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~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Archives de Catégorie: Romans français

Les Hygialogues de Ty Petersen – Saul Pandelakis

27 lundi Nov 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, extra-terrestre, Goater, idées de lecture, La séquence Aardtman, lecture, Les Hygialogues de Ty Petersen, Livres, quoi lire, Saul Pandelakis, SF

Saul Pandelakis - Les Hygialogues de Ty PetersenLes premières phrases

«  J’étais un corps céleste parmi les autres et ma trajectoire n’était pas claire.

Je parle de trajectoire globale, car celle que mon corps suivait ce matin-là avait le mérite d’être déterminée. C’était celle du bus X27. Il traversait la ville pour m’emmener au travail, moi, et beaucoup d’autres encore tout pleins de sommeil, la tête dans les écrans en attendant la caféine.  » 

Circonstances de lecture

Parce que La Séquence Aardtman de Saul Pandelakis avait été un gros coup de cœur !

Impressions

Après mon énorme coup de cœur pour le précédent roman de l’auteur, La Séquence Aardtman, je ne pouvais que me ruer sur le deuxième roman de Saul Pandelakis, acheté en avant-première (et dédicacé avec mon prénom en sunduz) aux Utopiales. Ici, Saul Pandelakis nous plonge dans le quotidien de Ty, jeune Française vivant à New York, jonglant avec sa langue natale, l’anglais, et le sunduz, langue des extra-terrestres ayant atterri en plein Central Park à bord de leur vaisseau aujourd’hui cerné par un énorme bâtiment administratif, le Centre. C’est là que Ty travaille, en tant que Médiautrice. Sa tâche : dialoguer avec un Médiauteur sunduz, Akarnasasari, le tout sous l’écoute attentive du Documentaliste Mohr Corbyn. Chaque jour, ils doivent échanger sur un thème précis. Chaque jour, ils se voient, se parlent, essaient plus ou moins de se comprendre, l’un et l’autre séparé par la barrière de la langue, les travers de la traduction… et une vitre épaisse. Il y a de la frustration dans ces dialogues, de l’incompréhension, de la gêne, de la curiosité, de l’énervement, de la méfiance aussi, de la lassitude… Il y a enfin la rencontre de deux êtres brisés, et de deux cultures. 

Ce roman est court, trop peut-être, tellement j’aurais aimé rester encore un petit moment aux côtés de Ty et d’Akarnasasari, à les écouter échanger moitié en sunduz, moitié en français, tout en grignotant les cookies de Corbyn, et peut-être même franchir la porte du vaisseau pour apercevoir ce qu’il y a derrière. J’ai beaucoup aimé cette lecture. Encore une fois, j’ai adoré le style de Saul Pandelakis, et toutes les réflexions qu’il émet à travers son histoire et ses personnages. Le choix qu’il a fait de créer le langage sunduz et d’écrire les dialogues en sunduz, en sunduz latinisé (pour avoir la phonétique) et en français est juste génial. Tout comme son choix d’écrire les dialogues en anglais (avec leur traduction en français). Cela crée un véritable sentiment d’immersion dans le cadre multiculturel dans lequel évolue Ty. La difficulté qu’ont Ty et Akarnasasari à se faire comprendre l’un de l’autre montre bien à quel point la traduction peut être inexacte, incomplète, et belle tout à la fois. L’émotion déborde de ce court roman, car si Ty et Akarnasasari ne peuvent se toucher physiquement à cause de la vitre qui les sépare, leurs échanges touchent au plus profond d’eux-mêmes. Leurs émotions percent dans les termes qu’ils choisissent d’employer, dans les non-dits aussi, dans leurs sautes d’humeurs.

Saul Pandelakis parvient à renouveler le genre du premier contact extra-terrestre. Ici, ce n’est pas une énième histoire d’invasion, non, il s’agit plutôt d’une histoire sur la découverte et la compréhension de l’autre, sur le choc culturel, sur l’altérité, sur les barrières (de la langue, des frontières, des identités…) et la manière de traiter l’étranger. Des thèmes hautement d’actualité…

Ce roman est suivi d’une nouvelle Suntown qui se déroule quelque temps après l’histoire du roman, et qui est également vibrante d’émotions. Suivent un essai sur le thème de la vitre en SF, une interview de l’auteur par Antoine Mottier (passionnante), ainsi qu’une annexe sur le travail de création de la langue sunduz. J’ai particulièrement apprécié d’en apprendre plus sur le procédé créatif de Saul et sur ses inspirations, sa façon de travailler. Vous l’aurez compris, j’ai adoré ma lecture. J’attends maintenant avec impatience le troisième roman de l’auteur.

Saul Pandelakis – Les Hygialogues de Ty Petersen – Novembre 2023 – Goater

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Cimqa – Auriane Velten

23 lundi Oct 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Auriane Velten, Cimqa, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Imagination, lecture, Livres, Mnémos, quoi lire, SF

Auriane Velten - CimqaLes premières phrases

«  Quelqu’un crie dans le rêve de Sarah.

Ensuite, elle est dans sa chambre.

Les aiguilles du réveil pointent « en bas, en bas », et Sarah sait que cela veut dire qu’elle doit rester encore un peu au lit. Cela signifie aussi que maman vient de se lever et d’allumer la bouilloire. L’eau est toujours chaude pile au moment où elle finit de se maquiller. Quand elle vient réveiller Sarah, elle sent bon le parfum et est déjà toute prête pour le travail, sauf qu’elle a encore ses chaussons-lapins roses, parce que les chaussures à talons, celles qui « font un peu mal aux pieds, ma chérie », attendent le dernier moment, sur le paillasson de l’entrée.

L’enfant tend l’oreille, à l’affût des bruits qui doivent maintenant s’élever de la salle de bain et de la cuisine. Elle n’entend rien. Mais, dans la chambre d’à côté, il y a un, oui, un grognement.

« Maman ? »

Elle n’a pas peur. Elle ne craint plus les monstres du noir, plus depuis le dernier Noël et la veilleuse aux dinosaures emballée dans le papier bleu et or. Et, à six ans, elle croit encore que les adultes ont toujours une solution.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’avais adoré le premier roman d’Auriane Velten, After®.

Impressions

Imaginez qu’un matin le monde ne soit plus tout à fait le même au réveil, qu’une autre dimension, la cinquième, se soit immiscée subitement dans votre vie. Et qu’elle vous permette de faire apparaître, pendant quelques secondes, des choses sorties de votre imagination. Comment réagiriez-vous ?

C’est de ce postulat que part Auriane Velten dans son deuxième roman, publié encore une fois aux éditions Mnémos. J’avais adoré After®, je me suis régalée dès les premières lignes de Cimqa. Les personnages sont attachants et on prend un intérêt croissant à les suivre tout au long de l’histoire. D’autant que les chapitres alternent entre deux époques et points de vue différents : pendant l’apparition de cette nouvelle dimension, et quelques années après.

Avec Cimqa, Auriane Velten nous interroge sur le pouvoir de l’art et de l’imagination, leur beauté, et leur monétisation. Car tout se chiffre dans une société basée sur le profit. Que deviennent nos rêves d’enfant une fois l’âge adulte atteint ? Quelles concessions acceptons-nous de faire pour travailler de notre passion ? Pourquoi acceptons-nous de nous couler dans un moule, au risque d’en subir des conséquences physiques et mentales (stress, fatigue, angoisse, psoriasis, burn-out) ? L’imagination doit-elle être réglementée, limitée, bridée, et monétisée ? Voici un roman passionnant invitant à la réflexion sur notre propre créativité.

Auriane Velten – Cimqa – Octobre 2023 – Mnémos

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Tonnerre après les ruines – Floriane Soulas

02 lundi Oct 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Argyll, conseils de lecture, Critique de livre, Floriane Soulas, idées de lecture, lecture, Livres, Monstres, Mutants, post-apo, quoi lire, SF, SF post-apocalyptique

Floriane Soulas - Tonnerre après les ruinesLes premières phrases

«  Il n’y a pas de nuit dans Tonnerre. Lottie attend pourtant les heures les plus sombres pour franchir le sas qui mène à l’extérieur. Une alarme lointaine résonne dans les entrailles de la cité, une diversion. Son cœur tambourine contre ses côtes frêles. Son ventre distendu lui fait mal. Les contractions la déchirent de l’intérieur. Ses bras, ses cuisses, son cou, chaque parcelle de sa peau tire, gratte, suinte. Elle a arraché les électrodes et les aiguilles avec toute la violence dont son corps épuisé était encore capable. Du sang perle au creux de ses coudes. Chaque mouvement est un supplice. Quand ses mains, marbrées de bleus à cause des perfusions, empoignent les barreaux de l’échelle, elle pense abandonner.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’adore cette autrice et cette maison d’édition.

Impressions

C’était un des livres de SF que j’attendais avec le plus d’impatience pour cette fin d’année et je vous avoue d’emblée que j’ai été comblée. Floriane Soulas a créé un univers post-apo ultra-réaliste et détaillé. Surtout, elle prend le contre-pied du post-apo classique en nous montrant également le point de vue des monstres, ces mutants mi-hommes mi-bêtes, transformés par les virus et les radiations. Si l’on suit les tentatives des scientifiques luttant pour trouver un remède aux maladies et mutations génétiques, Floriane Soulas nous place aussi du côté des mutants. Et c’est cette confrontation de points de vue qui fait tout le sel de l’histoire, le lecteur se demandant à de multiples reprises de quel côté il se situe. Qui a raison ? Qui a tort ? Qu’est-ce que la normalité ? Et à partir de quel moment est-on un monstre ? 

Et que dire des personnages ? Férale, en premier lieu, un monstre aux yeux jaunes et à l’appétit insatiable que Lottie a sauvé de son statut de bête de foire pour en faire son binôme et son amie. Ce duo est inoubliable. Tout comme les enfants-foudres, et les réfugiés survivant aux portes de Tonnerre – cette cité renfermée sur elle-même où se cloîtrent les chercheurs – dans des bidonvilles immondes où la crasse, les maladies, la faim et la mort règnent en maître. Le tout, sous un ciel de cendre et de pluie acide. 

Vous l’aurez compris, le monde de Tonnerre pue la mort, le sang, et la crasse. Si vous êtes très sensibles, sachez que les scènes de violence sont explicites et peuvent heurter. Elles participent cependant pleinement à la construction du récit et à la création de l’ambiance du lieu. Pour survivre à Tonnerre, il faut frapper (la première), égorger, taillader. Il faut aimer, aussi, malgré tout, s’attacher à des êtres, qu’ils soient en bonne santé, difformes, malades ou monstrueux. Ces êtres là, il faut les nommer et les chérir, et leur montrer ce qu’il reste de beau et de bon en ce monde.

PS : Floriane Soulas, on en parle de la scène à la morgue ?! Comment je me suis fait avoir…

PS 2 : Floriane Soulas, y a-t-il un SAV post-trauma, petit cœur de lectrice brisé ?

PS 3 : C’est un gros coup de cœur (en morceaux).

Floriane Soulas – Tonnerre après les ruines – Octobre 2023 – Argyll

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Visite – Li-Cam

28 lundi Août 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, La Volte, lecture, Li-Cam, Livres, quoi lire, SF, Visite

Li-Cam - VisiteLes premières phrases

«  Pour être honnête, Anna n’y croyait plus. Depuis quelques ans, elle se contentait de donner lae change, comme an habitude tenace dont elle n’était pas parvenue à se défaire. An sorte de second peau trop serré, an manière de corset qui l’étouffait chaque jour davantage. Elle avait intégré lae programme spatialen européenn ou disons ce qu’yel en restait, quelques ans plus tôt. Lae gros de lae travail consistait en lae mise en orbite de petits satellites censés agir sur lae dérèglement climatique en larguant des micro-organismes dans l’haut atmosphère. L’objectif était de faire redescendre lae température terrestre moyenn. Lae projet n’en était qu’à ses prémices.  » 

Circonstances de lecture

Parce que ce roman de SF est édité par La Volte !

Impressions

Li-Cam propose une expérience de lecture exigeante mais véritablement immersive. Une fois la barrière de la langue (réinventée pour coller à une société plus juste) passée, vous vous sentirez happé par l’atmosphère de « Visite », à mi-chemin entre « Eutopia » de Camille Leboulanger, « Annihilation » de James Vandermeer, et le film « Melancholia » de Lars von Trier. Et je vous assure que la difficulté de lecture s’estompe très vite, au bout de quelques pages, et surtout que l’effort vaut le coup ! Vous découvrirez alors comment la société humaine a dû/su se réinventer pour préserver l’environnement (et par la même occasion survivre). Et comment cette fragile reconstruction risque d’être ébranlée par l’apparition soudaine d’une nouvelle planète dans le système solaire. Comment réagir face à l’incompréhensible ? 

J’ai particulièrement aimé la richesse des voix qui s’élèvent pour nous raconter cette histoire. À commencer par Néea, jeune femme handicapée aidée par sa neuro-prothèse, mais aussi Ugo et Paloma, ses colocataires, Basile, le gouverneur, les scientifiques envoyés en exploration sur la planète, ou encore la mystérieuse « ancienne » parlant dans l’ancienne langue. On s’attache à eux, on ressent leurs joies, leurs troubles, leurs angoisses. On accepte, comme eux, de ne pas tout comprendre, on se laisse porter, tout simplement, jusqu’aux dernières pages qui donnent envie de poursuivre le voyage.

Ce texte nous questionne sur notre acceptation de nouveaux modes de vies et sur la nécessité de changer radicalement notre société et nos priorités. Il nous questionne aussi sur notre rapport à la différence, au handicap, et à l’inconnu. C’est beau, angoissant et troublant tout à la fois. Une expérience de lecture que je ne suis pas prête d’oublier !

Maintenant, j’ai très envie de discuter de cette lecture, de partager mes impressions et ma compréhension du texte avec d’autres (Quid des « petites choses » qui frémissent dans le champ de vision de Néea ? Quid des « quants » et de Sitive ?). Alors, lisez-le et venez en parler avec moi après si cela vous tente ! Je vous attends !

Li-Cam – Visite – 31 Août 2023 – La Volte

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Le premier jour de paix – Elisa Beiram

24 jeudi Août 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

≈ 2 Commentaires

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conseils de lecture, Critique de livre, Elisa Beiram, idées de lecture, L'Atalante, Le premier jour de paix, lecture, Livres, quoi lire

Elisa Beiram - Le premier jour de paixLes premières phrases

«  Aux frontières du village, un singe venait une nouvelle fois de faire des siennes en subtilisant un plat laissé à tiédir sans surveillance sur un rebord de fenêtre. On entendait hurler et s’entrechoquer des casseroles, ce qui terrorisait les oiseaux dispersés en nuées désordonnées. Pas les macaques, cependant, qui étaient trop occupés à ricaner et se repaître de leur méfait. On ne voyait pas les coupables, mais on les devinait aux agitations vertes qui se répercutaient de branche en branche. Il y avait davantage d’excitation que la normale sous le couvert des arbres, une chaleur plus humide que les autres jours.  » 

Circonstances de lecture

Parce que ce roman est édité par L’Atalante…

Impressions

À l’instar de Becky Chambers, il y a de l’espoir dans la SF d’Elisa Beiram. Si la Terre a été dévastée par les hommes, des émissaires sont envoyés dans les derniers villages pour régler les conflits et espérer voir naître un monde en paix. En évoquant l’exode, la sécheresse et le dérèglement climatique, Elisa Beiram nous parle tout simplement du monde de demain. Et de la nécessité de vivre ensemble, en paix. Une vision du futur réaliste, crédible et pleine d’espoir, avec quelques surprises venant des étoiles… 

Elisa Beiram – Le premier jour de paix – Août 2023 – L’Atalante

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Méduse – Martine Desjardins

20 dimanche Août 2023

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans français

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conseils de lecture, Critique de livre, différence, Fantastique, féminisme, genre, idées de lecture, L'Atalante, lecture, Livres, Martine Desjardins, Méduse, monstre, quoi lire, robots, roman gothique

meduse_martine-desjardin_dos14.5.inddLes premières phrases

«  Je n’ai jamais versé une larme de ma vie. Ni de tristesse, ni de colère, ni de détresse, ni de douleur – encore moins de rire ou de bonheur. Pas la moindre petite larme de crocodile.  » 

Circonstances de lecture

Parce que… cette couverture… et cette maison d’édition que j’adore.

Impressions

Méduse est un monstre. Son apparence rebute, répugne, y compris ses parents qui décident de l’éloigner et la placer dans un institut pour jeunes filles « différentes ». Elle doit rester tête baissée, les yeux cachés derrière une frange épaisse pour surtout ne pas montrer ses Monstruosités. Elle ne s’est jamais regardée dans un miroir…

Martine Desjardins signe ici un roman oscillant entre gothique et fantastique, à la fois poétique et cruel, autour de la différence, de la honte de soi, de l’apparence et des codes sociaux. Un texte fort, percutant, et profondément féministe. Impossible d’en dire plus sans trop en dévoiler. Lisez-le, c’est tout !

Martine Desjardins – Méduse – Août 2023 – L’Atalante

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La Machine à aimer – Lou Jan

10 lundi Juil 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critic, Critique de livre, génocide, genre, idées de lecture, Intelligence artificielle, La machine à aimer, lecture, Livres, Lou Jan, quête d'identité, quoi lire, robots, roman, SF

Lou Jan - La machine à aimerLes premières phrases

«  Un bandeau funèbre défile devant leurs yeux. « Désactivation dans cinq secondes ». Stupeur. Cris. Cinq secondes. Le temps d’une question. Pas d’une réponse.  » 

Circonstances de lecture

Parce que ce titre m’intriguait.

Impressions

Nobod aurait dû mourir, comme tous les autres robots hybrides de la planète que les hommes ont décidé d’éradiquer du jour au lendemain. Elle échappe pourtant à la purge grâce à un bug. Elle devra alors se cacher pour espérer survivre et rester libre.

Lou Jan signe ici un roman de SF particulier et marquant, entre Isaac Asimov, Becky Chambers et Saul Pandelakis (La Séquence Aardtman). Elle traite de l’intelligence artificielle, des robots, du genre, des émotions, de l’avenir de l’humanité  ou encore de la quête d’identité.

J’ai dévoré ce roman qui m’a aussi bien émue que malmenée. Certaines scènes sont particulièrement difficiles car si les robots hybrides ne connaissent ni violence ni rancune (ils sont conçus pour aimer), les hommes ne connaissent quant à eux aucune limite dans la cruauté et la peur de l’autre.

Pour avoir lu d’autres avis sur ce roman, je sais qu’il ne plaît pas à tout le monde. Pour ma part, c’est un coup de cœur. Je l’ai lu en deux jours à peine. Les personnages (complexes et imparfaits) m’ont touchée, que ce soit Nobod bien sûr, mais aussi Adam, Erobel ou encore Isinyur. La Machine à aimer est un texte oscillant entre beauté, optimisme, cruauté et tragique. Poétique, dur, cru, surprenant, il sort résolument des sentiers battus. Cette fraîcheur, cette originalité et le fait d’oser aborder des thèmes sensibles sans tabou ni restriction, ça fait du bien ! Il ne peut en tout cas pas laisser indifférent. Il m’aura fortement marquée. J’ai très hâte de lire le prochain roman de cette autrice !

Lou Jan – La Machine à aimer – Juin 2023 – Critic

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Le Livre de Nathan – Nicolas Cartelet

29 jeudi Juin 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Le Livre de Nathan, lecture, Livres, Mu, Nicolas Cartelet, post-apo, pouvoir de la littérature, quoi lire, roman, SF, SF post-apocalyptique

Nicolas Cartelet - Le Livre de NathanLes premières phrases

«  Deux faits notables. Primo, il n’avait cessé de pleuvoir sur la France depuis six jours. C’est à dire qu’il pleuvait depuis six jours et six nuits, littéralement sans interruption, au point que la communauté scientifique commençait à s’en émouvoir. Il y avait les indicateurs météorologiques qui n’annonçaient pas d’embellie à l’horizon et ces images d’inondations sur les chaînes d’info : quais de Seine, bords de Rhône et berges de la Garonne noyés, ainsi que ces témoignages désolés de riverains en bottes de caoutchouc pataugeant dans un salon ou une cave sinistrés ; on va faire jouer notre assurance mais en attendant, on fait quoi ? (…) Deuxio, Nathan vivait sur son voilier depuis son divorce avec Éléonore ; elle avait gardé la maison et lui s’était installé sur le vieux bateau hérité de son père.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup cette maison d’éditions.

Impressions

Après un déluge qui provoque une apocalypse maritime, seul un livre est sauvé des eaux : le manuscrit de Nathan, rejeté par les éditeurs car jugé très mauvais (voire nul). Il devient alors le dernier livre de l’humanité et se voit érigé au rang de livre sacré.

Avec beaucoup d’humour caustique, Nicolas Cartelet nous interroge sur le pouvoir de l’écrit et sur les dérives religieuses. Un texte original, à la fin inattendue, que j’ai beaucoup apprécié.

Nicolas Cartelet – Le Livre de Nathan – Juin 2023 – Mu

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Himilce – Emmanuel Chastellière

19 lundi Juin 2023

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans français

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Antiquité, Argyll, conseils de lecture, Critique de livre, Emmanuel Chastellière, fantasy historique, Hannibal, Himilce, idées de lecture, lecture, Livres, quoi lire, roman, roman historique

Emmanuel Chastellière - HimilceLes premières phrases

«  – Princesse !

Cachée parmi les lances de bruyère améthyste, Himilce se retint à grand-peine de rire et en oublia sa tunique humide. Pas question de participer aux festivités nocturnes ; elle reviendrait à Kastilo juste avant la fin du banquet. Son père, sa mère, ses sœurs cadettes, sa famille entière nourrissait des attentes démesurées à son sujet. Tous savaient ce qu’une fille de monarque devait faire ou ne pas faire, à l’image de ses précepteurs. Tous, sauf elle, qui n’avait jamais appris comment se soumettre aux traditions sans protestations.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup cette maison d’éditions.

Impressions

Emmanuel Chastellière nous propose un très beau portrait de femme. Celui d’Himilce, jeune épouse du célèbre général Hannibal Barca, destiné à faire la guerre contre Rome. Si l’Histoire a retenu la figure du guerrier et fin stratège, l’auteur se plaît ici à imaginer la vie de sa femme et à la mettre ainsi au premier plan : une femme qui déteste la guerre et qui brave le destin en décidant notamment de ne pas enfanter.

Si j’ai regretté dans les premières pages l’absence d’un glossaire pour expliquer le vocabulaire propre à l’Antiquité, j’ai ensuite beaucoup apprécié ce roman dont le plaisir de lecture n’a fait qu’augmenter au fil des pages. Himilce représente parfaitement la complexité des femmes qui tentent d’être libres malgré le rôle que la société entend leur assigner. Voici donc un beau roman de fantasy historique, au message profondément féministe et pacifiste.

Emmanuel Chastellière – Himilce – Juin 2023 – Argyll

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Et les gens qui ne sont rien – Christophe Nicolas

12 lundi Juin 2023

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans français

≈ 1 Commentaire

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Christophe Nicolas - EtLesGensQuiNeSontRienLes premières phrases

« Chaque année, autour du 15 août, La Vernarède organise la fête des Gueules noires. Elle s’appelle comme ça à cause du passé minier du village. Le premier et le troisième soir, il y a l’Alcazar, une sorte de spectacle de cabaret où les gens du cru se déguisent et rejouent en play-back des sketches de la télé, chantent des chansons… On entend souvent Les Corons, de Pierre Bachelet, vous voyez le genre. C’est pas tant de la nostalgie qu’une sorte d’hommage… Vous savez, on a beau célébrer nos mineurs, leur dresser des monuments, leur dédier nos fêtes votives, vous ne trouverez personne, ici, pour regretter le charbonnage. Évidemment, ils vous racontent d’abord l’effervescence d’antan, le travail qui ne manquait pas, le nombre effarant de bistrots au kilomètre carré. La solidarité… Mais personne ne regrette les salaires de misère, les poumons encrassés, la hantise des éboulements ou des coups de grisou. Ici, on se souvient des mineurs comme on le ferait des soldats – ils étaient un peu comme des Poilus, remarquez, à ramper dans la boue et à risquer leur peau pour la fortune des autres. C’est pas parce qu’on loue le courage des combattants qu’on aime la guerre, bien au contraire. » 

Circonstances de lecture

Parce que ce titre… et cette maison d’édition que j’adore.

Impressions

D’emblée, le titre donne le ton… Ce polar se veut avant tout un roman social, critiquant une justice à deux vitesses selon la place que l’on occupe dans la société. Mais c’est aussi un très bon roman policier. Christophe Nicolas retrace en effet une enquête de A à Z, de l’appel à la gendarmerie d’une femme poursuivie par son mari, jusqu’au dénouement d’une affaire bien plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. C’est avec un grand plaisir que vous suivrez l’adjudant Gerardin dans son désir de faire tomber le coupable, peu importe qu’il soit né avec une cuillère en argent dans la bouche. Ce polar très rythmé, focalisé autour de gens ordinaires particulièrement touchants, se dévore tout seul. On enchaîne les chapitres sans même s’en rendre compte. Moi qui ai souvent du mal à me passionner pour le roman policier, j’ai été vraiment conquise, n’arrivant pas à le lâcher. Une lecture haletante qui réussit en outre à ne jamais sombrer dans le manichéisme.

Et les gens qui ne sont rien – Mai 2023 – Argyll

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