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~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Archives de Tag: SF

Gideon la Neuvième – Tamsyn Muir

25 mardi Juin 2024

Posted by Aurélie in Fantastique, Fantasy, Romans étrangers, SF

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Actes Sud, Babel, conseils de lecture, Critique de livre, Fantastique, Fantasy, Gideon la Neuvième, idées de lecture, lecture, Livres, quoi lire, SF, SFFF, Tamsyn Muir, Tombeau Scellé

Tamsyn Muir - Gideon la NeuvièmeLes premières phrases

«  En l’an Myriade de notre Seigneur, la dix millième année du Roi Immortel, le bienveillant Prince de la Mort, Gideon Nav prit son épée, ses bottes et ses magazines pornos et s’évada de la Neuvième Maison. » 

Circonstances de lecture

Parce que j’adore les livres inclassables.

Impressions

Gideon Nav en a plus que marre de croupir au milieu de nonnes sclérosées et de squelettes décérébrés. C’est sûr, aujourd’hui, elle va s’évader de la Neuvième Maison, dresser son majeur à la face de Harrowhark Nonagesimus, la Respectable Fille de la Neuvième Maison, nécromancienne osséo et principale responsable de sa vie misérable. Reste qu’avant de pouvoir tracer son chemin, elle va devoir rendre un dernier service à son ennemie d’enfance : participer avec  Harrowhark à une sélection pour qu’elle devienne Lycteure, autrement dit serviteur éternel de l’Empereur.

J’ai adoré cette lecture ! Tamsyn Muir a écrit un roman inclassable, un mélange des genres parfait entre fantasy (et ses combats à l’arme blanche), space-opera et fantastique. Le tout sur un ton totalement décalé. Les réparties de Gideon sont particulièrement savoureuses et j’ai ri à de nombreuses reprises à l’écouter parler avec sa verve trash et en inventant des noms d’oiseaux jouissifs (le « bordel de b*** » m’aura fait rire aux éclats !). Vous l’aurez compris, j’ai été dès les premières pages totalement emballée par notre héroïne rebelle, le visage peinturluré d’un maquillage morbide imposé par sa Maison, mais rehaussé de sa touche personnelle : des lunettes de soleil. Le lieu où se tient la sélection est particulièrement riche de mystères et de pièges. Et je me suis prise au jeu de savoir qui pourrait l’emporter, entre les représentants des neufs Maisons (merci à la liste des personnages au début du roman qui permet de s’y retrouver !).

Vous aimez la fantasy ? Vous êtes plutôt SF ? Vous adorez le fantastique ? Lisez Gideon la Neuvième ! Totalement inclassable, ce premier tome d’une tétralogie (que je vais m’empresser d’engloutir), est un remède efficace à la morosité et au stress ambiants.

Tamsyn Muir – Gideon la Neuvième – Octobre 2023 – Babel (les trois premiers tomes sont déjà parus, le dernier est attendu avec impatience !)

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La couleur du froid – Jean Krug

22 samedi Juin 2024

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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aventure, conseils de lecture, Critic, Critique de livre, idées de lecture, Jean Krug, La couleur du froid, lecture, Livres, quoi lire, SF, Thriller

Jean Krug - La couleur du froidLes premières phrases

«  L’aube était coulante, liée, un peu longue et lente. Étirée. Oui. On pouvait dire cela d’un jour qui ne se levait jamais. D’une nuit éternelle posée sur la corde, d’une lumière qui, bien que suffisante pour échancrer les nuages et teinter le vent glacial, ne se risquait pas encore au-dessus de la fragile limite de l’horizon. Trop discrète, trop timide. Comme si l’hiver lui-même était trop ancré dans le pôle, comme si le printemps, effrayé à l’idée d’un réveil trop précoce, n’osait pas encore déplacer la longue nuit de l’hiver antarctique. » 

Circonstances de lecture

Parce qu’on m’en avait dit le plus grand bien.

Impressions

Et si, au lieu de se réchauffer, la Terre commençait plutôt à se refroidir ? Et si l’espèce humaine devait plutôt se préoccuper de ce qui se passe en Antarctique au lieu de se focaliser sur la conquête spatiale ? Dirigeante d’une multinationale, Mila Stenson s’inquiète de la baisse des températures qui pourrait menacer son empire. Elle s’inquiète également pour sa santé car depuis quelque temps, des rêves ultra-réalistes lui faisant remonter le temps l’assaillent subitement, tandis que sa vision se voit assombrie par un étrange disque noir. Surtout, un message semblant lui être destiné vient d’être découvert dans la glace… La voilà donc à quitter le confort de sa station orbitale pour partir en Antarctique.

« La couleur du froid » est à la fois un roman d’aventure nous menant dans les grands espaces glaciales, un thriller et de la science-fiction, le tout teinté de surnaturel et d’explications scientifiques. Grâce à ce mélange des genres, Jean Krug parvient à surprendre son lecteur chapitre après chapitre. Surtout, il sait merveilleusement bien décrire la banquise et le froid. Si Alain Damasio avait fait du vent (et de ses différentes formes) le centre de sa Horde, Jean Krug parvient ici à décrire le froid (et ses différentes couleurs et musiques) comme jamais, lui donnant ainsi le rôle principal de son histoire. Quant à ses protagonistes humains, ils sont fouillés, et on s’y attache forcément grâce notamment à leurs failles et au fait que l’auteur leur confère la narration à tour de rôle, nous permettant ainsi d’être au plus près de chacun d’eux.

Jean Krug signe un grand roman de SF, nous faisant ressentir avec brio les sensations de froid et l’émerveillement (teinté de peur voire de terreur) devant une nature si grandiose. Il propose également une réflexion passionnante sur le dérèglement climatique et les dérives des décisions politiques et économiques, et n’hésite pas à délivrer des explications scientifiques pour décrire certains phénomènes. J’avoue que je me suis sentie assez dépassée par certains de ces passages, me sentant alors d’autant plus proches de certains protagonistes de l’histoire n’ayant que peu de bagages scientifiques eux-mêmes. Cela n’a en tout cas que très peu gêné ma lecture et je pense que de nombreux lecteurs apprécieront vraiment ces passages. Jean Krug sait en effet pertinemment de quoi il parle, étant lui-même glaciologue.

Enfilez donc votre pull en laine le plus épais, enfoncez bien votre bonnet sur votre tête, et préparez-vous à être malmené, aussi bien physiquement qu’émotionnellement. Car c’est un voyage vous gerçant les larmes au coin des yeux, et vous fendillant le cœur que vous propose Jean Krug. Un voyage d’une beauté glaçante.

Jean Krug – La couleur du froid – Mai 2024 – Critic

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La Maison des Soleils – Alastair Reynolds

10 lundi Juin 2024

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Alastair Reynolds, conseils de lecture, Critique de livre, House of Suns, idées de lecture, La Maison des Soleils, Le bélial, lecture, Livres, quoi lire, science fiction, SF

Alastair Reynolds - La maison des soleilsLes premières phrases

« J’ai vu le jour dans une maison d’un million de pièces, bâtie sur un petit monde dépourvu d’air aux confins d’un empire de lumière et de négoce que les adultes appelaient l’Heure d’or, pour une raison qui m’échappait.

J’étais alors une fille, un individu unique du nom d’Abigail Gentian. » 

Circonstances de lecture

Parce que j’ai entendu tellement de bien de cet auteur.

Impressions

La Maison des Soleils est un grand livre de SF, un prochain (déjà ?) classique, un de ces romans qui plongent ses lecteurs dans un univers époustouflant, grandiose, ultra-détaillé, aux dimensions inimaginables puisqu’Alastair Reynolds nous fait voyager dans toute la galaxie sur plusieurs millions d’années. C’est complexe et en même temps assez facile d’accès après quelques pages d’adaptation.

Tous les deux cent mille ans, les mille clones d’Abigail Gentian se retrouvent pour partager leurs souvenirs des deux cent mille années écoulées passées à voyager aux quatre coins de la galaxie. C’est une réunion festive. Mais pas l’année où commence ce récit… Car la Lignée Gentiane subit un contre-coup… Et le retard de deux clones  – les inoubliables Campion et Purslane – pourrait bien lui être salutaire…

Ici, un voyage d’un point à l’autre de la Galaxie peut prendre des milliers d’années, le temps pour plusieurs civilisations de naître, se développer sur plusieurs générations et disparaître. Une éternité pour un humain, un clin d’œil pour un clone voyageant en stase ou une machine. De quoi donner le tournis ! De quoi aussi remettre l’humain à sa place dans l’immensité de l’univers.

J’ai adoré découvrir cet univers ultra-riche, suivre les protagonistes au fil des ans (Abigail, Campion, Purslane ou encore Hespéros), arpenter leurs vaisseaux (dont certains mesurent plusieurs centaines de kilomètres !), et essayer de dénouer les mystères rencontrés. Vous l’aurez compris, c’est un gros coup de cœur ! J’ai retrouvé le même plaisir que j’avais ressenti en lisant Terra Ignota d’Ada Palmer (publié par le même éditeur). Merci au Bélial de publier et traduire avec brio ces auteurs (ici par Pierre-Paul Durastanti) !

Alastair Reynolds – La Maison des Soleils – Avril 2024 – Le Bélial 

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How high we go in the dark – Sequoia Nagamatsu

08 samedi Juin 2024

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, How high we go in the dark, idées de lecture, lecture, Livres, Plus haut dans les ténèbres, quoi lire, science fiction, Sequoia Nagamatsu, SF

Sequoia Nagamatsu - How high we go in the darkLes premières phrases

 » In Siberia, the thawing ground was a ceiling on the verge of collapse, sodden with ice melt and the mammoth detritus of prehistory. The kilometer-long Batagaika Crater had been widening with temperature rise like some god had unzipped the snow-topped marshlands, exposing woolly rhinos and other extinct beasts. » 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime le post-apo.

Impressions

Comment parler de ce livre ? En vous disant qu’il prend aux tripes ? Qu’il remue au plus profond ? Qu’il m’a fait pleurer ? Que ce livre est beau mais qu’est-ce qu’il est dur aussi ! J’ai dû le lire par petites touches, un chapitre à la fois. Car Sequoia Nagamatsu dresse un panorama du deuil et des différentes manières d’y faire face en 14 chapitres construits comme des nouvelles, montrant des instants de vie de différents protagonistes, liés entre eux, notamment, par le fil rouge d’une pandémie. Tout part du dérèglement climatique entraînant la fonte des glaces et le réveil d’un virus foudroyant… Suivent ensuite des scènes de vie tout aussi poignantes les unes que les autres. Restera longtemps en moi le chapitre sur un parc d’attractions (City of Laughter) créé pour faire passer la meilleure journée aux enfants malades avant de les euthanasier… Oui, vous voyez l’ambiance… Ce roman percutant entend nous montrer qu’il faut vivre avec la mort, partie intrinsèque de la vie, qu’il faut accepter la fin (la fin de la vie mais aussi celle du monde tel que nous le connaissons), inventer de nouvelles manières de vivre avec nos morts, et de prendre soin des vivants jusqu’au bout. Par certains aspects, ce livre m’a fait penser à Cloud Atlas de David Mitchell. C’est en tout cas un roman d’une richesse incroyable mais à lire en ayant conscience qu’il vous remuera les tripes tant l’écriture est d’une justesse folle quand elle touche à l’intime.

Sequoia Nagamatsu – How high we go in dark  – Janvier 2022 – Bloomsbury (La VF est sortie en mai 2024 au Seuil, sous le titre Plus haut dans les ténèbres) 

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Les étoiles ne fileront plus – Élodie Serrano

06 jeudi Juin 2024

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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baleines, conseils de lecture, Critique de livre, Elodie Serrano, Goater, idées de lecture, lecture, Les étoiles ne fileront plus, Livres, quoi lire, science fiction, SF

Elodie Serrano - Les étoiles ne fileront plusLes premières phrases

« (… Là où les étoiles bougent, d’aucuns s’extasient. Moi, je cherche à comprendre. Et à découvrir ce qui se cache derrière. J’ai toujours été curieuse et, après tout, qu’est-ce que la science, si ce n’est la forme de curiosité la plus absolue ? (…)

Extrait de « Journal intime de Camille Grandbois », éditions La Baleine, 2789. » 

Circonstances de lecture

Parce que cette couverture (et puis Goater) !!

Impressions

C’est marrant comme deux lectures peuvent se suivre et avoir des points communs insoupçonnés. Après « Les Nefs de Pangée » de Christian Chavassieux (un pavé de fantasy épique et maritime mais pas que…), me voilà dont à lire la novella de SF d’Élodie Serrano, publiée aux éditions Goater. Un court texte donc (106 pages), suivi d’une autre nouvelle et d’un essai de l’autrice. Leurs points communs : apporter un regard critique sur la propension des hommes à détruire la nature, et la présence de gigantesques créatures (aquatiques dans Les Nefs de Pangée, célestes dans Les étoiles ne fileront plus).

Ici, l’autrice nous propose deux nouvelles de SF à une époque où les hommes ont colonisé la galaxie (et détruit la Terre, cela va sans dire). Son héroïne, Camille Grandbois, vit pour ses deux passions : l’astronomie et la cryptozoologie (comprenez par là l’étude d’animaux dont on ne peut prouver l’existence). Son rêve : prouver l’existence des baleines célestes. Mais sa découverte pourrait bien mettre cette espèce en danger…

Voici un texte court, simple dans son écriture, mais terriblement profond et fort. J’ai très envie maintenant de découvrir d’autres romans d’Élodie Serrano ! J’aime décidément beaucoup la collection Rechute des éditions Goater.

Élodie Serrano – Les étoiles ne fileront plus – Mars 2024 – Goater 

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Vallée du silicium – Alain Damasio

17 mercredi Avr 2024

Posted by Aurélie in Essais, Romans français, SF

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Alain Damasio, Albertine, conseils de lecture, Critique de livre, essai, idées de lecture, lecture, Livres, quoi lire, Seuil, SF, Silicon Valley, Vallée du silicium

Alain Damasio - Vallée du siliciumLes premières phrases

«  Nous sommes un dimanche d’avril et puisqu’il n’y a rien à visiter dans la Silicon Valley le jour du Seigneur, il va bien falloir aller à l’église… Oui, mais laquelle ? Et pour célébrer quelle religion, j’entends : quelle marque ?

J’écris ce texte sur un MacBook Air en aluminium clair si bien que j’ai la réponse : je  vais aller communier dans la Cathédrale d’Apple, son siège social, the Ring, qui est un immense cercle de mille six cents mètres de circonférence posé en vaisseau spatial sur la lune de Cupertino.

Chiche ? Hum… Il se trouve que c’est impossible pour les aliens de ma maigre extraction d’entrer dans le temple, alors je me rabats sur la chapelle : l’Apple Park Visitor Center avec son célèbre Apple Store mondialement connu.

Ce pourrait être un pèlerinage. » 

Circonstances de lecture

Parce que c’est Alain Damasio.

Impressions

Je lis très peu d’essais. Mais, étant une grande fan d’Alain Damasio (La Horde du Contrevent, Les Furtifs…), je n’ai pas résister longtemps (deux jours après parution ?) à l’appel de La Vallée du silicium, premier essai de l’auteur publié dans la collection Albertine du Seuil. Ici, Alain Damasio livre plusieurs chroniques portant sur un voyage qu’il a effectué dans la Silicon Valley en 2022. L’occasion pour lui de se frotter à la réalité de la Silicon Valley, au fossé phénoménal existant entre le siège social d’Apple et le quartier plus que défavorisé de Tenderloin, ou encore aux avancées technologiques dingues présageant de notre avenir à tous. À travers des rencontres avec un anthropologue, un expert en innovation, un programmeur ou encore une historienne, Alain Damasio s’ouvre à d’autres points de vue, tout en portant son regard (critique mais pas que) sur ce que les technologies font de nous. Asservissement au téléphone portable et aux réseaux sociaux, Intelligence artificielle, réalité augmentée, anneau connecté, voiture autonome, transhumanisme, rapport à notre corps, rapport aux autres… les sujets abordés sont passionnants tant ils forment notre quotidien et notre futur. Loin de ne dresser qu’un constat amer de l’existant, Alain Damasio propose des pistes pour retisser du lien, imaginer ensemble un avenir plus humain, envisager une relation plus saine avec les techs, basée notamment sur l’éducation, le vivre ensemble et l’empathie.

L’ouvrage se termine par une nouvelle, « Lavée du silicium », rebondissant sur les thèmes abordés tout au long de l’essai. Et j’ai adoré. C’est intelligent, prenant, stressant, glaçant, beau, et émouvant. J’en redemande ! Je n’ai qu’une hâte, qu’Alain Damasio sorte un nouveau roman.

Alain Damasio – Vallée du silicium – Avril 2024 – Albertine / Seuil

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Superméchant débutant – John Scalzi

23 samedi Mar 2024

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, John Scalzi, L'Atalante, lecture, Livres, quoi lire, science fiction, SF, Superméchant débutant

SCALZI_SUPERMECHANT_dos23.inddLes premières phrases

 » J’ai appris la mort de mon oncle Jake d’une manière très inattendue, c’est-à-dire par la matinale de CNBC.

J’allumais la télévision sur cette chaîne par habitude. Quand j’étais journaliste économique au Chicago Tribune, j’alternais entre CNBC, Bloomberg et Fox Business pendant que ma femme, Jeanine, et moi nous préparions le matin. J’en éprouvais moins le besoin depuis quelque temps : pour les professeurs remplaçants, il est rarement vital de se tenir au courant de l’état des marchés en Asie afin d’assurer la garderie d’une classe de cinquième en cours de littérature anglaise. Néanmoins, les habitudes ont la vie dure, il faut croire.

C’est ainsi, alors que je tartinais mon pain grillé de beurre de cacahuète, que j’ai entendu le nom de Jake Baldwin jaillir du haut-parleur de l’iPad allumé sur l’îlot central de la cuisine. » 

Circonstances de lecture

Parce que j’avais bien envie de rigoler un peu.

Impressions

Je n’avais encore jamais lu de livre de John Scalzi (oui, je sais, c’est mal…). Me voilà donc à ouvrir son dernier roman Superméchant débutant, juste après avoir versé ma petite larme à la lecture des dernières pages de La brume l’emportera de Stéphane Arnier, et avoir frémi d’horreur dans les mains de Claire North et de son terrible Sweet Harmony. Autant vous dire que John Scalzi a parfaitement répondu à mes attentes : passer quelques heures dans la légèreté d’un bon divertissement capable aussi bien de faire rire que de proposer une réflexion critique sur le monde de l’entreprise et le capitalisme. J’ai accroché d’emblée avec Charlie, cet ancien journaliste devenu prof remplaçant afin de payer ses factures, et ayant comme doux rêve de devenir le propriétaire de son pub préféré. Alors, quand son oncle meurt lui léguant son empire, Charlie se sent l’âme ragaillardie jusqu’à ce qu’il découvre le business en question… Commence alors une aventure surréaliste : prenez une base volcanique ultra-secrète, des méchants superméchants, des chats un peu spéciaux et des dauphins augmentés syndiqués et grévistes et vous obtiendrez une histoire totalement délirante, un très bon pastiche de James Bond. Mention spéciale pour les dialogues, les chats et les dauphins !

John Scalzi – Superméchant débutant – Mars 2024 – L’Atalante

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Sweet Harmony – Claire North

18 lundi Mar 2024

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Claire North, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Le bélial, lecture, Livres, quoi lire, science fiction, SF, Sweet Harmony, Une Heure Lumière

Claire North - Sweet HarmonyLes premières phrases

 » Le bouton sur son menton fut le premier signe que ses dettes échappaient à tout contrôle.

« Bouton » était gentil. « Bouton » était le mot qu’employa le pharmacien quand Harmony lui demanda, derrière ses lunettes noires et dans un chuchotement, une crème quelconque, de quoi effacer toute trace de cette chose aussi magiquement qu’elle était apparue.. » 

Circonstances de lecture

Parce que Claire North…

Impressions

Un bouton, c’est rien du tout, me direz-vous ? Harmony n’est pas de cet avis… Cette jeune femme à la plastique parfaite ne comprend pas ce qu’il lui arrive lorsqu’elle se réveille un matin, avec un gros bouton sur le menton. Car voyez-vous, elle paie pour que son apparence réponde à tous ses critères. Les nanos présents dans son corps font leur travail pour éviter tout désagrément : une peau parfaite, un corps musclé juste ce qu’il faut, une chevelure de rêve, un réveil sans cerne… Harmony a souscrit une belle liste d’extensions auprès de son fournisseur de santé, grâce à l’appli présente sur son portable. Reste que la jolie agente immobilière a du retard sur le paiement de ses factures… Et petit à petit, jusqu’à ce que ses dettes soient réglées, chaque extension sera désactivée, l’une après l’autre.

Cette lecture est captivante, captivante et malsaine. On se prend à attendre la prochaine étape dans le déclin physique d’Harmony, et on se doute que cela va aller de mal en pis… Pas de doute, Claire North appuie là où ça fait mal : car on vit déjà plus ou moins ces travers de notre société basée sur la surconsommation, la réussite sociale et l’apparence. Quant à notre système de santé, il tend à ressembler de plus en plus au modèle américain (si tu as du fric, tu es soigné). Une lecture atrocement addictive, horrible dans sa description des relations humaines et de notre rapport au corps.

Claire North – Sweet Harmony – Janvier 2024 – Une Heure Lumière

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Le Programme Harlow – Louise Carey

05 lundi Fév 2024

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Louise Carey - Le Programme HarlowLes premières phrases

«  Tanta dort encore quand elle reçoit sa convocation. L’alarme de son scaphe la réveille avec une poussée d’adrénaline artificielle, et elle ouvre son interface pour découvrir la notification qui l’attend au beau milieu. Reet ronfle encore près d’elle, le bras drapé sur le flanc de Tanta. Celle-ci se dégage doucement et regarde alentour en quête d’indications. Une flèche lumineuse de réalité augmentée pointe vers la porte du dortoir du cinquième étage et le couloir. Une flèche rouge – il ne s’agit donc pas d’un exercice.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup les dystopies.

Impressions

J’ai découvert Louise Carey, avec La Cité de soie et d’acier, co-écrit avec ses parents Linda et Mike Carey. Voici ici son premier roman solo, une dystopie cyberpunk (en trois tomes) menée tambour battant. Dans un monde dominé par des corporations concurrentes, Tanta est une jeune pupille de la corpo InTech, à laquelle elle est totalement dévouée. Jamais elle ne remettrait en question les ordres qu’on lui donne. Jusqu’à ce qu’une mission l’amène à voir le monde dans lequel elle vit sous un autre jour… et à découvrir un mystérieux programme, le programme Harlow.

Ce premier tome regorge d’actions et de rebondissements. La société décrite par Louise Carey fait froid dans le dos, d’autant qu’elle est tout à fait crédible : la ville est découpée en zones dirigées par des grandes entreprises, les ouvriers des usines sont déshumanisés, le « Scaphe » que tout le monde doit porter rappelle notre cher téléphone portable… Cette lecture se dévore. Si j’ai assez vite deviné certains points clés de l’histoire, j’ai passé un très bon moment aux côtés de Tanta et de Cole, son coéquipier scientifique, et j’ai hâte de lire la suite.

Louise Carey – Le Programme Harlow T.1 Aux ordres – Janvier 2024 – L’Atalante

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Migrant – Marina & Sergueï Diatchenko

30 mardi Jan 2024

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Marina & Sergueï Diatchenko - MigrantLes premières phrases

«  Il n’y eut ni éclair ni coup de tonnerre. Un instant plus tôt, la rue s’étirait, humide et brumeuse. Les nuages s’étaient écartés et deux ou trois étoiles brillaient dans le long interstice. Les lampadaires se reflétaient dans les fenêtres éteintes, sur les parebrises des voitures garées, sur l’asphalte mouillé. Krokodile marchait sans regarder son chemin ; des éclaboussures jaillissaient de sous ses semelles ; non pas des gouttes dodues chargées d’une riche terre printanière, mais des gouttelettes frivoles de flaques urbaines rehaussées d’une pellicule arc-en-ciel d’essence.

Puis tout disparut soudain, la rue et les étoiles, les lampadaires et l’asphalte.  » 

Circonstances de lecture

Parce que c’est le dernier tome du triptyque initié avec le formidable Vita Nostra par les auteurs ukrainiens Marina et Sergueï Diatchenko.

Impressions

Migrant est un ovni littéraire. Il m’est d’ailleurs très difficile de le décrire ! Prenez un homme, Krokodile, qui marche tranquillement dans la rue. Faites-le arriver subitement au bureau universel de migration. Sans savoir pourquoi ni comment il est arrivé là, le voilà avec un choix à faire : migrer sur la planète Limbe ou sur Raa. Et tout frais débarqué sur la planète choisie, il doit encore opter entre deux options : devenir un migrant « dépendant » (choix de la majorité des migrants) ou revendiquer le statut de citoyen à part entière. Mais pour ce faire, il devra passer des épreuves, essayer de comprendre le monde qui l’entoure, se faire comprendre dans une nouvelle langue dont il ne maîtrise pas toutes les nuances, s’adapter sans pour autant perdre son identité, réussir à s’affirmer, aussi. C’est clairement une lecture déstabilisante, qui amène à réfléchir notamment sur le statut des migrants et sur l’accès à la citoyenneté.

Avec ce troisième tome, Marina et Sergueï Diatchenko terminent leur cycle inspiré des Métamorphoses d’Ovide, initié avec Vita Nostra que j’avais adoré. Trois tomes qui se lisent indépendamment les uns des autres et que je ne peux que vous inviter à découvrir pour leur originalité, avec une préférence pour Vita Nostra et Migrant. Si vous aimez les lectures originales, déstabilisantes et intelligentes, foncez !

Marina & Sergueï Diatchenko – Migrant – Janvier 2024 – L’Atalante

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