la brise entrant par la fenêtre, du bruit de la plume traçant des vers sur des petits bouts de papier. Une ode à cette figure emblématique de la poésie, à l’écriture, à l’imagination, à l’indépendance, et au choix de faire un pas de côté pour affirmer sa différence et vivre comme bon nous semble.

Dominique Fortier – Les villes de papier – Septembre 2020 (Grasset)

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Anne de Green Gables – Lucy Maud Montgomery

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Les premières phrases

«  Madame Rachel Lynde habitait à l’endroit précis où la route principale d’Avonlea plongeait dans un petit vallon planté d’aulnes et de fuchsias, et traversé d’un ruisseau qui prenait sa source dans les bois de la vieille propriété des Cuthbert ; il était connu pour ses méandres impétueux au début de sa course à travers bois, et ses sombres secrets de trous d’eau et de cascades ; mais, une fois arrivé au vallon des Lynde, ce n’était plus qu’un ruisselet paisible et parfaitement discipliné, car même un cours d’eau n’aurait pu passer devant la porte de Madame Rachel Lynde sans égard pour la bienséance et les bonnes manières ; sans doute avait-il conscience qu’elle était là, assise devant sa fenêtre, l’œil attentif à tout ce qui passait, enfants et ruisseaux, et que si elle remarquait la moindre chose étrange ou déplacée, elle n’aurait de cesse avant d’avoir découvert le pourquoi et le comment.   »

Circonstances de lecture

Très envie de découvrir ce classique de la littérature canadienne, dans une nouvelle traduction.

Impressions

Voici un roman qui fait résolument voir la vie du bon côté, à travers les yeux toujours émerveillés d’Anne, une petite orpheline qu’un frère et une sœur, Marilla et Matthew Cuthbert, vont adopter. Anne va alors chambouler leur quotidien de vieille fille et vieux garçon en leur montrant à quel point leur vie à la campagne est belle. D’un caractère bien trempé, Anne de Green Gables porte un regard émerveillé sur la nature et les êtres qui l’entoure, malgré les coups durs qu’elle a dû affronter.

Ce roman fait du bien, et s’adresse autant aux plus jeunes qu’aux adultes qui ont su conserver leur âme d’enfant. Un véritable hymne à la joie de vivre  ! Une réflexion, aussi, sur le féminisme, l’intolérance et les préjugés. A mettre entre toutes les mains !

Lucy Maud Montgomery – Anne de Green Gables – Octobre 2020 (Monsieur Toussaint Louverture)

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Skyward – Brandon Sanderson

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Les premières phrases

«  Only fools climbed to the surface. It was stupid to put yourself in danger like that, my mother always said. Not only were there near-constant debris showers from the rubble belt, but you never knew when the Krell would attack.

Of course, my father traveled to the surface basically everyday – he had to, as a pilot. I supposed by my mother’s definition that made him extra foolish, but I always considered him extra brave.

I was still surprised when one day, after years of listening to me beg, he finally agreed to take me up with him.   »

Circonstances de lecture

Parce qu’il était depuis trop longtemps dans ma PAL !

Impressions

Mon tout premier livre de Brandon Sanderson et certainement pas le dernier ! Si vous avez aimé la série « Battlestar Gallactica » comme moi, vous devriez particulièrement apprécier l’ambiance de « Skyward ». D’ailleurs, son héroïne, Spensa, me rappelle beaucoup le personnage de Kara Thrace, alias « Starbuck » dans la série.

Ici, les humains se retrouvent sur une planète pour le moins hostile, obligés de vivre sous terre pour éviter de se prendre les déchets qui tombent du ciel, et de subir les attaques à répétition des Krell, des extraterrestres souhaitant détruire l’espèce humaine. Seuls les pilotes vivent à la surface et Spensa est bien décidée à en devenir un. Mais pour pouvoir entrer à l’école de pilotage, elle va devoir faire fi de son histoire familial, car son père, ancien pilote décédé depuis son enfance, est un lâche et un déserteur aux yeux de tous.

J’ai dévoré ce roman et attends avec impatience de lire la suite. J’ai particulièrement aimé les scènes de combats aériens et la tension qui va crescendo au fil des pages. Je l’ai lu en anglais mais il est depuis peu également disponible en français au Livre de Poche. Je le recommande notamment aux ados qui ont envie de se lancer dans la SF.

Brandon Sanderson – Skyward – Septembre 2019 (Gollancz)

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Watch Over Me – Nina LaCour

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Les premières phrases

«  On the morning of my interview I slept until eight, went downstairs to the kitchen, and poured myself the last of the coffee. I stood at the counter, watching out the window as I sipped, and then pushed up my sleeves and turned on the water to wash the breakfast dishes that Amy and Jonathan had left stacked in the sink.

In just a few days, I would leave them.   »

Circonstances de lecture

Parce que j’attends maintenant avec impatience chaque roman de Nina LaCour.

Impressions

Encore une fois, Nina LaCour parvient à émouvoir à travers une histoire toute simple. Dans « Watch Over Me », elle nous fait pénétrer dans la ferme de Julia et Terry, un couple faisant office de famille d’accueil pour de nombreux enfants abandonnés, en Californie. Mila y est embauchée pour enseigner aux enfants entre 6 et 9 ans. Là, elle découvre un lieu de vie magnifique, à deux pas de la côte, mais aussi un lieu hanté où les fantômes apparaissent la nuit et où les résidents doivent faire face à leur passé. Un beau livre sur les traumatismes de la vie et la manière de les surmonter.

Uniquement disponible en VO.

Nina LaCour – Watch Over Me – Septembre 2020 (Dutton Books)

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Les Graciées – Kiran Millwood Hargrave

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Les premières phrases

«  La veille, Maren avait rêvé qu’une baleine s’était échouée sur les rochers en face de chez elle.

Elle descendait la falaise, marchait jusqu’à elle et, œil contre œil, enroulait ses bras autour de cette grande masse nauséabonde. Elle ne pouvait rien faire d’autre pour elle.   »

Circonstances de lecture

Comme une envie de faire un petit voyage en Norvège.

Impressions

Que des femmes puissent vivre sans les hommes, voilà une situation inacceptable pour le pouvoir en place en Norvège en 1617. Après avoir vu leurs hommes périr en mer à cause d’une violente tempête, les habitantes du village de Vardo ont pourtant bien dû se débrouiller, faire leur deuil et tenter de survivre sans pères, frères ni maris. Elles ont accepté de se retrousser les manches, d’en faire encore plus que d’ordinaire, d’aller pêcher en mer pour pouvoir simplement se nourrir, alors qu’aucune aide extérieure ne leur parvenait.

Mais voilà, cette indépendance féminine, certains hommes ne l’acceptent pas. C’est ainsi qu’Absalom Cornet, chasseur de sorcières, met les pieds à Vardo pour y remettre de l’ordre, avec sa toute jeune épouse, Ursa. Car, à ses yeux, la tempête n’était sûrement pas naturelle et les coutumes du peuple Sami, leurs runes, leurs chants et leurs prières sont forcément l’œuvre du diable.

Les personnages de ce roman vont me hanter encore longtemps… L’intrépide Kirsten, symbole même de la femme indépendante, la jeune Maren, vivant avec sa mère et sa belle-sœur Sami, Ursa, nouvelle épouse habituée à la grande ville de Bergen qui découvre la vie au nord du cercle polaire et la vie conjugale… Inspirée de faits historiques, cette  lecture révoltante laisse le cœur à vif.

Kiran Millwood Hargrave – Les Graciées – Août 2020 (Pavillons – Robert Laffont)

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Kra – John Crowley

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Les premières phrases

«  Une grande montagne s’élève au bout du monde. Cette montagne n’est pas haute mais elle est longue et large – et grande pour la bonne raison qu’elle s’offre toute seule à la vue sur une plaine sans aucune autre à la ronde. Autour d’elle se déploient des routes droites et des terrains meubles – les cailloux y sont même rares, et la montagne n’est pas constituée de roche.

Elle continue de grandir, et elle grandira encore longtemps avant de se stabiliser. A l’approche de l’aube, un bulldozer jaune en parcourt la pente, qui en tremble sous le poids, car le matériau de la montagne est encore mou et branlant. Aux premières lueurs du jour, de gros camions la gravissent à la queue leu leu sur des sentiers transversaux tracés pour leur usage, et, à des emplacements choisis, vident leur chargement par l’arrière en des tas fumants. Que le bulldozer disperse puis étale peu à peu.  »

Circonstances de lecture

Qui pourrait résister à cette couverture ?!

Impressions

« Kra » fait partie de ces livres difficiles à résumer, qui vous marquent d’emblée par leur ambiance particulière. John Crowley propose un roman de fantasy inclassable, dont le héros est une Corneille, baptisée Dar Duchesne, ce qui rappelle un peu le « Watership Down » de Richard Adams pour le point de vue animalier.

Recueilli par un homme près de mourir (le narrateur dont on ne connaîtra jamais le nom), Dar Duchesne va se confier et lui raconter ses nombreuses aventures. Car cette Corneille a vécu bien des vies. Elle porte ainsi un regard sur la civilisation humaine depuis son apparition, jusqu’à un futur apocalyptique plus ou moins proche de notre époque. La mort, l’immortalité, le deuil, les histoires, tels sont les thèmes centraux traités dans « Kra ». John Crowley y revisite de nombreuses légendes et croyances, tel le mythe d’Orphée. Dar Duchesne nous transporte ainsi du royaume de Kra au royaume d’Ymr, se lie d’amitié avec un chaman, Toque de Renard, un Frère, une médium aveugle… A leur contact, il découvre les habitudes et croyances de cette drôle d’espèce à deux pattes, mais aussi le désir de vengeance et la compassion. « Kra » est un très beau roman, exigeant et simple à la fois. C’est enfin un bel hommage au pouvoir des mots, des histoires et des conteurs, et à l’intelligence des Corneilles.

John Crowley – Kra – 20 août 2020 – L’Atalante

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Nickel Boys – Colson Whitehead

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Les premières phrases

«  Même morts, les garçons étaient un problème.

Le cimetière clandestin se trouvait dans la partie nord du campus de Nickel, sur un demi-hectare de mauvaises herbes entre l’ancienne grange et la déchetterie de l’école. Ce champ avait servi de pâture à l’époque où l’établissement exploitait une laiterie et en vendait la production dans la région – une des combines de l’État de Floride pour décharger les contribuables du fardeau que représentait l’entretien des garçons. Les promoteurs de la zone d’activités avaient décidé de construire sur ce champ une esplanade dédiée à la restauration, avec quatre pièces d’eau et un kiosque en béton pour des événements occasionnels. La découverte des corps représentait une complication coûteuse pour la société immobilière qui attendait la validation de l’étude environnementale, ainsi que pour le procureur de l’État, qui venait de clore une enquête sur les histoires de maltraitances. Il allait falloir en lancer une nouvelle, établir l’identité des victimes et la cause de leur mort, et personne n’était capable de déterminer quand on pourrait enfin raser, nettoyer et effacer ce lieu des mémoires, même si tout le monde s’accordait à dire qu’il était grand temps.

Tous les garçons connaissaient cet endroit de malheur.  »

Circonstances de lecture

Parce que le sujet de la ségrégation raciale est malheureusement toujours d’actualité.

Impressions

« Nickel Boys » est un centre de redressement pour jeunes délinquants, censé, sur le papier, leur inculquer des valeurs, une éducation, et les remettre sur le droit chemin. C’est en réalité un endroit de tortures, aussi bien physiques que psychologiques. Elwood Curtis y atterrit suite à une erreur judiciaire. Porté par les paroles de Martin Luther King, il découvre avec effroi à quel point une vie peut déraper simplement à cause de sa couleur de peau. Mais que doit-il faire ? Se résigner à son sort, courber l’échine, à l’instar de Turner, un de ses compagnons d’infortune, ou se battre et croire en la justice de son pays et au changement des mentalités, quitte à en subir les pires conséquences ?

Cette histoire est d’autant plus révoltante que Colson Whitehead s’est inspiré de faits réels pour brosser le portrait de cette maison de correction dans l’Amérique des années 60. J’ai dévoré ce roman en à peine deux jours. Une lecture indispensable.

Colson Whitehead – Nickel Boys – 19 août 2020 – Albin Michel

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Une rose seule – Muriel Barbery

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Les premières phrases

«  On raconte que dans la Chine ancienne, sous la dynastie des Song du Nord, un prince faisait chaque année cultiver un carré de mille pivoines dont, à l’orée de l’été, les corolles ondulaient dans la brise. Durant six jours, assis sur le sol du pavillon de bois où il avait coutume d’admirer la lune, buvant de temps à autre une tasse de thé clair, il observait celles qu’il appelait ses filles. A l’aube et au couchant, il arpentait le carré.

Au commencement du septième jour, il ordonnait le massacre.

Les serviteurs couchaient les belles assassinées, la tige brisée, la tête allongée vers l’est, jusqu’à ce qu’il ne reste plus sur le champ qu’une unique fleur, les pétales offerts aux premières pluies de mousson.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’aime la plume de Muriel Barbery.

Impressions

Ce livre est un poème, une ode à l’amour, un pansement de douceur et de larmes. Il a l’amertume du thé matcha, la fraîcheur du saké, le goût sucré des petites pâtisseries japonaises, la beauté des azalées, des fleurs de cerisiers et des bambous célestes. On y ressent toute la complexité de la ville de Kyoto et de l’âme humaine. C’est beau à en pleurer et à en rire. Un petit bijou à savourer lentement, comme un bonbon qui fond sur la langue.

Muriel Barbery – Une rose seule – août 2020 – Actes Sud

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Liv Maria – Julia Kerninon

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Les premières phrases

«  Mes parents font l’amour et je ne suis pas encore là.

Quand ils escaladent l’escalier de leur chambre, juste après le déjeuner, et qu’ils s’enfouissent sous les duvets de leur lit bateau, je regarde les mouvements de reins de mon père et je m’étonne qu’un homme d’un mètre quatre-vingt-dix et de cent vingt kilos puisse onduler comme ça. Seuls les petits pieds de ma mère dépassent du cadre de bois sculpté. Secrètement, je m’imagine que, la nuit, mes parents retrouvent la même taille, que la nuit ils sont égaux.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’aime cette maison d’édition.

Impressions

« Comment se tenir là, dans cette vie, avec le souvenir de toutes ses autres vies contradictoires ? » Liv Maria, c’est l’histoire d’une femme plurielle, comme chacun d’entre nous finalement. Une petite fille grandissant sur une île bretonne, une jeune fille de 17 ans partant précipitamment pour Berlin, une jeune femme se cherchant, revenant au pays natal pour mieux repartir en voyage, du Chili à l’Irlande. Une amoureuse, une solitaire, une maîtresse, une mère, une femme d’affaires, un être libre faisant des choix, difficiles, vitaux, irréversibles. Mais qui est-on vraiment, au fond ? C’est autour de cette question et du thème de la fuite que tourne le roman de Julia Kerninon. Un très beau portrait de femme.

Julia Kerninon – Liv Maria – août 2020 – L’iconoclaste

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La Géante – Laurence Vilaine

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Les premières phrases

«  Quand elle est arrivée au village, on aurait dit une légende, à cause de son manteau jusqu’aux chevilles et le bord des manches plus loin que les doigts, une légende à cause du brouillard par-dessus, à cause de son bonnet qui ramasse tout, de ses bottines de ville emmaillotées dans des carrés de laine et montées sur des crampons d’un autre siècle – d’où est-ce qu’elle sortait ça ? Quelle sotte, ce n’est pas parce qu’on vient à la montagne qu’il y a de la neige. Le soleil était à deux doigts de tomber derrière la Géante, et on aurait dit qu’elle sortait du soir lui-même, celui de l’hiver avec ses arbres qui craquent, les cris des bêtes qu’on invente et les portes qu’on barre à cause des histoires que les vieux font courir dans les montagnes, les sorcières blanches, les survivantes des cent cascades, le front bleu et du verre à la place des yeux – ça fait des siècles que les enfants ont ça dans leurs cauchemars.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup cette maison d’édition.

Impressions

Laurence Vilaine signe une histoire d’amour majestueuse, digne de la Géante, cette montagne à l’ombre de laquelle vit Noële, cette femme qui ne connaît rien de l’amour. A part les fagots de bois, elle n’a jamais rien serré dans ses bras. C’est grâce aux lettres que reçoit son voisin, qu’elle découvre à travers les mots couchés sur le papier ce à quoi ressemble l’amour, celui qui fait grimper tout en haut d’une montagne pour affronter la vérité.

Impossible d’en dire plus sans trop en révéler. Ce roman se savoure lentement, au gré des saisons, du pépiement des oiseaux, des gentianes qui poussent, et des mains qui se rident.

Ce livre touche en plein cœur à qui sait se laisser porter par la plume de Laurence Vilaine.

Laurence Vilaine – La Géante – août 2020 – Zulma

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