Fantastic Beasts and where to find them – J.K.Rowling

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Fantastic Beasts and Where to Find ThemLes premières phrases

«  A large, isolated, derelict chateau emerges from the darkness. We focus on a cobbled square outside the building shrouded in mist, eerie, silent.

Five Aurors stand, wands aloft, tentative as they edge towards the chateau. A sudden explosion of pure white light sends them flying.

We whip round to find their bodies scattered, lying motionless at the entrance to a large parkland. A figure (GRINDELWALD) enters the frame, his back to the camera; ignoring the bodies, he stares out into the night sky, as we pan up towards the moon.  »

Circonstances de lecture

Parce que je ne peux pas me lasser de l’univers d’Harry Potter !!!

Impressions

Je n’avais pas prévu d’acheter le scénario du film… Et puis, j’ai poussé la porte de la librairie Shakespeare & Company à Paris… et le livre s’est jeté sur moi… Comment résister à une aussi belle couverture ? L’intérieur est tout aussi beau, avec de petits dessins des créatures entre les chapitres. Quant à l’histoire, elle transporte avec bonheur dans l’univers magique de J.K. Rowling. On suit les aventures de Newt Scamander, dont la valise remplie de créatures fantastiques est malencontreusement ouverte… J’ai beaucoup aimé ! Et le livre va trôner en bonne place dans ma bibliothèque.

Un passage parmi d’autres

 TINA : Who are you ?

NEWT : I’m sorry?

TINA : Who are you?

NEWT : Newt Scamander. And you are?

TINA : What’s that thing in your case?

NEWT : That’s my Niffler. (pointing at hot dog mustard still on Tina’s lip). Er, you’ve got something on your…

TINA : Why in the name of Deliverance Dane did you let that thing loose?

NEWT : I didn’t mean to… he’s incorrigible, you see, anything shiny, he’s all over the place…

TINA : You didn’t mean to?

NEWT : No.

TINA : You could not have chosen a worse time to let that creature loose! We’re in the middle of a situation here! I’m taking you in.

NEWT : You’re taking me where?

She produces her official ID card. It bears her moving picture and an impressive symbol of an American eagle: MACUSA.

TINA : Magical Congress of the United States of America.

J.K. Rowling – Fantastic Beasts and where to find them – 2016 (Little Brown)

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Little Yu – Xia Da

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Circonstances de lecture

Little Yu - Xia DaAprès avoir beaucoup aimé « La Princesse Vagabonde », j’ai eu très envie de découvrir la première création de Xia Da.

Impressions

Gros coup de cœur pour cette pépite de Xia Da !!! En trois tomes, Xia Da est parvenue à me charmer, aussi bien avec le fond de l’histoire de ce manga que par ses dessins magnifiques. L’univers de « Little Yu » respire le calme, la douceur de l’enfance et la force et la magie de la nature. La petite Yu emménage avec ses parents dans un petit village de campagne. Là, elle découvre une nature préservée, et entrevoit petit à petit le monde caché des esprits de la forêt et des ancêtres. Lire « Little Yu », c’est respirer un bon bol d’air pur, la naïveté et l’imagination propre à l’enfance, c’est aussi être ému par la beauté de certaines scènes particulièrement touchantes et magiques, entre rêve et réalité.

Si vous adhérez à l’univers de Hayao Miyazaki, en particulier « Le Voyage de Chihiro », et au « Pompoko » d’Isao Takahata, laissez-vous donc séduire par « Little Yu ». A lire et relire sans modération. Une véritable pépite !

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Xia Da – Little Yu – Février 2015 (Urban China)

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Doubt – Yoshiki Tonogai

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Yoshiki Tonogai - Doubt - Tome 4Circonstances de lecture

Ma deuxième lecture de Yoshiki Tonogai après Judge.

Impressions

J’avais dévoré Judge de Yoshiki Tonogai, j’ai également dévoré Doubt. Le principe est le même : des jeunes se retrouvent emprisonnés dans un bâtiment désaffecté. Commence alors un véritable cauchemar et une lutte pour ne pas se faire tuer… Car, parmi eux, se cache un assassin, un loup au milieu des lapins. Doubt se dévore, oui, ce manga tient en haleine, mais voilà, le problème c’est que, quasiment dès le début, j’avais deviné qui était le coupable… Ça ne m’a pas empêché d’apprécier ce manga, d’autant que la fin est terrible ! A vous donner la chaire de poule!

Doubt - Yoshiki Tonogai

Yoshiki Tonogai –  Doubt – 2010 (Ki-oon)

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La mort nomade – Ian Manook

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ian-manook-la-mort-nomadeLes premières phrases

«  Le petit combi russe bleu tout-terrain crapahutait, en équilibre instable, vers la ligne de crête. En dodelinant dangereusement, sa carcasse peinturlurée écrasait sous ses pneus ramollis des cailloux chauds qui fusaient en cognant sous le châssis. La pente et les soubresauts décidaient de sa trajectoire plus que les efforts du chauffeur, cramponné de ses mains d’ogre au fin volant de bakélite ivoire.

– On va finir par verser et rouler jusque dans la vallée si tu continues comme ça. Et c’est moi qui suis à la place du mort.

Al éclaboussait de Chinggis tiède son T-shirt Yes We Khan à chaque couinement des ressorts à lame de la suspension malmenée.

– Si on verse, tout le monde meurt, philosopha Zorig, son corps de géant voûté pour tenir dans l’habitacle, les genoux dans le volant et la tête contre le pare-brise. Mais ça n’arrivera pas. Ces engins-là c’est comme des tiques. Ça suce la route et ça ne la lâche plus.

– Sauf le jour où tu nous as fait basculer dans le lac Airag, au sud de Khyargas, rappela Naaran, cramponné au skaï de la banquette arrière, la tête cognant contre la tôle de métal brut.   »

Circonstances de lecture

Parce que je suis fan de Yeruldelgger !

Impressions

Après les deux premiers tomes de la saga Yeruldelgger, voilà le chapitre final autour de ce flic peu conventionnel. Un troisième tome qui clôture en toute beauté ce polar de Ian Manook. Yeruldelgger ne fait ici plus partie de la police d’Oulan-Bator. Il vit reclus en pleine steppe, dans une yourte reculée, afin de contenir sa violence intérieure et  renouer avec ses racines. Mais comme on pouvait s’y attendre, sa retraite va être bousculée par l’arrivée de deux femmes à la recherche de son aide. Et il va replonger malgré lui dans un monde d’une rare violence.

On retrouve dans ce dernier volet la même patte qui m’avait tant plu dans les deux premiers tomes (en particulier le premier), ce tiraillement d’un pays entre ses traditions, ses paysages magnifiques, et le progrès, souillant ses terres par la soif du pouvoir et de l’argent. La Mongolie à l’état brut.

Un passage parmi d’autres

 -Tais-toi ! s’emporta Yeruldelgger en effrayant son cheval qu’il dut retenir par la bride. Je ne veux plus entendre parler de combat. Regarde où me battre m’a mené.

– Parce que ne pas te battre t’aurait mené ailleurs ?

– Peut-être bien. Peut-être que j’étais fait pour rester nomade et ne pas me battre. Apprendre à subir, à résister, à endurer, et ne jamais me battre. Tout ton art au contraire m’a poussé dans la colère et la violence, alors ne viens pas pleurer à mes côtés maintenant que ça m’a coûté ce qui me restait de vie.

Puis il garda le silence jusqu’à ce que le spectre de Nerguii disparaisse. Ne resta alors que la tiédeur d’une steppe d’émeraude au pied de la colline. La fraîcheur blanche d’une rivière scintillante emmêlant ses rubans autour de lourdes touffes de roseaux argentés. Un horizon dentelé à l’est de crêtes bleues et crantées, et lissé à l’ouest par la houle irisée d’une prairie échevelée. Quelques chevaux à la crinière blonde, avec le monde entier pour pâture. Et au nord, un ciel qui se chargeait des rouleaux mauves d’un orage électrique.

Ian Manook – La mort nomade – octobre 2016 (Albin Michel)

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Ano Hana 3 – Mitsu Izumi

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Ano Hana 3 - Mitsu IzumiCirconstances de lecture

Parce que j’avais beaucoup aimé les 2 premiers tomes.

Impressions

Le troisième et dernier tome d’Ano Hana termine en toute beauté le manga de Mitsu Izumi. C’est beau et émouvant. J’ai adoré !

L’histoire : Jinta ne va plus au lycée, ne voit plus ses anciens amis depuis que son amie d’enfance, Menma, est morte. Mais voilà que la jeune fille revient le hanter. Lui seul peut voir son « fantôme ». Sa mission : exaucer le vœu de Menma pour lui permettre de reposer en paix. Il se voit alors contraint de renouer avec ses anciens amis. Je n’en dirais pas plus pour ne pas trop en dévoiler. Sachez juste qu’Ano Hana est un très beau manga sur l’amitié, l’amour, la perte d’un être cher et la culpabilité. Une trilogie à ne pas rater !

Ano Hana 3 - Mitsu Izumi Ano Hana 3 - Mitsu Izumi Ano Hana 3 - Mitsu Izumi Ano Hana 3 - Mitsu Izumi

Mitsu Izumi – Ano Hana 3 – Septembre 2016 (Panini Manga)

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Platinum End 2 – Takeshi Obata et Tsugumi Ohba

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Platinum End 2Circonstances de lecture

Parce que j’étais restée sur ma fin avec le 1er tome.

Impressions

Je ne savais pas trop quoi penser du 1er tome de Platinum End… Je le trouvais moins poussé au niveau scénario que Deathnote. Alors, j’ai entamé ce 2nd tome avec une certaine appréhension… et l’idée que j’allais sûrement être déçue. Eh bien non ! Figurez-vous que j’ai bien aimé ce 2nd tome. Le personnage de Mirai est vraiment attachant et on rencontre enfin la fille qu’il aime. L’intrigue se corse, et les scènes de combat sont bien faites. Le tout est très prenant. Sans oublier les scènes d’enfance de Mirai qui sont touchantes et porteuses de beaux messages. Bref, ça y est, les auteurs de Deathnote ont retrouvé ma faveur avec ce 2nd tome. J’attends maintenant la suite – prévue pour décembre, en espérant que la date de parution ne soit pas à nouveau repoussée – avec impatience !

Platinum End 2 Platinum End 2 Platinum End 2

Tsugumi Ohba & Takeshi Obata – Platinum End 2 – septembre 2016 (Kazé)

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Rouge Eclipse – Shiki Kawabata

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Circonstances de lecture

Rouge Eclipse - Shiki KawabataAttirée par la couverture.

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Coup de cœur pour ce manga de Shiki Kawabata ! Ayumi a tout pour être heureuse : elle est jolie et le garçon qu’elle aime sort enfin avec elle. Mais voilà, le jour de la lune rouge, Zenko, une camarade de classe impopulaire au physique ingrat, se suicide sous ses yeux… et par un phénomène inexplicable, prend l’apparence d’Ayumi, cette dernière se retrouvant dans le corps de Zenko ! Commence alors pour Ayumi une nouvelle vie. Arrivera-t-elle à reprendre son apparence ? Peut-on être heureuse quand on est moche ? L’amour peut-il faire fi des apparences ? Peut-on reconnaître quelqu’un alors que son corps a changé ?

J’ai vraiment hâte de lire la suite ! Un très beau manga !

Rouge Eclipse - Shiki Kawabata Rouge Eclipse - Shiki Kawabata Rouge Eclipse - Shiki Kawabata

Shiri Kawabata – août 2016 (Akata)

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Station Eleven – Emily St. John Mandel

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Emily St. John Mandel - Station ElevenLes premières phrases

«  Le roi se tenait, à la dérive, dans une flaque de lumière bleue. C’était l’acte IV du Roi Lear, un soir d’hiver à l’Elgin Theatre de Toronto. En début de soirée, pendant que les spectateurs entraient dans la salle, trois fillettes – versions enfantines des filles de Lear – avaient joué à se taper dans les mains sur le plateau, et elles revenaient maintenant sous forme d’hallucinations dans la scène de la folie. Le roi titubant essayait de les attraper tandis qu’elles gambadaient çà et là dans les ombres. Il s’appelait Arthur Leander et avait cinquante et un ans. Des fleurs ornaient ses cheveux. 

« Me reconnais-tu ? demanda le comédien qui interprétait Gloucester.

– Je me rappelle assez bien tes yeux », répondit Arthur, distrait par la version enfantine de Cordelia.

Ce fut à ce moment-là que la chose se produisit. Son visage se crispa, il trébucha et tendit le bras vers une colonne, mais, évaluant mal la distance, se cogna durement le tranchant de la main.   »

Circonstances de lecture

Parce que j’aime les romans post-apocalyptiques (ne me demandez pas pourquoi !).

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Voici « LE » roman SF post-apocalyptique de la rentrée littéraire. Quand un virus mortel foudroie une bonne partie de l’humanité, il ne reste plus que quelques groupes de survivants. Parmi eux, une troupe de théâtre ambulante brave tous les dangers pour jouer du Shakespeare et ainsi tenter de préserver ce qui fait, à leurs yeux, la force des hommes : leur culture, le goût des mots et de la musique, leur âme d’artistes en somme.

Que ceux qui ne sont pas fans de SF se rassurent, ce livre leur plaira aussi car l’auteur aime nous replonger dans le passé de ses héros, dans le monde d’avant, où l’argent, l’apparence et la soif de pouvoir font loi. On découvre petit à petit le lien entre cet Arthur Leander, acteur célèbre sur le déclin, qui meurt dans le premier chapitre, et certains survivants, dont un homme à la tête d’une secte sanguinaire et une jeune femme aux poignets tatoués.

Station Eleven est un roman à la construction habile, aux personnages attachants. Si le postulat de départ n’est certes pas original, je me suis laissée emportée par le rythme de l’histoire. Un très bon roman de SF en somme.

Un passage parmi d’autres

 Moi, j’avais huit ans… neuf quand nous avons cessé de marcher. Je n’ai aucun souvenir de l’année que nous avons passée sur la route – ce qui signifie, je crois, que j’ai oublié le pire de cette période. Ne croyez-vous pas, en définitive, que les gens qui vivent le plus mal cette… notre époque actuelle, appelez-la comme vous voudrez, le monde d’après la grippe de Géorgie… ne croyez-vous pas que ceux qui ont le plus de difficultés à s’y adapter sont ceux qui se souviennent clairement du monde ancien ?

FD : Je n’y avais pas réfléchi.

KR : Ce que je veux dire, c’est que plus vous avez de souvenirs, plus vous avez perdu.

FD : Vous vous rappelez bien certaines choses…

KR : Si peu. Mes souvenirs d’avant le cataclysme ressemblent aujourd’hui à des rêves. Je me souviens d’avoir regardé par le hublot d’un avion, ce devait être dans le courant de la dernière année, et d’avoir vu du ciel la ville de New York. Vous l’avez vu, ça ?

FD : Oui.

KR : Un océan de lumières électriques. Ça me donne des frissons rien que d’y penser. Je ne me souviens pas vraiment de mes parents… juste des impressions. Je me souviens de conduits qui soufflaient de l’air chaud en hiver et d’appareils qui jouaient de la musique. Je me souviens d’écrans d’ordinateurs allumés. Je me souviens que, quand on ouvrait un frigo, il en sortait de l’air froid et de la lumière. Et les congélateurs encore plus froids, avec des petits cubes de glace dans les bacs. Vous vous en souvenez ?

FD : Bien sûr. Ça fait un moment que je n’ai pas vu de frigo qui ne soit pas transformé en espace de rangement.

KR : Et à l’intérieur, il y avait non seulement du froid, mais aussi de la lumière, c’est ça ? Je ne l’imagine pas ?

FD : Il y avait bien de la lumière à l’intérieur.

Emily St. John Mandel – Station Eleven – août 2016 (Rivages)

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Les enfants de la baleine – Abi Umeda

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Les enfants de la baleine - Abi UmedaCirconstances de lecture

Attirée – pour changer – par les couvertures!

Impressions

GROS COUP DE CŒUR ! Avec la parution du 4ème tome, Les enfants de la baleine fait définitivement partie de mes mangas préférés. Si vous aimez l’univers de Hayao Miyazaki et en particulier Nausicaä de la vallée du vent, vous succomberez à l’atmosphère de ce manga signé Abi Umeda.

L’histoire : un vaisseau, la Baleine de glaise, vogue sur un océan de sable à perte de vue. A son bord, vit paisiblement un peuple doté, pour les trois quarts, de pouvoirs magiques tirés de leurs émotions. Mais voilà, ceux qui bénéficient de ce « saimia » ont une espérance de vie très faible. Ceux qui n’en sont pas pourvus dirigent le navire. Ils vivent ainsi, sans savoir s’il existe d’autres êtres humains sur la planète. Jusqu’au jour où ils découvrent, sur une île abandonnée, une jeune fille dépourvue d’émotions… Le monde extérieur fait alors brusquement et violemment irruption dans leur paradis de glaise.

Les 4 premiers tomes de ce manga m’ont enchantée. Un manga pacifiste indispensable, d’une émotion rare.

Les enfants de la baleine - Abi Umeda img_0952 img_0953 img_0954 img_0955 img_0956

Abi Umeda – Les enfants de la baleine – Septembre 2016 (Glénat)

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Phare 23 – Hugh Howey

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hugh-howey-phare-23Les premières phrases

 » On ne vous prépare pas aux petits bruits. On vous colle dans une centrifugeuse jusqu’à l’évanouissement, on vous fait caracoler sur des courbes paraboliques jusqu’à vomir tripes et boyaux, on vous transperce d’aiguilles jusqu’à ce que vous vous sentiez comme un toxico, on vous fait ingurgiter trois domaines de la physique, passer un diplôme de médecine et suivre en même temps un entraînement de triathlon.

Mais on ne vous dit pas ce qu’il en est de vivre avec les cliquetis et les grincements et les petits bips en arrière-plan. Ni comment le vide spatial, des années-lumière à la ronde, peut être ressenti comme un poids énorme, écrasant. Le silence semble constamment gagner du terrain, comme l’obscurité à laquelle j’ai été un jour confronté, dans une grotte de la Virginie-Occidentale. Une obscurité qu’on peut mâcher. Une obscurité qu’on perçoit à des kilomètres alentour. Une obscurité dont on n’est pas certain de pouvoir un jour s’extirper.

Au fin fond de l’espace, le silence est précisément de cette nature. Du coup, les petits bidules qui ronronnent dans ma balise deviennent des enfoirés et leurs cliquetis cauchemardesques me mettent les nerfs en pelote. Je les hais tous jusqu’au dernier. Tout ce qui bouge dans cet endroit.   »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais adoré la trilogie Silo du même auteur.

Impressions

LA CLAQUE ! Si vous devez lire un livre, un seul, de cette rentrée littéraire, lisez donc Phare 23 de Hugh Howey. Vous n’aimez pas la science fiction, les histoires qui se passent dans l’espace ? Lisez-le quand même ! Et de toute urgence. Car ce livre a une portée universelle, un message de paix et de tolérance dont notre société actuelle a grand besoin…

Le héros de Phare 23 – on ne saura jamais son nom – est gardien de phare. Mais pas un phare en pleine mer, non, un phare (une balise) au milieu de l’espace. Nous sommes au XXIIIème siècle, et sans grande surprise les hommes sont en guerre. Notre héros, médaillé de guerre, a choisi la solitude de l’espace pour y cacher sa souffrance. Il vit donc seul dans son phare. Sa mission : faire en sorte que les vaisseaux traversent sa partie de la Voie lactée en toute sécurité, loin des astéroïdes et des dangers en tout genre. Mais voilà, peut-on rester sain d’esprit au milieu de cette solitude ? Sa « maison » construite par la Nasa est-elle aussi sûre et solide que ce qu’on a bien voulu lui faire croire ? La guerre est-elle si loin que ça ?

Phare 23 est un livre magnifique au suspens haletant. Hugh Howey signe là un superbe roman sur la solitude humaine, la guerre, la différence et la tolérance. LISEZ-LE et peut-être que le message de l’auteur deviendra un jour réalité… Oui, on peut toujours rêver… Encore heureux… « Je sais que c’est pure fiction, mais que se passerait-il si, debout sur les décombres des attaques dirigées contre nous, que ce soit au sens littéral ou métaphorique, physique ou émotionnel, personnel ou politique, nous choisissions le pardon plutôt que l’escalade ? A quoi ressemblerait ce monde ? Peut-être ne le saurons-nous jamais. Mais il me plaît de faire semblant. »

Un passage parmi d’autres

 Les pannes d’EOG ne peuvent pas arriver. Les systèmes de secours ont des systèmes de secours qui ont des systèmes de secours. Tout est incestueux dans les entrailles de la balise 23, moi je vous le dis. Pour que quelque chose se détraque, il faudrait qu’une première alarme soit hors service, ainsi qu’une seconde de sauvegarde et deux différents modules conçus pour effectuer la même opération et contrôlés toutes les quelques secondes pour être sûr qu’ils en sont effectivement capables. Toutes les puces électroniques et les logiciels peuvent se réparer et redémarrer seuls. On pourrait déclencher une impulsion électromagnétique dans cette saleté qu’elle repartirait en moins de deux. Il faudrait deux douzaines de pannes aléatoires et simultanées plus un tas d’autres coïncidences trop ahurissantes pour pouvoir même les envisager.

Une fois, un intello de la Nasa a calculé les probabilités. Elles étaient très très faibles. Ceci dit, la semaine passée, il y avait 1 527 balises Galsat en activité dans la Voie lactée. Alors à mon avis, les chances que quelqu’un ait un problème ne cessent d’augmenter. En particulier quand les balises vieillissent. Et en ce moment, ce quelqu’un, ça doit être moi.

Hugh Howey – Phare 23 – septembre 2016 (Actes Sud)

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