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L’imaginaire au pouvoir – Vincent Gerber

21 lundi Oct 2024

Posted by Aurélie in Essais, Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, essai, idées de lecture, L'imaginaire au pouvoir, Le passager clandestin, lecture, Livres, quoi lire, science-fiction politique, Utopie, vincent gerber

Vincent Gerber - L'imaginaire au pouvoirLes premières phrases

«  « Alors là, vous nagez en pleine science-fiction ! » Hier comme aujourd’hui, cette exclamation a toujours eu le chic de balayer d’un revers de la main tout discours un peu trop hors du cadre ou ambitieux. Gotlib s’était fait le plaisir d’y consacrer un épisode fameux de ses Rubrique-à-Brac : taxer quelqu’un d’utopiste, l’accuser de verser dans la science-fiction, c’est le mettre hors-jeu pour nous laisser, « nous », les gens réalistes, nous occuper des affaires concrètes de ce monde.

Pourtant, j’avoue sans honte faire partie de celles et ceux qui aimeraient voir la science-fiction s’inviter plus souvent à la table du débat politique. »

Circonstances de lecture

Parce que je suis convaincue que la science-fiction est politique et qu’une utopie peut être réaliste.

Impressions

Voici un essai passionnant sur le potentiel politique de la SF et le pouvoir de l’imaginaire. Une lecture qui aide à appréhender l’avenir hors du modèle capitaliste. Et oui, la SF est politique. Et oui, un autre monde est possible. Ou plutôt, d’autres chemins, au pluriel.

Dans cet essai très digeste, Vincent Gerber démontre toute l’utilité de la SF, capable de réinventer notre réalité et d’imaginer des futurs possibles. Face à la collapsologie, au chaos climatique, à l’impasse capitaliste, aux guerres interminables, on n’a jamais eu autant besoin d’utopies. L’auteur s’empare ainsi de textes de science-fiction engagés pour ouvrir le champ des possibles et montrer ce lien existant entre SF et politique. Ursula K. Le Guin, Alain Damasio, Michael Moorcok, Kim Stanley Robinson, Ada Palmer, Camille Leboulanger, Margaret Killjoy, et bien d’autres, sont ainsi cités à travers les pages de cet essai.

« L’inertie constitue bel et bien la première force politique aujourd’hui, dans son aversion pour toutes velléités de changement (et l’instabilité qu’il sous-tend), explique Vincent Gerber. Pour cette raison, la littérature, et la culture avec elle, ne doit jamais cesser son travail. Un travail de critique, d’avertissement, et d’interprétation du réel. Il ne s’agit pas de convertir les gens, de leur apporter des solutions clé en main, mais « de les amener à se poser leurs propres questions, pour atteindre leurs propres réponses ». À force d’opposer l’imaginaire au réel, nous passons à côté d’un fait : le réel est façonné de toutes pièces, et en grande partie par nos imaginaires.« 

Vincent Gerber nous propose de nous extirper de notre présent sclérosé pour nager en pleine science-fiction, et ainsi redonner espoir en l’avenir. « L’espoir doit l’emporter sur le réel et sur la peur du changement, conclut-il. L’espoir d’un avenir à gagner face à tout ce que nous avons à perdre au présent« . Vous l’aurez compris, j’ai adoré cet essai et je le conseille à toutes les personnes se questionnant sur notre avenir. 

Vincent Gerber – L’imaginaire au pouvoir – Octobre 2024 – le passager clandestin


À lire pour aller plus loin :

  • Eutopia de Camille Leboulanger (Argyll)
  • Le ministère du futur de Kim Stanley Robinson (Bragelonne)
  • Pourquoi lire de la science-fiction et de la fantasy (et aller chez son libraire) d’Ariel Kyrou et Jérôme Vincent (ActuSF)

 

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Vallée du silicium – Alain Damasio

17 mercredi Avr 2024

Posted by Aurélie in Essais, Romans français, SF

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Alain Damasio, Albertine, conseils de lecture, Critique de livre, essai, idées de lecture, lecture, Livres, quoi lire, Seuil, SF, Silicon Valley, Vallée du silicium

Alain Damasio - Vallée du siliciumLes premières phrases

«  Nous sommes un dimanche d’avril et puisqu’il n’y a rien à visiter dans la Silicon Valley le jour du Seigneur, il va bien falloir aller à l’église… Oui, mais laquelle ? Et pour célébrer quelle religion, j’entends : quelle marque ?

J’écris ce texte sur un MacBook Air en aluminium clair si bien que j’ai la réponse : je  vais aller communier dans la Cathédrale d’Apple, son siège social, the Ring, qui est un immense cercle de mille six cents mètres de circonférence posé en vaisseau spatial sur la lune de Cupertino.

Chiche ? Hum… Il se trouve que c’est impossible pour les aliens de ma maigre extraction d’entrer dans le temple, alors je me rabats sur la chapelle : l’Apple Park Visitor Center avec son célèbre Apple Store mondialement connu.

Ce pourrait être un pèlerinage. » 

Circonstances de lecture

Parce que c’est Alain Damasio.

Impressions

Je lis très peu d’essais. Mais, étant une grande fan d’Alain Damasio (La Horde du Contrevent, Les Furtifs…), je n’ai pas résister longtemps (deux jours après parution ?) à l’appel de La Vallée du silicium, premier essai de l’auteur publié dans la collection Albertine du Seuil. Ici, Alain Damasio livre plusieurs chroniques portant sur un voyage qu’il a effectué dans la Silicon Valley en 2022. L’occasion pour lui de se frotter à la réalité de la Silicon Valley, au fossé phénoménal existant entre le siège social d’Apple et le quartier plus que défavorisé de Tenderloin, ou encore aux avancées technologiques dingues présageant de notre avenir à tous. À travers des rencontres avec un anthropologue, un expert en innovation, un programmeur ou encore une historienne, Alain Damasio s’ouvre à d’autres points de vue, tout en portant son regard (critique mais pas que) sur ce que les technologies font de nous. Asservissement au téléphone portable et aux réseaux sociaux, Intelligence artificielle, réalité augmentée, anneau connecté, voiture autonome, transhumanisme, rapport à notre corps, rapport aux autres… les sujets abordés sont passionnants tant ils forment notre quotidien et notre futur. Loin de ne dresser qu’un constat amer de l’existant, Alain Damasio propose des pistes pour retisser du lien, imaginer ensemble un avenir plus humain, envisager une relation plus saine avec les techs, basée notamment sur l’éducation, le vivre ensemble et l’empathie.

L’ouvrage se termine par une nouvelle, « Lavée du silicium », rebondissant sur les thèmes abordés tout au long de l’essai. Et j’ai adoré. C’est intelligent, prenant, stressant, glaçant, beau, et émouvant. J’en redemande ! Je n’ai qu’une hâte, qu’Alain Damasio sorte un nouveau roman.

Alain Damasio – Vallée du silicium – Avril 2024 – Albertine / Seuil

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Petit éloge de la fuite hors du monde – Rémy Oudghiri

29 samedi Nov 2014

Posted by Aurélie in Essais

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Arléa, Critique de livre, essai, Petit éloge de la fuite hors du monde, Rémy Oudghiri, roman

Rémy Oudghiri - Petit éloge de la fuite hors du mondeLes premières phrases

«  Dans sa préface à Sésame et les Lys de John Ruskin, publiée en 1906, Proust commence son inoubliable éloge de la lecture en soulignant ce paradoxe : au cours de notre enfance, les moments que nous passions à lire dans notre coin, à l’insu des autres, semblaient nous soustraire aux aléas de la vie quotidienne et nous exiler loin du monde réel, et cependant, parvenus à l’âge adulte, nous prenons conscience que ces instants étaient peut-être ce que nous avons vécu de plus vrai et de plus accompli dans toute notre existence.

Il en est de la lecture comme de certaines formes de retrait. Ce que nous croyons perdre, nous le gagnons ; ce que nous pensons éviter, nous nous en approchons ; ce que nous paraissons quitter, nous l’atteignons. Et, parfois, cette sortie apparente marque en réalité notre entrée dans un monde que nous n’osions plus espérer tant nous y avions projeté de nos rêves et de nos aspirations les plus intimes.

Derrière ce paradoxe se cache le charme singulier de la fuite hors du monde. Ce charme, il appartient à chacun de le connaître. Qui n’a jamais ressenti au moins une fois dans sa vie l’envie pressante de fuir le monde ? Qui n’a, dans un moment d’égarement ou de découragement, rêvé de tout quitter, sortir du jeu ou disparaître ?  »

Circonstances de lecture

Parce que c’est la suite du premier essai de Rémy Oughiri, « Déconnectez-vous!« .

Impressions

Après la déconnexion, voilà que Rémy Oudghiri nous propose un petit éloge de la fuite. Un thème qu’il aborde à travers ses lectures. Pétrarque, Rousseau, Tolstoï, Flaubert, ou encore Le Clézio, Pascal Quignard et Jon Krakauer (Into the wild) viennent appuyer sa thèse selon laquelle la fuite hors du monde peut être salvatrice, et est, paradoxalement aussi, une façon d’y entrer vraiment et d’être en accord avec soi-même.

Si vous aimez – tout comme moi  – vous évader dans les livres, vous ne pourrez qu’apprécier cet essai. Fuir la société, fuir le monde, fuir les faux-semblants, fuir l’hypocrisie, mais surtout, fuir pour mieux se connaître et se réaliser pleinement. Fuir pour être, tout simplement ! Vive la fuite ! Vive la lecture ! « Petit éloge de la fuite hors du monde » est un livre à mettre entre  les mains de tous les amoureux de la lecture.

Un passage parmi d’autres

 Quelque chose se met en mouvement. Les circonstances peuvent être très banales. Un rayon de soleil nous effleure le visage, une réflexion d’un proche anime un ressort enfoui au fond de nous, un silence dans l’hiver soudainement nous saisit. Quelque chose vient de commencer. Il nous prend l’envie de sortir et de laisser tout derrière nous : travail, famille, enfants, obligations diverses. Les minutes passent et, peu à peu, nous prenons conscience que nous sommes en quête d’une autre vie. Il y a des jours – très rares dans l’existence d’un individu – où celle-ci semble lui faire signe, elle l’appelle ; mieux : elle le saisit au corps et dévoile en lui une énergie intérieure qu’il ne soupçonnait pas. La plupart des gens se contentent le plus souvent de se laisser bercer par cet appel, d’entrevoir la douceur du monde promis, d’en savourer les couleurs, les éclats, la chaleur, les bontés. Mais c’est tout. Rien ne se passe au-delà de ce sursaut imaginaire créé en eux. Chacun vit une petite fugue par procuration. Et chacun continue comme avant, ou presque.

Rémy Oudghiri – Petit éloge de la fuite hors du monde – 2014 (Arléa)

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Déconnectez-vous ! – Rémy Oudghiri

27 samedi Avr 2013

Posted by Aurélie in Essais

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Arléa, Déconnectez-vous, Déconnexion, Essais, Rémy Oudghiri

Les premières phrases

Rémy Oudghiri - Déconnectez-vous !«  Dans quelques années, nos villes seront peut-être jalonnées de bornes de connexion. Celles-ci seront principalement destinées à recharger les batteries de nos véhicules électriques. On pourra également y recharger nos smartphones ainsi que tous les autres petits appareils électroniques de compagnie qui ne nous quitteront plus. Les personnes âgées que nous serons majoritairement devenues trimbaleront avec elles de petits réfrigérateurs de poche pour conserver à l’abri leurs médicaments… A chaque coin de rue, la connexion sera facilitée. L’homme connecté sera devenu réalité.

Faisons un rêve. Imaginons qu’à côté de ces bornes électroniques des bornes de déconnexion soient également installées, où les humains s’arrêteront pour se reposer. Ce sera leur manière à eux de se « débrancher », une occasion, en quelque sorte, de recharger leurs propres « batteries » naturelles. Ces bornes prendront peut-être la forme de petites maisons ou de mini-monastères au milieu des innombrables tours transparentes et high-tech qui accueilleront désormais la majeure partie de la planète. En ces lieux, le silence sera la règle. Un point commun les définira : ici nul n’entrera muni d’un appareil technologique. On les déposera ou on les éteindra avant d’entrer. « 

Circonstances de lecture

Je ne lis quasiment jamais d’essais, sauf dans le cadre professionnel. Ici, c’est pourtant avec plaisir que je me suis lancée dans la lecture de cet essai. Pour deux raisons : tout d’abord, j’en connais l’auteur ; et, surtout, le thème de la déconnexion ne pouvait me laisser indifférente, moi qui lis des livres justement pour m’évader un temps de la réalité !

Impressions

Un livre qui se lit d’une traite, télé, radio et portable éteints. Pour profiter au maximum de cette réflexion sur la déconnexion.

On a tous été, un jour ou l’autre, passablement frustré et énervé de passer un dîner en compagnie d’un ou plusieurs ami(e)s scotché(s) à leurs mobiles… On a tous été, un jour ou l’autre, stressé par les appels incessants de la petite lumière rouge de notre Blackberry indiquant l’arrivée d’un nouvel e-mail… On a tous été, un jour ou l’autre, tenté d’envoyer valser les nouvelles technologies, si pratiques mais aussi tellement stressantes et contraignantes. Dans son essai, reposant sur de nombreuses lectures, résultats d’études et exemples concrets, Rémy Oudghiri met le doigt là où ça fait mal, tout en apportant des pistes de solutions possibles. Et si, finalement, se déconnecter, c’était tout simplement cela : ne pas oublier de vivre ? Alors, oui, déconnectons et prenons le temps de mieux vivre avec les autres et avec soi. La lecture, évidemment, en est un parfait moyen !

Un passage parmi d’autres

 La déconnexion vécue par Thoreau dans les bois de Walden marque une étape fondatrice dans la vie d’un individu. Elle a une fonction régénératrice. A nous, contemporains, elle enseigne à nous méfier des modes de vie dominants. Elle nous incite à les regarder sous un angle critique et à nous poser une simple question : suis-je vraiment certain que ces modes de vie contribuent à mon épanouissement personnel ? Suis-je vraiment moi-même en les adoptant sans y réfléchir ? Bien sûr, on imagine mal chaque individu retournant aujourd’hui dans les bois pour s’interroger sur le sens de sa vie. Mais l’exemple et la lecture de Thoreau sont là pour nous rappeler, bien des siècles après Sénèque, l’importance qu’il y a, à un moment de notre vie, de faire un pas de côté. Et de déconnecter un peu. C’est une façon de maintenir intacte notre humanité.

Déconnectez-vous ! – Rémy Oudghiri – mars 2013 (Editions Arléa)

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