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Les premières phrases

«  Les supérettes japonaises résonnent de toutes sortes de bruits. De la clochette annonçant l’arrivée des clients à la litanie d’une idol pop faisant la promotion des nouveaux produits dans les haut-parleurs du magasin. Des voix des employés au bip du scanner à code-barres. Autant de signaux qui s’entremêlent pour venir caresser mon oreille : c’est le chant du konbini.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’aime les ambiances japonaises.

Impressions

À travers son héroïne, Keiko, 36 ans, célibataire, vendeuse dans un konbini (supérette japonaise), Sayaka Murata évoque la difficile insertion de ceux qui ne rentrent pas dans un moule, ces inadaptés au conformisme social qui n’ont pas le même idéal de vie que la majorité. À savoir, ceux qui ne désirent pas avoir d’enfant, ceux qui ne sont pas en couple, ceux qui n’ont pas de plan de carrière, ou tout simplement qui n’ont pas les mêmes réactions que les autres face aux événements du quotidien. À eux de trouver ce qui les rendra heureux, en dépit du regard des autres et de l’incompréhension de leurs proches. Autour d’une histoire toute simple en apparence, Sayaka Murata livre une belle réflexion sur l’anticonformisme.

Un passage parmi d’autres

 Les gens perdent tout scrupule devant la singularité, convaincus qu’ils sont en droit d’exiger des explications. Personnellement, je trouve ça pénible, et d’une arrogance exaspérante. Au point qu’il m’arrive, comme quand j’étais petite, de vouloir arrêter mon interlocuteur à coups de pelle sur la tête.

Sayaka Murata – La fille de la supérette – mars 2019 (folio)

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