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Silo Générations – Hugh Howey

11 mardi Nov 2014

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Actes Sud, Critique de livre, Hugh Howey, roman, Silo, Silo Générations

Hugh Howey - Silo GénérationsLes premières phrases

«  – Il y a quelqu’un ?

– Allô ? Oui. Je suis là. 

– Ah, Lucas. Vous ne parliez pas. L’espace d’une seconde, j’ai cru que… que vous étiez quelqu’un d’autre.

– Non, c’est bien moi. Je viens de mettre mon casque. La matinée a été bien remplie.

– Ah oui ?

– Oui. Rien de palpitant. Réunions de conseils. On est un peu juste au niveau effectifs. Il y a beaucoup de réaffectations.

– Mais les choses s’arrangent ? Pas de soulèvement à signaler ?

– Non, non. La situation revient à la normale. Les gens se lèvent et vont travailler le matin. Ils s’effondrent dans leur lit le soir. On a eu une grande loterie cette semaine, ce qui a fait plus d’un heureux.

– Bien. Très bien, même. Le travail sur le serveur n°6 avance ?

– Oui, ça avance, merci. Tous les mots de passe que vous avez fournis fonctionnent. Pour l’instant, on continue à collecter des données du même genre. J’avoue que je ne comprends pas bien en quoi c’est important.

– Continuez à y jeter un œil. Tout est important. Si c’est là, c’est pour une raison.

– C’est ce que vous avez dit à propos de tous ces articles dans les grands livres. Mais il y en a tant que je trouve absurdes. Au point que je me demande s’il y a la moindre vérité dans tout ça.

– Pourquoi ? Qu’est-ce que vous êtes en train de lire ?

– J’en suis à la lettre C… Ce matin, il s’agissait de ce… champignon. Attendez une seconde. Je vais le retrouver. Ah, le voilà. Le cordyceps.

– C’est un champignon ? Jamais entendu parler.

– Ils disent que ça agit sur le cerveau des fourmis, que ça le reprogramme, comme une machine, que ça les fait grimper au sommet d’une plante et puis elles meurent et…

– Une machine invisible qui reprogramme les cerveaux ? Je suis sûr et certain que ce n’est pas là par hasard.

– Ah oui ? Alors qu’est-ce que ça veut dire ?

– Ça signifie que… que nous ne sommes pas libres. Qu’aucun de nous ne l’est. »

Circonstances de lecture

Troisième et dernier tome de Silo.

Impressions

Hugh Howey a su écrire une trilogie qui tient en haleine du premier au dernier tome. Silo Générations constitue la fin de cette histoire mystérieuse ayant entraîné les hommes à vivre sous terre. Après la révolution du silo 18, Juliette entend bien découvrir ce que les dirigeants du silo 1 leur cachent. Mais la quête de la vérité est aussi source de dangers…

Je n’en dirai pas plus afin de ne pas vous gâcher le plaisir de découvrir cette trilogie futuriste très bien écrite. Un beau cadeau pour Noël !

Un passage parmi d’autres

 – Alors pourquoi vous nous aidez ? Pourquoi prendre des risques ? Parce que c’est l’impression que j’ai.

– Mon boulot, c’est de faire en sorte que vous restiez en vie.

Lukas contempla l’intérieur du serveur, les voyants, les câbles, les circuits.

– D’accord, mais ces conversations, cette lecture à deux, ces appels tous les jours à la même heure, pourquoi vous faites tout ça ? Je veux dire… Qu’est-ce que vous, vous retirez de tout ça ?

Il y eut un silence à l’autre bout de la ligne, un rare manque d’assurance dans la voix d’habitude si ferme de leur soi-disant protecteur.

– Je le fais parce que… parce que je peux vous aider à vous souvenir.

– Et c’est important ?

– Oui. Très important à mes yeux. Je sais ce que ça fait d’oublier.

– Et c’est pour ça que ces livres sont là ?

Un nouveau silence. Lukas eut l’impression de tomber sur une vérité par hasard. Il faudrait qu’il se souvienne bien de ce moment pour tout raconter à Juliette en détail.

– Les livres sont là pour que ceux qui héritent de la terre… ceux qui seront choisis… sachent…

– Sachent quoi ? le pressa Lukas.

Il avait peur de le perdre. Donald s’était aventuré dans ces eaux-là au fil de conversations précédentes, mais il avait toujours reculé au dernier moment.

– Pour qu’ils sachent comment rattraper le coup, dit Donald. Bon, c’est fini pour aujourd’hui. Il faut que j’y aille.

– Qu’est-ce que ça veut dire, « hériter de la terre » ?

– La prochaine fois. Il faut que j’y aille. Prenez garde à vous.

– Oui, dit Lukas. Vous aussi…

Mais le petit clic avait déjà retenti dans son casque. L’homme qui, étonnamment, en savait autant sur l’ancien monde s’était déconnecté.

Hugh Howey – Silo Générations – 2014 (Actes Sud)

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Silo Origines – Hugh Howey

16 mercredi Juil 2014

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Actes Sud, Critique de livre, Hugh Howey, roman, Silo, Silo Origines

Hugh Howey - Silo OriginesLes premières phrases

«  2110

Sous les collines du comté de Fulton, dans l’État de Géorgie

A son retour parmi les vivants, Troy était dans une tombe. Il se réveilla dans un espace confiné, le visage tout près d’une vitre givrée.

De l’autre côté de cette couche de glace, des silhouettes s’affairaient. Il essaya de lever les bras, de frapper à la vitre, mais il n’avait pas assez de force. Il tenta un cri, mais ne réussit qu’à tousser. Il avait un goût atroce dans la bouche. A ses oreilles retentirent le bruit métallique de gros verrous qu’on ouvrait, un chuintement d’air, le grincement de gonds restés longtemps en sommeil.

La lumière était vive ; les mains sur sa peau, chaudes. Ils l’aidèrent à s’asseoir tandis qu’il toussait encore et que son souffle se condensait en petits nuages. On lui tendit de l’eau. Des pilules. L’eau était fraîche et les pilules, amères. Il parvint à avaler quelques gorgées. Il était incapable de tenir son verre seul. Ses mains tremblaient tandis qu’une déferlante de scènes cauchemardesques lui revenait en mémoire. Le passé lointain se mêlait aux souvenirs récents. Il frissonna.

Une blouse en papier. Le picotement du sparadrap qu’on arrache, à son bras. Un tuyau qu’on retire de son entrejambe. Deux hommes en blanc l’aidèrent à sortir du cercueil. De la vapeur s’éleva tout autour de son corps avant de se dissiper.

Assis, ébloui, Troy regardait, à travers le clignement de ses paupières restées longtemps fermées, les rangées de cercueils pleins de vie qui s’étendaient à perte de vue le long des murs incurvés. Le plafond lui semblait bas, impression renforcée par toute la terre qui s’amoncelait au-dessus d’eux. Et par les années. Tant d’années avaient passé. Tous ceux qu’ils chérissaient auraient disparu à présent.

Tout avait disparu. « 

Circonstances de lecture

Suite du premier tome de cette trilogie de Hugh Howey.

Impressions

Comme son nom l’indique, « Silo Origines » revient aux origines de l’histoire du silo. Ce second volet de la trilogie de Hugh Howey parle donc de ce qui a poussé les hommes à s’enterrer dans les profondeurs de la terre. Un roman de SF intelligent, très bien écrit, qui se lit en quelques jours. Je ne dirai rien de plus de peur de spoiler ceux qui n’ont pas encore lu le premier volet, « Silo ». Pour ménager le suspens, lisez bien « Silo » avant « Silo Origines »! Vivement le troisième tome !

Un passage parmi d’autres

 Troy marchait le long de la rangée de cryopodes comme s’il savait où il allait. C’était ce même instinct qui lui avait fait choisir cet étage précédemment dans l’ascenseur. Chaque écran affichait un nom inventé. Il le savait. Il se rappelait avoir inventé le sien. Ça avait un rapport avec sa femme, c’était une façon de lui rendre hommage, mais aussi un moyen secret qu’il avait trouvé pour se souvenir un jour.

Tout cela était un rêve oublié, enfoui dans les brumes du passé. Avant qu’il prenne son poste, il y avait eu une formation. Des livres à lire et à relire. C’est à cette époque qu’il avait choisi son nom.

Une explosion d’amertume sur ses papilles l’obligea à s’arrêter. C’était le goût d’une pilule en train de se dissoudre. Il tira la langue, la frotta du bout des doigts, mais il n’y avait rien. Il sentait les ulcères qu’il avait sur les gencives mais ne se rappelait pas comment ils avaient pu se former.

Il continua à avancer. Quelque chose clochait. Ces souvenirs n’étaient pas censés lui revenir. Il se vit sur un chariot en train de crier, de se faire attacher, piquer le bras. Mais non, ce n’était pas lui. Lui, il tenait les bottes de l’autre homme.

Il s’arrêta devant l’un des podes et lut le nom d’Helen. Il eut un haut-le-cœur. Il ne voulait pas se rappeler. Tel était l’ingrédient secret : ne pas vouloir se rappeler. Ces souvenirs étaient censés lui échapper, devaient se prendre dans les tentacules des médicaments pour disparaître sous la surface. Mais à présent, une infime partie de lui mourait d’envie de tout savoir à nouveau. Un doute le rongeait, l’impression d’avoir laissé derrière lui une part cruciale de lui-même. Et cette infime partie de lui était prête à le noyer tout entier pour avoir des réponses.

Hugh Howey – Silo Origines – 2014 (Actes Sud)

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Silo – Hugh Howey

12 jeudi Déc 2013

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Actes Sud, Critique de livre, Hugh Howey, roman, science fiction, Silo

Hugh Howey - SiloLes premières phrases

«  Les enfants jouaient pendant qu’Holston montait vers sa mort ; il les entendait crier comme seuls crient les enfants heureux. Alors que leurs courses folles tonnaient au-dessus de lui, Holston prenait son temps, et chacun de ses pas se faisait pesant, méthodique, tandis qu’il tournait et tournait dans le colimaçon, ses vieilles bottes sonnant contre les marches.

Les marches, comme  les bottes de son père, présentaient des signes d’usure. La peinture n’y tenait que par maigres écailles, surtout dans les coins et sur l’envers, où elle était hors d’atteinte. Le va-et-vient ailleurs dans l’escalier faisait frémir de petits nuages de poussière. Holston sentait les vibrations dans la rampe luisante, polie jusqu’au métal. Ça l’avait toujours ébahi : comment des siècles de paumes nues et de semelles traînantes pouvaient éroder l’acier massif. Une molécule après l’autre, supposait-il. Peut-être que chaque vie en effaçait une couche pendant que le silo, lui, effaçait cette vie.

Foulée par des générations, chaque marche était légèrement incurvée, son rebord émoussé comme une lèvre boudeuse. Au milieu, il ne restait presque aucune trace de ces petits losanges dont la surface tirait jadis son adhérence. L’absence s’en déduisait seulement du motif visible de chaque côté, où de petites bosses pyramidales, aux arêtes vives et écaillées de peinture, se découpaient sur l’acier.

Holston levait sa veille botte vers une vieille marche, appuyait sur sa jambe et recommençait. Il se perdait dans la contemplation de ce que les années sans nombre avaient fait, cette ablation des molécules et des vies, ces couches et ces couches réduites à l’état de fine poussière. Et il se dit, une fois de plus, que ni les vies ni les escaliers n’étaient faits pour ce genre d’existence. L’espace resserré de cette longue spirale, qui se déroulait dans le silo enterré comme une paille dans un verre, n’avait pas été conçu pour pareil traitement. Comme tant de choses dans leur gîtes cylindrique, il semblait obéir à d’autres fins, répondre à des fonctions depuis longtemps oubliées. Ce qui servait aujourd’hui de voie de communication à des milliers de personnes, dont les montées et descentes quotidiennes se répétaient par cycles, Holston le trouvait plus propre à servir en cas d’urgence et à quelques dizaines de personnes seulement.

Il franchit un palier supplémentaire – un camembert de dortoirs. Alors qu’il gravissait les quelques étages qui restaient, pour sa toute dernière ascension, les bruits de joies enfantines se mirent à pleuvoir plus fort au-dessus de lui. C’était le rire de la jeunesse, d’êtres qui ne s’interrogeaient pas encore sur l’endroit où ils grandissaient, ne sentaient pas encore la terre presser de tous côtés, ne se sentaient pas le moins du monde enterrés, mais en vie. En vie et inusés, ils faisaient ruisseler leurs trilles heureux dans la cage d’escalier, des trilles qui s’accordaient mal aux actions d’Holston, à sa décision, à sa détermination à sortir.  « 

Circonstances de lecture

Quand j’ai vu qu’Actes Sud se lançait dans la science-fiction, je n’ai pas hésité à acheter ce premier roman !

Impressions

Silo de Hugh Howey est un très bon roman de science-fiction. Bien écrit, bien construit, Silo se lit très vite tant le suspens est savamment distillé tout au long de ses 558 pages. Un homme, Holston, le shérif d’un mystérieux lieu souterrain (le silo), s’apprête à mourir. Il veut sortir du silo. Or, ce qui l’attend dehors, c’est une mort certaine : l’air extérieur est irrespirable. Mais avant de mourir, il devra nettoyer les caméras permettant aux hommes et femmes du silo d’apercevoir le paysage dévasté du monde extérieur. Qu’y a-t-il dehors ? Pourquoi les hommes sont-ils obligés de vivre sous terre ? Les images du dehors sont-elles vraiment réelles ? Que s’est-il passé pour que l’humanité en arrive là? Surtout, pourquoi est-il interdit de parler du passé ? Pourquoi est-il interdit d’espérer ?

Vivement la suite !

Un passage parmi d’autres

 La vue projetée dans la cellule n’était pas aussi floue que celle de la cafétéria et Holston passa son dernier jour dans le silo à considérer cette énigme. La caméra était-elle à l’abri du vent toxique, de ce côté ? Est-ce que chaque nettoyeur, condamné à mort, mettait davantage de soin à préserver la vue qui avait accompagné ses derniers instants ? Ou cet effort supplémentaire était-il un cadeau fait au prochain nettoyeur, qui lui aussi passerait son dernier jour dans cette cellule ?

Holston préférait la dernière explication. Elle lui faisait penser à sa femme avec nostalgie. Elle lui rappelait pourquoi il était là, du mauvais côté des barreaux, de son plein gré.

Alors que ses pensées se portaient vers Allison, il s’assit et fixa le monde mort que des peuples anciens avaient laissé. Ce n’était pas la meilleure vue sur le paysage qui environnait leur bunker enterré, mais ce n’était pas non plus la pire. Au loin, des collines basses, onduleuses, mettaient une jolie touche de brun, comme du jus de café contenant juste ce qu’il faut de lait de cochon. Le ciel, au-dessus des collines, était du même gris terne que celui de son enfance, et de l’enfance de son père, et de celle de son grand-père. Le seul trait mouvant du paysage, c’étaient les nuages. Ils planaient pleins et sombres au-dessus des collines. Ils erraient, libres, comme les bêtes en troupeau des albums illustrés.

La vue du monde mort occupait tout le mur de sa cellule, comme elle occupait tous ceux du dernier étage du silo, chacun présentant une partie différente des terres désolées et floues, toujours plus floues, qui s’étendaient dehors. Le petit morceau de monde d’Holston partait du bout de son lit de camp, montait jusqu’au plafond, et s’étendait jusqu’au mur opposé, pour redescendre vers les toilettes. Et malgré le léger flou – comme si on avait huilé l’objectif – on avait l’impression de pouvoir partir en promenade dans ce décor, dans ce trou béant et engageant curieusement placé en face d’infranchissables barreaux de prison.

Silo – Hugh Howey – octobre 2013 (Actes Sud)

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