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Archives de Catégorie: Romans français

Derrière le grillage – Guillaume Chamanadjian, luvan, Sébastien Juillard

26 vendredi Déc 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, cyberpunk, Derrière le grillage, Guillaume Chamanadjian, idées de lecture, lecture, Livre, luvan, novellas, post-apo, quoi lire, roman, Sébastien Juillard, scylla, SF

Les premières phrases

« Cet endroit d’enfance existe. Du moins a existé, c’est une certitude. Il reste mon souvenir d’enfance le plus marquant. »

Impressions

Parfois, un souvenir d’enfance devient une obsession. Et de cette obsession peut émerger un projet littéraire et artistique peu commun. C’est ce que nous propose Xavier Vernet, éditeur et libraire chez Scylla, avec Derrière le grillage, recueil de trois novellas reposant sur son souvenir d’enfance le plus marquant : un moment partagé avec son père (aujourd’hui à la mémoire déclinante), dans un lieu a priori ordinaire mais qui a sans doute contribué à son amour de l’imaginaire. Il s’agit d’une cour conçue pour nettoyer et réparer une voiture, dotée de boxs fermés, d’un bac à sable, et délimité par un grillage d’où émerge un jardin abandonné peuplé d’étranges statues. Ce souvenir obsédant, Xavier Vernet a eu envie de lui redonner vie. Résultat : ce premier recueil de novellas (il y en aura d’autres) auquel ont participé Guillaume Chamanadjian, luvan et Sébastien Juillard. Avec deux contraintes : écrire un texte de 111 111 signes et y inclure le souvenir du jardin et des statues.

Le résultat est bluffant. Et si Xavier Vernet vous laisse le choix de lire ou de ne pas lire la préface avant, je vous conseille grandement de la lire tant elle permet de comprendre le projet et de lier les trois textes. Je l’ai également trouvée particulièrement touchante.

Passée la préface, les trois novellas vous embarqueront dans trois univers de SF : deux cyberpunk (avec NoirPunk de Guillaume Chamanadjian et Kawaakari de Sébastien Juillard) et un mêlant post-apo à la plume inventive, décalée et poétique de luvan avec CANT (qui m’a parfois un peu perdue). J’ai adoré découvrir ces trois textes, créés à partir du même souvenir d’enfance de l’éditeur. Je ne vous en dirai pas plus car le mieux est de plonger dans ce recueil pour en découvrir par vous-même tout le merveilleux. Une expérience de lecture touchante, passionnante, et réussie. Vivement le tome 2 !

Derrière le grillage – Guillaume Chamanadjian, luvan, Sébastien Juillard – Octobre 2025 – Scylla – Couverture réalisée par Arnaud Maniak – Illustrations intérieures réalisées par Lise L., Lia Vesperale, Elvire de Cock

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Dans l’ombre de Paris – Morgan of Glencoe

24 lundi Nov 2025

Posted by Aurélie in Fantastique, Fantasy, Romans français

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conseils de lecture, Critique de livre, Dans l'ombre de Paris, Fantasy, Fées, Goater, idées de lecture, Japon, La dernière geste, lecture, Livre, Monarchie, Morgan of Glencoe, quoi lire, roman, uchronie, Urban fantasy

Les premières phrases

« Assise bien droite dans son fauteuil tendu de velours blanc, Yuri replaça sa mèche rebelle derrière son oreille. Du haut de ses douze ans juste sonnés, elle tenait son rang de princesse avec autant de dignité que n’importe quelle adulte.

– Dites-moi, Père, demanda-t-elle de sa voix réfléchie, quel spectacle allons-nous voir qui nécessite si étrange scène ? Je ne connais nul acteur, nul musicien qui puisse jouer sur l’eau…

– C’est qu’il ne s’agit ni d’une pièce, ni d’un concert, et encore moins d’un opéra, Yuri, répondit le seigneur Nekohaima en posant une main rassurante sur l’épaule de sa fille. Mais d’une leçon pour toi, une leçon sur certaines créatures et leur nature. Hmm. Et sans doute aussi sur la nature du vulgaire. »

Impressions

Cette lecture fut une très bonne surprise. Mélange d’uchronie et d’urban fantasy, Dans l’ombre de Paris nous transporte dans un univers moderne original où la Monarchie française règne en maître sur le monde au côté de l’Empire du Japon et du Sultanat Ottoman. Mais surtout, c’est un univers où les fées existent ! Des fées loin du cliché des contes : ici, ces créatures sont fortement inspirées des légendes celtes, à l’instar des Selkies et des feux follets. Craintes par les humains, elles sont cependant obligées de vivre cachées… Y sont abordés avec justesse des thèmes qui me sont chers : tolérance, consentement, droit à la différence, orientations sexuelles, richesse des cultures.

J’ai pris un plaisir fou à découvrir les lieux (en particulier l’Orient Express et les égouts de Paris) et les personnages (Yuri, Bran, Sir Edward…) créés par l’autrice bretonne Morgan of Glencoe. Je me suis d’ailleurs un peu trop attachée à certains… Quant à la fin, elle m’aura brisé le cœur…

Attention : n’oubliez pas de lire les pages se trouvant juste après les remerciements de l’autrice. En effet, il ne s’agit pas des premières lignes du tome 2 mais d’un véritable épilogue, à ne surtout pas rater !

Dans l’ombre de Paris – Morgan of Glencoe – Réédition en Mars 2025 par Goater – Couverture par Aliciane

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Sintonia – Audrey Pleynet

22 lundi Sep 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Audrey Pleynet, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Le bélial, lecture, Livre, nanotechnologies, quoi lire, roman, science fiction

Les premières phrases

« C’était devenu commun pour Irene de voir son corps bouger sans qu’elle le lui ait demandé. Un pas après l’autre, dans les couloirs de leur palazzo. La bambina ne parvenait pas à savoir si l’ordre venait de sa mère Talia, de sa grand-mère Alessia, ou de plus haut. Toutes avaient la même teinte, la même saveur. La fillette de cinq ans acceptait. Pas de résistance, pas de questions. Elle obéissait. À ses côtés, sa petite sœur Gia, trois ans. Et des cousines, enfants et adolescentes, qui marchaient comme elle, dans un demi-état de conscience pour les plus jeunes. Les adultes partaient en mission. Une immense mission. Les bambinas devaient attendre, bien sages, bien obéissantes, que leurs mères, tantes, grands-mères, grands-tantes, arrière-grands-mères, arrière-grands-tantes, arrière-arrière-grand-mère reviennent.« 

Impressions

Après le succès de Rossignol, prix Utopiales 2024, Audrey Pleynet était attendue pour son deuxième roman de SF. Et si j’avoue ne pas avoir été transportée par sa novella, j’ai en revanche beaucoup apprécié la lecture de Sintonia.

L’histoire se passe en 2354. Afin de survivre aux nuages de poussières, à la pollution et aux catastrophes climatiques, des villes ont été construites en hauteur, dans les nuages, à l’instar de Venise, ville-tige modèle où vivent différentes guildes puissantes. C’est là que réside la plus importante lignée des Sintonia, une famille de femmes assassins détenant une arme unique de contrôle mental, le diapason. Tout débute dans le sang, avec le massacre de cette famille, dont seuls quelques membres vont survivre, toutes pensant être la seule rescapée.

Audrey Pleynet nous livre un roman de SF de haute volée, où les avancées technologiques ont modifié aussi bien l’architecture des villes que certains humains. Un roman passionnant à découvrir si vous aimez les complots, les réflexions sur les villes de demain, le transhumanisme et la liberté, et les histoires de vengeance.

Sintonia – Audrey Pleynet – Le Bélial – Septembre 2025 – Couverture réalisée par Aurélien Police

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Les Sentiers des Astres – Manesh – Stefan Platteau

15 lundi Sep 2025

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans français

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conseils de lecture, Critique de livre, Fantasy, idées de lecture, J'ai lu, lecture, Les sentiers des astres, Livre, Manesh, quoi lire, roman, Stefan Platteau

Les premières phrases

« Le vieux Framar s’échappe de ses songes.

Serpent languide, il s’étire dans son lit de terre froide. Peu à peu se réchauffent ses entrailles engourdies ; son échine fourmille de craquements.

Au-dessus de lui, le ciel a basculé, évacuant les étoiles, alors le vieux Framar sait que le temps est venu. Il inspire, bande son souffle, brise le sortilège et lance ses bras argentés à travers le Vyanthryr, sur des milles et des milles de forêt boréale.

Dans un silence immuable s’écoulent ses eaux ; on pourrait entendre respirer les arbres.

Ainsi débute mon chant : par l’éveil du fleuve à la fissure de l’hiver. »

Impressions

J’ai mis du temps à lire ce roman (dédicacé aux Imaginales en 2021). Stefan Platteau m’avait conseillée de choisir le bon moment. Je l’ai finalement dévoré cet été, durant mes vacances. Et dès les premières lignes, j’ai su que le coup de cœur était là. J’ai donc pris mon temps pour savourer l’histoire aussi bien que la plume (superbe). J’ai aussitôt été embarquée sur les courants du fleuve Framar, à bord de deux gabarres, à écouter Fintan Calathynn, capitaine en second et barde de l’équipage, narrer son voyage en quête du Roi-Diseur, puis laisser la place à Manesh, cet homme naufragé qu’ils recueillent et soignent sans savoir qui il est. Que faisait-il si loin sur le fleuve ? D’où vient-il ? Que lui est-il arrivé ? N’aurait-il pas du sang de Géants dans les veines ? Peut-être pourrait-il raconter son histoire ?

Ainsi, de chapitre en chapitre, Fintan et Manesh se passent le flambeau de la narration. Et le résultat est magique. Stefan Platteau est un conteur et on se laisse subjuguer par sa plume, l’ambiance à la fois celtique et hindoue tellement bien retranscrite, la description des Antiques, des esprits solaires et lunaires, les personnages auxquels on ne peut que s’attacher, et ces secrets qu’il nous dévoile petit à petit. Il y a au final assez peu d’action, mais on ne s’ennuie pas une seconde dans ce roman de plus de 700 pages. Au contraire, on n’a qu’une envie : percer les secrets de Manesh, et ceux de la compagnie, jusqu’à ce final qui m’a laissée sans voix… tellement désireuse de poursuivre l’aventure. Pour ma part, je lirai le tome deux l’été prochain, durant mes vacances, pour le savourer comme il se doit.

Sachez que les deux premiers tomes vont être réédités en grand format en octobre au Diable Vauvert, et que les couvertures sont superbes.

Les Sentiers des Astres – Manesh – Stefan Platteau – Avril 2014 en grand format (Les Moutons électriques), Mai 2016 en poche (J’ai lu) – Couverture réalisée par Johan Camou

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Échos stellaires – David Bry

08 lundi Sep 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, David Bry, Echos stellaires, IA, idées de lecture, lecture, Livre, Outrefleuve, quoi lire, roman, science fiction, SF, Star Wars

Les premières phrases

« Les étoiles blanches, rouges, jaunes ou bleues, innombrables, illuminent l’infini de l’espace. Entre elles, des nuages de gaz et de poussières créent de colossales créatures de mille couleurs, de gigantesques spirales pâles, de titanesques doigts autour de soleils depuis longtemps éteints, autour de milliers de milliards de mondes hors d’atteinte pour l’homme.

Le silence, au cœur de tout cela, est abyssal. »

Impressions

Enfant, j’étais fan de Star Wars, les trois films sortis entre 1977 et 1983. Je les regardais en boucle tellement j’adorais ça (en VHS à l’époque, oui oui…). Et je me souviens encore du bonheur que c’était de les visionner encore et encore. Et bien, figurez-vous que la lecture d’Échos stellaires m’a fait éprouver les mêmes sensations !

Prenez une planète vivant sous le joug d’un milliardaire tyrannique, exploitant les habitants pour extraire les précieux « chronons », d’étranges particules aussi belles que dangereuses. Ajoutez à cela une troupe de rebelles bien décidés à renverser la situation, des IA ultra-performantes, et une histoire d’amour bouleversante, et vous obtenez un space opera totalement addictif, bourré d’actions et d’émotions.

Pour sa première incursion en SF, David Bry s’en sort avec brio. Que ce soient les réflexions autour des chronons et de leurs mystérieuses propriétés, celles sur l’utilisation des IA, ou encore celles sur le deuil et la recherche de liberté, le propos est passionnant. C’est au final un livre qui devrait également plaire aux personnes ne lisant pas habituellement de SF, l’histoire se vivant comme une aventure ultra-divertissante dans l’espace . Mais attention aux émotions ! Car, comme à son habitude, David Bry a le don d’écrire avec justesse des scènes bouleversantes, qui, je dois l’avouer, m’ont de nouveau fait verser une petite larme… Signe qu’Échos stellaires m’a beaucoup plu.

Échos stellaires – David Bry – 25 septembre 2025 – Outrefleuve – Couverture réalisée par Pascal Casolari

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Baignades – Andrée A. Michaud

03 mercredi Sep 2025

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans français

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Andrée A. Michaud, Baignades, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, Rivages, roman, Roman noir, Thriller

Les premières phrases

« Ils avaient laissé la petite se baigner nue. Cinq ans. Ils n’y voyaient pas de mal. Le soleil tapait dur, le mercure atteignait les vingt-huit degrés et la plupart des campeurs faisaient la sieste sous les arbres et les auvents. Puis le propriétaire de la place avait surgi, une masse de muscles aux bras tatoués, pour leur dire qu’on ne voulait pas de ça ici, pas de nudité, vous avez pas honte, vous habillez cette enfant immédiatement ou vous décampez.

Ils étaient demeurés interdits, tous deux arrêtés dans leur mouvement, Laurence tenant du bout des doigts le bouchon du tube d’écran solaire qu’elle s’apprêtait à refermer, Max le corps penché vers le magazine déposé à ses pieds, puis Laurence avait senti ses joues rougir pendant que Max se redressait et se mordait la langue pour ne pas engueuler le propriétaire à son tour, elle a cinq ans, bordel, pas vingt-deux! Ils avaient tout de même rappelé la petite, Charlie, viens mettre un maillot. »

Impressions

Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi angoissée en lisant un roman ! C’est la première fois que je lis un livre d’Andrée A. Michaud et ce ne sera certainement pas la dernière. J’ai été happée dès les premières lignes par cette lecture, oscillant entre thriller et roman noir.

Tout commence dans un camping en bord de lac. Max et Laurence sont enfin en vacances et ils comptent bien en profiter avec leur petite fille de cinq ans, Charlie. Mais voilà qu’un incident a priori anodin va transformer leur été en véritable enfer. Très vite, tout s’enchaîne, jusqu’à une nuit d’orage en forêt où l’horreur les engloutit en plein cauchemar. Chaque décision prise semble être la mauvaise, les amenant en un lieu qu’ils n’auraient jamais dû atteindre, à une scène qu’il n’aurait jamais dû voir. J’ai frémi tout du long aux côtés de ce couple et de leur enfant jusqu’à la fin d’une première partie dont je n’ai pas vu les pages défiler.

Puis commence la deuxième partie et j’ai mis quelques secondes avant de comprendre qu’il ne s’agissait pas d’une autre histoire mais bien de la suite de la première partie, quelques années plus tard. Le rythme et l’ambiance sont radicalement différents : ici, la forêt sombre laisse place à une jolie maison au bord d’un lac, lieu idyllique pour une réunion de famille…

J’ai adoré me sentir transportée d’angoisse du début à la fin de ce roman, totalement stressant, prenant et glaçant. Un très bon roman noir.

Baignades – Andrée A. Michaud – Août 2025 – Rivages/Noir

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L’homme qui lisait des livres – Rachid Benzine

25 lundi Août 2025

Posted by Aurélie in Romans français

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Julliard, L'homme qui lisait des livres, lecture, Livre, Palestine, quoi lire, Rachid Benzine, roman

Les premières phrases

« Journée ordinaire. Hier, deux frappes ont tué quatre gamins dont le seul crime avait été de jouer au foot sur la plage. Tu te réveilles dans la chambre où tu t’es installé la veille. L’hôtel concentre une partie de la presse internationale. Tu aurais préféré loger chez l’habitant. Mais ton agence t’a convaincu de privilégier la sécurité. Peu de quartiers sont vraiment épargnés. Des familles entières disparaissent parce qu’elles habitent, sans le savoir ou en tout conscience, à proximité d’un bureau clandestin. Les frappes chirurgicales relèvent souvent de l’erreur médicale.

Une énième trêve devrait t’offrir quelques jours pour capturer ces instants de vie quotidienne, les photos que tu affectionnes, loin du sensationnalisme. »

Impressions

Je savais, en commençant ce roman, qu’il allait me mettre le cœur en miettes. Je le savais, mais je me devais de le lire, pour son sujet d’actualité, cette actualité que je suis sur les écrans, impuissante, sidérée, horrifiée. Alors, je l’ai lu, presque d’une traite – le roman est court, une centaine de pages – en sachant pertinemment qu’à la fin j’aurais les yeux mouillés de larmes et évidemment, ça n’a pas loupé.

Avec L’homme qui lisait des livres, Rachid Benzine nous fait suivre les pas d’un journaliste, missionné en 2014 à Gaza. Là-bas, entre quartiers en ruine et quartiers moins touchés par les bombardements, il s’apprête à photographier un vieil homme en train de lire un roman au pied de sa librairie, quand son geste est arrêté par une remarque du libraire : « Vous savez, ce n’est pas rien une photographie. Je ne vous connais pas. Vous ne me connaissez pas. Il serait peut-être plus aimable que nous prenions le temps d’abord de nous rencontrer. » Alors, Nabil va raconter à Julien l’histoire qui se cache derrière la simple photo d’un homme en train de lire. Il va lui raconter sa vie, celle de sa famille, de ses amis, une vie de souffrances, d’exil, de résignation, de révolte, mais aussi d’amitiés, d’amour et de moments de joie. Et puis il va lui confier tout ce que la lecture a pu lui apporter : l’évasion, la compréhension, les mots comme une bouée de sauvetage, l’espoir, parfois. « L’angoisse était partout, dit-il. Elle imprégnait l’air que nous respirions, elle pesait sur nos cœurs, elle s’insinuait même dans nos rêves. Chaos, humiliation, destruction. Toute leur vie, bien des Palestiniens n’auront connu que ce traitement. Et toute leur vie également, bien des Israéliens ne se seront représentés les Palestiniens que comme des terroristes. Ces images inversées expliquent l’impossible réconciliation. Alors comment a-t-on fait pour tenir ainsi tant d’années ? On s’habitue à tout peut-être. »

Lisez ce livre, témoignage profondément humain de l’histoire du peuple palestinien.

L’homme qui lisait des livres – Rachid Benzine – Août 2025 – Julliard

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La grande verdure – Lucie Heder

14 lundi Juil 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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émotions, conseils de lecture, Critique de livre, futur, idées de lecture, la grande verdure, La Volte, lecture, Livre, Lucie Heder, quoi lire, roman, SF

Les premières phrases

« Pas un nuage dans le ciel aujourd’hui. Le soleil tape comme il n’a pas tapé depuis des semaines. Pas de vendur, pas de poussière pour m’encrasser les poumons ni pour me dissimuler. Je n’arrive pas à sortir de cette benne en métal où j’ai passé la nuit, roulée en boule contre des tissus qui me protègent de moins en moins de la chaleur. Je suis bloquée dans ce quartier, je tourne en rond. C’est pas une vie d’errer comme ça, sans endroit où je puisse rester plus de quelques heures. Je suis tout ankylosée, si seulement je pouvais déplier mon corps. Mais hors de question de sortir d’ici sans savoir où aller. Je ne me ferai pas repérer par un têtard, je ne me laisserai pas humilier une fois de plus. Qu’est-ce que je donnerais pas pour une bassine d’eau claire, ça me rafraîchirait les idées ! Mais les bassines d’eau claire, à la grande verdure, il n’y en a que pour les plantes. Car chaque conversation est une plante. L’eau est précieuse, on ne la gaspille pas juste parce qu’on passe une mauvaise journée. « 

Impressions

Ce roman sort le 4 septembre chez La Volte et je ne peux que vous conseiller de vous précipiter dessus à sa sortie ! Dans le futur imaginé par l’autrice Lucie Heder, l’effondrement de notre société actuelle n’est finalement qu’un grand début. Malgré les crues et les vents de poussière, des communautés se reconstruisent. A l’instar de la grande verdure, cette communauté vivant en hauteur et ayant créé une forme de communication et de gestion des émotions par les plantes. Reste que Lierre ne s’y sent pas à sa place. Elle en a marre de devoir se taire, de devoir calfeutrer sa colère, et de se conformer à cette forme de communication restreinte. Elle part donc et croise un électron libre, Sable, qui, au contraire de la grande verdure, déborde d’émotions.

Ce roman est beau, original, et la plume est superbe. Lucie Heder y parle avec justesse de gestion et de contrôle des émotions, de manières de vivre ensemble, de survivalisme, de cohabitation avec une nature indomptable. Et puis, ça fait du bien de lire des autrices proposant des visions de futurs possibles, ouverts et vivables, malgré tout.

La grande verdure – Lucie Heder – Septembre 2025 – La Volte – Couverture de Zariel

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Festin de larmes – Morgane Caussarieu et Vincent Tassy

23 lundi Juin 2025

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans français

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Actusf, conseils de lecture, Critique de livre, emprise, Fantastique, Festin de larmes, idées de lecture, lecture, Livre, Morgane Caussarieu, quoi lire, roman, vampire, Vincent Tassy

Les premières phrases

« Monsieur,

La mort n’a pas d’ombre. Vous devez me croire, je la connais. Longtemps j’ai dansé avec elle sans le savoir, aveuglé par sa beauté de soleil. Elle n’avait aucune ombre avant de prendre la mienne.

Et je voulais vous dire que vous la connaissez aussi. Je voulais vous dire qu’elle rôde autour de vous et que vous ne la voyez pas. Je voulais vous dire que vous la prenez pour un soleil. En un sens, vous avez sans doute raison : elle vous aveugle et vous tue lentement. »

Impressions

J’ai dévoré ce roman ! Écrit à quatre mains, par Vincent Tassy et Morgane Caussarieu, voici une histoire d’emprise vampirique parfaitement maîtrisée rendant hommage aux classiques du genre, à commencer par Anne Rice et Bram Stoker, mais également à Oscar Wilde avec son Portrait de Dorian Gray. C’est bien simple : je n’arrivais pas à lâcher ma lecture, happée dès les premiers mots par ce roman gothique horrifique. Une réussite aussi bien sur le fond que sur la forme. Les illustrations de Morgane Caussarieu – sublimes – participent grandement à l’attrait de cette lecture.

Sur le mode d’un récit épistolaire, Festin de larmes nous propose de suivre le récit d’Aubrey Clare sous forme de lettres qu’il envoie à un mystérieux destinataire pour lui raconter son histoire et le prévenir… Aubrey vient de perdre sa sœur jumelle. Sa mère ne s’en remet pas, délaissant son petit-frère, quand son père s’oublie dans le laudanum. C’est alors qu’un mystérieux jeune homme fait son entrée dans leur vie…

Tout est là pour immerger le lecteur dans cette histoire fascinante et étouffante : l’ambiance moite de la Nouvelle-Orléans, les parfums entêtants des fleurs à foison, les mœurs libres de certains cercles secrets, la fascination envers le mystérieux marquis. Si l’on pense forcément au mythe du vampire, il est ici totalement revisité. D’ailleurs, pas une seule fois ne sera évoqué ce terme « vampire ». Ici, le marquis ne se nourrit pas de sang, mais d’émotions et de larmes. Et l’on comprend bien vite que le thème premier de ce roman n’est finalement pas tant la figure du vampire que l’emprise que peut avoir un individu sur d’autres. Je ne peux que vous conseiller de lire ce roman. Attention cependant, certaines scènes pourraient heurter les plus sensibles.

Festin de larmes – Morgane Caussarieu et Vincent Tassy – Mai 2025 – Actusf – Couverture et illustrations intérieures réalisées par Morgane Caussarieu

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Hors Caste – Marge Nantel

16 lundi Juin 2025

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans français

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conseils de lecture, Critique de livre, Hors Caste, idées de lecture, lecture, Livre, Marge Nantel, Mnémos, quoi lire, roman

Les premières phrases

« L’Auxiliaire alchimiste Atra Assil détailla Suèhl d’un œil dédaigneux, en fronçant son nez aux racines trop épatées. Suèhl lui rendit son regard. Il savait que son odeur trop forte de Féli – mal lavé, qui plus est – déplaisait à la Sauro. D’ailleurs, la fragrance puissante de reptile qui planait dans l’étude l’incommodait tout autant.

Les prunelles proéminentes, vert marécage, revinrent aux pierres posées sur le comptoir. »

Impressions

Si vous souhaitez vous lancer dans un roman de dark fantasy original, je vous invite à découvrir Hors Caste, de Marge Nantel. Les éditions Mnémos ont en effet eu la très bonne idée de rééditer ce titre précédemment sorti chez Noir d’Absinthe.

Ici, les personnages sont mi-animaux mi-humains. Leur position dans la société est liée à leur degré d’animalité et à leur maîtrise de la magie. À Hemurn, Suèhl fait partie des Hors Castes, pire position qui soit. Ténèbres, quant à lui, se situe à l’exact opposé, étant un Grand Invité. Alors que tout les oppose (leur rang comme leur origine), les deux hommes vont se retrouver à enquêter autour d’étranges trafics de pierres et d’assassinats ayant comme toile de fond des luttes de pouvoir claniques.

J’ai particulièrement aimé la coexistence entre tous ces clans ayant chacun leurs propres attributs animaux (félins, reptiles…), ainsi que l’importance des tatouages et du pouvoir des pierres dans l’histoire. Hors Caste est un roman de dark fantasy à la fois violent et touchant. Je me suis vraiment attachée à Suèhl et Ténèbres et à l’univers riche créé par Marge Nantel, à tel point que je ne serais pas contre une suite… Surtout, l’autrice aborde des thèmes passionnants, notamment la perception des traditions et de la culture totalement différentes d’un clan à un autre, les préférences sexuelles, la vision de l’étranger, ou encore les classes sociales. Seul bémol : à mon goût, il y a trop de scènes de sexe (deux m’auraient suffi). Par contre, les adeptes de romance queer devraient se régaler !

Hors Caste – Marge Nantel – Avril 2025 – Mnémos – Couverture réalisée par Ebrahel Lurci

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