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Les premières phrases

«  Adamsberg, assis sur un rocher de la jetée du port, regardait les marins de Grimsey rentrer de la pêche quotidienne, amarrer, soulever les filets. Ici, sur cette petite île islandaise, on l’appelait « Berg ». Vent du large, onze degrés, soleil brouillé et puanteur de déchets de poisson. Il avait oublié qu’il y a un temps, il était commissaire, à la tête des vingt-sept agents de la Brigade criminelle de Paris, 13e arrondissement. Son téléphone était tombé dans les excréments d’une brebis et la bête l’y avait enfoncé d’un coup de sabot précis, sans agressivité. Ce qui était une manière inédite de perdre son portable, et Adamsberg l’avait appréciée à sa juste valeur.  »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Fred Vargas.

Impressions

Après « Temps glaciaires » que j’avais beaucoup aimé, revoici Fred Vargas avec son dernier polar. Si « Quand sort la recluse » ne m’a pas autant emballée que le précédent, je l’ai tout de même lu avec plaisir. Lorsque des vieillards meurent après avoir été mordus par des araignées recluses, Adamsberg a des doutes… et commence à enquêter, en dépit du désaccord de Danglard. Un polar bien prenant, parfait pour les vacances d’été. J’ai particulièrement apprécié les relations entre Adamsberg et tous ses collègues du commissariat. C’est à chaque fois comme si on retrouvait une petite famille.

Un passage parmi d’autres

– Trois morts, c’est exact. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.

– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. Ce pourquoi j’ai rendez-vous dès demain avec un spécialiste des araignées, je ne sais plus comment cela s’appelle, un araignologue, un arachonologue, peu importe, au Muséum d’histoire naturelle.

– Je ne veux pas y croire, dit Danglard, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous donc perdu la vue ?

– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. J’y vois même mieux qu’ailleurs. Je vais donc être net, Danglard. Je ne crois pas à une multiplication des recluses. Je ne crois pas à une mutation de leur venin, si grande et si subite. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.

Il y eut un silence avant que Danglard, stupéfait, ne reprenne. Les grandes mains d’Adamsberg n’avaient pas bougé, fermement appliquées sur le bois de la table.

– Assassinés, répéta Danglard. Par des recluses ?

Adamsberg prit un temps avant de répondre. Ses mains quittèrent la table et dansèrent un peu dans l’air.

– En quelque sorte, oui.

Fred Vargas – Quand sort la recluse – mai 2017 (Flammarion)

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