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» Véra, ma chérie, je sais que tu souffres, mais je vais te demander quelque chose.
Tu m’écoutes ?
Ah ! Tu sais déjà ce que je vais te demander ? Bien sûr, tu le sais.
Essaie de prendre sur toi.
On ne peut pas se permettre un deuxième signalement par l’école.
Personne n’est capable de dire ce que tu as et ce n’est peut-être rien. »
Impressions
J’ai lu ce roman en une journée. Autant dire qu’il m’a passionnée ! Tout commence avec la mère de Véra qui lui demande de ne surtout pas montrer sa souffrance à l’extérieur de la maison. Car dans une société où être en bonne santé est un devoir, elle doit absolument cacher aux autres son hypersensibilité. Puis au chapitre suivant, nous apprenons la mort de la mère de Véra, des années plus tard, mort qui l’empêchera de connaître son père, sa mère ayant toujours refusé de lui révéler son identité, le traitant simplement d’imposteur.
Voilà donc que devenue adulte, Véra se passionne pour les imposteurs, interviewant, dans le cadre de son travail de journaliste, différentes personnes désignées comme tels.
Vous l’aurez compris : Ketty Steward aborde de nombreux thèmes dans ce roman, de l’imposture à la construction de soi et de son identité, en passant par la façon dont on s’intègre dans la société, le handicap, l’hypersensibilité et l’empathie. Ce qui contribue à la richesse de ce texte. J’aurais cependant préféré que l’autrice se focalise davantage sur un sujet pour aller au bout de sa réflexion, notamment sur le handicap et l’empathie. Il n’en demeure pas moins que j’ai dévoré ce roman qui aborde des sujets sociétaux passionnants.
La meilleure version de toi et autres impostures – Ketty Steward – Mai 2026 – Goater – Illustration de couverture réalisée par Saul Pandelakis
