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~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Archives de Catégorie: Romans étrangers

C’était notre maison – Marcus Kliewer

29 lundi Sep 2025

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans étrangers

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C'était notre maison, Charleston, conseils de lecture, Critique de livre, horreur, idées de lecture, lecture, Livre, Marcus Kliewer, quoi lire, roman

Les premières phrases

« Sans prévenir, ils avaient sonné à la porte, un vendredi soir glacial.

Les inconnus qu’Eve Palmer découvrit sur son seuil semblaient assez inoffensifs. Pourtant, toujours prudente, Eve regarda à travers les stores, hésitant à ouvrir. C’était une famille de la classe moyenne, cinq personnes en épais manteaux d’hiver. Les parents avaient une petite quarantaine, devina Eve. Le père, grand, large d’épaules, la mâchoire carrée. La mère, petite et blonde, aux yeux d’un bleu froid, un crucifix en argent au cou. Entre eux, trois enfants rangés par taille – une fille, deux garçons. Ils avaient tout l’air du genre de tribu qui va déjeuner chez Applebee après le sermon du dimanche matin. Eve connaissait assez bien cette espèce d’individus.

Comme ils n’avaient rien de bien menaçant, elle leur ouvrit.

Le père sourit.

– Bonjour, mademoiselle. Désolé de vous déranger aussi tard. C’est que… j’ai grandi dans cette maison… »

Impressions

Voici une lecture parfaite pour le début d’automne, à lire de préférence le soir, seule, quand il fait nuit et que le vent souffle dehors. Frissons garantis ! J’ai eu un gros de cœur pour cette lecture horrifique, flippante à souhait.

Imaginez : Eve vient d’emménager dans une vielle maison à retaper entièrement. Le soir tombe, il fait froid dehors, sa compagne n’est pas encore rentrée du travail, et voilà qu’une famille sonne à sa porte : le père, la mère, et leurs trois enfants. Eve est plutôt méfiante, pas très à l’aise avec les gens, mais voilà, le père lui demande s’il pourrait montrer la maison à sa petite famille, car c’est la maison de son enfance, ce serait l’affaire de quelques minutes seulement. Et voici que, sans trop savoir pourquoi, Eve accepte et les laisse entrer chez elle. C’est alors qu’elle se fait la réflexion qu’elle ne voit pas la voiture dans laquelle ils sont arrivés. Et puis, le père a des remarques étranges, la petite fille est bizarre et soudain elle se cache au sous-sol, méandre de couloirs et de coins sombres… Surtout, dehors, la neige se met à tomber… Et une petite voix souffle à l’oreille d’Eve qu’ils ne sont pas prêts de s’en aller…

L’ambiance pesante et angoissante est très réussie. J’ai vraiment eu peur en lisant ce roman ! Et j’ai enchaîné les pages sans m’en rendre compte. C’est une lecture qui fait bien cogiter, notamment avec les documents annexes s’intercalant entre les chapitres, qui invitent le lecteur à se creuser les méninges pour essayer de comprendre ce qui se trame autour de cette vieille maison. Je ne peux que vous recommander cette lecture horrifique, qui paraît le 02 octobre.

Seul bémol : ce bandeau avec la citation de Freida McFadden… Je comprends l’idée d’attirer les lecteurs de La femme de ménage, mais personnellement, je n’ai pas besoin de ça pour avoir envie de le lire (au contraire). Je l’avais déjà repéré en VO et c’est pour cela que je me suis jetée dessus. D’autant que ce roman horrifique n’a rien à voir avec les livres de Freida McFadden.

C’était notre maison – Marcus Kliewer – Charleston – Octobre 2025 – Traduit de l’anglais par Laurent Bury

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Et que désirez-vous ce soir – Premee Mohamed

07 dimanche Sep 2025

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, cyberpung, Et que désirez-vous ce soir, idées de lecture, L'Atalante, lecture, Livre, Premee Mohamed, quoi lire, SFFF

Les premières phrases

« La morte s’est réveillée, a demandé son parfum, nous le lui avons donné et elle s’est rendormie.

Alors je me suis félicitée de n’avoir laissé personne fouiller dans ses affaires, comme ça arrive souvent avant les obsèques. Quelqu’un aurait pu porter son parfum pendant la cérémonie, mais ça ne s’est pas produit.

Et maintenant elle est sur mon lit, sa main d’un blanc bleuté fermée sur la fiole brillante. La seule chose qu’elle désirait. »

Impressions

J’aime décidément beaucoup les novellas de Premee Mohamed. Après La migration annuelle des oiseaux, sa suite Ce qui se dit par la montagne, et le très bon Comme l’exigeait la forêt, la voici qui nous propose une novella entre cyberpunk et fantastique avec Et que désirez-vous ce soir.

Tout commence par un événement a priori impossible : une morte qui se réveille à son enterrement ! Aussitôt, ses collègues entendent bien la cacher, à commencer par Joyau, la narratrice de cette histoire, courtisane de luxe dans la Maison la plus huppée de la ville. Mais c’est sans compter la soif de vengeance de la ressuscitée, menaçant le quotidien plus ou moins paisible de cette prison à la fois dorée et opprimante.

À travers cette histoire, Premee Mohamed rappelle comment les puissants arrivent à ôter toute liberté aux plus faibles en leur promettant protection, argent, et sécurité. Elle propose ainsi une histoire de rébellion différente de ce que l’on a l’habitude de lire, en prenant le partie de se placer du point de vue de celles qui n’osent pas enfreindre les règles ni risquer leur quotidien pour un meilleur aléatoire.

Si j’aurais aimé que l’univers cyberpunk et le contexte sociétal soient plus détaillés, ce fut au final une bonne lecture.

Et que désirez-vous ce soir – Premee Mohamed – Août 2025 – L’Atalante – traduit de l’anglais par Marie Surgers – Couverture réalisée par Thomas Dambreville

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Graveyard Shift – M.L. Rio

01 lundi Sep 2025

Posted by Aurélie in Fantastique, Policiers / Thrillers, Romans étrangers

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Bragelonne, conseils de lecture, Critique de livre, Dark Academia, Fantastique, Graveyard Shift, idées de lecture, lecture, Livre, M.L. Rio, novella, quoi lire, roman, Thriller

Les premières phrases

« Ils se retrouvaient au cimetière tous les soirs à minuit. Ce n’était pas vraiment prémédité, mais pas tout à fait par hasard non plus. Le règlement de l’université interdisait de fumer à moins de trente mètres d’un bâtiment du campus, et, du côté ouest où les frontières entre l’école de médecine et la communauté au sens large étaient particulièrement poreuses, le seul endroit où une personne avide d’une cigarette pouvait se poster sans crainte était le cimetière mal entretenu derrière l’église Saint-Antoine-l’Anachorète. »

Impressions

J’ai dévoré cette novella, écrite par l’autrice de If We Were Villains, M.L. Rio. L’histoire gravite autour d’un campus universitaire, d’un cimetière, d’une église à l’abandon, et d’un bar. Cinq personnes se retrouvent régulièrement dans le cimetière pour y fumer en paix, le plus souvent en pleine nuit, sur les coups de minuit. Et puis, un soir, elles découvrent un trou fraichement creusé dans la terre du cimetière abandonné…

Chaque chapitre nous donne le point de vue d’un des cinq protagonistes, nous permettant d’avancer dans l’enquête autour de ce trou et de son mystérieux fossoyeur, alors même que des incidents étranges et violents ont lieu sur le campus.

L’ambiance est glauque, macabre, sombre comme il faut. La tension est omniprésente, et les personnages fouillés. Cette novella à mi-chemin entre thriller et fantastique est une totale réussite. À tel point que je me laisserai peut-être tenter par la lecture du titre qui a fait connaître M.L. Rio, If We Were Villains.

Graveyard Shift – M.L. Rio – Août 2025 – Bragelonne – Traduit de l’anglais (USA) par Clémentine Curie – Couverture réalisée par Teagan White

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Entre autres univers – Emet North

18 lundi Août 2025

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, Denoël, Emet North, Entre autres univers, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, roman, science fiction, SF

Les premières phrases

« Voici ce dont je me souviens le mieux des mois que j’ai passés à chercher la matière noire : il est des choses dans l’univers qu’on ne peut percevoir qu’en en détournant les yeux. C’est ce que m’a dit le professeur qui dirigeait le laboratoire lorsqu’il m’y a accueillie le premier jour, et je me rappelle avoir pensé : oui, évidemment, et ç’a été une révélation pour moi parce que, à l’époque, le monde me semblait n’avoir aucun sens. »

Impressions

J’aime les ovnis littéraires, et Entre autres univers en est un parfait exemple. Résumer ce roman kaléidoscope reviendrait à trop vous en dire et à vous ôter le plaisir de la découverte. Sachez juste avant de l’ouvrir que ce livre est original, déroutant, fascinant et planant, qu’il vous conduira sur les pas d’une jeune femme, Raffi, pas bien ni dans sa tête ni dans son corps (mais qui l’est vraiment ?). Vous la suivrez d’une ligne temporelle à une autre, chapitre après chapitre.

Ce livre parle de nos choix, des regrets et des remords qui pèsent lourds sur les épaules, d’identité, de deuil, de dépression, de destruction et de reconstruction, du pardon, de courage et de résilience, d’amitié et d’amour. Vous y croiserez Britt, Alice, Caleb, Graham, Miko ou encore Kay, telles des étoiles dans les vies de Raffi. Vous y lirez des phrases qui resteront longtemps en vous : « Peut-être devrions-nous construire à la tristesse un endroit où vivre » ; « Peut-être que si je comprends la matière noire et le ciel nocturne, je comprendrai aussi comment me lever le matin. » Laissez-vous à votre tour envoûter par ce premier roman déroutant !

Entre autres univers – Emet North – Mai 2025 – Denoël – Traduit de l’anglais (USA) par Gilles Goullet – Couverture réalisée par Pascal Guédin

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The Surviving Sky – Kritika H. Rao

02 samedi Août 2025

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans étrangers, SF

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Albin Michel Imaginaire, conseils de lecture, Critique de livre, Fantasy, idées de lecture, Kritika H.Rao, lecture, Les Survivants du Ciel, Livre, post-apo, quoi lire, roman, SF, The rages trilogy, The surviving sky, Titan Books

Les premières phrases

« The bracken didn’t react to Ahilya as it should have. She tried again, drawing her desire for the leaves to part to a single point. « Open. I want to see. »

It was unnatural – eerie almost – how defiant the plants were. It was as if her limbs refused to move despite the command of her mind.

She stood alone on a wide curving terrace of her airborne city, Nakshar. « 

Impressions

Ce premier tome d’une trilogie est un parfait mélange de Fantasy et de SF. Dans un monde soumis aux colères de la nature, les derniers rescapés de l’humanité se sont réfugiés dans des cités végétales flottant dans les airs grâce à la magie des architectes (la trajection). Si son mari Iravan fait partie de la caste des architectes, Ahilya n’a que peu de poids au sein de la communauté, n’étant qu’une simple archéologue. Et sa frustration est grande !

J’ai adoré l’univers créé par l’autrice, s’inspirant de la culture hindouiste et mélangeant habilement fantasy et post-apo. Le système de magie est particulièrement original et bien trouvé. Quant aux personnages, ils sont totalement imparfaits et ça fait du bien de sortir de l’image souvent trop lisse et manichéenne du héros ! Je n’avais qu’une hâte en lisant ce roman : découvrir l’origine de leur mode de vie flottant, la source de la magie des architectes, et la nature des Yakshas, sorte d’animaux géants semblant résister inexplicablement aux ouragans chroniques. Sachez d’ailleurs que toutes les réponses seront apportées dans ce premier tome, évitant ainsi toute frustration !

Il sort en VF le 27 août 2025 chez Albin Michel Imaginaire (traduit par Florence Bury, et illustré par Didier Graffet), sous le titre Les Survivants du Ciel. Et je ne peux que vous conseiller de le lire pour son originalité. Pour ma part, je vais de ce pas me procurer le tome 2 en VO…

The Surviving Sky – Kritika H. Rao – Juin 2023 – Titan Books

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Water Moon – Samantha Sotto Yambao

19 samedi Juil 2025

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans étrangers

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Bragelonne, conseils de lecture, Critique de livre, Fantasy, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, roman, Samantha Sotto Yambao, Water Moon

Les premières phrases

« Le temps n’a de frontières que celles que les gens lui tracent. En ce jour d’automne particulièrement froid, Ishikawa Hana lui avait donné pour frontière la plus fine couche de peau, celle de ses paupières. Aussi longtemps qu’elle les gardait fermées, elle maintenait la démarcation entre les deux moitiés de sa vie : les vingt et une années écoulées avant qu’elle se décide à ouvrir les yeux, et tout ce qui allait arriver ensuite.

Elle tira la couverture sur sa tête – encore brumeuse des vapeurs d’alcool de la veille – et fit comme si sa première matinée en tant que responsable de la boutique de prêteur sur gages n’avait pas encore commencé. »

Impressions

Water Moon est une lecture qui vous emportera dans un monde à la lisière d’Alice au pays des merveilles, d’un roman de Haruki Murakami, et d’un film de Hayao Miyazaki. Vous y trouverez un restaurant de ramen qui se transformera de temps à autre en une petite boutique de prêteur sur gages où vous pourrez, si vous le souhaitez, y céder un de vos regrets. Dans ce monde au-delà du nôtre, les cerfs-volants deviennent des étoiles, des tatouages visibles uniquement sous la pluie marquent votre destin, des oiseaux pépient dans des cages, des grues en origami voguent dans les cieux, la mer se fait nuages se déversant sur le sable. Vous pourrez sauter à pieds joints dans des flaques, courir dans une prairie de fleurs sauvages, voyager au son d’une chanson, plonger les mains dans un sac sans fond, à l’instar de celui de Mary Poppins, ou encore découvrir la bibliothèque des égarés. Tout en vous questionnant sur vos choix de vie.

Oubliez donc les lois pragmatiques de notre monde ! Offrez-vous une parenthèse magique pleine de fantaisie, de rencontres douces et amers, de moments inoubliables, et de reflexions sur le sens de la vie. Attention cependant aux apparences, souvent trompeuses… Et j’oubliais l’essentiel : vous pourriez bien enfin résoudre le mystère des chaussettes orphelines ! Si, avec toutes ces raisons, je ne vous ai pas encore donné envie de plonger dans Water Moon, alors c’est que vous avez peut-être perdu votre âme d’enfant et la joie de l’émerveillement. Une raison de plus de vous lancer dans Water Moon…

Water Moon – Samantha Sotto Yambao – Juin 2025 – Bragelonne – Traduit de l’anglais (Philippines) par Vincent Basset

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Quand nos os retourneront à la terre – V.E. Schwab

07 lundi Juil 2025

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans étrangers

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Les premières phrases

« La veuve arrive un mercredi.

Maria s’en souvient, car c’est le jour du bain, or ses cheveux mettent une éternité à sécher, une fois lavés et peignés. Elle s’en souvient, car il fait chaud pour cette fin d’avril, et qu’avant que le carillon de l’église n’interrompe sa rêverie, elle est assise dans un rayon de soleil en bordure de la cour, en train de sucer un noyau de cerise (une des premières de la saison) et de tendre une mèche de ses cheveux à la lumière pour voir s’ils ont commencé à foncer ou s’ils sont encore humides, tout simplement.

De l’avis de sa mère, Maria se fait trop vaniteuse, alors même qu’elle la force à se coucher une fois par semaine avec de l’argile dans les cheveux dans l’espoir d’estomper leur éclat aveuglant. De ce qu’en sait Maria, le procédé est sans effet. Au contraire, même, sa crinière semble flamboyer toujours plus. »

Impressions

Après mon coup de cœur pour La vie invisible d’Addie Larue, mes attentes étaient hautes concernant le dernier roman de V.E. Schwab. Ce fut au final une bonne lecture, sans toutefois être un coup de cœur. Je m’attendais en effet à une revisite beaucoup plus originale de la figure du vampire et c’est ce manque d’originalité qui m’a un peu déçue. Il n’en demeure pas moins que V.E. Schwab propose une revisite féminine, féministe et lesbienne du mythe du vampire et, en cela, c’est une totale réussite.

Au menu : trois héroïnes marquantes que l’on suit alternativement, nous baladant entre l’Espagne de 1521, et les États-Unis de 2019, en passant par l’Italie ou encore l’Angleterre. Trois femmes qui vont tour à tour devenir des vampires et vivre leur nouvel état de manière plus ou moins différente. Comme dans La vie invisible d’Addie Larue, V.E. Schwab nous parle d’immortalité, du temps qui passe, de liberté, de féminisme, d’amour, et des souvenirs qu’on laisse derrière soi. L’ambiance du livre est envoûtante, oscillant entre ombre et lumière, entre scènes douces et scènes violentes. Qui de Maria, Charlotte ou Alice préférerez-vous ?

Quand nos os retourneront à la terre – V.E. Schwab- Juin 2025 – Lumen – Traduit de l’anglais (USA) par Mathilde Tamae-Bouhon et Ombeline Marchon – Couverture réalisée par Artem Chebokha

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Comme l’exigeait la forêt – Premee Mohamed

04 mercredi Juin 2025

Posted by Aurélie in Fantastique, Fantasy, Romans étrangers

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Les premières phrases

« L’aube n’était pas encore levée quand ils vinrent la chercher.

Véris s’arracha à son lit dans les profondeurs d’un matin maritime, avec la lumière bleu profond qui inondait la petite maison, sans trace de soleil ; elle nagea, lui semblait-il, vers la lampe du couloir pour y porter une allumette ondoyante qui flambait mal ; elle descendit l’escalier à la nage.

La porte d’entrée cognait dans son chambranle à chaque coup, et des éclats de bois et de peinture s’en détachaient, comme si les visiteurs invisibles, au lieu de frapper, l’attaquaient avec un bélier. Elle était fermée de l’intérieur, mais les verrous et les barres commençaient à céder quand elle arriva. Elle l’ouvrit à la hâte, avec force jurons adressés aux clés trop vieilles, et écarta le battant. »

Impressions

Oserez-vous pénétrer dans les bois de l’Ormévère d’où nul ne revient ? Seule Véris Ronce y est déjà allée et en est revenue indemne, il y a des années de cela… Et voilà que le tyran lui ordonne d’y retourner car ses deux précieux enfants s’y sont perdus. Sa mission : les retrouver et les ramener, sinon le tyran fera tuer ses proches et tout son village… On ne peut rien refuser au tyran, alors Véris noue fermement ses cheveux, glisse dans sa poche un cube de charbon, une châtaigne et une petite sculpture en bois, et s’enfonce dans ces bois maudits. Il lui faudra faire attention aux créatures hideuses, aux apparences souvent trompeuses, à ce qui donne faim ou à ce qui fait peur… Et surtout, surtout, il lui faudra conserver son calme, et respecter les règles de ce lieu : ne pas couper de bois vivant, ne pas faire couler le sang d’un animal, accepter un échange si nécessaire, ne jamais négocier, ne jamais accepter de « cadeau ».

Comme j’ai aimé cette histoire aux allures de contes, à la fois poisseuse, envoûtante et effrayante, traitant de la domination des puissants, et du deuil. Une très bonne lecture !

Comme l’exigeait la forêt – Premee Mohamed – Mai 2025 – L’Atalante – Traduit de l’anglais par Marie Surgers – Couverture réalisée par Veronica Park

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La mort de l’auteur – Nnedi Okorafor

12 lundi Mai 2025

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Les premières phrases

« Quelle histoire vous intéresse, au juste ?

Honnêtement, je ne vois pas trop. Même après tout ce qui s’est passé, Zelu sera toujours Zelu pour moi, point barre. Ce que vous croyez savoir sur elle n’est que pure invention. La vie est courte. La fortune, éphémère. La notoriété, un simple tourbillon de poussière. Ce sont les gens qui rêvent et s’imaginent des choses lorsqu’ils prononcent votre nom, comme si c’était un objet tangible – ce qu’il n’est pas. Un nom n’est rien de plus qu’un nom. Un son.

Ce qui compte, c’est la famille. Sans famille, vous n’êtes rien. Rien qu’un débris qui chute à travers l’espace. Ni vu, ni connecté, ni collecté – inconnu, quel que soit le niveau de votre célébrité.

Zelu fera toujours partie de notre famille. Elle sera toujours ma sœur. Quoi qu’il advienne. »

Impressions

Avec La mort de l’auteur, Nnedi Okorafor propose un roman de SF qui devrait plaire aussi bien aux amateurs du genre qu’aux néophytes en la matière. Elle aborde en effet principalement la question de la création puis de l’appropriation d’une œuvre littéraire par ses lecteurs (le fameux concept de la mort de l’auteur de Roland Barthes). En ce sens, ce roman n’est pas sans rappeler des thématiques abordées par R.F. Kuang dans son thriller Yellowface.

Ici, Nnedi Okorafor construit son récit autour de trois niveaux de narration : le premier nous fait suivre le quotidien de Zelu, jeune femme paraplégique d’origine nigériano-américaine qui va subitement connaître le succès avec son roman de SF Robots rouillés ; le second nous propose des interviews de membres de sa famille ; le troisième nous transporte entre les pages de son roman Robots rouillés, aux côtés du robot Ankara et d’IA fantômes. Si les interviews des membres de sa famille m’ont au final peu intéressée (je dois dire que j’ai détesté quasiment toute sa famille !), les deux autres modes narratifs sont prenants, même si j’attendais un peu plus de la partie axée sur les robots et les IA.

Les thématiques abordées sont en tout cas passionnantes : handicap, IA, processus créatif, appropriation d’une œuvre par le public une fois publiée, rapport au corps, tolérance, empathie, humanité… L’héroïne est particulièrement émouvante dans ses questionnements et sa volonté de s’approprier son propre corps, d’oser faire des choix (même risqués), d’aller au bout de ses rêves en dépit du jugement des autres. J’avais d’ailleurs beaucoup d’appréhension et d’énervement face à ce qui lui arrivait, en particulier les réactions de sa famille face à ses choix. Le regard des autres (aussi bien des inconnus que de ses proches) sur son handicap est particulièrement bien décrit et révoltant. Ce fut au final une lecture assez éprouvante pour mes nerfs mais que je ne regrette pas.

Une citation marquante :
« Elle adore la science-fiction et lit goulûment. C’est d’ailleurs elle qui m’a expliqué en quoi ce genre littéraire est si important. En quoi il aborde la différence, permet de voir davantage, d’examiner la nature humaine et d’inventer demain. Sa seule existence m’a aidé à évoluer en tant qu’homme et en tant que personne. »

La mort de l’auteur – Nnedi Okorafor – Mars 2025 – Robert Laffont – traduit de l’anglais (USA) par Fabien Le Roy – Couverture réalisée par Victor Lejeune

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Chlorine – Jade Song

05 lundi Mai 2025

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans étrangers

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Argyll, body horror, chlorine, conseils de lecture, Critique de livre, Fantastique, idées de lecture, Jade Song, lecture, Livre, quoi lire, roman

Les premières phrases

« Vous n’êtes pas ici de votre plein gré. Vous êtes ici car je vous ai d’abord désirés. Je vous ai attirés à moi en usant intentionnellement de mes charmes : ma beauté éthérée, mon chant de sirène, mes tablettes de chocolat, ma queue d’écailles brodées dans la chair.

Oubliez tout ce que l’on vous a appris sur les sirènes. Cela fait trop longtemps que vous êtes gavés de contes de fées « tous publics », expurgés du sang et de la crasse de leurs versions originelles par des employés en costard. »

Impressions

Dès les premières phrases de son roman, Jade Song prévient ses lecteurs : Chlorine ne sera pas un conte de fées et son héroïne Ren Yu ne sera pas une sirène telle Ariel dans le dessin animé des studios Disney. Ici, les sirènes saignent, transpirent, se gavent de plats protéinés, font de la muscu, pleurent et souffrent en cachette, se tiennent bien droites et fières devant les autres. Car pour accéder au bonheur, il faut tout donner. Ren Yu l’a bien compris depuis toute petite : pour faire le bonheur de ses parents, elle donnera tout pour devenir la meilleure nageuse de son équipe, et ainsi décrocher une bourse d’études et être acceptée dans les meilleures universités du pays. Même si, pour cela, elle doit suivre les ordres insensés de son entraîneur, subir le mépris de ses camarades, subir les regards trop appuyés des hommes sur son corps parfait.

Lire Chlorine, c’est ressentir l’odeur du chlore imbibant la vie de Ren, souffrir à ses côtés comme en apnée. C’est surtout ressentir les bouleversements de l’adolescence, la dureté de la compétition sportive de haut niveau, les souffrances du corps féminin. Jade Song décrit tout cela de façon crue et réaliste, elle parle de règles, de tampons, de poils, de douleurs pelviennes, d’endométriose, de tout ce qui reste trop souvent tu et caché, alors que c’est la réalité. Chlorine fait l’effet d’une claque. C’est une lecture étouffante, malaisante, mais c’est aussi une lecture hypnotique et libératrice qui parle du désir d’être soi malgré les préjugés, de la transformation d’un corps pour pleinement se sentir soi-même. Un livre de body horror que je ne suis pas prête d’oublier…

Jade Song – Chlorine – 14 Mai 2025 – Argyll – traduit de l’anglais (USA) par Marie Koullen – Couverture réalisée par Anouck Faure

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