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Les Hygialogues de Ty Petersen – Saul Pandelakis

27 lundi Nov 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, extra-terrestre, Goater, idées de lecture, La séquence Aardtman, lecture, Les Hygialogues de Ty Petersen, Livres, quoi lire, Saul Pandelakis, SF

Saul Pandelakis - Les Hygialogues de Ty PetersenLes premières phrases

«  J’étais un corps céleste parmi les autres et ma trajectoire n’était pas claire.

Je parle de trajectoire globale, car celle que mon corps suivait ce matin-là avait le mérite d’être déterminée. C’était celle du bus X27. Il traversait la ville pour m’emmener au travail, moi, et beaucoup d’autres encore tout pleins de sommeil, la tête dans les écrans en attendant la caféine.  » 

Circonstances de lecture

Parce que La Séquence Aardtman de Saul Pandelakis avait été un gros coup de cœur !

Impressions

Après mon énorme coup de cœur pour le précédent roman de l’auteur, La Séquence Aardtman, je ne pouvais que me ruer sur le deuxième roman de Saul Pandelakis, acheté en avant-première (et dédicacé avec mon prénom en sunduz) aux Utopiales. Ici, Saul Pandelakis nous plonge dans le quotidien de Ty, jeune Française vivant à New York, jonglant avec sa langue natale, l’anglais, et le sunduz, langue des extra-terrestres ayant atterri en plein Central Park à bord de leur vaisseau aujourd’hui cerné par un énorme bâtiment administratif, le Centre. C’est là que Ty travaille, en tant que Médiautrice. Sa tâche : dialoguer avec un Médiauteur sunduz, Akarnasasari, le tout sous l’écoute attentive du Documentaliste Mohr Corbyn. Chaque jour, ils doivent échanger sur un thème précis. Chaque jour, ils se voient, se parlent, essaient plus ou moins de se comprendre, l’un et l’autre séparé par la barrière de la langue, les travers de la traduction… et une vitre épaisse. Il y a de la frustration dans ces dialogues, de l’incompréhension, de la gêne, de la curiosité, de l’énervement, de la méfiance aussi, de la lassitude… Il y a enfin la rencontre de deux êtres brisés, et de deux cultures. 

Ce roman est court, trop peut-être, tellement j’aurais aimé rester encore un petit moment aux côtés de Ty et d’Akarnasasari, à les écouter échanger moitié en sunduz, moitié en français, tout en grignotant les cookies de Corbyn, et peut-être même franchir la porte du vaisseau pour apercevoir ce qu’il y a derrière. J’ai beaucoup aimé cette lecture. Encore une fois, j’ai adoré le style de Saul Pandelakis, et toutes les réflexions qu’il émet à travers son histoire et ses personnages. Le choix qu’il a fait de créer le langage sunduz et d’écrire les dialogues en sunduz, en sunduz latinisé (pour avoir la phonétique) et en français est juste génial. Tout comme son choix d’écrire les dialogues en anglais (avec leur traduction en français). Cela crée un véritable sentiment d’immersion dans le cadre multiculturel dans lequel évolue Ty. La difficulté qu’ont Ty et Akarnasasari à se faire comprendre l’un de l’autre montre bien à quel point la traduction peut être inexacte, incomplète, et belle tout à la fois. L’émotion déborde de ce court roman, car si Ty et Akarnasasari ne peuvent se toucher physiquement à cause de la vitre qui les sépare, leurs échanges touchent au plus profond d’eux-mêmes. Leurs émotions percent dans les termes qu’ils choisissent d’employer, dans les non-dits aussi, dans leurs sautes d’humeurs.

Saul Pandelakis parvient à renouveler le genre du premier contact extra-terrestre. Ici, ce n’est pas une énième histoire d’invasion, non, il s’agit plutôt d’une histoire sur la découverte et la compréhension de l’autre, sur le choc culturel, sur l’altérité, sur les barrières (de la langue, des frontières, des identités…) et la manière de traiter l’étranger. Des thèmes hautement d’actualité…

Ce roman est suivi d’une nouvelle Suntown qui se déroule quelque temps après l’histoire du roman, et qui est également vibrante d’émotions. Suivent un essai sur le thème de la vitre en SF, une interview de l’auteur par Antoine Mottier (passionnante), ainsi qu’une annexe sur le travail de création de la langue sunduz. J’ai particulièrement apprécié d’en apprendre plus sur le procédé créatif de Saul et sur ses inspirations, sa façon de travailler. Vous l’aurez compris, j’ai adoré ma lecture. J’attends maintenant avec impatience le troisième roman de l’auteur.

Saul Pandelakis – Les Hygialogues de Ty Petersen – Novembre 2023 – Goater

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Cimqa – Auriane Velten

23 lundi Oct 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Auriane Velten, Cimqa, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Imagination, lecture, Livres, Mnémos, quoi lire, SF

Auriane Velten - CimqaLes premières phrases

«  Quelqu’un crie dans le rêve de Sarah.

Ensuite, elle est dans sa chambre.

Les aiguilles du réveil pointent « en bas, en bas », et Sarah sait que cela veut dire qu’elle doit rester encore un peu au lit. Cela signifie aussi que maman vient de se lever et d’allumer la bouilloire. L’eau est toujours chaude pile au moment où elle finit de se maquiller. Quand elle vient réveiller Sarah, elle sent bon le parfum et est déjà toute prête pour le travail, sauf qu’elle a encore ses chaussons-lapins roses, parce que les chaussures à talons, celles qui « font un peu mal aux pieds, ma chérie », attendent le dernier moment, sur le paillasson de l’entrée.

L’enfant tend l’oreille, à l’affût des bruits qui doivent maintenant s’élever de la salle de bain et de la cuisine. Elle n’entend rien. Mais, dans la chambre d’à côté, il y a un, oui, un grognement.

« Maman ? »

Elle n’a pas peur. Elle ne craint plus les monstres du noir, plus depuis le dernier Noël et la veilleuse aux dinosaures emballée dans le papier bleu et or. Et, à six ans, elle croit encore que les adultes ont toujours une solution.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’avais adoré le premier roman d’Auriane Velten, After®.

Impressions

Imaginez qu’un matin le monde ne soit plus tout à fait le même au réveil, qu’une autre dimension, la cinquième, se soit immiscée subitement dans votre vie. Et qu’elle vous permette de faire apparaître, pendant quelques secondes, des choses sorties de votre imagination. Comment réagiriez-vous ?

C’est de ce postulat que part Auriane Velten dans son deuxième roman, publié encore une fois aux éditions Mnémos. J’avais adoré After®, je me suis régalée dès les premières lignes de Cimqa. Les personnages sont attachants et on prend un intérêt croissant à les suivre tout au long de l’histoire. D’autant que les chapitres alternent entre deux époques et points de vue différents : pendant l’apparition de cette nouvelle dimension, et quelques années après.

Avec Cimqa, Auriane Velten nous interroge sur le pouvoir de l’art et de l’imagination, leur beauté, et leur monétisation. Car tout se chiffre dans une société basée sur le profit. Que deviennent nos rêves d’enfant une fois l’âge adulte atteint ? Quelles concessions acceptons-nous de faire pour travailler de notre passion ? Pourquoi acceptons-nous de nous couler dans un moule, au risque d’en subir des conséquences physiques et mentales (stress, fatigue, angoisse, psoriasis, burn-out) ? L’imagination doit-elle être réglementée, limitée, bridée, et monétisée ? Voici un roman passionnant invitant à la réflexion sur notre propre créativité.

Auriane Velten – Cimqa – Octobre 2023 – Mnémos

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Tonnerre après les ruines – Floriane Soulas

02 lundi Oct 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Argyll, conseils de lecture, Critique de livre, Floriane Soulas, idées de lecture, lecture, Livres, Monstres, Mutants, post-apo, quoi lire, SF, SF post-apocalyptique

Floriane Soulas - Tonnerre après les ruinesLes premières phrases

«  Il n’y a pas de nuit dans Tonnerre. Lottie attend pourtant les heures les plus sombres pour franchir le sas qui mène à l’extérieur. Une alarme lointaine résonne dans les entrailles de la cité, une diversion. Son cœur tambourine contre ses côtes frêles. Son ventre distendu lui fait mal. Les contractions la déchirent de l’intérieur. Ses bras, ses cuisses, son cou, chaque parcelle de sa peau tire, gratte, suinte. Elle a arraché les électrodes et les aiguilles avec toute la violence dont son corps épuisé était encore capable. Du sang perle au creux de ses coudes. Chaque mouvement est un supplice. Quand ses mains, marbrées de bleus à cause des perfusions, empoignent les barreaux de l’échelle, elle pense abandonner.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’adore cette autrice et cette maison d’édition.

Impressions

C’était un des livres de SF que j’attendais avec le plus d’impatience pour cette fin d’année et je vous avoue d’emblée que j’ai été comblée. Floriane Soulas a créé un univers post-apo ultra-réaliste et détaillé. Surtout, elle prend le contre-pied du post-apo classique en nous montrant également le point de vue des monstres, ces mutants mi-hommes mi-bêtes, transformés par les virus et les radiations. Si l’on suit les tentatives des scientifiques luttant pour trouver un remède aux maladies et mutations génétiques, Floriane Soulas nous place aussi du côté des mutants. Et c’est cette confrontation de points de vue qui fait tout le sel de l’histoire, le lecteur se demandant à de multiples reprises de quel côté il se situe. Qui a raison ? Qui a tort ? Qu’est-ce que la normalité ? Et à partir de quel moment est-on un monstre ? 

Et que dire des personnages ? Férale, en premier lieu, un monstre aux yeux jaunes et à l’appétit insatiable que Lottie a sauvé de son statut de bête de foire pour en faire son binôme et son amie. Ce duo est inoubliable. Tout comme les enfants-foudres, et les réfugiés survivant aux portes de Tonnerre – cette cité renfermée sur elle-même où se cloîtrent les chercheurs – dans des bidonvilles immondes où la crasse, les maladies, la faim et la mort règnent en maître. Le tout, sous un ciel de cendre et de pluie acide. 

Vous l’aurez compris, le monde de Tonnerre pue la mort, le sang, et la crasse. Si vous êtes très sensibles, sachez que les scènes de violence sont explicites et peuvent heurter. Elles participent cependant pleinement à la construction du récit et à la création de l’ambiance du lieu. Pour survivre à Tonnerre, il faut frapper (la première), égorger, taillader. Il faut aimer, aussi, malgré tout, s’attacher à des êtres, qu’ils soient en bonne santé, difformes, malades ou monstrueux. Ces êtres là, il faut les nommer et les chérir, et leur montrer ce qu’il reste de beau et de bon en ce monde.

PS : Floriane Soulas, on en parle de la scène à la morgue ?! Comment je me suis fait avoir…

PS 2 : Floriane Soulas, y a-t-il un SAV post-trauma, petit cœur de lectrice brisé ?

PS 3 : C’est un gros coup de cœur (en morceaux).

Floriane Soulas – Tonnerre après les ruines – Octobre 2023 – Argyll

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La mer de la tranquillité – Emily St. John Mandel

10 dimanche Sep 2023

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, Emily St. John Mandel, genre, idées de lecture, La mer de la tranquillité, lecture, Livres, quoi lire, Rivages, roman, SF, voyage dans le temps

Emily St. John Mandel - La mer de la tranquilité

Les premières phrases

«  Edwin St. John St. Andrew, eighteen years old, hauling the weight of his double-sainted name across the Atlantic by steamship, eyes narrowed against the wind on the upper deck : he holds the railing with gloved hands, impatient for a glimpse of the unknown, trying to discern something – anything! – beyond sea and sky, but all he sees are shades of endless gray. He’s on his way to a different world. He’s more or less at the halfway point between England and Canada. « I have been sent into exile », he tells himself, and he knows he’s being melodramatic, but nonetheless there’s a ring of truth to it .  » 

Circonstances de lecture

Parce que ce titre m’intriguait et que j’avais adoré Station Eleven.

Impressions

Paru en 2022 en VO, La mer de la tranquillité est sorti fin août en France, aux éditions Rivages. Impossible de résumer ce livre sans trop en dévoiler… Sachez juste qu’Emily St. John Mandel revisite ici les thèmes du voyage dans le temps et des mondes parallèles. Chapitre après chapitre, elle nous fait voyager au fil des siècles, allant de 1912 à 2401, de la Terre aux colonies lunaires, à travers le destin de personnes sans lien apparent les unes avec les autres : un fils de la bonne société anglaise exilé au Canada, une écrivaine en pleine tournée promotionnelle alors qu’une pandémie approche, un jeune homme désireux de travailler pour l’institut du temps…

À travers sa plume onirique, l’autrice délivre un texte mélancolique de toute beauté, maîtrisé de bout en bout.

On retrouve ici des personnages de son précédent roman, L’Hôtel de verre (Rivages Noirs). Vous pouvez d’ailleurs lire les deux indépendamment. J’ai lu L’Hôtel de verre juste après, et cela n’a pas du tout gêné ma lecture de La mer de la tranquillité. L’Hôtel de verre nous fait suivre le destin de plusieurs personnes, notamment Vincent et son frère Paul, deux êtres paumés dont la vie va être chamboulée notamment par un mystérieux graffiti, « Et si vous avaliez du verre brisé« , apparu sur la paroi vitrée du hall de l’hôtel Caiette dans lequel ils travaillent. Et l’arrivée de Jonathan Alkaitis, un milliardaire, double romanesque de Bernard Madoff. Un vrai puzzle que ce livre inclassable, un texte mélancolique, un roman social, saupoudré d’un soupçon de fantastique. Emily St John Mandel dresse une critique du milieu financier et de la société contemporaine, tout en parlant de réalités alternatives (la contre-vie), de fantômes, et de culpabilité. Une grande autrice.

Emily St. John Mandel – Sea of tranquility (La mer de la tranquillité) – Août 2023 – Rivages

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Visite – Li-Cam

28 lundi Août 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, La Volte, lecture, Li-Cam, Livres, quoi lire, SF, Visite

Li-Cam - VisiteLes premières phrases

«  Pour être honnête, Anna n’y croyait plus. Depuis quelques ans, elle se contentait de donner lae change, comme an habitude tenace dont elle n’était pas parvenue à se défaire. An sorte de second peau trop serré, an manière de corset qui l’étouffait chaque jour davantage. Elle avait intégré lae programme spatialen européenn ou disons ce qu’yel en restait, quelques ans plus tôt. Lae gros de lae travail consistait en lae mise en orbite de petits satellites censés agir sur lae dérèglement climatique en larguant des micro-organismes dans l’haut atmosphère. L’objectif était de faire redescendre lae température terrestre moyenn. Lae projet n’en était qu’à ses prémices.  » 

Circonstances de lecture

Parce que ce roman de SF est édité par La Volte !

Impressions

Li-Cam propose une expérience de lecture exigeante mais véritablement immersive. Une fois la barrière de la langue (réinventée pour coller à une société plus juste) passée, vous vous sentirez happé par l’atmosphère de « Visite », à mi-chemin entre « Eutopia » de Camille Leboulanger, « Annihilation » de James Vandermeer, et le film « Melancholia » de Lars von Trier. Et je vous assure que la difficulté de lecture s’estompe très vite, au bout de quelques pages, et surtout que l’effort vaut le coup ! Vous découvrirez alors comment la société humaine a dû/su se réinventer pour préserver l’environnement (et par la même occasion survivre). Et comment cette fragile reconstruction risque d’être ébranlée par l’apparition soudaine d’une nouvelle planète dans le système solaire. Comment réagir face à l’incompréhensible ? 

J’ai particulièrement aimé la richesse des voix qui s’élèvent pour nous raconter cette histoire. À commencer par Néea, jeune femme handicapée aidée par sa neuro-prothèse, mais aussi Ugo et Paloma, ses colocataires, Basile, le gouverneur, les scientifiques envoyés en exploration sur la planète, ou encore la mystérieuse « ancienne » parlant dans l’ancienne langue. On s’attache à eux, on ressent leurs joies, leurs troubles, leurs angoisses. On accepte, comme eux, de ne pas tout comprendre, on se laisse porter, tout simplement, jusqu’aux dernières pages qui donnent envie de poursuivre le voyage.

Ce texte nous questionne sur notre acceptation de nouveaux modes de vies et sur la nécessité de changer radicalement notre société et nos priorités. Il nous questionne aussi sur notre rapport à la différence, au handicap, et à l’inconnu. C’est beau, angoissant et troublant tout à la fois. Une expérience de lecture que je ne suis pas prête d’oublier !

Maintenant, j’ai très envie de discuter de cette lecture, de partager mes impressions et ma compréhension du texte avec d’autres (Quid des « petites choses » qui frémissent dans le champ de vision de Néea ? Quid des « quants » et de Sitive ?). Alors, lisez-le et venez en parler avec moi après si cela vous tente ! Je vous attends !

Li-Cam – Visite – 31 Août 2023 – La Volte

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La Machine à aimer – Lou Jan

10 lundi Juil 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critic, Critique de livre, génocide, genre, idées de lecture, Intelligence artificielle, La machine à aimer, lecture, Livres, Lou Jan, quête d'identité, quoi lire, robots, roman, SF

Lou Jan - La machine à aimerLes premières phrases

«  Un bandeau funèbre défile devant leurs yeux. « Désactivation dans cinq secondes ». Stupeur. Cris. Cinq secondes. Le temps d’une question. Pas d’une réponse.  » 

Circonstances de lecture

Parce que ce titre m’intriguait.

Impressions

Nobod aurait dû mourir, comme tous les autres robots hybrides de la planète que les hommes ont décidé d’éradiquer du jour au lendemain. Elle échappe pourtant à la purge grâce à un bug. Elle devra alors se cacher pour espérer survivre et rester libre.

Lou Jan signe ici un roman de SF particulier et marquant, entre Isaac Asimov, Becky Chambers et Saul Pandelakis (La Séquence Aardtman). Elle traite de l’intelligence artificielle, des robots, du genre, des émotions, de l’avenir de l’humanité  ou encore de la quête d’identité.

J’ai dévoré ce roman qui m’a aussi bien émue que malmenée. Certaines scènes sont particulièrement difficiles car si les robots hybrides ne connaissent ni violence ni rancune (ils sont conçus pour aimer), les hommes ne connaissent quant à eux aucune limite dans la cruauté et la peur de l’autre.

Pour avoir lu d’autres avis sur ce roman, je sais qu’il ne plaît pas à tout le monde. Pour ma part, c’est un coup de cœur. Je l’ai lu en deux jours à peine. Les personnages (complexes et imparfaits) m’ont touchée, que ce soit Nobod bien sûr, mais aussi Adam, Erobel ou encore Isinyur. La Machine à aimer est un texte oscillant entre beauté, optimisme, cruauté et tragique. Poétique, dur, cru, surprenant, il sort résolument des sentiers battus. Cette fraîcheur, cette originalité et le fait d’oser aborder des thèmes sensibles sans tabou ni restriction, ça fait du bien ! Il ne peut en tout cas pas laisser indifférent. Il m’aura fortement marquée. J’ai très hâte de lire le prochain roman de cette autrice !

Lou Jan – La Machine à aimer – Juin 2023 – Critic

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Le Livre de Nathan – Nicolas Cartelet

29 jeudi Juin 2023

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Le Livre de Nathan, lecture, Livres, Mu, Nicolas Cartelet, post-apo, pouvoir de la littérature, quoi lire, roman, SF, SF post-apocalyptique

Nicolas Cartelet - Le Livre de NathanLes premières phrases

«  Deux faits notables. Primo, il n’avait cessé de pleuvoir sur la France depuis six jours. C’est à dire qu’il pleuvait depuis six jours et six nuits, littéralement sans interruption, au point que la communauté scientifique commençait à s’en émouvoir. Il y avait les indicateurs météorologiques qui n’annonçaient pas d’embellie à l’horizon et ces images d’inondations sur les chaînes d’info : quais de Seine, bords de Rhône et berges de la Garonne noyés, ainsi que ces témoignages désolés de riverains en bottes de caoutchouc pataugeant dans un salon ou une cave sinistrés ; on va faire jouer notre assurance mais en attendant, on fait quoi ? (…) Deuxio, Nathan vivait sur son voilier depuis son divorce avec Éléonore ; elle avait gardé la maison et lui s’était installé sur le vieux bateau hérité de son père.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup cette maison d’éditions.

Impressions

Après un déluge qui provoque une apocalypse maritime, seul un livre est sauvé des eaux : le manuscrit de Nathan, rejeté par les éditeurs car jugé très mauvais (voire nul). Il devient alors le dernier livre de l’humanité et se voit érigé au rang de livre sacré.

Avec beaucoup d’humour caustique, Nicolas Cartelet nous interroge sur le pouvoir de l’écrit et sur les dérives religieuses. Un texte original, à la fin inattendue, que j’ai beaucoup apprécié.

Nicolas Cartelet – Le Livre de Nathan – Juin 2023 – Mu

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Nous parlons depuis les ténèbres – Anthologie

05 lundi Juin 2023

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans français, SF

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Anthologie - Nous parlons depuis les ténèbresLes premières phrases

«  Ne dis pas que tu écris de l’horreur. Voilà le conseil qu’on m’a donné, peu avant la sortie de mon roman Widjigo, en fin d’année 2021.

Personne n’écrit d’horreur en France. D’ailleurs l’horreur, c’est mal écrit. C’est racoleur. Ça ne se vend pas. C’est commercial. Ce n’est pas une littérature de femmes. Hormis pour quelques auteurs, en général en traduction, sortis par la grâce de la critique et des jeux d’éditions en littérature générale, l’horreur aujourd’hui est encore repoussée aux marges du monde, dans ces zones floues et troubles, quasi ignorées, presque invisibles, où sur les cartes anciennes siégeaient l’interdit et les monstres…

Et pourtant…  »  (préface d’Estelle Faye)

Circonstances de lecture

Parce que cette anthologie horrifique publiée par les éditions Goater me tentait beaucoup.

Impressions

Redonner une visibilité au genre horrifique, au gothique et au fantastique, voilà l’ambition de ce recueil de nouvelles publié par les éditions Goater, à travers la plume de dix autrices françaises (Estelle Faye, Aurélie Wellenstein, Morgane Caussarieu, Micky Papoz, Lizzie Felton, Louise Le Bars, Floriane Soulas, Barbara Cordier, Cécile Guillot, Morgane Stankiewiez). Mission brillamment accomplie ! J’ai littéralement dévoré cette anthologie qui dépeint toute la richesse de ce genre mal vu en France.

Mes préférées : « Âmes sœurs » de Louise Le Bars (une plume superbe, onirique, une histoire très originale sur l’âme et les émotions) ; « Planète 9 » de Floriane Soulas (un huis-clos dans l’espace qui fait bien flipper) ; « Tu aimes les enfants » de Morgane Stankiewiez (la nouvelle la plus malaisante de ce recueil, la plus efficace aussi dans la description du monstre humain).

Je conseille cette anthologie aussi bien aux amoureux du fantastique qu’aux néophytes, tant les textes sont abordables par tous (avec un trigger warning pour « Tu aimes les enfants », mais on s’en doute dès le titre). Pour ma part, ce recueil est une pépite que je me plairai à relire. Seul bémol : j’attendais un peu plus de frissons et d’horreur. Je croise les doigts pour qu’un deuxième volume soit publié, avec des textes plongeant le lecteur encore un peu plus dans l’horreur.

À noter : la superbe illustration de couverture, signée Anouck Faure.

Nous parlons depuis les ténèbres – Mai 2023 – Goater

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Swan Song – Robert McCammon

03 samedi Juin 2023

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, Fantastique, idées de lecture, lecture, Livres, Monsieur Toussaint Louverture, post-apo, quoi lire, Robert McCammon, roman, Roman fantastique, SF, SF post-apocalyptique, Swan Song

Robert McCammon - Swan SongLes premières phrases

«  Il fut un temps où l’homme vivait une histoire d’amour avec le feu, songeait le président des États-Unis en contemplant au bout de ses doigts l’allumette qu’il venait de craquer pour sa pipe.

Il plongea son regard dans la flamme, comme hypnotisé par sa couleur, et alors qu’elle grandissait sous ses yeux, il eut une vision : une tornade de feu de centaines de mètres de haut en train de ravager ce pays qu’il aimait tant, réduisant en fumée villes et villages, transformant les fleuves en vapeur, tournoyant au milieu des fermes en ruines au cœur des terres et vomissant vers un ciel noir les cendres de centaines de millions d’êtres humains.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’avais eu un immense coup de cœur pour « Zephyr, Alabama » du même auteur.

Impressions

Vous avez adoré « Zephyr, Alabama » de Robert McCammon ? Si vous souhaitez découvrir une autre facette de cet auteur, lancez-vous dans « Swan Song », une saga apocalyptique et post-apo horrifique, en deux tomes, publiée par Monsieur Toussaint Louverture.

Au menu : une guerre nucléaire, un monde dévasté, des survivants attachants ou révoltants, du sang, de la crasse, de la cruauté, de la violence, des larmes, et un soupçon de douceur et de beauté, malgré tout. C’est une duologie qui se dévore ! Vous ne verrez pas le temps passer aux côtés de personnages inoubliables, à commencer par Sister, une sans-abri à moitié folle, Josh, un ex-catcheur, et Swan, une petite-fille très particulière. Des héros très éloignés des clichés habituels (du moins pendant une grande partie du récit), ce qui donne une fraîcheur bienvenue à ce type d’histoires. Seul bémol : le côté un peu trop manichéen du roman.

À dévorer pour celles et ceux qui ont le cœur bien accroché ! En effet, Robert McCammon n’épargne rien à ses lecteurs, décrivant l’horreur avec moult détails. Âmes sensibles, s’abstenir ! Pour les autres, foncez ! Ces deux tomes se lisent à toute vitesse. Un vrai plaisir de lecture.

Robert McCammon – Swan Song – Avril 2023 – Monsieur Toussaint Louverture

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Faunes – Chistiane Vadnais

30 mardi Mai 2023

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans français, SF

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Étiquettes

Christiane Vadnais, conseils de lecture, Critique de livre, Fantastique, Faunes, idées de lecture, L'Atalante, lecture, Livres, quoi lire, roman, SF

faune_christiane-Vadnais_dos9.5.inddLes premières phrases

«  Les êtres humains de notre temps, comme leurs ancêtres préhistoriques, rêvent la nuit de combats épiques conte les animaux.

Enserrés dans les draps, ce ne sont pas des secrets qu’ils murmurent, mais des menaces chuchotées le long de javelots, des incantations pour maintenir toute leur force tendue vers l’ennemi. Allongeant leurs bras, ils n’enlacent pas le corps qui sommeille à leurs côtés : ils combattent les loups et les ours, se protègent du vent ou cherchent leur chemin dans la tempête. Dans l’obscurité, chacun plonge dans une lutte à mort contre les forces de la nature, et cette lutte n’a pas de fin.

Pour que des rêves advienne la survie de l’espèce, il faudra revenir à des temps plus sauvages.  » 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup les textes publiés par L’Atalante

Impressions

Ce court roman confère de la poésie à la fin de la civilisation humaine. Les éléments se déchaînent, la brume recouvre le monde, l’eau monte, de nouvelles espèces apparaissent. Quelques hommes et femmes observent ce changement contre lequel ils ne peuvent rien. La terre et l’air grouille d’insectes et de bactéries. Les corps mutent. La nature reprend ses droits, intimant à la métamorphose du monde et du vivant.

Ce texte atypique donne envie de se gorger d’air, de paysages, d’odeurs et de saveurs. Et de laisser notre sauvagerie éclater au grand jour.

Christiane Vadnais – Faunes – Mars 2023 – L’Atalante

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