• A propos

Love In Books

~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

Love In Books

Archives de Catégorie: Fantasy

Gallica – Henri Loevenbruck

15 samedi Sep 2012

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans français

≈ Poster un commentaire

Étiquettes

Critique de livre, Fantasy, Gallica, Henri Loevenbruck, La Moïra, Livres

Les premières phrases

«  La mémoire de la terre est étrangère à celle des hommes. On croit tout connaître de l’histoire et du monde, mais il est des âges anciens où vivaient encore mille merveilles aujourd’hui disparues. Seuls les arbres se souviennent, et le ciel et le vent… Ainsi peut-on lire encore aujourd’hui, gravée dans la pierre, l’histoire de Bohem et des Brumes, sur une terre de légende qu’on appelait Gallica.

C’est pendant la nuit de la Saint-Jean de l’an 1150 que, selon la légende, commença cette histoire, dans le castrum de Villiers-Passant.

C’était un petit bourg fortifié au sud du comté de Tolsanne, à quelques lieues de la mer et de Nabomar, la cité des hérétiques. On y menait une vie paisible dans la beauté imperturbable des collines méridionales. La plupart des habitants étaient, depuis la nuit des temps, agriculteurs, petits négociants ou, bien sûr, vignerons. Le seigneur qui occupait le château, Maugard de Villiers, était un homme discret, que l’on voyait rarement. Il se contentait de percevoir un péage de la part des étrangers qui devaient traverser le castrum, lieu de passage incontournable quand on remontait de Nabomar. Mais la véritable autorité, dans les remparts du village, était entre les mains du prêtre, protégé de l’archevêque de Tolsanne.

Juin allait bientôt s’éteindre, et, comme chaque année, le père Grimaud avait demandé au louvetier de chasser une Brume afin qu’elle fût sacrifiée le soir sur le bûcher de Villiers-Passant.

En effet, l’Eglise s’accommodait mal de ces animaux de légende. Ces créatures merveilleuses venues d’un âge plus ancien. Chimères, vouivres, bayards, tarannes, loups, piternes, licorne… De moins en moins nombreuses, elles dérangeaient toutefois encore par l’affront qu’elles faisaient à la foi chrétienne, par leur simple présence. Par la vérité de leur existence. Car elles n’étaient pas des créatures de Dieu ; elles étaient les survivantes d’un mythe que l’Eglise préférait oublier. Alors, on les appelait « créatures du démon » et on les chassait à travers le pays. Le roi, soucieux de satisfaire les papes successifs, payait même des hommes pour se charger de cette triste besogne. C’étaient les louvetiers. »

Circonstances de lecture

Lu quelques années après la trilogie de La Moïra du même auteur. Même si les deux trilogies peuvent être lues indépendamment, il est préférable d’avoir lu La Moïra avant Gallica.

Impressions

Les deux premiers tomes se lisent avec plaisir, le dernier s’essouffle cependant un peu. Malgré tout, je recommande Gallica. Notamment pour les thèmes abordés : l’intolérance religieuse, la lutte pour le pouvoir, la peur de l’inconnu, la préservation des loups et de la nature.

Bohem, fils de louvetier, sauve un loup du bûcher. Sa vie s’en voit radicalement bouleversé. Traqué, il s’enfuit de son village et se découvre un destin peu commun, en lien avec les Brumes. Une belle histoire.

Un passage parmi d’autres

 Je suis seul. Le temps s’est arrêté. Autour de moi, une vaste plaine et un beau ciel azuré. Les nuages sont figés. Le vent ne souffle plus. Je ne vois pas mes mains. Je ne vois pas mon corps.

Derrière moi. Une présence. Je me retourne. Lentement. Et je le vois. Le loup. Le loup gris. Je reconnais son pelage. Je crois même que je reconnais ses yeux.

Il est magnifique. Debout sur un rocher. Penché vers moi comme s’il voulait lire dans mon âme. Quelque chose est gravé sur le rocher. Sous ses pattes. Deux phrases. Je ne peux pas les lire. Je ne sais pas.

Le loup se retourne. Je comprends tout de suite. Il veut que je le suive. Il avance. Je flotte. Je traverse l’espace, peut-être le temps. Je ne sais à quelle vitesse nous avançons. Et je parviens à suivre le loup. Mon loup. Sans réfléchir. Comme si je connaissais déjà son chemin. Il est mon guide. Je n’ai qu’à suivre la voie que m’ouvre la Brume.

Soudain elle disparaît. Le monde autour de moi s’éteint et se rallume, plusieurs fois, comme si je clignais lentement des yeux. Il n’y a toujours pas un bruit. A peine le battement de mon cœur. Bat-il vraiment ?

Je suis devant une forêt. Le long tapis d’herbe s’arrête à quelques pas, au pied d’un mur d’arbres touffus. J’attends. Je sais que je ne suis pas là par hasard. C’est mon loup qui m’a guidé. Et il sait où je dois me rendre.

Une silhouette se dessine à la lisière de la forêt. Une figure qui apparaît à l’orée du bois. Un homme. De petite taille. Haut comme un enfant. Fort. Il sort de l’ombre des arbres. Je le distingue mieux à présent. Il a une longue barbe blanche qui descend sur son ventre rond. Sur son dos, il porte un instrument que je ne connais pas. Il est vêtu d’une cotte de maille et d’une armure de cuir. A sa taille, il porte une courte et splendide épée. Et sur sa tête, un chapeau marron orné d’une longue plume d’oie blanche.

Il s’avance. Il sourit. On dirait qu’il me reconnaît. Mais je ne l’ai jamais vu, moi. Pourtant, j’ai l’impression de le connaître aussi. De l’avoir toujours connu. Comme un frère.

Il parle mais je ne l’entends pas. Je vois ses lèvres qui bougent, mais aucun son n’en sort. Il est tout près maintenant. Il tend son bras vers moi, le poing fermé. Il serre quelque chose dans le creux de sa main. Quelque chose qu’il veut me donner.

Lentement, il tourne sa main vers moi.

Et il ouvre les doigts.

Gallica – Henri Loevenbruck – 2008 (Editions Bragelonne)

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime Chargement…

Les Chants de la Terre – Elspeth Cooper

03 vendredi Fév 2012

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans étrangers

≈ 1 Commentaire

Étiquettes

Bragelonne, Elspeth Cooper, Fantasy, Les Chants de la Terre

Les premières phrases

«  La magie était libre à nouveau. 

Sa musique résonnait sur les nerfs de Gair comme sur les cordes d’une harpe, promesse de puissance vibrant sous ses doigts. Il n’avait qu’à l’accueillir à bras ouverts, s’il osait. Il appuya son front sur ses genoux et se mit à prier.

– Je Vous salue, Mère pleine de grâce, lumière et vie de ce monde. Heureux les débonnaires, car ils trouveront force en Vous. Heureux les miséricordieux, car ils trouveront justice en Vous. Heureux les égarés, car ils trouveront salut en Vous. Amen.

Phrase après phrase, verset après verset, la prière s’échappait de ses lèvres gercées. Il serra convulsivement ses doigts, cherchant la forme familière des grains de son chapelet pour ne pas perdre le fil, bien que ce soit fait depuis longtemps déjà. Lorsque les mots lui manquèrent, il serra ses genoux encore plus fort sur sa poitrine et recommença.

– Maintenant, je suis égaré dans les ténèbres, ô Mère, je me suis écarté de Votre voie, guidez-moi de nouveau…

La musique chuchotait toujours à son oreille. Rien ne pouvait en couvrir le murmure enjôleur. Ni les prières, ni les supplications, ni même les quelques hymnes dont il se souvenait encore. Elle était partout : dans les murs de fer rouillé de sa cellule, dans la sueur nauséabonde qui luisait sur sa peau, dans les couleurs qu’il voyait dans le noir. A chaque inspiration qu’il prenait, elle devenait un peu plus forte.

Un carillon argentin retentit. Gair ouvrir les yeux et fut ébloui par une lumière si vive, si blanche, qu’il dut se protéger le visage. A travers ses doigts, il vit deux silhouettes vêtues de lumière. Des anges. Sainte Mère, des anges envoyés pour le ramener avec eux.

– … Bénissez-moi maintenant et accueillez-moi à Vos côtés, pardonnez-moi tous mes péchés…

Agenouillé, Gair attendit d’être béni. Un violent coup du revers de la main lui fit perdre l’équilibre.

– Epargne-nous tes psalmodies, sale changelin !

Un autre coup le projeta brutalement contre le mur revêtu de fer. Une douleur fulgurante lui envahit la tempe et, dans un dernier frémissement, la musique se tut.  »

Circonstances de lecture

Lu fin janvier 2012. La présentation que l’éditeur Bragelonne en faisait m’a poussée à l’acheter. Un enchantement.

Impressions

Le livre en lui-même laissait déjà présager d’un bel objet. La lecture des premières pages m’a tout de suite emportée dans l’aventure de Gair, condamné à l’exil parce qu’il est l’un des seuls à entendre le Chant. Aidé par Alderan, il découvre petit à petit ses pouvoirs et la noirceur du monde qui l’entoure. Si vous aimez le Seigneur des Anneaux, La Légende du Peuple Turquoise d’Ange, mais aussi Harry Potter, ce livre est fait pour vous. D’autant qu’Elspeth Cooper a une vraie plume. Ce qui est assez rare en Fantasy. Vivement le prochain Tome !

Un passage parmi d’autres

 – Tu peux le faire, Gair.

Cette voix douce et grave lui emplit les oreilles, plus forte que la tempête, légère comme un murmure. D’énormes vagues s’écrasaient contre la coque de la « Mouette » et bouillonnaient sur son pont en pente, essayant d’emporter hommes et matériel. Les embruns déferlaient à leurs pieds. Au-dessus de leur tête, une corde trop tendue se rompit avec un claquement sonore.

Gair hésita.

– Je… Je ne pense pas. Le Chant est trop puissant.

– Ne pense pas ; aie foi, c’est tout. Aie foi en lui. Confiance en toi.

A ces mots, un bruissement enveloppa l’esprit de Gair comme le battement d’ailes puissantes. En réponse, une note chatoyante résonna là où régnait auparavant le silence. Pâle et ténue au début, elle se renforça à chacune de ses pulsations. D’autres notes suivirent, s’entrelaçant autour de la première pour former une harmonie complexe qui se mit à enfler et à exercer une pression croissante sur sa volonté. Tout ce qu’il avait à faire, c’était s’y ouvrir.

Il ne pouvait pas.

– N’aie pas peur. Il ne te fera pas de mal.

Gair entendit la voix d’Alderan aussi clairement que si les mots avaient été prononcés à l’intérieur de sa tête. Il en resta éberlué. La vague suivante faillit le faire tomber, et ce ne fut que grâce à la poigne ferme de son aîné qu’il resta debout. Une giclée d’eau de mer lui cingla le visage, l’aveuglant momentanément ; il cligna des paupières et vit qu’Alderan le regardait toujours intensément dans les yeux.

– Touche-le. Accepte-le. Il fait partie de toi, Gair. Il t’appartient.

– J’ai peur, chuchota le jeune homme, avant de s’ouvrir à la magie.

Elle le submergea entièrement. La tempête, la mer, le bateau sous ses pieds, tout devint secondaire. Il en avait encore conscience, mais vaguement, comme d’une conversation dans une autre pièce. Désormais, c’était une musique palpitante, en plein essor, qui occupait ses sens.

Les Chants de la Terre – Elspeth Cooper – Novembre 2011 (Editions Bragelonne)

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime Chargement…

Ayesha – La Légende du Peuple turquoise – Ange

14 samedi Jan 2012

Posted by Aurélie in Fantasy

≈ 1 Commentaire

Étiquettes

Ange, Ayesha, La légende du peuple turquoise

Les premières phrases

« La galère coulait lentement, comme à regret. Les membres d’équipage avaient été tués dès les premières minutes ; la bataille s’était ensuite éloignée vers la rive sud du lac, abandonnant le vaisseau et les prisonniers à leur sort.

L’eau avait envahi l’embarcation par petites vagues, l’une après l’autre, déséquilibrant la coque, jusqu’à ce que la galère décide de s’enfoncer par l’arrière. Le plus surprenant, avait pensé Arekh en contemplant le lac, c’était le calme. Les cris des officiers des autres vaisseaux, les hurlements des marins agonisants, le bruit des voiles ravagées par les flammes étaient maintenant très loin. Les vaisseaux de l’émir et de ses ennemis avaient disparu derrière une avancée rocheuse.

Là-bas, le massacre continuait, mais autour de la galère, l’eau était redevenue paisible. Le cadavre du grand Mérinide qui marquait le rythme de son tambour flottait à quelques mètres des quarante galériens entravés à leurs bancs. Le niveau de l’eau montait, atteignant maintenant la poitrine des prisonniers des derniers rangs.

Les rayons chauffaient les visages, murmurant des promesses de printemps.

Puis la galère se renversa et Arekh se retrouva sous l’eau. »

Circonstances de lecture

Une véritable découverte. Pioché un peu au hasard dans les rayons de Gibert, cette trilogie d’Ange (pseudonyme des deux auteurs : Anne et Gérard) est un petit bijou de la Fantasy française.

Impressions

Une pépite de la Fantasy française. Loin des livres plaqués sur Tolkien, ici Ange nous transporte dans une histoire originale, sur le thème des méfaits des religions, de l’esclavage et de la libération de tout un peuple : le peuple Turquoise. J’ai été transportée par les personnages : l’histoire de Marikani, héritière des rois sorciers d’Harabec, et du galérien Arekh est bouleversante. A lire et relire sans hésitation !

Un passage parmi d’autres

 Sans un mot, sans un geste d’adieu, Arehk s’engagea sur le sentier et commença son ascension. Il ne se retourna pas, ne vit pas si les deux femmes s’étaient arrêtées pour le regarder s’éloigner, ou si Mîn avait fait un geste pour le retenir. Il se contenta de faire un pas après l’autre, sentant la pente l’éloigner à chaque seconde un peu plus du coeur du péril.

Il n’était que temps.

Un étrange froid descendit le long de sa colonne vertébrale. Une impression qu’il connaissait bien, un signal personnel qui lui annonçait que quelque chose n’allait pas… Ses sens avaient repéré un imperceptible changement dans son environnement et son corps le lui faisait savoir.

Avance, se dit-il, avance, et il marcha encore une bonne minute sur le sentier qui montait en pente de plus en plus raide.

Puis la sensation d’alerte devenue irrésistible, il s’arrêta et tourna son regard vers la route en contrebas.

Le groupe composé maintenant des deux femmes et de Mîn était à une vingtaine de mètres sous lui, séparé d’Arekh par une pente rocheuse assez raide.

Les chiens étaient six. Ils descendaient vers Marikani du côté opposé de la montagne, venant du sud, laissant une longue trace dans la neige en marchant dans un silence parfait, irréel. Ce n’était pas des loups, la différence était subtile mais évidente ; elle se voyait dans le pelage légèrement plus clair, la tête massive et leur manière d’avancer.

Marikani et Liénor s’étaient figées sur place. Mîn fit quelques pas avant de s’apercevoir du danger et de s’arrêter à son tour et de regarder les bêtes en silence.

La scène ne manquait pas d’une certaine beauté, réalisa Arekh qui avait l’impression que le temps était suspendu. La lumière des trois lunes éclairait la neige et la route d’une lueur laiteuse. L’air glacé sentait la montagne, parlait de pins, de vent, d’eau glacée et joyeuse courant sur les rochers. Et les chiens approchaient, comme une métaphore silencieuse.

Ayesha ou La Légende du Peuple turquoise – Ange – 2001 (Bragelonne)

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime Chargement…

Dead until dark – Charlaine Harris

14 samedi Jan 2012

Posted by Aurélie in En VO, Fantasy

≈ Poster un commentaire

Étiquettes

Charlaine Harris, Dead until dark, Sookie Stackhouse, True Blood

Les premières phrases

« I’d been waiting for the vampire for years when he walked into the bar.

Ever since vampires came out of the coffin (as they laughingly put it) two years ago, I’d hoped one would come to Bon Temps. We had all the other minorities in our little town – why not the newest, the legally recognized undead? But rural northern Lousiana wasn’t too tempting to vampires apparently; on the other hand, New Orleans was a real center for them – the whole Anne Rice thing, right?

It’s not that long a drive from Bon Temps to New Orleans, and everyone who came into the bar said that if you threw a rock on a street corner you’d hit one. Though you better not.

But I was waiting for my own vampire.« 

Circonstances de lecture

Depuis un peu plus d’un an, je lis – en anglais – la série des Sookie Stackhouse, aussi bien en vacances sur la plage, que dans le métro ou chez moi. J’en suis arrivée au 10ème tome (Dead in the family), et je ne m’en lasse pas.

Impressions

Pas prise de tête pour deux sous, la lecture de cette série est rafraîchissante. Après la lecture de romans un peu déprimants, c’est parfait ! C’est une lecture drôle (très second degré) et sans prétention, où humains, vampires, loups-garous, et fées se côtoient. L’héroïne, américaine moyenne dotée du don de lire dans les pensées des gens, est attachante. Moi qui aime l’univers de la fantasy et des vampires, j’apprécie beaucoup cette série. Ce n’est certes pas un chef d’oeuvre, loin de là, mais la lecture de cette série donne le sourire et fait rire. Ce qui n’est déjà pas si mal !

Un passage parmi d’autres

 Oh, Sookie, who is the man?

Uh-Oh. « Um, well, he’s not… »

« Not local? You dating one of those servicemen from Bossier City? »

« No, » I said hesitantly.

« Sam? I’ve seen him looking at you. »

« No. »

« Who, then? »

I was acting like I was ashamed. Straighten your spine, Sookie Stackhouse, I told myself sternly. Pay the piper.

« Bill, » I said, hoping against hope that she’d just say, « Oh, yeah. »

« Bill, » Arlene said blankly. I noticed Sam had drifted up and was listening. So was Charlsie Tooten. Even Lafayette stuck his head through the hatch.

« Bill, » I said, trying to sound firm. « You know, Bill. »

« Bill Auberjunois? »

« No. »

« Bill…? »

« Bill Compton, » Sam said flatly, just as I opened my mouth to say the same thing. « Vampire Bill. »

Arlene was flabbergasted, Charlsie Tooten immediately gave a little shriek, and Lafayette about dropped his bottom jaw.

« Honey, couldn’t you just date a regular human fella? » Arlene asked when she got her voice back.

Dead until dark – Charlaine Harris – 2001 (Ace Book)

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime Chargement…
Articles Plus Récents →

Catégories

  • BD
  • Citations
  • En image
  • En vidéo
  • En VO
  • Essais
  • Fantastique
  • Fantasy
  • Grands classiques
  • Jeunesse
  • Mangas
  • Poésie
  • Policiers / Thrillers
  • Romans étrangers
  • Romans français
  • SF
  • Sondages

Articles récents

  • La gardienne des ombres
  • Extremophile – Ian Green
  • L’escalier dans les bois – Chuck Wendig
  • The Tainted Cup – Robert Jackson Bennett
  • Le restaurant des robots rêveurs

Archives

En train de lire

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et recevoir des notifications à chaque publication de nouveaux posts par mail.

Mes réseaux sociaux

  • Voir le profil de aurecha22 sur Instagram

En train de lire

Jonathan Strange et Mr Norrell

Propulsé par WordPress.com.

Confidentialité & Cookies : Ce site utilise des cookies. En continuant à utiliser ce site, vous acceptez leur utilisation.
Pour en savoir davantage, y compris comment contrôler les cookies, voir : Politique relative aux cookies
  • S'abonner Abonné
    Love In Books
    Rejoignez 178 autres abonnés

    Vous avez un compte WordPress.com ? Connectez-vous maintenant.

  • Love In Books
    Voir le site dans le Lecteur
    Gérer les abonnementsS’inscrireConnexion
    Signaler ce contenu
    Réduire cette barre
Chargement des commentaires…
%d