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Archives de Catégorie: Fantastique

Cultes – Jonathan Itier

23 mardi Juin 2020

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans français

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Critique de livre, Cultes, Editions Persée, Fantastique, idées de lecture, Jonathan Itier, lecture, Livre, quoi lire, roman, Roman fantastique, Roman social

Les premières phrases

«  On raconte qu’un petit garçon de onze ans marchait tout nu près des Halles à six heures trente ce matin. Des marques de contusions sur son corps laissaient redouter des étreintes criminelles. Il prétendait avoir dévoré froidement sa mère, et toussait et crachait des gerbes de cheveux peroxydés, que l’enquête révéla comme ceux de l’éditorialiste et maître de conférence Françoise Vagran. Un événement d’une plus grande ampleur occulta toutefois ce fait divers insolite : une centaine d’insurgés des départements nord de Paris, armés de fusils d’assaut, avaient tenté la veille de forcer le blocus militaire qui lui était imposé depuis juin dernier, inaugurant la première guerre civile en France au vingt-et-unième siècle. »

Circonstances de lecture

Parce que je connais cet auteur.

Impressions

Après sa nouvelle « Les Maudits du Bajaur », Jonathan Itier signe ici son premier recueil de nouvelles aux éditions Persée. « Cultes » rassemble trois histoires tirées au cordeau, imprégnées chacune d’une atmosphère qui lui est propre.

La première, « Météorite », flirte du côté du fantastique, en revisitant le mythe du loup garou, un peu à la manière du « Galeux » de Stephen Graham Jones. Ici, on s’éloigne de la vision idéaliste généralement véhiculée dans les romans et les films pour montrer la violence et la souffrance de la métamorphose, le tout arrosé d’une bonne dose d’hémoglobine et d’humour, et d’une forte critique sociale.

On retrouve cette même critique de la société, et notamment des classes sociales, dans sa deuxième nouvelle, « Un domestique ». Ici, Jonathan Itier raconte comment un domestique en est arrivé à tuer la famille qu’il servait depuis des années, sur fond d’ésotérisme et de messes noires.

Changement de ton avec sa troisième nouvelle « La passion de Miguel Ortiz » où je me suis surprise à comparer son style à celui de Gabriel Garcia Marquez (excusez du peu…). L’Espagne Franquiste réunit trois protagonistes autour d’une histoire d’amour tragique, faisant se croiser un prêtre, un fils de contre-révolutionnaires et une prostituée.

J’ai dévoré ce recueil de nouvelles dont j’ai particulièrement apprécié la noirceur des histoires et de l’humour, et ne peux que vous en recommander la lecture. Jonathan Itier sait transporter son lecteur sur des chemins inattendus, suscitant frissons, questionnements et réflexions. On en redemande !

Jonathan Itier – Cultes – Juin 2020 (Éditions Persée)

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Vita Nostra – Marina et Sergueï Diatchenko

07 mardi Jan 2020

Posted by Aurélie in Fantastique, Fantasy, Romans étrangers

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Critique de livre, Fantastique, Fantasy, idées de lecture, lecture, Livre, Magie, Marina et Sergueï Diatchenko, quoi lire, roman, Vita Nostra

Les premières phrases

«  Les prix étaient exorbitants ! En désespoir de cause, maman avait loué une chambrette orientée vers l’ouest dans un immeuble de quatre étages à une vingtaine de minutes de la mer. L’autre chambre (l’appartement était un deux-pièces) était occupée par un jeune couple. Aussi, la salle de bains et les toilettes étaient-elles communes.

– Ils passent leurs journées à la plage, avait argué la propriétaire. Qu’est-ce qu’il faut de plus à des jeunes ? Et la mer est à deux pas, on la voit presque de la fenêtre. C’est le paradis.

Elle était partie en laissant deux clés : une pour la porte d’entrée, l’autre pour celle de la chambre. Sacha trouva au fond de la valise son maillot de l’année précédente aux couleurs légèrement passées et se changea rapidement dans la salle de bains où une culotte séchait sur le radiateur. Elle sentit une excitation festive monter en elle : encore un peu de patience et elle plongerait dans la mer. »

Circonstances de lecture

Attirée par la couverture et par le thème de la métamorphose.

Impressions

« Vita Nostra » est un ovni russe, mystérieux du début à la fin. Contrainte d’intégrer une école connue de personne, Sacha y étudie des enseignements spéciaux, à première vue dénués de sens. Les élèves doivent ingurgiter des leçons incompréhensibles et les réciter par cœur… Jusqu’à ce qu’un déclic se produise et que soudain tout fasse sens. Reste que le sens a un prix…

Qu’apprend-on réellement à Torpa ? A quel métier destine-t-on ses étudiants ? Les non-dits irritent les élèves, obligés malgré tout de suivre des enseignements absurdes, et des enseignants particuliers…

Oubliez tous vos repères et plongez dans « Vita Nostra »! En revisitant les thèmes de l’adolescence, de la métamorphose, du verbe, et de la magie, Marina et Sergueï Diatchenko insufflent un nouveau souffle à la fantasy et au fantastique. Gros coup de cœur !

Marina et Sergueï Diatchenko – Vita Nostra – octobre 2019 (L’Atalante)

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Ce qui vient la nuit – Julien Bétan, Mathieu Rivero, Melchior Ascaride

12 mercredi Juin 2019

Posted by Aurélie in Fantastique, Fantasy, Romans français

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Ce qui vient la nuit, Critique de livre, Fantasy, idées de lecture, Julien Bétan, lecture, Les moutons électriques, Livre, Mathieu Rivero, Melchior Ascaride, quoi lire, roman

Les premières phrases

«  Le cri des mouettes sortit Jildas de sa torpeur. La terre. La terre était si proche. Il quitta sa couchette pour se rendre sur le pont, redoutant le moment où le sol roulerait sous ses pieds – puisque la mer ne le ferait plus.

A la lueur des lampes vacillantes, il recueillit un seau d’eau salée, s’agenouilla, tira son couteau de sa ceinture. Se rasa avec précaution, retirant tout le poil de ses joues, de son menton, appréciant la sensation fraîche de l’air nocturne sur sa peau nue.  »

Circonstances de lecture

Parce que c’est le deuxième roman graphique des auteurs de Tout au milieu du monde.

Impressions

Les moutons électriques publient un roman graphique de toute beauté. Aux manettes, les mêmes comparses que pour Tout au milieu du monde : Julien Bétan et Mathieu Rivero pour le texte, Melchior Ascaride pour les illustrations et la maquette. Ici, on se retrouve plongé au cœur de la Bretagne, dans un Moyen-Age hanté par les croisades et les légendes anciennes. De retour de croisade, le chevalier Jildas n’est plus tout à fait le même. Sa Bretagne non plus… Une sombre créature commet des crimes atroces dans son village. Aidé de Marie de France, il part sur ses traces. Texte et illustrations se répondent pour livrer une histoire sombre et violente, imprégnée du folklore breton, de légendes fantastiques et horrifiques. Un vrai bonheur de lecture.

Un passage parmi d’autres

Julien Bétan, Mathieu Rivero, Melchior Ascaride – mai 2019 (Les moutons électriques)

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Sauvage – Jamey Bradbury

05 mardi Mar 2019

Posted by Aurélie in Fantastique, Policiers / Thrillers, Romans étrangers

≈ 2 Commentaires

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Americana, Critique de livre, Fantastique, Gallmeister, idées de lecture, Jamey Bradbury, lecture, Livre, quoi lire, roman, Sauvage

Les premières phrases

«  J’ai toujours su lire dans les pensées des chiens. Mon père dit que c’est dû à la manière dont je suis venue au monde, née sur le seuil de la porte du chenil, avec vingt-deux paires d’yeux canins qui me regardaient et les aboiements et hurlements de nos chiens qui furent les premiers sons que j’ai entendus.  »

Circonstances de lecture

Parce qu’avec une si belle couverture…

Impressions

Jamey Bradbury signe ici un magnifique premier roman. Son héroïne, Tracy, va bientôt fêter ses 18 ans. Elle ne rêve qu’à une seule chose : participer à une course de chiens de traîneaux, comme son père le faisait avant le décès de sa mère. Tracy est une jeune fille étrange, férue de chasse et de courses en forêt, une jeune fille en quête de réponses.

Mystérieux, sublime et angoissant, ce roman oscille entre ode à la nature sauvage, thriller glaçant et surnaturel. Suivez les traces de Tracy en Alaska. Elle vous hantera longtemps, un goût de sang sur la langue.

Un passage parmi d’autres

 Il y a des livres dans le monde qui vous font vous demander, quand vous les lisez, comment un parfait inconnu peut faire pour savoir aussi précisément ce que vous avez en tête. Il y a un passage où Kleinhaus vit déjà au grand air depuis environ trois mois, et où ça fait presque quatre jours qu’il est pris sous un blizzard ininterrompu. Il est coincé sur une corniche à flanc de montagne, sans rien pour faire du feu. Alors il se réveille au milieu de la quatrième nuit et constate que la neige a enfin cessé de tomber. Le ciel est clair, avec toutes les étoiles comme une limaille projetée sur un drap noir, et le drap est si vaste qu’il ne se termine nulle part, s’étire encore et encore, toujours plus loin, et vous sentez qu’il pourrait vous aspirer, et vous voudriez presque qu’il vous aspire, juste pour pouvoir faire partie d’un truc aussi grand que ça. Et bien qu’il ait froid et qu’il n’ait pas de feu, il se contente de rester là assis à regarder le ciel. Il écrit : « Sous cette vastitude, je m’oublie. Mon humanité me quitte doucement et je cesse d’être mon moi reconnaissable. Je ne suis plus qu’un animal comme les autres sous un ciel antique et sans égards. » La première fois que j’ai lu ça, j’ai dû fermer le livre et sortir. Ça m’avait fait tourner la tête.

Jamey Bradbury – Sauvage – mars 2019 (Gallmeister)

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American Elsewhere – Robert Jackson Bennett

17 mercredi Oct 2018

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans étrangers

≈ 1 Commentaire

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Albin Michel Imaginaire, American Elsewhere, Critique de livre, Fantastique, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, Robert Jackson Bennett, roman

Les premières phrases

«  La nuit est fraîche mais Norris sue à grosses gouttes. La transpiration coule de ses tempes et du sommet de son crâne, dégouline le long de ses joues et s’accumule au creux de ses clavicules. Il sent de petits ruisseaux serpenter le long de ses bras, tremper les coudes et les poignets de sa chemise. La voiture est imprégnée d’une odeur saumâtre de vestiaire.

Assis sur le siège du conducteur, il se demande depuis vingt minutes si laisser le moteur tourner était une bonne idée. Il a mentalement dressé plusieurs tableaux répertoriant les avantages, les inconvénients et les probabilités, et dans l’ensemble il estime avoir bien fait : le risque que quelqu’un entende le bruit de la voiture dans cette allée de banlieue, vienne jeter un coup d’œil et flaire quelque chose de louche semble négligeable ; tandis que celui de voir la clef de contact ou le frein à main glisser entre ses doigts en cas de démarrage en trombe paraît très, très élevé.

D’ailleurs, Norris est tellement convaincu de son imminente maladresse qu’il n’a même pas osé ôter les mains du volant. Il le serre si fort et ses paumes suent à tel point qu’il ne sait pas s’il pourrait les retirer même en le voulant. L’effet ventouse, pense-t-il. Je suis bloqué ici pour toujours ; peu importe qui entend quoi.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais envie de découvrir cette nouvelle collection Albin Michel Imaginaire.

Impressions

Pour le lancement de sa collection Imaginaire, Albin Michel mise notamment sur « American Elsewhere », roman dans la veine fantastique. Présenté comme un « merveilleux cadeau pour les lecteurs de Stephen King et Neil Gaiman » par le Library Journal, je ne pouvais pas passer à côté ! C’est donc avec pas mal d’attente que j’ai commencé à lire ce pavé de près de 800 pages. Et… mon avis est mitigé. J’ai aimé l’ambiance du livre, son côté « Stranger Things » et « Fringe », son héroïne attachante, émouvante et casse-cou. Je l’ai lu assez vite, surtout la première moitié, quand le mystère plane encore au-dessus de la petite ville à l’apparence parfaite de Wink, quand on découvre petit à petit des éléments étranges et des habitants un peu particuliers… Mais si j’ai été au bout de ma lecture, et que j’y ai pris plutôt plaisir, je ne peux pas dire que ce livre restera longtemps dans ma mémoire. Parce que si c’est un bon divertissement, il reste très classique et emprunte trop à ce qu’on a déjà lu et vu… On sent que l’auteur aime sans doute Stephen King et Lovecraft et qu’il souhaite leur rendre hommage… Mais on le sent trop… Quel dommage aussi qu’il ne laisse pas planer plus de mystères. Il explique trop les choses (d’où quelques longueurs) au lieu de laisser à ses lecteurs le loisir d’interpréter les événements et de deviner ce qui se trame à Wink. Et, au final, je n’ai pas ressenti de frissons en lisant ce roman… Dommage.

Un passage parmi d’autres

 Il y a, dans Wink, certaines maisons dans lesquelles on ne voit jamais personne entrer, et pourtant la pelouse est tondue, les arbres taillés, les parterres bien entretenus et en fleurs. Parfois la nuit, pour peu que vous regardiez – bien sûr, vous n’en ferez rien -, vous verriez des visages pâles apparaitre aux fenêtres noires.

Robert Jackson Bennett – American Elsewhere – septembre 2018 (Albin Michel Imaginaire)

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Espérer le soleil – Nelly Chadour

02 jeudi Août 2018

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans français, SF

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Critique de livre, Espérer le soleil, Fantastique, idées de lecture, lecture, Les moutons électriques, Livre, Melchior Ascaride, Nelly Chadour, quoi lire, roman, SF, Vampires

Les premières phrases

«  Comme bon nombre de récits, celui-ci prend racine au plus profond des ténèbres d’une époque incertaine. A cette vertigineuse évocation de temps révolus s’ajoutent les frissons d’effroi, car il s’agit d’un conte horrible et gorgé de sang.

Comme toutes les bonnes histoires, celle-ci comporte une héroïne : Vassilissa, du village de Bilibine. Par dérision, elle avait hérité du surnom de la Très Belle. L’ironie de ce sobriquet ne venait pas de ses yeux aussi étincelants que les saphirs ornant la couronne des tsars, ni de sa chevelure châtaine, scintillante de fils dorés et si abondante que ses neveux aimaient y enfouir leurs petites mains.

C’était là ses seuls attraits.

Car la Très Belle n’était pas gracieuse, ne savait tenir ni un foyer ni sa langue prompte aux jurons et à la franchise. Aucun homme ne souhaitait épouser une femme capable de le flanquer par terre d’un coup de poing. Ses dons s’exerçaient dans des arts masculins : la chasse où elle avait hérité sur la pommette droite d’une balafre creusée par les crocs d’une louve, et la peinture d’icônes saintes.

Voilà pourquoi, à presque trente ans, elle vivait seule dans sa cabane. Mais elle ne regrettait rien et se contentait de jouer avec les marmots de ses sœurs plutôt que de rêver à ses propres enfants.

Jusqu’à la dernière fête de la Nativité, elle se moquait du mariage, des commérages qu’elle faisait taire d’un seul regard de son œil trop bleu.

Puis Vladimir arriva avec son escorte.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’étais très attirée par cette belle couverture.

Impressions

Entre uchronie, fantastique, et SF, « Espérer le soleil » de Nelly Chadour ravira tous les fans d’histoires vampiriques et de mondes post-apocalyptiques. A la suite d’une guerre nucléaire, le soleil a disparu sous d’épais nuages de cendre, l’occasion pour les créatures de l’ombre de refaire leur apparition ! A moins que le soleil daigne refaire surface…

J’ai beaucoup aimé ce roman de Nelly Chadour mêlant légendes anciennes, enquêtes autour de la disparition d’enfants, et créatures horrifiques, le tout dans un Londres post-apocalyptique. Je vous le recommande chaudement ! D’autant que la couverture, signée Melchior Ascaride, est superbe.

Un passage parmi d’autres

 Vassilissa se laissait séquestrer dans son sarcophage gelé comme elle se glissait entre ses draps à l’époque où le sang circulant dans ses veines ne provenait pas de celles de ses proies. Contrairement à la léthargie de son ancienne vie, elle pouvait désormais choisir ses rêves. Elle savait rejouer le film d’une journée lointaine, film mental dont elle était l’unique spectatrice. Le moindre détail réapparaissait dans son esprit avec la précision d’une plaque photographique. A l’insu des sacs de sang, les souvenirs des Rôdeurs ne s’estompaient jamais : chaque événement se gravait dans les circonvolutions de leur cervelle, sans doute parce que le siège des émotions s’était sclérosé laissant davantage de place à la mémoire. Et Vassilissa elle-même admettait que l’expérience découlant de sa prodigieuse hypermnésie lui tenait lieu d’intelligence. Pourtant, les savants russes qui l’avaient étudiée, découpée, examinée, testée sous les ordres du camarade atomiseur Staline, avaient décelé des facultés cognitives peu éloignées de celles des mortels. Selon toute vraisemblance, son goût intact pour la peinture avait préservé cette infime part d’humanité. .

 

 

Nelly Chadour – Espérer le soleil – septembre 2017 (Les moutons électriques)

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