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Love In Books

~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Archives d’Auteur: Aurélie

Sunset Park – Paul Auster

14 samedi Jan 2012

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Paul Auster, Sunset Park

Les premières phrases

« Depuis presque un an, maintenant, il prend des photos d’objets abandonnés. Il y a au moins deux chantiers par jour, parfois jusqu’à six ou sept, et chaque fois que ses acolytes et lui pénètrent dans une nouvelle maison, ils se retrouvent face aux objets, aux innombrables objets jetés au rebut que les familles ont laissés en partant. Les absents ont tous fui précipitamment dans la honte et la confusion, et il est certain que, quel que soit le lieu où ils vivent à présent (s’ils ont trouvé un endroit où vivre et ne sont pas en train de camper dans les rues), leur nouveau logement est plus petit que la maison qu’ils ont perdue. Chacune de ces maisons est une histoire d’échec – de faillite, de cessation de paiement, de dette et de saisie – et il s’est chargé personnellement de relever les dernières traces encore perceptibles de ces vies éparpillées afin de prouver que les familles disparues ont jadis vécu là, que les fantômes des gens qu’il ne verra ni ne connaîtra jamais restent présents dans les débris qui jonchent leur maison vide.« 

Circonstances de lecture

Lu en septembre 2011, dans le métro et chez moi. Je lis tous les Paul Auster dès leur parution française, depuis Le Livre des Illusions en 2003. Je ne regarde même pas le sujet avant de l’acheter. C’est l’un de mes auteurs préférés.

Impressions

Paul Auster dépeint l’Amérique d’après la crise des subprimes. Les premières pages sont saisissantes. Perpétuellement en fuite, Miles, le personnage principal, est amené à squatter une maison abandonnée avec un ancien ami, Nathan, et deux jeunes femmes. Tous sont en marge de la société. Les relations père-fils sont encore une fois au coeur du roman. J’aurais cependant apprécié une fin plus fermée…

Un passage parmi d’autres

 Il a vingt-huit ans et, pour autant qu’il sache, pas la moindre ambition. Pas d’ambition dévorante, en tout cas, et aucune idée claire de ce que pourrait impliquer pour lui la construction d’un avenir plausible. Il sait qu’il ne va pas rester en Floride beaucoup plus longtemps, que le moment est proche où il va éprouver le besoin de repartir, mais tant que ce besoin n’a pas mûri en nécessité d’agir, il se satisfait de demeurer dans le présent sans penser à l’avenir. S’il y a quelque chose qu’il a accompli pendant les sept années et demie qui se sont écoulées depuis qu’il a quitté l’université et qu’il se débrouille tout seul, c’est bien d’être capable de vivre dans le présent, de se limiter à l’ici et maintenant ; et même si l’on peut imaginer des réalisations davantage dignes d’éloges, il lui a fallu, pour y parvenir, une discipline et un contrôle de soi considérables. Ne pas avoir de projets, c’est-à-dire n’avoir ni envies ni espoirs, se satisfaire de son lot, accepter ce que le monde vous octroie chaque jour d’un coucher de soleil au suivant – pour vivre de cette manière, il faut désirer très peu, aussi peu qu’il est humainement possible.

Sunset Park – Paul Auster- 2010 (parution US) – 2011 (parution française – Actes Sud)

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Dead until dark – Charlaine Harris

14 samedi Jan 2012

Posted by Aurélie in En VO, Fantasy

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Charlaine Harris, Dead until dark, Sookie Stackhouse, True Blood

Les premières phrases

« I’d been waiting for the vampire for years when he walked into the bar.

Ever since vampires came out of the coffin (as they laughingly put it) two years ago, I’d hoped one would come to Bon Temps. We had all the other minorities in our little town – why not the newest, the legally recognized undead? But rural northern Lousiana wasn’t too tempting to vampires apparently; on the other hand, New Orleans was a real center for them – the whole Anne Rice thing, right?

It’s not that long a drive from Bon Temps to New Orleans, and everyone who came into the bar said that if you threw a rock on a street corner you’d hit one. Though you better not.

But I was waiting for my own vampire.« 

Circonstances de lecture

Depuis un peu plus d’un an, je lis – en anglais – la série des Sookie Stackhouse, aussi bien en vacances sur la plage, que dans le métro ou chez moi. J’en suis arrivée au 10ème tome (Dead in the family), et je ne m’en lasse pas.

Impressions

Pas prise de tête pour deux sous, la lecture de cette série est rafraîchissante. Après la lecture de romans un peu déprimants, c’est parfait ! C’est une lecture drôle (très second degré) et sans prétention, où humains, vampires, loups-garous, et fées se côtoient. L’héroïne, américaine moyenne dotée du don de lire dans les pensées des gens, est attachante. Moi qui aime l’univers de la fantasy et des vampires, j’apprécie beaucoup cette série. Ce n’est certes pas un chef d’oeuvre, loin de là, mais la lecture de cette série donne le sourire et fait rire. Ce qui n’est déjà pas si mal !

Un passage parmi d’autres

 Oh, Sookie, who is the man?

Uh-Oh. « Um, well, he’s not… »

« Not local? You dating one of those servicemen from Bossier City? »

« No, » I said hesitantly.

« Sam? I’ve seen him looking at you. »

« No. »

« Who, then? »

I was acting like I was ashamed. Straighten your spine, Sookie Stackhouse, I told myself sternly. Pay the piper.

« Bill, » I said, hoping against hope that she’d just say, « Oh, yeah. »

« Bill, » Arlene said blankly. I noticed Sam had drifted up and was listening. So was Charlsie Tooten. Even Lafayette stuck his head through the hatch.

« Bill, » I said, trying to sound firm. « You know, Bill. »

« Bill Auberjunois? »

« No. »

« Bill…? »

« Bill Compton, » Sam said flatly, just as I opened my mouth to say the same thing. « Vampire Bill. »

Arlene was flabbergasted, Charlsie Tooten immediately gave a little shriek, and Lafayette about dropped his bottom jaw.

« Honey, couldn’t you just date a regular human fella? » Arlene asked when she got her voice back.

Dead until dark – Charlaine Harris – 2001 (Ace Book)

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1Q84 – Haruki Murakami

14 samedi Jan 2012

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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1Q84, Haruki Murakami

Les premières phrases

« La radio du taxi diffusait une émission de musique classique en stéréo. C’était la Sinfonietta de Janácek. Etait-ce un morceau approprié quand on est coincé dans des embouteillages ? Ce serait trop dire. D’ailleurs, le chauffeur lui-même ne semblait pas y prêter une oreille attentive. L’homme, d’un âge moyen, se contentait de contempler l’alignement sans fin des voitures devant lui, la bouche serrée, tel un vieux marin aguerri, debout à la proue de son bateau, appliqué à déchiffrer quelque sinistre pressentiment dans la jonction des courants marins. Aomamé, profondément enfoncée dans le siège arrière du véhicule, écoutait, les yeux mi-clos. « 

Circonstances de lecture

Lu en décembre 2011, dans le métro et chez moi. Les premières critiques de ce livre m’ont tout de suite donné envie de l’acheter. Je n’ai pas été déçue. J’ai enchaîné les deux tomes avec plaisir. Vivement la parution du 3ème tome en mars !

Impressions

Un style propre à Murakami. La réalité côtoie des scènes de pure fiction. L’histoire flirte avec la magie, et baigne dans la poésie. Pleine de mystères, elle tient en haleine. Aomamé et Tengo, deux âmes soeurs séparées, sauront-ils se retrouver et affronter leurs destins, dans le monde bien réel ou dans celui pour le moins énigmatique de 1Q84 ? Qui sont les Little People ? Pourquoi y a-t-il soudain deux lunes dans le ciel ? Qu’est-ce que la chrysalide de l’air ? …

Un passage parmi d’autres

 – Et puis, poursuivit le chauffeur en regardant dans le rétroviseur, j’aimerais que vous vous souveniez d’un point, c’est que les choses et l’apparence, c’est différent. »

Les choses et l’apparence, c’est différent, se répéta Aomamé mentalement. Puis elle fronça légèrement les sourcils.

« Qu’est-ce que vous voulez dire par là ? »

Le chauffeur répondit en pesant ses mots :

« Eh bien, qu’en quelque sorte vous allez accomplir des choses pas ordinaires, n’est-ce pas ? Comme de descendre en plein jour un escalier de secours depuis une voie express. Des gens normaux ne le feraient pour rien au monde. Encore moins une femme.

– Non, sans doute pas…, dit Aomamé.

– Et une fois que vous aurez agi de la sorte, il n’est pas impossible qu’ensuite le paysage vous paraisse, comment dire, assez différent de celui de tous les jours. Moi aussi j’ai eu ce type d’expérience. Mais il ne faut pas se laisser abuser par les apparences. Il n’y a toujours qu’une réalité.

1Q84 Livres 1 & 2 – Haruki Murakami – 2009 (parution japonaise) – 2011 (parution française – Editions Belfond)

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Orgueil et préjugés – Jane Austen

12 jeudi Jan 2012

Posted by Aurélie in Grands classiques

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Darcy, Elizabeth Bennett, Jane Austen, Joe Wright, Keira Knightley, Matthew McFadyen, Orgueil et préjugés

La première phrase

« C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles. « 

Circonstances de lecture

Lu dans le RER et le métro entre le 02 et le 12 janvier 2012. J’ai eu très envie de relire ce livre après avoir vu le film de Joe Wright de 2006 avec Keira Knightley et Matthew McFadyen dans les rôles d’Elizabeth et Darcy. Une version très fidèle au livre.

Impressions

Des dialogues savoureux, de la galanterie à souhait, des personnages drôles et touchants. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant à relire ce classique de Jane Austen, moi qui lis généralement très peu de classiques.

Un passage parmi d’autres

– Arrivez ici, mademoiselle, lui cria son père dès qu’elle parut. Je vous ai envoyé chercher pour une affaire d’importance. Mr Collins, me dit-on, vous aurait demandée en mariage. Est-ce exact ?

– Très exact, répondit Elizabeth.

– Vous avez repoussé cette demande ?

– Oui, mon père.

– Fort bien. Votre mère insiste pour que vous l’acceptiez. C’est bien cela, Mrs. Bennet ?

– Parfaitement ; si elle s’obstine dans son refus, je ne la reverrai de ma vie.

– Ma pauvre enfant, vous voilà dans une cruelle alternative. A partir de ce jour, vous allez devenir étrangère à l’un de nous deux. Votre mère refuse de vous revoir si vous n’épousez pas Mr. Collins, et je vous défends de reparaître devant moi si vous l’épousez.

Elizabeth ne put s’empêcher de sourire à cette conclusion inattendue…

Orgueil et préjugés – Jane Austen – 1813 (parution anglais ) – 1932 (parution française)

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