Babel – R.F. Kuang

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Babel - R.F. KuangLes premières phrases

«  By the time Professor Richard Lovell found his way through Canton’s narrow alleys to the faded address in his diary, the boy was the only one in the house left alive.  » 

Circonstances de lecture

Parce que ce livre a fait tellement parler de lui à sa sortie ! Et puis, cette couverture…

Impressions

R.F. Kuang impose sa patte dans le monde de la Fantasy en le revisitant avec brio. Ici, elle nous ouvre les portes du prestigieux institut de traduction, Babel, situé en plein cœur de l’Université d’Oxford. Seuls les étudiants ayant un don pour les langues peuvent y étudier, pour peut-être réussir à transformer ce don en magie.

C’est dans ce lieu de la haute société britannique que Robin est propulsé, orphelin chinois recueilli par un mystérieux professeur. Une société aux prises avec la révolution industrielle et le colonialisme. Car R.F. Kuang utilise la fantasy pour nous faire voir l’envers du décor de la réussite de l’Empire britannique de l’époque victorienne.  L’occasion également d’évoquer l’intolérance et le racisme, et d’analyser le pouvoir – et les failles – de la traduction et de la maîtrise des langues. Un travail remarquable ! Seuls bémols :  quelques longueurs dans la dernière partie du roman, et un personnage dont le caractère évolue un peu trop brusquement sur la fin… Deux aspects qui n’entament en rien le plaisir que j’ai eu à lire Babel.

A noter : la version française devrait sortir en novembre 2023, chez De Saxus, grâce à la traduction de Michel Pagel (qui a notamment traduit American Gods de Neil Gaiman). Un travail de titan, pour ce livre basé sur le sens des mots et la traduction.

R.F. Kuang – Babel – Harper Voyager – août 2022 

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La Cité des Livres qui Rêvent – Walter Moers

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Les premières phrases

«  Ici commence l’histoire. Elle raconte comment je suis entré en possession du Livre sanglant, comment j’ai atteint l’Orm. Cette histoire n’est pas destinée aux lecteurs au cuir tendre et aux nerfs fragiles – à qui je recommande d’emblée de reposer cet ouvrage et de filer du côté de la littérature pour enfants. Hop ! Disparaissez, buveurs de camomille et pleurnicheuses, lavettes et trouillards : en ces lieux, la lecture demeure une authentique aventure !  » 

Circonstances de lecture

Parce que ce titre !!!

Impressions

À seulement 77 ans, Hildegunst Taillemythes est un jeune dragon très naïf. Quittant sa ville natale pour se rendre à Bouquinbourg chercher l’auteur d’un mystérieux manuscrit (le plus beau texte jamais écrit), cet aspirant écrivain va tomber dans tous les pièges et vivre des aventures incroyables et terrifiantes. Car la Cité des Livres qui Rêvent fourmille de dangers et les livres peuvent être particulièrement sanguinaires.

Voici un roman jeunesse (vraiment?!) inclassable, à la fois magique, fantastique et horrifique. Si vous aimez les romans sur les écrivains, les livres et leur magie, foncez ! Mais sachez que vous irez de surprise en surprise. Avec une plume riche et des mots pour partie inventés, l’auteur Walter Moers nous plonge dans un univers bien à lui, foisonnant d’idées et de créatures aussi bien répugnantes que touchantes, le tout agrémenté de dessins (réalisés par l’auteur lui-même).

J’ai pris énormément de plaisir à me perdre dans cette histoire d’une richesse incroyable et qui n’est pas sans me rappeler le plaisir que j’avais ressenti en lisant, enfant puis, une deuxième fois, adulte, « L’histoire sans fin » de Michael Ende, un auteur allemand également.

Walter Moers – La Cité des Livres qui Rêvent – Mai 2021 – Folio Junior

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La Machine à aimer – Lou Jan

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Lou Jan - La machine à aimerLes premières phrases

«  Un bandeau funèbre défile devant leurs yeux. « Désactivation dans cinq secondes ». Stupeur. Cris. Cinq secondes. Le temps d’une question. Pas d’une réponse.  » 

Circonstances de lecture

Parce que ce titre m’intriguait.

Impressions

Nobod aurait dû mourir, comme tous les autres robots hybrides de la planète que les hommes ont décidé d’éradiquer du jour au lendemain. Elle échappe pourtant à la purge grâce à un bug. Elle devra alors se cacher pour espérer survivre et rester libre.

Lou Jan signe ici un roman de SF particulier et marquant, entre Isaac Asimov, Becky Chambers et Saul Pandelakis (La Séquence Aardtman). Elle traite de l’intelligence artificielle, des robots, du genre, des émotions, de l’avenir de l’humanité  ou encore de la quête d’identité.

J’ai dévoré ce roman qui m’a aussi bien émue que malmenée. Certaines scènes sont particulièrement difficiles car si les robots hybrides ne connaissent ni violence ni rancune (ils sont conçus pour aimer), les hommes ne connaissent quant à eux aucune limite dans la cruauté et la peur de l’autre.

Pour avoir lu d’autres avis sur ce roman, je sais qu’il ne plaît pas à tout le monde. Pour ma part, c’est un coup de cœur. Je l’ai lu en deux jours à peine. Les personnages (complexes et imparfaits) m’ont touchée, que ce soit Nobod bien sûr, mais aussi Adam, Erobel ou encore Isinyur. La Machine à aimer est un texte oscillant entre beauté, optimisme, cruauté et tragique. Poétique, dur, cru, surprenant, il sort résolument des sentiers battus. Cette fraîcheur, cette originalité et le fait d’oser aborder des thèmes sensibles sans tabou ni restriction, ça fait du bien ! Il ne peut en tout cas pas laisser indifférent. Il m’aura fortement marquée. J’ai très hâte de lire le prochain roman de cette autrice !

Lou Jan – La Machine à aimer – Juin 2023 – Critic

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Le Livre de Nathan – Nicolas Cartelet

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Nicolas Cartelet - Le Livre de NathanLes premières phrases

«  Deux faits notables. Primo, il n’avait cessé de pleuvoir sur la France depuis six jours. C’est à dire qu’il pleuvait depuis six jours et six nuits, littéralement sans interruption, au point que la communauté scientifique commençait à s’en émouvoir. Il y avait les indicateurs météorologiques qui n’annonçaient pas d’embellie à l’horizon et ces images d’inondations sur les chaînes d’info : quais de Seine, bords de Rhône et berges de la Garonne noyés, ainsi que ces témoignages désolés de riverains en bottes de caoutchouc pataugeant dans un salon ou une cave sinistrés ; on va faire jouer notre assurance mais en attendant, on fait quoi ? (…) Deuxio, Nathan vivait sur son voilier depuis son divorce avec Éléonore ; elle avait gardé la maison et lui s’était installé sur le vieux bateau hérité de son père.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup cette maison d’éditions.

Impressions

Après un déluge qui provoque une apocalypse maritime, seul un livre est sauvé des eaux : le manuscrit de Nathan, rejeté par les éditeurs car jugé très mauvais (voire nul). Il devient alors le dernier livre de l’humanité et se voit érigé au rang de livre sacré.

Avec beaucoup d’humour caustique, Nicolas Cartelet nous interroge sur le pouvoir de l’écrit et sur les dérives religieuses. Un texte original, à la fin inattendue, que j’ai beaucoup apprécié.

Nicolas Cartelet – Le Livre de Nathan – Juin 2023 – Mu

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Himilce – Emmanuel Chastellière

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Emmanuel Chastellière - HimilceLes premières phrases

«  – Princesse !

Cachée parmi les lances de bruyère améthyste, Himilce se retint à grand-peine de rire et en oublia sa tunique humide. Pas question de participer aux festivités nocturnes ; elle reviendrait à Kastilo juste avant la fin du banquet. Son père, sa mère, ses sœurs cadettes, sa famille entière nourrissait des attentes démesurées à son sujet. Tous savaient ce qu’une fille de monarque devait faire ou ne pas faire, à l’image de ses précepteurs. Tous, sauf elle, qui n’avait jamais appris comment se soumettre aux traditions sans protestations.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup cette maison d’éditions.

Impressions

Emmanuel Chastellière nous propose un très beau portrait de femme. Celui d’Himilce, jeune épouse du célèbre général Hannibal Barca, destiné à faire la guerre contre Rome. Si l’Histoire a retenu la figure du guerrier et fin stratège, l’auteur se plaît ici à imaginer la vie de sa femme et à la mettre ainsi au premier plan : une femme qui déteste la guerre et qui brave le destin en décidant notamment de ne pas enfanter.

Si j’ai regretté dans les premières pages l’absence d’un glossaire pour expliquer le vocabulaire propre à l’Antiquité, j’ai ensuite beaucoup apprécié ce roman dont le plaisir de lecture n’a fait qu’augmenter au fil des pages. Himilce représente parfaitement la complexité des femmes qui tentent d’être libres malgré le rôle que la société entend leur assigner. Voici donc un beau roman de fantasy historique, au message profondément féministe et pacifiste.

Emmanuel Chastellière – Himilce – Juin 2023 – Argyll

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Et les gens qui ne sont rien – Christophe Nicolas

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Christophe Nicolas - EtLesGensQuiNeSontRienLes premières phrases

« Chaque année, autour du 15 août, La Vernarède organise la fête des Gueules noires. Elle s’appelle comme ça à cause du passé minier du village. Le premier et le troisième soir, il y a l’Alcazar, une sorte de spectacle de cabaret où les gens du cru se déguisent et rejouent en play-back des sketches de la télé, chantent des chansons… On entend souvent Les Corons, de Pierre Bachelet, vous voyez le genre. C’est pas tant de la nostalgie qu’une sorte d’hommage… Vous savez, on a beau célébrer nos mineurs, leur dresser des monuments, leur dédier nos fêtes votives, vous ne trouverez personne, ici, pour regretter le charbonnage. Évidemment, ils vous racontent d’abord l’effervescence d’antan, le travail qui ne manquait pas, le nombre effarant de bistrots au kilomètre carré. La solidarité… Mais personne ne regrette les salaires de misère, les poumons encrassés, la hantise des éboulements ou des coups de grisou. Ici, on se souvient des mineurs comme on le ferait des soldats – ils étaient un peu comme des Poilus, remarquez, à ramper dans la boue et à risquer leur peau pour la fortune des autres. C’est pas parce qu’on loue le courage des combattants qu’on aime la guerre, bien au contraire. » 

Circonstances de lecture

Parce que ce titre… et cette maison d’édition que j’adore.

Impressions

D’emblée, le titre donne le ton… Ce polar se veut avant tout un roman social, critiquant une justice à deux vitesses selon la place que l’on occupe dans la société. Mais c’est aussi un très bon roman policier. Christophe Nicolas retrace en effet une enquête de A à Z, de l’appel à la gendarmerie d’une femme poursuivie par son mari, jusqu’au dénouement d’une affaire bien plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. C’est avec un grand plaisir que vous suivrez l’adjudant Gerardin dans son désir de faire tomber le coupable, peu importe qu’il soit né avec une cuillère en argent dans la bouche. Ce polar très rythmé, focalisé autour de gens ordinaires particulièrement touchants, se dévore tout seul. On enchaîne les chapitres sans même s’en rendre compte. Moi qui ai souvent du mal à me passionner pour le roman policier, j’ai été vraiment conquise, n’arrivant pas à le lâcher. Une lecture haletante qui réussit en outre à ne jamais sombrer dans le manichéisme.

Et les gens qui ne sont rien – Mai 2023 – Argyll

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Nous parlons depuis les ténèbres – Anthologie

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Anthologie - Nous parlons depuis les ténèbresLes premières phrases

«  Ne dis pas que tu écris de l’horreur. Voilà le conseil qu’on m’a donné, peu avant la sortie de mon roman Widjigo, en fin d’année 2021.

Personne n’écrit d’horreur en France. D’ailleurs l’horreur, c’est mal écrit. C’est racoleur. Ça ne se vend pas. C’est commercial. Ce n’est pas une littérature de femmes. Hormis pour quelques auteurs, en général en traduction, sortis par la grâce de la critique et des jeux d’éditions en littérature générale, l’horreur aujourd’hui est encore repoussée aux marges du monde, dans ces zones floues et troubles, quasi ignorées, presque invisibles, où sur les cartes anciennes siégeaient l’interdit et les monstres…

Et pourtant…  »  (préface d’Estelle Faye)

Circonstances de lecture

Parce que cette anthologie horrifique publiée par les éditions Goater me tentait beaucoup.

Impressions

Redonner une visibilité au genre horrifique, au gothique et au fantastique, voilà l’ambition de ce recueil de nouvelles publié par les éditions Goater, à travers la plume de dix autrices françaises (Estelle Faye, Aurélie Wellenstein, Morgane Caussarieu, Micky Papoz, Lizzie Felton, Louise Le Bars, Floriane Soulas, Barbara Cordier, Cécile Guillot, Morgane Stankiewiez). Mission brillamment accomplie ! J’ai littéralement dévoré cette anthologie qui dépeint toute la richesse de ce genre mal vu en France.

Mes préférées : « Âmes sœurs » de Louise Le Bars (une plume superbe, onirique, une histoire très originale sur l’âme et les émotions) ; « Planète 9 » de Floriane Soulas (un huis-clos dans l’espace qui fait bien flipper) ; « Tu aimes les enfants » de Morgane Stankiewiez (la nouvelle la plus malaisante de ce recueil, la plus efficace aussi dans la description du monstre humain).

Je conseille cette anthologie aussi bien aux amoureux du fantastique qu’aux néophytes, tant les textes sont abordables par tous (avec un trigger warning pour « Tu aimes les enfants », mais on s’en doute dès le titre). Pour ma part, ce recueil est une pépite que je me plairai à relire. Seul bémol : j’attendais un peu plus de frissons et d’horreur. Je croise les doigts pour qu’un deuxième volume soit publié, avec des textes plongeant le lecteur encore un peu plus dans l’horreur.

À noter : la superbe illustration de couverture, signée Anouck Faure.

Nous parlons depuis les ténèbres – Mai 2023 – Goater

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Swan Song – Robert McCammon

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Robert McCammon - Swan SongLes premières phrases

«  Il fut un temps où l’homme vivait une histoire d’amour avec le feu, songeait le président des États-Unis en contemplant au bout de ses doigts l’allumette qu’il venait de craquer pour sa pipe.

Il plongea son regard dans la flamme, comme hypnotisé par sa couleur, et alors qu’elle grandissait sous ses yeux, il eut une vision : une tornade de feu de centaines de mètres de haut en train de ravager ce pays qu’il aimait tant, réduisant en fumée villes et villages, transformant les fleuves en vapeur, tournoyant au milieu des fermes en ruines au cœur des terres et vomissant vers un ciel noir les cendres de centaines de millions d’êtres humains.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’avais eu un immense coup de cœur pour « Zephyr, Alabama » du même auteur.

Impressions

Vous avez adoré « Zephyr, Alabama » de Robert McCammon ? Si vous souhaitez découvrir une autre facette de cet auteur, lancez-vous dans « Swan Song », une saga apocalyptique et post-apo horrifique, en deux tomes, publiée par Monsieur Toussaint Louverture.

Au menu : une guerre nucléaire, un monde dévasté, des survivants attachants ou révoltants, du sang, de la crasse, de la cruauté, de la violence, des larmes, et un soupçon de douceur et de beauté, malgré tout. C’est une duologie qui se dévore ! Vous ne verrez pas le temps passer aux côtés de personnages inoubliables, à commencer par Sister, une sans-abri à moitié folle, Josh, un ex-catcheur, et Swan, une petite-fille très particulière. Des héros très éloignés des clichés habituels (du moins pendant une grande partie du récit), ce qui donne une fraîcheur bienvenue à ce type d’histoires. Seul bémol : le côté un peu trop manichéen du roman.

À dévorer pour celles et ceux qui ont le cœur bien accroché ! En effet, Robert McCammon n’épargne rien à ses lecteurs, décrivant l’horreur avec moult détails. Âmes sensibles, s’abstenir ! Pour les autres, foncez ! Ces deux tomes se lisent à toute vitesse. Un vrai plaisir de lecture.

Robert McCammon – Swan Song – Avril 2023 – Monsieur Toussaint Louverture

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Faunes – Chistiane Vadnais

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faune_christiane-Vadnais_dos9.5.inddLes premières phrases

«  Les êtres humains de notre temps, comme leurs ancêtres préhistoriques, rêvent la nuit de combats épiques conte les animaux.

Enserrés dans les draps, ce ne sont pas des secrets qu’ils murmurent, mais des menaces chuchotées le long de javelots, des incantations pour maintenir toute leur force tendue vers l’ennemi. Allongeant leurs bras, ils n’enlacent pas le corps qui sommeille à leurs côtés : ils combattent les loups et les ours, se protègent du vent ou cherchent leur chemin dans la tempête. Dans l’obscurité, chacun plonge dans une lutte à mort contre les forces de la nature, et cette lutte n’a pas de fin.

Pour que des rêves advienne la survie de l’espèce, il faudra revenir à des temps plus sauvages.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup les textes publiés par L’Atalante

Impressions

Ce court roman confère de la poésie à la fin de la civilisation humaine. Les éléments se déchaînent, la brume recouvre le monde, l’eau monte, de nouvelles espèces apparaissent. Quelques hommes et femmes observent ce changement contre lequel ils ne peuvent rien. La terre et l’air grouille d’insectes et de bactéries. Les corps mutent. La nature reprend ses droits, intimant à la métamorphose du monde et du vivant.

Ce texte atypique donne envie de se gorger d’air, de paysages, d’odeurs et de saveurs. Et de laisser notre sauvagerie éclater au grand jour.

Christiane Vadnais – Faunes – Mars 2023 – L’Atalante

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Paternoster – Julia Richard

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Julia Richard - Pater NosterLes premières phrases

«  L’homme et la femme courent le long du grand chemin de terre bordé par des ronces sèches. Le givre craque sous leurs pas rapides. L’épaisse brume drapant la campagne masque la lumière encore timide du jour qui se lève. Les températures sont redescendues ces derniers temps.

L’homme a déjà oublié le réconfort du feu dans la cheminée. S’il le pouvait, il ferait demi-tour, il retournerait à l’intérieur  et se réchaufferait près de l’âtre familial. Oui, s’il le pouvait, car la nature paralysée par la morsure du froid hivernal est désormais leur seule issue.  » 

Circonstances de lecture

Parce que cette couverture est intrigante.

Impressions

Avec « Paternoster », Julia Richard nous propose un roman déroutant, angoissant, dérangeant, révoltant, et terriblement addictif. Impossible de décrire l’intrigue sans trop en dévoiler. Sachez juste que les éditions de l’Homme Sans Nom sortent de leurs genres de prédilection en publiant ce livre. Et c’est une très bonne chose tant « Paternoster » est une réussite.

Vous aurez bien du mal à lâcher ce roman tant vous aurez envie de savoir où Julia Richard veut vous mener avec son héroïne, Dana, que son nouveau compagnon emmène passer deux semaines de vacances bien méritées chez ses beaux-parents, au fin fond de la campagne. Dès le départ, on sent, comme Dana, que quelque chose cloche. Mais quoi ? Julia Richard maîtrise son sujet de bout en bout, brouillant les pistes pour mieux attraper son lecteur. Ce roman féministe ne peut que faire réagir, en traitant de manière juste et glaçante de la famille, de la violence des classes, et du conformisme social. Une vraie claque d’horreur ordinaire, une histoire particulièrement oppressante et obsédante.

Julia Richard – Paternoster – Mai 2023 – Éditions de l’Homme Sans Nom

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