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Love In Books

~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Archives de Catégorie: Romans étrangers

Les beaux et les élus – Nghi Vo

21 mercredi Août 2024

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans étrangers

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conseils de lecture, Critique de livre, Fantastique, Gatsby le magnifique, idées de lecture, L'Atalante, lecture, Les beaux et les élus, Livres, Nghi Vo, quoi lire, Scott Fitzgerald, SFFF

BEAUX-ELUS_dos22.inddLes premières phrases

«  Le vent soufflant du détroit entra dans la maison et nous emporta, Daisy et moi, autour de la demeure d’East Egg, telles des aigrettes de pissenlit, tels des flocons d’écume, telles deux jeunes femmes en robe blanche sans un souci pour les alourdir. » 

Circonstances de lecture

Parce que c’est L’Atalante et Nghi Vo !

Impressions

Après sa série des Archives des Collines-Chantantes, Nghi Vo livre une réécriture de Gatsby le Magnifique de Scott Fitzgerald, faisant de Jordan Baker, joueuse de golf et meilleure amie de Daisy, la narratrice de cette histoire. Si Les beaux et les élus conservent le même déroulement narratif que ce grand classique de la littérature américaine, c’est dans sa description des personnages et leurs rapports entre eux que Nghi Vo propose des variations. Jordan Baker devient ainsi une jeune femme libre, queer et indépendante, essayant de faire oublier (et d’oublier elle-même) ses origines vietnamiennes, dans une société fortement marquée par la ségrégation raciale. Nghi Vo saupoudre également sa version de Gatsby d’une bonne dose de fantastique et de réalisme magique. A l’instar de la première scène du roman où Daisy et Jordan flottent au gré de la brise dans les pièces de la demeure des Carraway, telles des pétales de fleurs ou des fées espiègles. La magie apparaît également lorsque Jordan découpe des formes de papier prenant subitement vie. Il n’est pas impossible non plus de croiser des fantômes, au détour d’une rue ou d’un couloir, de vendre son âme au diable, ni d’avoir des visions après quelques gorgées d’une boisson démoniaque. La plume de Nghi Vo est poétique, envoûtante et sensuelle et cela participe grandement au plaisir de lecture. Il m’a été cependant impossible de m’attacher aux personnages. Ils sont tous odieux à leurs façons, s’utilisant les uns les autres pour essayer de toucher du doigt un bonheur finalement impossible. Signe que l’argent ne fait pas tout, loin s’en faut ! Ce sont au final quasiment tous des « gosses de riches », nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, soucieux uniquement de leur propre petite personne et menant des vies insouciantes. 

Nghi Vo – Les beaux et les élus – Août 2024 – L’Atalante

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La Geste d’Hamlet Evans – Rafael Marin

19 lundi Août 2024

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Argyll, Cirque, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, La Geste d'Hamlet Evans, lecture, Livres, Poète, quoi lire, Rafael Marin, SF, SFFF, Space opera

Rafael Marin - La Geste d'Hamlet EvansLes premières phrases

«  Je dépoussière ma vieille perruque rouge et je l’ajuste soigneusement sur ma tignasse, juste assez penchée pour qu’elle ne paraisse pas trop naturelle, mais suffisamment droite pour qu’elle n’ait pas l’air grotesque. Cela me semble bien. Je cligne des yeux et décide d’ajouter un peu de couleur sur mes paupières. Parfait. Un autre point de réglé. Enfin, je mets mon nez, vert comme un petit pois, mon chapeau noir et ma fleur en plastique d’un blanc étincelant. Prépare-toi à applaudir , ô public, voici qu’arrive Hamlet ! » 

Circonstances de lecture

Parce que j’adore cette maison d’édition.

Impressions

Je crois qu’il s’agit du premier auteur de SF espagnol que je lis… Argyll a en effet eu la très bonne idée de publier et traduire (par Sylvie Miller) ce space opera écrit en 1984 par Rafael Marin.  Et je dois dire que j’ai adoré !

Si ce roman date d’il y a 40 ans, cela ne se ressent pas du tout, tant l’écriture comme les thèmes abordés sont totalement actuels. J’ai particulièrement apprécié l’originalité de ce texte qui mélange avec habileté le genre du space opera, avec une critique acerbe du colonialisme, de la guerre, et du capitalisme, et en y associant des poètes, des artistes de cirque et même de la poussière de fée !

Suivez donc Hamlet Evans, ce Terrien très ordinaire, qui, n’ayant aucun talent pour être soldat, décide de postuler pour devenir poète et qui, contre toute attente, voit sa candidature acceptée par le tout puissant New York. Commencent alors des années de formation au Monastère pour pouvoir devenir poète à bord d’un navire de guerre ayant pour but de conquérir de nouvelles planètes pour le compte de la Corporation. Un noble métier ? À première vue, oui, peut-être, jusqu’à ce que la réalité du terrain lui fasse voir ce métier (et la mission de la Corporation) sous un autre jour…

Je ne peux que vous inviter à découvrir l’histoire d’Hamlet Evans ! Une très belle aventure spatiale, où les artistes occupent une place de choix. 

Rafael Marin – La Geste d’Hamlet Evans – Août 2024 – Argyll

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Baumgartner – Paul Auster

13 mardi Août 2024

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Actes Sud, Baumgartner, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livres, Paul Auster, quoi lire

Paul Auster - BaumgartnerLes premières phrases

«  Baumgartner est assis à son bureau dans la pièce du premier étage qu’il désigne parfois comme son bureau, son cogitorium ou son trou. Stylo en main, il est engagé à mi-chemin dans une phrase du troisième chapitre de sa monographie sur les pseudonymes de Kierkegaard quand il lui apparaît que le livre qu’il a besoin de citer se trouve en bas au salon,où il l’a laissé avant de monter se coucher la veille. »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Paul Auster…

Impressions

Voilà. J’ai lu le dernier roman de Paul Auster, cet auteur américain dont j’ai dû lire une vingtaine de livres, toujours transportée par sa plume envoûtante et précise. Ici, l’auteur, décédé depuis peu, parle de la fin d’une vie, celle de Sy Baumgartner, professeur de philosophie, veuf depuis dix ans, dont les souvenirs de sa femme affluent à son esprit en apercevant un objet anodin, en observant les nuages, en recevant une lettre.

Sy serait-il le double fictif de Paul, et Anna Blum (oui Anna Blum) le double fictif de sa femme Siri Hustvedt, également poétesse ? Quoi qu’il en soit, on se plaît à se perdre dans les différents fils narratifs que tisse Paul Auster : des souvenirs de Sy aux textes écrits par sa femme, en passant par ses propres récits. Tout coule avec fluidité, le roman forme une boucle et on se plaît à poursuivre son histoire une fois notre lecture achevée.

Un texte autour du deuil, de la création, et de l’amour, qui clôt avec brio l’œuvre inoubliable d’un très grand écrivain.

Paul Auster – Baumgartner – Mars 2024 – Actes Sud

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Gideon la Neuvième – Tamsyn Muir

25 mardi Juin 2024

Posted by Aurélie in Fantastique, Fantasy, Romans étrangers, SF

≈ 5 Commentaires

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Actes Sud, Babel, conseils de lecture, Critique de livre, Fantastique, Fantasy, Gideon la Neuvième, idées de lecture, lecture, Livres, quoi lire, SF, SFFF, Tamsyn Muir, Tombeau Scellé

Tamsyn Muir - Gideon la NeuvièmeLes premières phrases

«  En l’an Myriade de notre Seigneur, la dix millième année du Roi Immortel, le bienveillant Prince de la Mort, Gideon Nav prit son épée, ses bottes et ses magazines pornos et s’évada de la Neuvième Maison. » 

Circonstances de lecture

Parce que j’adore les livres inclassables.

Impressions

Gideon Nav en a plus que marre de croupir au milieu de nonnes sclérosées et de squelettes décérébrés. C’est sûr, aujourd’hui, elle va s’évader de la Neuvième Maison, dresser son majeur à la face de Harrowhark Nonagesimus, la Respectable Fille de la Neuvième Maison, nécromancienne osséo et principale responsable de sa vie misérable. Reste qu’avant de pouvoir tracer son chemin, elle va devoir rendre un dernier service à son ennemie d’enfance : participer avec  Harrowhark à une sélection pour qu’elle devienne Lycteure, autrement dit serviteur éternel de l’Empereur.

J’ai adoré cette lecture ! Tamsyn Muir a écrit un roman inclassable, un mélange des genres parfait entre fantasy (et ses combats à l’arme blanche), space-opera et fantastique. Le tout sur un ton totalement décalé. Les réparties de Gideon sont particulièrement savoureuses et j’ai ri à de nombreuses reprises à l’écouter parler avec sa verve trash et en inventant des noms d’oiseaux jouissifs (le « bordel de b*** » m’aura fait rire aux éclats !). Vous l’aurez compris, j’ai été dès les premières pages totalement emballée par notre héroïne rebelle, le visage peinturluré d’un maquillage morbide imposé par sa Maison, mais rehaussé de sa touche personnelle : des lunettes de soleil. Le lieu où se tient la sélection est particulièrement riche de mystères et de pièges. Et je me suis prise au jeu de savoir qui pourrait l’emporter, entre les représentants des neufs Maisons (merci à la liste des personnages au début du roman qui permet de s’y retrouver !).

Vous aimez la fantasy ? Vous êtes plutôt SF ? Vous adorez le fantastique ? Lisez Gideon la Neuvième ! Totalement inclassable, ce premier tome d’une tétralogie (que je vais m’empresser d’engloutir), est un remède efficace à la morosité et au stress ambiants.

Tamsyn Muir – Gideon la Neuvième – Octobre 2023 – Babel (les trois premiers tomes sont déjà parus, le dernier est attendu avec impatience !)

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Holly – Stephen King

21 vendredi Juin 2024

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans étrangers

≈ 1 Commentaire

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Albin Michel, conseils de lecture, Critique de livre, Holly, horreur, idées de lecture, lecture, Livres, quoi lire, Stephen King, Thriller

Stephen King - HollyLes premières phrases

«  C’est une vieille ville qui n’est plus au mieux de sa forme, à l’image du lac au bord duquel elle a été construite, mais il reste quelques quartiers bien conservés. Les habitants de longue date seraient sans doute d’accord pour dire que Sugar Heights est le plus joli d’entre eux, et que la plus jolie rue est Ridge Road, qui sinue en pente douce de Bell College, l’université de lettres et de sciences, à Deerfield Park, trois kilomètres plus bas. En chemin, Ridge Road longe beaucoup de demeures cossues, dont certaines appartiennent à des professeurs d’université et à quelques notables locaux : médecins, avocats, banquiers et cadres supérieurs en haut de l’échelle. La plupart de ces maisons sont de style victorien, avec des bow-windows, des façades impeccablement peintes et beaucoup de moulures tarabiscotées. » 

Circonstances de lecture

Parce que j’avais très envie de découvrir ce nouveau roman de Stephen King.

Impressions

Méfiez-vous des personnes âgées… Telle pourrait être la morale de ce roman ! D’emblée, Stephen King nous plonge dans une histoire de disparitions où un couple de retraités bien comme il faut semble cultiver un « hobby » assez inattendu… Déjà apparue dans la trilogie Bill Hodges (Mr Mercedes, Carnets Noirs et Fin de ronde),  L’Outsider et une nouvelle de Si ça saigne, l’enquêtrice Holly Gibney reprend ici du service. L’occasion pour Stephen King de nous plonger encore un peu plus dans le passé de son héroïne. Si vous n’avez pas lu ces précédents romans, pas de panique, cela ne gâche en rien le plaisir de lecture ni la compréhension du personnage. En revanche, des éléments importants des intrigues précédentes vont seront révélés. Pour ma part, je ne les avais pas lus, ce qui ne m’a pas gênée.

J’ai pris un réel plaisir à dévorer ce dernier opus de Stephen King. Ici, pas de trace de fantastique. Il nous délivre un pur thriller totalement jouissif, à la fois atroce, drôle et stressant. Le personnage de Holly est intéressant et touchant. Et, comme à son habitude, l’auteur saupoudre le tout d’un regard acéré sur la société américaine. Un très bon cru, donc. Et très efficace, si jamais vous souhaitez vous couper l’appétit…

Stephen King – Holly – Mars 2024 – Albin Michel

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Comment voyager dans les Terres oubliées – Sarah Brooks

16 dimanche Juin 2024

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans étrangers, SF

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Comment voyager dans les terres oubliées, conseils de lecture, Critique de livre, Fantastique, idées de lecture, lecture, Livres, quoi lire, Sarah Brooks, Sonatine, uchronie

Sarah Brooks - Comment voyager dans les terres oubliéesLes premières phrases

« Le train lui-même – une merveille de l’époque, un monument à l’ingéniosité de l’Homme et à sa lutte continuelle pour s’assurer la maîtrise de la Terre. Vingt voitures, longues et aussi hautes que les grandes portes de la cathédrale Saint-Andreï, avec des tours à chaque bout ; une forteresse blindée que l’on doit compter parmi les nouvelles merveilles du monde, un miracle d’ingénierie qui nous permet à nouveau de parcourir ces distances presque inimaginables. La Compagnie transsibérienne a réussi là où tant d’autres ont échoué, s’embarquant dans un projet si chargé de danger que les plus grands ingénieurs du pays l’ont juré impossible. Franchir un territoire qui, depuis la fin du siècle dernier, s’est retourné contre ses occupants ; affronter une étrangeté si radicale que le langage peine à la décrire ; construire des voies ferrées pour nous permettre de traverser sans risque ces périlleux kilomètres. » 

Circonstances de lecture

Parce que ce titre m’intriguait.

Impressions

Voici un livre inclassable que j’ai commencé à lire sans trop savoir à quoi m’attendre. Une enquête policière ? Un roman d’aventure ? Il y a un peu de tout cela, mais pas seulement ! Certes, l’ambiance des premiers chapitres n’est pas sans rappeler l’atmosphère d’un classique d’Agatha Christie. Comme ses passagers, le lecteur embarque après tout dans un train mythique, reliant Pékin à Moscou, le Transsibérien Express. L’unique train à oser traverser les Terres oubliées, un territoire mystérieux et dangereux coupé du reste du monde pour des raisons obscures. Mais la Compagnie l’assure : tout est prévu pour assurer la sécurité de la traversée. Pourtant, le doute imprègne les passagers comme le personnel du train. D’autant qu’une des voyageuses de première classe se fait passer pour une autre afin d’enquêter sur la mort de son père. Même l’enfant du train, Weiwei, dont la mère a accouché lors d’une traversée et qui n’a depuis plus quitté les couloirs du Transsibérien, sent que quelque chose a changé depuis le dernier voyage.

Vous la sentez, cette atmosphère qui devient de plus en plus étouffante et poisseuse au fil des pages ? Méfiez-vous de ce que vous apercevrez à travers les fenêtres du train ! Il vaudrait mieux que vous évitiez de trop observer le paysage au risque d’être attiré par des étrangetés. Suivez les consignes, préférez la compagnie de vos paires dans la voiture-saloon à la solitude de votre chambre, et fermez les rideaux. Votre esprit commence à vagabonder ? Prévenez le médecin, il saura s’occuper de vous. Mais surtout, surtout, ne sortez pas du train au risque de faire entrer l’extérieur ! De toute façon c’est impossible, tout est fermé à clé, les fenêtres renforcées par des barres en acier. Vous n’avez rien à craindre.

J’ai beaucoup aimé le voyage que nous propose Sarah Brooks. S’il est décrit par sa maison d’édition comme la rencontre improbable entre Jules Verne et Stephen King, je dirais plutôt qu’il s’agit d’un roman mêlant uchronie, aventure et fantastique. Il m’a fait penser à la Trilogie du Rempart de James VanderMeer (Annihilation, Autorité et Acceptation), mais aussi à la BD Verts de Patrick Lacan et Marion Besançon (publiée chez Rue de Sèvres). C’est en tout cas une réussite ! Ouvrez donc ce premier roman, embarquez à bord de ce train un peu spécial et laissez-vous porter par ce voyage ! Il se pourrait bien que vous en reveniez transformé.

Sarah Brooks – Comment voyager dans les Terres oubliées – Mai 2024 – Sonatine 

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La Maison des Soleils – Alastair Reynolds

10 lundi Juin 2024

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Alastair Reynolds, conseils de lecture, Critique de livre, House of Suns, idées de lecture, La Maison des Soleils, Le bélial, lecture, Livres, quoi lire, science fiction, SF

Alastair Reynolds - La maison des soleilsLes premières phrases

« J’ai vu le jour dans une maison d’un million de pièces, bâtie sur un petit monde dépourvu d’air aux confins d’un empire de lumière et de négoce que les adultes appelaient l’Heure d’or, pour une raison qui m’échappait.

J’étais alors une fille, un individu unique du nom d’Abigail Gentian. » 

Circonstances de lecture

Parce que j’ai entendu tellement de bien de cet auteur.

Impressions

La Maison des Soleils est un grand livre de SF, un prochain (déjà ?) classique, un de ces romans qui plongent ses lecteurs dans un univers époustouflant, grandiose, ultra-détaillé, aux dimensions inimaginables puisqu’Alastair Reynolds nous fait voyager dans toute la galaxie sur plusieurs millions d’années. C’est complexe et en même temps assez facile d’accès après quelques pages d’adaptation.

Tous les deux cent mille ans, les mille clones d’Abigail Gentian se retrouvent pour partager leurs souvenirs des deux cent mille années écoulées passées à voyager aux quatre coins de la galaxie. C’est une réunion festive. Mais pas l’année où commence ce récit… Car la Lignée Gentiane subit un contre-coup… Et le retard de deux clones  – les inoubliables Campion et Purslane – pourrait bien lui être salutaire…

Ici, un voyage d’un point à l’autre de la Galaxie peut prendre des milliers d’années, le temps pour plusieurs civilisations de naître, se développer sur plusieurs générations et disparaître. Une éternité pour un humain, un clin d’œil pour un clone voyageant en stase ou une machine. De quoi donner le tournis ! De quoi aussi remettre l’humain à sa place dans l’immensité de l’univers.

J’ai adoré découvrir cet univers ultra-riche, suivre les protagonistes au fil des ans (Abigail, Campion, Purslane ou encore Hespéros), arpenter leurs vaisseaux (dont certains mesurent plusieurs centaines de kilomètres !), et essayer de dénouer les mystères rencontrés. Vous l’aurez compris, c’est un gros coup de cœur ! J’ai retrouvé le même plaisir que j’avais ressenti en lisant Terra Ignota d’Ada Palmer (publié par le même éditeur). Merci au Bélial de publier et traduire avec brio ces auteurs (ici par Pierre-Paul Durastanti) !

Alastair Reynolds – La Maison des Soleils – Avril 2024 – Le Bélial 

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How high we go in the dark – Sequoia Nagamatsu

08 samedi Juin 2024

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, How high we go in the dark, idées de lecture, lecture, Livres, Plus haut dans les ténèbres, quoi lire, science fiction, Sequoia Nagamatsu, SF

Sequoia Nagamatsu - How high we go in the darkLes premières phrases

 » In Siberia, the thawing ground was a ceiling on the verge of collapse, sodden with ice melt and the mammoth detritus of prehistory. The kilometer-long Batagaika Crater had been widening with temperature rise like some god had unzipped the snow-topped marshlands, exposing woolly rhinos and other extinct beasts. » 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime le post-apo.

Impressions

Comment parler de ce livre ? En vous disant qu’il prend aux tripes ? Qu’il remue au plus profond ? Qu’il m’a fait pleurer ? Que ce livre est beau mais qu’est-ce qu’il est dur aussi ! J’ai dû le lire par petites touches, un chapitre à la fois. Car Sequoia Nagamatsu dresse un panorama du deuil et des différentes manières d’y faire face en 14 chapitres construits comme des nouvelles, montrant des instants de vie de différents protagonistes, liés entre eux, notamment, par le fil rouge d’une pandémie. Tout part du dérèglement climatique entraînant la fonte des glaces et le réveil d’un virus foudroyant… Suivent ensuite des scènes de vie tout aussi poignantes les unes que les autres. Restera longtemps en moi le chapitre sur un parc d’attractions (City of Laughter) créé pour faire passer la meilleure journée aux enfants malades avant de les euthanasier… Oui, vous voyez l’ambiance… Ce roman percutant entend nous montrer qu’il faut vivre avec la mort, partie intrinsèque de la vie, qu’il faut accepter la fin (la fin de la vie mais aussi celle du monde tel que nous le connaissons), inventer de nouvelles manières de vivre avec nos morts, et de prendre soin des vivants jusqu’au bout. Par certains aspects, ce livre m’a fait penser à Cloud Atlas de David Mitchell. C’est en tout cas un roman d’une richesse incroyable mais à lire en ayant conscience qu’il vous remuera les tripes tant l’écriture est d’une justesse folle quand elle touche à l’intime.

Sequoia Nagamatsu – How high we go in dark  – Janvier 2022 – Bloomsbury (La VF est sortie en mai 2024 au Seuil, sous le titre Plus haut dans les ténèbres) 

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The book that wouldn’t burn – Mark Lawrence

29 mercredi Mai 2024

Posted by Aurélie in En VO, Fantasy, Romans étrangers

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Bragelonne, conseils de lecture, Critique de livre, Fantasy, Harper Voyager, idées de lecture, Le livre qui refusait de brûler, lecture, Livres, Mark Lawrence, quoi lire, The book that wouldn't burn

Mark Lawrence - The book that wouldn't burnLes premières phrases

«  They named Livira after a weed. You couldn’t grow much in the Dust but that never stopped hungry people trying. They said livira would grow in places where rocks wouldn’t. Which never made sense to Livira becauce rocks don’t grow. Unfortunately, not even goats could eat the stuff and any farmer who watered a crop would find themselves spending most of their time fighting it. Spill a single drop of water in the Dust and, soon enough, strands of livira would come coiling out of the cracked ground for a taste.

Her parents had given her a different name but she hardly remembered it. People called her Livira because, like the weed, you couldn’t keep her down. » 

Circonstances de lecture

Parce que je ne peux pas résister à un livre qui se passe dans une bibliothèque !

Impressions

Comment résister à ce livre quand on aime la fantasy et qu’on est libraire ? De mon côté, j’ai craqué avant même sa sortie en VF (en juillet chez Bragelonne), et j’ai adoré. On y suit Livira, une petite fille élevée dans un campement au milieu du désert jusqu’à ce que son village soit attaqué et qu’elle se retrouve propulsée dans la grande ville de Crath, où a été érigée la plus grande bibliothèque jamais construite. Mais attention, les livres y sont jalousement gardés et les bibliothécaires sont les gardiens de ce savoir, mis à la disposition des habitants au bon vouloir du roi. 

Evar est quant à lui prisonnier d’une bibliothèque gigantesque. Impossible d’en trouver l’issue. Seul un mystérieux Mécanisme permet à ses frères et à sa sœur de s’échapper temporairement de leur prison, en leur permettant de vivre à l’intérieur d’un livre et ainsi d’accroître leurs connaissances. Une étrange assistante et un soldat veillent sur eux, d’aussi loin qu’ils s’en souviennent, sans pour autant les aider à quitter leur prison ni leur donner des clés de compréhension. 

Ce livre a un world-building incroyable. J’ai adoré me perdre dans les allées et les multiples salles de la bibliothèque, essayer de comprendre la nature de l’assistante et du soldat, la raison de l’enfermement d’Evar et de ses frères et sœur, suivre Livira dans sa soif de connaissances et sa découverte des secrets cachés dans les livres. Mark Lawrence y aborde des thèmes faisant tristement écho à l’actualité, notamment la haine que se vouent deux peuples depuis des millénaires. Il y traite également d’une forme de pouvoir s’appuyant sur le choix des lectures autorisées par le roi, créant ainsi une vision biaisée du passé et des connaissances. L’intolérance entre les peuples, l’endoctrinement culturel, la course à l’innovation scientifique (notamment en matière d’armement), le rôle des histoires et de la fiction dans la compréhension du monde et des autres, sont autant de points abordés avec brio par l’auteur. Vous l’aurez compris, ce livre (premier d’une trilogie) est un véritable coup de cœur. Je vais m’empresser de me procurer le tome 2…

Mark Lawrence – The book that wouldn’t burn – Mai 2023 – Harper Voyager (sortie VF en juillet chez Bragelonne)

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Mirror Bay – Catriona Ward

21 mardi Mai 2024

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans étrangers

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Catriona Ward, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livres, Mirror Bay, quoi lire, Thriller, Thriller psychologique

Catriona Ward - Mirror BayLes premières phrases

 » Je me regarde dans le miroir de la salle de bains et je pense à l’amour, parce que j’ai l’intention de vivre une histoire d’amour cet été. Je ne sais pas comment et je ne sais pas avec qui. Dehors, la ville est une pagaille bitumeuse et brûlante. Il doit bien y avoir à New York quelqu’un qui… Ah, mais pourquoi est-ce que j’ai un physique aussi étrange ? Je ne demande même pas qu’on m’aime en retour, je voudrais simplement savoir ce que ça fait. J’esquisse une grimace devant le miroir : je tire sur ma lèvre jusqu’à voir apparaître ma gencive, puis sur mes paupières jusqu’à voir apparaître le rouge de mes yeux. » 

Circonstances de lecture

Parce que j’avais adoré le précédent roman de Catriona Ward, La dernière maison avant les bois.

Impressions

Après La dernière maison avant les bois qui m’avait bien retourné le cerveau, j’attendais beaucoup de ce deuxième roman de Catriona Ward. Et je n’ai pas été déçue. Encore une fois, l’autrice a su m’embarquer dans son histoire et proposer un thriller surprenant, comportant plusieurs niveaux de lecture et plusieurs narrateurs.

Tout commence comme une histoire très classique  : Wilder, un ado mal dans sa peau, va découvrir l’amitié et l’amour le temps d’un été au bord de la mer, alors que quelqu’un s’introduit chez des vacanciers pour prendre leurs enfants en photo pendant qu’ils dorment… C’est à travers les mémoires de Wilder que le lecteur découvre son histoire… Mais très vite, on comprend que Catriona Ward tisse une toile bien plus complexe qu’il n’y paraît, pour mieux nous embrouiller, avec en toile de fond le pouvoir des mots, de la lecture et de l’écriture.

Ce thriller est un véritable livre à énigmes, parsemés d’indices, de points de vue multiples, et de fausses pistes. Comment démêler le vrai du faux ? Mais chut, impossible de vous en dire plus sans trop en dévoiler. Il y a un peu de Donna Tartt dans ce livre, un peu de La vérité sur l’affaire Harry Québert aussi, dans le traitement du travail de l’écrivain notamment. J’ai en tout cas passé un très bon moment de lecture. Mission accomplie, donc, pour Catriona Ward, qui m’a encore une fois retourné le cerveau !

Catriona Ward – Mirror Bay – Avril 2024 – Sonatine 

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