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Archives de Catégorie: Romans français

Heureux comme jamais – Guillaume Chamanadjian

18 mercredi Mar 2026

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Aux Forges de Vulcain, capitalisme, conseils de lecture, Critique de livre, Guillaume Chamanadjian, Heureux comme jamais, IA, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, roman, SF, Space opera

Les premières phrases

« Lorsque Noah entre dans le monte-charge, le bourdonnement des moteurs s’estompe en laissant la place à l’habituel bruit blanc qui la désoriente toujours pendant quelques secondes.

« Tu as pris le jeu de grosses clefs Allen ? »

Il paraît que tous les pères s’inquiètent lors du premier jour de travail de leur fille. Noah ne saurait dire si c’est vrai, Papa est le seul père qu’elle a jamais fréquenté. Elle tapote ses écouteurs. Deux fois pour oui. »

Impressions

Décidément, j’aime beaucoup ce qu’écrit Guillaume Chamanadjian. Après Une valse pour les grotesques, ou encore sa novella NoirPunk dans Derrière le grillage, je suis à nouveau conquise par son dernier livre en date, Heureux comme jamais.

Ici, l’auteur nous propulse dans un univers SF particulièrement jouissif. Imaginez : la crème de la crème des ultra-riches (dont un ancien président américain dénommé Mickey Clarke Jr.) a quitté la Terre qu’ils ont en partie eux-mêmes détruite à bord d’un vaisseau spatial dirigé par un milliardaire à l’égo surdimensionné (et à l’intelligence diamétralement opposée). Tout parallèle avec la vie réelle serait tout à fait fortuite, bien sûr !

Noah, fille du seul prolétaire du vaisseau et seul ingénieur de maintenance à bord, se voit confier la lourde tâche de remplacer son père malade, alors qu’un message provenant de la Terre vient d’être capté par le vaisseau, pouvant remettre en cause leur projet de terraformer une nouvelle planète. Dans ce huis-clos où les riches continuent de se regarder allègrement le nombril, Noah n’a qu’une échappatoire : la musique d’un monde passé, et ses conversations avec son IA de compagnie Bins-42, à la langue bien pendue et à l’ironie mordante. On ne s’ennuie pas une seconde dans ce court space opera (moins de 200 pages) mené tambour battant. Vous l’aurez compris : j’ai adoré cette lecture portant un regard terriblement réaliste (mais toujours plein d’humour) sur notre société actuelle dominée par le capitalisme et les ultra-riches. Si vous avez le moral en compote, lisez ce roman ! Il devrait même être remboursé par la Sécu tellement il fait du bien !

Heureux comme jamais – Guillaume Chamanadjian – Mars 2026 – Aux Forges de Vulcain – Illustration de couverture réalisée par Elena Vieillard

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Trois nuits – Stéphane Arnier

09 lundi Mar 2026

Posted by Aurélie in Fantastique, Fantasy, Policiers / Thrillers, Romans français

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conseils de lecture, Critique de livre, Dark Fantasy, Fantastique, idées de lecture, lecture, Livre, Polar, PVH, quoi lire, roman, Stéphane Arnier, trois nuits

Les premières phrases

« La joue collée à la meurtrière du poste-frontière en ruine, Nabintu scruta l’extérieur comme on espionne à travers le trou d’une serrure. Il faisait encore sombre dehors, mais – c’était bien sa crainte – l’horizon pâlissait déjà. La nuit touchait à sa fin et, avec elle, le temps qui leur était imparti. »

Impressions

Avec Trois nuits, Stéphane Arnier nous plonge dans une ambiance mêlant polar poisseux, huis-clos, fantasy et fantastique, autour d’un principe simple : trois personnes choisies par une démone auront trois jugements à rendre, un par nuit. À la moindre erreur, elles seront damnées. Chaque nuit, un suspect leur sera désigné. Chaque nuit, Nabintu, la paysanne, Ishitey, la guerrière, et Melanthius, le vieux prévôt, devront démêler le vrai du faux, avec l’échéance du lever du jour pour rendre leur jugement, gracier le suspect ou le tuer. Mais peut-on juger une personne en si peu de temps ? Et qui sont-ils pour décider du bien et du mal ? Pourquoi ont-ils été choisis par la démone ?

L’atmosphère est lourde, le temps est compté et le lecteur perçoit parfaitement ce compte à rebours oppressant, aussi bien pour les juges que les suspects. Des trois nuits, la troisième m’a le plus happée, peut-être à cause du lieu choisi (un bateau), mais aussi par le côté plus fantastique du récit avec ses créatures nocturnes. Après mon coup de cœur pour le précédent roman de l’auteur, La brume l’emportera, Trois nuits me conforte dans mon envie de découvrir ses prochains textes.

Trois nuits – Stéphane Arnier – Octobre 2025 – Éditions Asynchrone/PVH éditions – Illustration de couverture réalisée par Brookesia Art Studio – Illustrations intérieures par Frédéric Bessy

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L’orage qui vient – Louise Mey

19 lundi Jan 2026

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, Fantastique, idées de lecture, L'orage qui vient, lecture, Livre, Louise Mey, Pocket, quoi lire, roman, science fiction, SF

Les premières phrases

« J’ai couru pendant des heures. J’ai couru, et maintenant, je veux manger. Je cherche quelque chose, un lièvre, un faisan, mais autour de moi tout se dissimule, à l’abri, bien caché. La forêt tout entière sait que je suis là cette nuit. Elle est belle sous la lune sans nuages, mais sa beauté m’indiffère, je n’ai pas faim de beau. J’ai faim de chair, de sang, je veux plonger les dents dans quelque chose de vivant. »

Impressions

J’ai dévoré ce roman ! Il faut dire que la plume de Louise Mey, précise et tranchante, va droit au but tout en parvenant à créer une ambiance et un décor que l’on visualise dans ses moindres détails, et des personnages (y compris secondaires) ayant une réelle substance. En moins de 200 pages, je trouve que c’est un tour de force. On s’attache aux protagonistes et, plus les pages défilent, plus la tension monte, à tel point que je n’arrivais pas à lâcher ma lecture !

Imaginez une petite communauté composée de femmes et d’enfants (le dernier homme du village part se former en ville), vivant à l’abri de la forêt dans un lieu paisible et reculé, caché aux yeux de tous, dans un monde où la société telle que nous la connaissons s’est effondrée. Ici, on vit de peu mais bien. Chacune mange à sa faim, chacune participe au bon fonctionnement du Hameau. C’est ici que vit Mila, une adolescente de 15 ans, avec sa mère. Et puis, un jour, un homme de l’extérieur arrive…

S’il n’y a pas de réelle surprise dans l’histoire, le roman est tellement bien écrit et construit que vous voudrez le lire d’une traite, afin d’évacuer la tension qui monte inexorablement jusqu’à la fin. Comme Mila, vous serrerez les poings. Louise Mey a su créer une histoire – courte et diablement efficace – avec une héroïne attachante, ode à la force des femmes, à la sororité, et au retour à un mode de vie respectueux du vivant, tout en explorant avec justesse la figure du monstre.

L’orage qui vient – Louise Mey – Mars 2025 – Pocket – Illustration de couverture réalisée par Germain Barthélémy

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Brèche – Li-Cam

06 mardi Jan 2026

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Brèche, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, La Volte, lecture, Li-Cam, Livre, quoi lire, roman, Science-fiction, SF, Visite

Les premières phrases

« Nous avons tous besoin d’une oasis.

À la place des potagers permacoles émerge lentement la vision des parkings qui les ont précédés, le bitume assombri par des taches d’huile de moteur, des lignes dont la peinture s’estompe en raison du manque d’entretien, et quelques arbres fatigués dispensant une ombre maigrelette. Je ne saurais dire si je me souviens ou si l’araignée me joue des tours. Mais à y réfléchir plus avant, en admettant que j’en sois capable aujourd’hui, je n’habite le bat que depuis quelques années ; les potagers étaient déjà là à mon arrivée, j’en suis presque certaine.

Ce n’est donc pas un souvenir. C’est autre chose. Et cette autre chose m’angoisse. »

Impressions

Comment commencer l’année en beauté ? En lisant ce roman de Li-Cam, édité par La Volte ! L’autrice revient dans son univers des Écoumes (déjà abordé dans son précédent livre Visite que j’avais adoré). Mais nul besoin d’avoir lu Visite pour pénétrer dans Brèche et savourer ce texte.

Ici, l’autrice dépeint notre société telle qu’elle tend à devenir : une société gangrénée par les Ogres, ces multimilliardaires bien décidés à exploiter la moindre ressource restante sur Terre, et à exploiter du même coup les hommes et femmes en-dessous d’eux, en les asservissant via des implants, des algos et des IA. Reste que dans ce monde à moitié décérébré et détruit, une petite communauté vivant dans des HLM (les laissés-pour-compte de la société) a réussi à sortir de la misère et à trouver le bonheur en repensant la vie en collectivité. Figurez-vous de vieilles barres HLM où les couloirs regorgent de plantes, et où les potagers extérieurs embaument l’air d’odeur de menthe et de basilic. Tout n’est pas rose, loin s’en faut, mais les habitants sont parvenus à créer une société où chacun mange à sa faim, et où le calme règne la plupart du temps. C’est ici que vivent Nati, Ouarda, Mono, la Courge, Sibi, mais aussi Sandro et sa femme Bella, une « vieille folle » souffrant de psychose et d’hallucinations dont le cerveau semble comme encombré d’une immense toile d’araignée. Non loin de là, Walter, Mira ou encore Pablo travaillent dans un centre de recherche décrépie, sur un calculateur quantique. La jeune Rivière, quant à elle, donne de la voix sur le Verse pour dénoncer la pestilence des Ogres en train de piller la Vivante.

Je n’ai pas les mots pour vous décrire la portée de ce texte dans lequel souffle un vent de révolte certain, mais aussi un vent de renouveau et d’espoir. Li-Cam nous fait envisager l’avenir sous un jour heureux et positif. Un vrai baume au cœur dont on ferait bien toutes et tous de s’inspirer ! Et si, cette année, nous sortions de notre torpeur pour créer une société plus juste, respectueuse de l’humain, du vivant sous toutes ses formes, et de l’environnement ? Et si, pour commencer, vous lisiez Brèche ?

Merci à La Volte de nous proposer des textes aussi originaux et forts.

Brèche – Li-Cam – 15 Janvier 2026 – La Volte – Illustration de couverture réalisée par Philippe Aureille

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Derrière le grillage – Guillaume Chamanadjian, luvan, Sébastien Juillard

26 vendredi Déc 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, cyberpunk, Derrière le grillage, Guillaume Chamanadjian, idées de lecture, lecture, Livre, luvan, novellas, post-apo, quoi lire, roman, Sébastien Juillard, scylla, SF

Les premières phrases

« Cet endroit d’enfance existe. Du moins a existé, c’est une certitude. Il reste mon souvenir d’enfance le plus marquant. »

Impressions

Parfois, un souvenir d’enfance devient une obsession. Et de cette obsession peut émerger un projet littéraire et artistique peu commun. C’est ce que nous propose Xavier Vernet, éditeur et libraire chez Scylla, avec Derrière le grillage, recueil de trois novellas reposant sur son souvenir d’enfance le plus marquant : un moment partagé avec son père (aujourd’hui à la mémoire déclinante), dans un lieu a priori ordinaire mais qui a sans doute contribué à son amour de l’imaginaire. Il s’agit d’une cour conçue pour nettoyer et réparer une voiture, dotée de boxs fermés, d’un bac à sable, et délimité par un grillage d’où émerge un jardin abandonné peuplé d’étranges statues. Ce souvenir obsédant, Xavier Vernet a eu envie de lui redonner vie. Résultat : ce premier recueil de novellas (il y en aura d’autres) auquel ont participé Guillaume Chamanadjian, luvan et Sébastien Juillard. Avec deux contraintes : écrire un texte de 111 111 signes et y inclure le souvenir du jardin et des statues.

Le résultat est bluffant. Et si Xavier Vernet vous laisse le choix de lire ou de ne pas lire la préface avant, je vous conseille grandement de la lire tant elle permet de comprendre le projet et de lier les trois textes. Je l’ai également trouvée particulièrement touchante.

Passée la préface, les trois novellas vous embarqueront dans trois univers de SF : deux cyberpunk (avec NoirPunk de Guillaume Chamanadjian et Kawaakari de Sébastien Juillard) et un mêlant post-apo à la plume inventive, décalée et poétique de luvan avec CANT (qui m’a parfois un peu perdue). J’ai adoré découvrir ces trois textes, créés à partir du même souvenir d’enfance de l’éditeur. Je ne vous en dirai pas plus car le mieux est de plonger dans ce recueil pour en découvrir par vous-même tout le merveilleux. Une expérience de lecture touchante, passionnante, et réussie. Vivement le tome 2 !

Derrière le grillage – Guillaume Chamanadjian, luvan, Sébastien Juillard – Octobre 2025 – Scylla – Couverture réalisée par Arnaud Maniak – Illustrations intérieures réalisées par Lise L., Lia Vesperale, Elvire de Cock

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Dans l’ombre de Paris – Morgan of Glencoe

24 lundi Nov 2025

Posted by Aurélie in Fantastique, Fantasy, Romans français

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conseils de lecture, Critique de livre, Dans l'ombre de Paris, Fantasy, Fées, Goater, idées de lecture, Japon, La dernière geste, lecture, Livre, Monarchie, Morgan of Glencoe, quoi lire, roman, uchronie, Urban fantasy

Les premières phrases

« Assise bien droite dans son fauteuil tendu de velours blanc, Yuri replaça sa mèche rebelle derrière son oreille. Du haut de ses douze ans juste sonnés, elle tenait son rang de princesse avec autant de dignité que n’importe quelle adulte.

– Dites-moi, Père, demanda-t-elle de sa voix réfléchie, quel spectacle allons-nous voir qui nécessite si étrange scène ? Je ne connais nul acteur, nul musicien qui puisse jouer sur l’eau…

– C’est qu’il ne s’agit ni d’une pièce, ni d’un concert, et encore moins d’un opéra, Yuri, répondit le seigneur Nekohaima en posant une main rassurante sur l’épaule de sa fille. Mais d’une leçon pour toi, une leçon sur certaines créatures et leur nature. Hmm. Et sans doute aussi sur la nature du vulgaire. »

Impressions

Cette lecture fut une très bonne surprise. Mélange d’uchronie et d’urban fantasy, Dans l’ombre de Paris nous transporte dans un univers moderne original où la Monarchie française règne en maître sur le monde au côté de l’Empire du Japon et du Sultanat Ottoman. Mais surtout, c’est un univers où les fées existent ! Des fées loin du cliché des contes : ici, ces créatures sont fortement inspirées des légendes celtes, à l’instar des Selkies et des feux follets. Craintes par les humains, elles sont cependant obligées de vivre cachées… Y sont abordés avec justesse des thèmes qui me sont chers : tolérance, consentement, droit à la différence, orientations sexuelles, richesse des cultures.

J’ai pris un plaisir fou à découvrir les lieux (en particulier l’Orient Express et les égouts de Paris) et les personnages (Yuri, Bran, Sir Edward…) créés par l’autrice bretonne Morgan of Glencoe. Je me suis d’ailleurs un peu trop attachée à certains… Quant à la fin, elle m’aura brisé le cœur…

Attention : n’oubliez pas de lire les pages se trouvant juste après les remerciements de l’autrice. En effet, il ne s’agit pas des premières lignes du tome 2 mais d’un véritable épilogue, à ne surtout pas rater !

Dans l’ombre de Paris – Morgan of Glencoe – Réédition en Mars 2025 par Goater – Couverture par Aliciane

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Sintonia – Audrey Pleynet

22 lundi Sep 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Audrey Pleynet, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Le bélial, lecture, Livre, nanotechnologies, quoi lire, roman, science fiction

Les premières phrases

« C’était devenu commun pour Irene de voir son corps bouger sans qu’elle le lui ait demandé. Un pas après l’autre, dans les couloirs de leur palazzo. La bambina ne parvenait pas à savoir si l’ordre venait de sa mère Talia, de sa grand-mère Alessia, ou de plus haut. Toutes avaient la même teinte, la même saveur. La fillette de cinq ans acceptait. Pas de résistance, pas de questions. Elle obéissait. À ses côtés, sa petite sœur Gia, trois ans. Et des cousines, enfants et adolescentes, qui marchaient comme elle, dans un demi-état de conscience pour les plus jeunes. Les adultes partaient en mission. Une immense mission. Les bambinas devaient attendre, bien sages, bien obéissantes, que leurs mères, tantes, grands-mères, grands-tantes, arrière-grands-mères, arrière-grands-tantes, arrière-arrière-grand-mère reviennent.« 

Impressions

Après le succès de Rossignol, prix Utopiales 2024, Audrey Pleynet était attendue pour son deuxième roman de SF. Et si j’avoue ne pas avoir été transportée par sa novella, j’ai en revanche beaucoup apprécié la lecture de Sintonia.

L’histoire se passe en 2354. Afin de survivre aux nuages de poussières, à la pollution et aux catastrophes climatiques, des villes ont été construites en hauteur, dans les nuages, à l’instar de Venise, ville-tige modèle où vivent différentes guildes puissantes. C’est là que réside la plus importante lignée des Sintonia, une famille de femmes assassins détenant une arme unique de contrôle mental, le diapason. Tout débute dans le sang, avec le massacre de cette famille, dont seuls quelques membres vont survivre, toutes pensant être la seule rescapée.

Audrey Pleynet nous livre un roman de SF de haute volée, où les avancées technologiques ont modifié aussi bien l’architecture des villes que certains humains. Un roman passionnant à découvrir si vous aimez les complots, les réflexions sur les villes de demain, le transhumanisme et la liberté, et les histoires de vengeance.

Sintonia – Audrey Pleynet – Le Bélial – Septembre 2025 – Couverture réalisée par Aurélien Police

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Les Sentiers des Astres – Manesh – Stefan Platteau

15 lundi Sep 2025

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans français

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Les premières phrases

« Le vieux Framar s’échappe de ses songes.

Serpent languide, il s’étire dans son lit de terre froide. Peu à peu se réchauffent ses entrailles engourdies ; son échine fourmille de craquements.

Au-dessus de lui, le ciel a basculé, évacuant les étoiles, alors le vieux Framar sait que le temps est venu. Il inspire, bande son souffle, brise le sortilège et lance ses bras argentés à travers le Vyanthryr, sur des milles et des milles de forêt boréale.

Dans un silence immuable s’écoulent ses eaux ; on pourrait entendre respirer les arbres.

Ainsi débute mon chant : par l’éveil du fleuve à la fissure de l’hiver. »

Impressions

J’ai mis du temps à lire ce roman (dédicacé aux Imaginales en 2021). Stefan Platteau m’avait conseillée de choisir le bon moment. Je l’ai finalement dévoré cet été, durant mes vacances. Et dès les premières lignes, j’ai su que le coup de cœur était là. J’ai donc pris mon temps pour savourer l’histoire aussi bien que la plume (superbe). J’ai aussitôt été embarquée sur les courants du fleuve Framar, à bord de deux gabarres, à écouter Fintan Calathynn, capitaine en second et barde de l’équipage, narrer son voyage en quête du Roi-Diseur, puis laisser la place à Manesh, cet homme naufragé qu’ils recueillent et soignent sans savoir qui il est. Que faisait-il si loin sur le fleuve ? D’où vient-il ? Que lui est-il arrivé ? N’aurait-il pas du sang de Géants dans les veines ? Peut-être pourrait-il raconter son histoire ?

Ainsi, de chapitre en chapitre, Fintan et Manesh se passent le flambeau de la narration. Et le résultat est magique. Stefan Platteau est un conteur et on se laisse subjuguer par sa plume, l’ambiance à la fois celtique et hindoue tellement bien retranscrite, la description des Antiques, des esprits solaires et lunaires, les personnages auxquels on ne peut que s’attacher, et ces secrets qu’il nous dévoile petit à petit. Il y a au final assez peu d’action, mais on ne s’ennuie pas une seconde dans ce roman de plus de 700 pages. Au contraire, on n’a qu’une envie : percer les secrets de Manesh, et ceux de la compagnie, jusqu’à ce final qui m’a laissée sans voix… tellement désireuse de poursuivre l’aventure. Pour ma part, je lirai le tome deux l’été prochain, durant mes vacances, pour le savourer comme il se doit.

Sachez que les deux premiers tomes vont être réédités en grand format en octobre au Diable Vauvert, et que les couvertures sont superbes.

Les Sentiers des Astres – Manesh – Stefan Platteau – Avril 2014 en grand format (Les Moutons électriques), Mai 2016 en poche (J’ai lu) – Couverture réalisée par Johan Camou

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Échos stellaires – David Bry

08 lundi Sep 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, David Bry, Echos stellaires, IA, idées de lecture, lecture, Livre, Outrefleuve, quoi lire, roman, science fiction, SF, Star Wars

Les premières phrases

« Les étoiles blanches, rouges, jaunes ou bleues, innombrables, illuminent l’infini de l’espace. Entre elles, des nuages de gaz et de poussières créent de colossales créatures de mille couleurs, de gigantesques spirales pâles, de titanesques doigts autour de soleils depuis longtemps éteints, autour de milliers de milliards de mondes hors d’atteinte pour l’homme.

Le silence, au cœur de tout cela, est abyssal. »

Impressions

Enfant, j’étais fan de Star Wars, les trois films sortis entre 1977 et 1983. Je les regardais en boucle tellement j’adorais ça (en VHS à l’époque, oui oui…). Et je me souviens encore du bonheur que c’était de les visionner encore et encore. Et bien, figurez-vous que la lecture d’Échos stellaires m’a fait éprouver les mêmes sensations !

Prenez une planète vivant sous le joug d’un milliardaire tyrannique, exploitant les habitants pour extraire les précieux « chronons », d’étranges particules aussi belles que dangereuses. Ajoutez à cela une troupe de rebelles bien décidés à renverser la situation, des IA ultra-performantes, et une histoire d’amour bouleversante, et vous obtenez un space opera totalement addictif, bourré d’actions et d’émotions.

Pour sa première incursion en SF, David Bry s’en sort avec brio. Que ce soient les réflexions autour des chronons et de leurs mystérieuses propriétés, celles sur l’utilisation des IA, ou encore celles sur le deuil et la recherche de liberté, le propos est passionnant. C’est au final un livre qui devrait également plaire aux personnes ne lisant pas habituellement de SF, l’histoire se vivant comme une aventure ultra-divertissante dans l’espace . Mais attention aux émotions ! Car, comme à son habitude, David Bry a le don d’écrire avec justesse des scènes bouleversantes, qui, je dois l’avouer, m’ont de nouveau fait verser une petite larme… Signe qu’Échos stellaires m’a beaucoup plu.

Échos stellaires – David Bry – 25 septembre 2025 – Outrefleuve – Couverture réalisée par Pascal Casolari

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Baignades – Andrée A. Michaud

03 mercredi Sep 2025

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans français

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Andrée A. Michaud, Baignades, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, Rivages, roman, Roman noir, Thriller

Les premières phrases

« Ils avaient laissé la petite se baigner nue. Cinq ans. Ils n’y voyaient pas de mal. Le soleil tapait dur, le mercure atteignait les vingt-huit degrés et la plupart des campeurs faisaient la sieste sous les arbres et les auvents. Puis le propriétaire de la place avait surgi, une masse de muscles aux bras tatoués, pour leur dire qu’on ne voulait pas de ça ici, pas de nudité, vous avez pas honte, vous habillez cette enfant immédiatement ou vous décampez.

Ils étaient demeurés interdits, tous deux arrêtés dans leur mouvement, Laurence tenant du bout des doigts le bouchon du tube d’écran solaire qu’elle s’apprêtait à refermer, Max le corps penché vers le magazine déposé à ses pieds, puis Laurence avait senti ses joues rougir pendant que Max se redressait et se mordait la langue pour ne pas engueuler le propriétaire à son tour, elle a cinq ans, bordel, pas vingt-deux! Ils avaient tout de même rappelé la petite, Charlie, viens mettre un maillot. »

Impressions

Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi angoissée en lisant un roman ! C’est la première fois que je lis un livre d’Andrée A. Michaud et ce ne sera certainement pas la dernière. J’ai été happée dès les premières lignes par cette lecture, oscillant entre thriller et roman noir.

Tout commence dans un camping en bord de lac. Max et Laurence sont enfin en vacances et ils comptent bien en profiter avec leur petite fille de cinq ans, Charlie. Mais voilà qu’un incident a priori anodin va transformer leur été en véritable enfer. Très vite, tout s’enchaîne, jusqu’à une nuit d’orage en forêt où l’horreur les engloutit en plein cauchemar. Chaque décision prise semble être la mauvaise, les amenant en un lieu qu’ils n’auraient jamais dû atteindre, à une scène qu’il n’aurait jamais dû voir. J’ai frémi tout du long aux côtés de ce couple et de leur enfant jusqu’à la fin d’une première partie dont je n’ai pas vu les pages défiler.

Puis commence la deuxième partie et j’ai mis quelques secondes avant de comprendre qu’il ne s’agissait pas d’une autre histoire mais bien de la suite de la première partie, quelques années plus tard. Le rythme et l’ambiance sont radicalement différents : ici, la forêt sombre laisse place à une jolie maison au bord d’un lac, lieu idyllique pour une réunion de famille…

J’ai adoré me sentir transportée d’angoisse du début à la fin de ce roman, totalement stressant, prenant et glaçant. Un très bon roman noir.

Baignades – Andrée A. Michaud – Août 2025 – Rivages/Noir

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