L’agneau égorgera le lion – Margaret Killjoy

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , ,

Les premières phrases

«  Parfois, on n’a pas d’autre choix que dégainer un couteau. Ce n’est pas une bonne chose. Ça ne me plaît pas. Mais de temps à autre, tout ce qu’on peut faire, c’est sortir son arme et annoncer clairement où ira se ficher le bout pointu. »

Circonstances de lecture

Pour découvrir la nouvelle collection RéciFs des éditions Argyll.

Impressions

Après des années d’errance en solitaire dans un monde post-apo, Danielle décide de se rendre à Freedom, petite ville de l’Iowa où vit une communauté d’anarchistes. Elle n’a qu’une idée en tête : comprendre pourquoi son meilleur ami s’est suicidé après y avoir vécu. Mais un autre mystère plane sur ce village aux allures de petit paradis : des animaux mutants y résident et font planer un climat pesant, entre vénération et frayeur.

J’adore l’ambiance des romans post-apo et j’ai adoré me plonger dans cette novella mêlant habilement survie, justice et fantastique. Déjà publiée aux éditions Argyll avec le très bon Un pays de fantômes, Margaret Killjoy inaugure la nouvelle collection RéciFs des éditions Argyll, une collection de textes courts écrits par des femmes du monde entier. L’agneau égorgera le lion sort le 13 septembre, en même temps que Le bracelet de jade de Mu Ming, qui vous transporte quant à elle en 1640 dans la Chine ancienne. Une collection à découvrir, qui fait autant voyager que réfléchir ! Mention spéciale aux magnifiques couvertures signées Anouck Faure !

Margaret Killjoy – L’agneau égorgera le lion – Septembre 2024 – RéciFs / Argyll

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

L’homme superflu – Mary Robinette Kowal

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , ,

Mary Robinette Kowal - L'homme superfluLes premières phrases

«  Agenouillée sur le sol de sa suite, Tesla Crane percevait distraitement les vibrations de l’anneau centrifuge qui pivotait autour du Lindgren, le navire de croisière interplanétaire. Ou probablement s’agissait-il plutôt du ronron de l’air conditionné. L’anneau du niveau terrien était suffisamment vaste pour qu’on ne perçoive même pas la force de Coriolis, à moins qu’on propulse un objet.« 

Circonstances de lecture

Parce que j’avais très envie de découvrir Mary Robinette Kowal.

Impressions

Envie d’une lecture légère et prenante à la fois ? Lisez donc « L’homme superflu » de Mary Robinette Kowal! Embarquez à bord du Lindgren, ce vaisseau de croisière interplanétaire en route pour Mars. À bord, vous suivrez les aventures d’un couple de jeunes mariés, la célèbre (et richissime) Tesla Crane et son époux (et ancien détective) Shal, dont la lune de miel va être quelque peu entachée par un meurtre dont Shal apparaît comme le suspect tout désigné.

Mélangez une bonne dose de « La croisière s’amuse » avec un soupçon de cosy crime et un filet de space opera à la sauce huis clos,  le tout bien secoué d’humour noir, et vous obtiendrez un très bon cocktail ! D’autant que vous ne pourrez que tomber en adoration devant la véritable héroïne de ce roman, j’ai nommé : Gimlet, la petite chienne Westie d’assistance de Tesla, laquelle souffre de mobilité réduite et de trouble de stress post-traumatique depuis qu’elle a subi un grave accident. Un sujet très bien traité par l’autrice.

Et, histoire de bien vous mettre dans l’ambiance très chic du vaisseau, l’autrice commence chaque chapitre par une recette de cocktail (avec ou sans alcool). L’homme superflu s’avère être une lecture rafraichissante, drôle, cynique aussi, forte en rebondissements, avec des personnages attachants, et surtout une petite chienne adorable. 

Mary Robinette Kowal – L’homme superflu – Février 2024 – Denoël / Lunes d’encre – traduit de l’anglais (États-Unis) par Patrick Imbert

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Paresse pour tous – Hadrien Klent

Étiquettes

, , , , , , , ,

Hadrien Klent - Paresse pour tousLes premières phrases

«  Il va être vingt heures. Sur la pendule molle, énorme imitation d’une peinture de Salvador Dali offerte par un bénévole, devenue le gri-gri de la campagne, la grosse aiguille des minutes s’approche de la verticale. C’est le moment de bascule.

Il va être vingt heures : jamais un horaire n’aura signifié tant, pour eux. Jamais la règle du temps n’aura été aussi implacable. »

Circonstances de lecture

Parce que j’ai comme des envies de changements sociétaux.

Impressions

Travailler 3 heures par jour, ça vous dit ? C’est en tout cas la proposition d’Emilien Long, prix Nobel d’économie, auteur d’un essai sur le droit à la paresse, et candidat aux élections présidentielles. Voilà le résumé en quelques mots de ce roman qui fait souffler un vent de révolution démocratique des plus bienvenus en ces temps politiques troublés.

J’avais peur d’être déçue par ce livre. C’est tout le contraire qui s’est produit. J’ai été emballée, et ce dès les premières pages. Car c’est une société utopique  – et réaliste – que nous dépeint Hadrien Klent dans ce roman. En se basant sur des données économiques et scientifiques, il propose tout simplement un changement de paradigme : arrêter de subir le temps, arrêter de passer sa vie à travailler, s’accorder le temps de vivre, construire sa vie à son rythme. « La paresse au XXIe siècle c’est avoir du temps pour s’occuper de soi, des autres, de la planète : c’est se préoccuper enfin des choses essentielles à la bonne marche d’une société. C’est renoncer à l’individualisme, à l’égoïsme, à la destruction méthodique de notre planète. C’est ouvrir un espace ; des espaces. C’est se poser. Et même se re-poser : se poser à nouveau, chaque jour, la question de ce qu’on est, de ce qu’on veut faire, de ce qu’on doit faire. Ne plus être un robot allant travailler, s’usant la semaine pour dépenser son fric une fois le week-end venu, en drogues de toutes sortes (numériques, chimiques, matérielles, culturelles, peu importe, ce sont autant de misérables voyages consuméristes) : on ne rattrape rien en dépensant l’argent qu’on a gagné en étant privé de sa vie. » 

Voici son idée de société : une société qui arrête d’épuiser les ressources de la planète et ses habitants, une société qui permet ne de plus subir le rapport au temps, mais de se construire sa propre vie. Alors, si vous en avez marre des politiciens au pouvoir, si vous êtes fatigués par votre vie, lisez « Paresse pour tous ». Parce que ce livre donne de l’espoir et aussi une furieuse envie de changer les choses, de voir la vie autrement et de faire en sorte que notre société change. Ce livre montre que c’est possible. Et c’est en ce sens que cette lecture me paraît essentielle, nécessaire et salvatrice.

Hadrien Klent – Paresse pour tous – Mai 2021 – Le Tripode

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Solarpunk, vers des futurs radieux – Anthologie

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Anthologie - Solarpunk vers des futurs radieuxLes premières phrases

«  L’idée n’est pas exactement nouvelle, au sein de la maison Moutons électriques, selon laquelle la science-fiction nécessite de nos jours, après tant d’années d’une sorte de « chape dystopique » et de space operas plus ou moins militaristes, de se parer de qualités positives, écologistes et optimistes. »

Circonstances de lecture

Parce qu’on a tous grand besoin d’entrevoir des futurs meilleurs.

Impressions

Tout est dans le titre : « Solarpunk, vers des futurs radieux« . Ne vous méprenez donc pas : les mondes que vont vous dépeindre les différents auteurs et autrices de cette anthologie de nouvelles ne sont pas utopiques. Ils sont en chemin « VERS » des avenirs radieux. Passé ce premier avertissement, vous aurez toutes les cartes en main pour profiter de ce recueil. Car, c’est une fois que je me suis fait cette remarque, que j’ai pleinement apprécié ma lecture.

Si, comme d’habitude dans une anthologie, toutes les nouvelles ne m’ont pas autant plu, j’ai eu de très beaux coups de cœur. Mélanie Fievet m’a remué le cœur avec « Un point au large », un très beau texte sur les réfugiés climatiques et les îles de déchets. Tout comme Dominique Warfa, avec « Sur des langueurs océanes » qui a su créer une belle alchimie au sein de l’équipage de cette île/usine (avec un petit air de Becky Chambers). J’aurais volontiers continuer le voyage sur encore plusieurs centaines de pages !

J’ai ressenti également beaucoup d’émotions à la lecture de « Premier mai » de Silène Edgar. Je ne suis pas prête d’oublier non plus « La gueule sans crocs » de Basile Cendre et sa version de Totoro. Et que dire de « La pluie coule entre nos doigts » de Christine Luce ? Là aussi, j’aurais aimé rester sur Commune. Coup de cœur aussi pour « La succulente » de Chloé Chevalier, faisant s’entremêler la vie d’une petite fille avec celle d’une plante. Roland C. Wagner aborde avec justesse l’impact des mots et de la connaissance sur le monde dans sa nouvelle « Ce qui n’est pas nommé ». Quant à Xavier Dollo (ou/et Thomas Geha), il délivre deux textes des plus émouvants avec « Voyageuse » et « Une île (et quart) sous la lune rouge », qui m’ont beaucoup touchés. 

Vous l’aurez compris, si j’ai eu un peu de mal à m’immerger dans cette anthologie, une fois lancée, j’ai adoré cette lecture. Et j’attends maintenant avec impatience la sortie d’un recueil pour le coup totalement utopique, pour ressentir les mêmes vibrations qu’à la lecture d’Eutopia de Camille Leboulanger et de L’espace d’un an de Becky Chambers.

Anthologie – Solarpunk, vers des futurs radieux – Juin 2024 – Les Moutons électriques

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Après toi les ténèbres – Gus Moreno

Étiquettes

, , , , , , , , , , , ,

Les premières phrases

«  Tes parents ne m’ont pas laissé t’enterrer dans une capsule funéraire. Surtout ta mère. »

Circonstances de lecture

Parce que c’est L’Atalante.

Impressions

Cela faisait longtemps qu’un livre ne m’avait effrayée à ce point! J’ai lu la première partie d’une traite, ne le refermant que bien après minuit, et je dois dire que j’ai eu du mal à m’en détacher et à trouver le sommeil ! Ce début de roman est en effet une vraie réussite. Gus Moreno parvient à nous transmettre une histoire sur le deuil d’un homme venant de perdre sa femme, tout en la combinant à une histoire horrifique particulièrement stressante et éprouvante pour les nerfs. Si le dernier tiers de l’ouvrage m’a un peu perdue, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit là d’une de mes meilleures lectures d’imaginaire de la rentrée, qui plus est dans un genre malheureusement souvent délaissé en France, celui du roman d’horreur. J’ai ressenti les mêmes frissons qu’en lisant Simetierre de Stephen King, La Maison des Feuilles de Mark Z. Danielewski ou encore Un bon Indien est un Indien mort de Stephen Graham Jones. C’est dire ! La thématique du deuil est abordée avec justesse à travers les yeux de Thiago, ce jeune veuf épris de solitude qui revient sur les circonstances ayant conduit à la mort de sa femme. Je ne peux donc que vous exhorter à découvrir ce très beau roman d’amour et d’horreur, faisant se questionner constamment le lecteur sur la frontière entre réel et surnaturel, raison, malédiction et paranoïa !

Gus Moreno – Après toi les ténèbres – Août 2024 – L’Atalante – traduit de l’anglais par Laurent Queyssi

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Un monde plus-que-parfait – Emmanuel Brault

Étiquettes

, , , , , , , ,

Emmanuel Brault - Un homme plus-que-parfaitLes premières phrases

«  Ainsi débutait l’annonce, en tout petits caractères, au bas de la page des chiens écrasés d’un journal abandonné sur le banc vert bouteille du parc municipal : « Tente l’aventure ! Change de vie ! Travail de rêve sur la planète Pandore ». Suivaient une boîte postale et un numéro de téléphone à dix-huit chiffres.

Alfred, qui s’était rangé avec une femme et deux enfants – une fille de quatorze ans, un garçon de seize ans – appela le numéro sur un coup de tête alors qu’il rentrait à pied de son travail, en découvrant par hasard le morceau de journal froissé niché au fond de sa poche. »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais adoré son premier roman paru chez Mu, Walter Kurtz était à pied.

Impressions

Alfred ne se sent pas à sa place. Marié, père de deux enfants (une fille de 14 ans enceinte, un fils de 16 ans scotché au canapé et à l’écran télé), marié à une femme spécialiste du gratin dauphinois carbonisé, il n’est pas heureux. Pire, il se sent comme un étranger aussi bien dans sa famille qu’en société. Imaginez un peu : une société qui interdit tout terme compliqué, toute tournure de phrase trop alambiquée, et recommande de se poser le moins de question possible. Pour Alfred, c’est l’enfer, lui qui aime utiliser le subjonctif, le vouvoiement, et est friand de poésie et de jolis mots. Alors, quand il tombe sur une petite annonce lui proposant de changer de vie sur la planète Pandore, il postule aussitôt… mais il y a une contrepartie…

Ce court roman (un peu plus de 100 pages) est tout simplement jubilatoire. Drôle, cynique, il ne manque pas de mordant et sait pointer tous les petits et gros travers de notre propre société, de notre rapport à la famille et au bonheur. Si certaines scènes et certains choix pourront heurter certains (personnellement, je n’ai pas compris ce choix concernant Esbrouffe 🥹…), il n’en reste pas moins qu’Emmanuel Brault réussit encore une fois à surprendre, après les très bons Walter Kurtz était à pied et Tous les hommes… Mais attention, ne vous attendez pas à un livre de SF comme ses précédents. 

Emmanuel Brault – Un monde plus-que-parfait – Août 2024 – Mu

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Les beaux et les élus – Nghi Vo

Étiquettes

, , , , , , , , , , , ,

BEAUX-ELUS_dos22.inddLes premières phrases

«  Le vent soufflant du détroit entra dans la maison et nous emporta, Daisy et moi, autour de la demeure d’East Egg, telles des aigrettes de pissenlit, tels des flocons d’écume, telles deux jeunes femmes en robe blanche sans un souci pour les alourdir. » 

Circonstances de lecture

Parce que c’est L’Atalante et Nghi Vo !

Impressions

Après sa série des Archives des Collines-Chantantes, Nghi Vo livre une réécriture de Gatsby le Magnifique de Scott Fitzgerald, faisant de Jordan Baker, joueuse de golf et meilleure amie de Daisy, la narratrice de cette histoire. Si Les beaux et les élus conservent le même déroulement narratif que ce grand classique de la littérature américaine, c’est dans sa description des personnages et leurs rapports entre eux que Nghi Vo propose des variations. Jordan Baker devient ainsi une jeune femme libre, queer et indépendante, essayant de faire oublier (et d’oublier elle-même) ses origines vietnamiennes, dans une société fortement marquée par la ségrégation raciale. Nghi Vo saupoudre également sa version de Gatsby d’une bonne dose de fantastique et de réalisme magique. A l’instar de la première scène du roman où Daisy et Jordan flottent au gré de la brise dans les pièces de la demeure des Carraway, telles des pétales de fleurs ou des fées espiègles. La magie apparaît également lorsque Jordan découpe des formes de papier prenant subitement vie. Il n’est pas impossible non plus de croiser des fantômes, au détour d’une rue ou d’un couloir, de vendre son âme au diable, ni d’avoir des visions après quelques gorgées d’une boisson démoniaque. La plume de Nghi Vo est poétique, envoûtante et sensuelle et cela participe grandement au plaisir de lecture. Il m’a été cependant impossible de m’attacher aux personnages. Ils sont tous odieux à leurs façons, s’utilisant les uns les autres pour essayer de toucher du doigt un bonheur finalement impossible. Signe que l’argent ne fait pas tout, loin s’en faut ! Ce sont au final quasiment tous des « gosses de riches », nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, soucieux uniquement de leur propre petite personne et menant des vies insouciantes. 

Nghi Vo – Les beaux et les élus – Août 2024 – L’Atalante

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

La Geste d’Hamlet Evans – Rafael Marin

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , ,

Rafael Marin - La Geste d'Hamlet EvansLes premières phrases

«  Je dépoussière ma vieille perruque rouge et je l’ajuste soigneusement sur ma tignasse, juste assez penchée pour qu’elle ne paraisse pas trop naturelle, mais suffisamment droite pour qu’elle n’ait pas l’air grotesque. Cela me semble bien. Je cligne des yeux et décide d’ajouter un peu de couleur sur mes paupières. Parfait. Un autre point de réglé. Enfin, je mets mon nez, vert comme un petit pois, mon chapeau noir et ma fleur en plastique d’un blanc étincelant. Prépare-toi à applaudir , ô public, voici qu’arrive Hamlet ! » 

Circonstances de lecture

Parce que j’adore cette maison d’édition.

Impressions

Je crois qu’il s’agit du premier auteur de SF espagnol que je lis… Argyll a en effet eu la très bonne idée de publier et traduire (par Sylvie Miller) ce space opera écrit en 1984 par Rafael Marin.  Et je dois dire que j’ai adoré !

Si ce roman date d’il y a 40 ans, cela ne se ressent pas du tout, tant l’écriture comme les thèmes abordés sont totalement actuels. J’ai particulièrement apprécié l’originalité de ce texte qui mélange avec habileté le genre du space opera, avec une critique acerbe du colonialisme, de la guerre, et du capitalisme, et en y associant des poètes, des artistes de cirque et même de la poussière de fée !

Suivez donc Hamlet Evans, ce Terrien très ordinaire, qui, n’ayant aucun talent pour être soldat, décide de postuler pour devenir poète et qui, contre toute attente, voit sa candidature acceptée par le tout puissant New York. Commencent alors des années de formation au Monastère pour pouvoir devenir poète à bord d’un navire de guerre ayant pour but de conquérir de nouvelles planètes pour le compte de la Corporation. Un noble métier ? À première vue, oui, peut-être, jusqu’à ce que la réalité du terrain lui fasse voir ce métier (et la mission de la Corporation) sous un autre jour…

Je ne peux que vous inviter à découvrir l’histoire d’Hamlet Evans ! Une très belle aventure spatiale, où les artistes occupent une place de choix. 

Rafael Marin – La Geste d’Hamlet Evans – Août 2024 – Argyll

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Baumgartner – Paul Auster

Étiquettes

, , , , , , , ,

Paul Auster - BaumgartnerLes premières phrases

«  Baumgartner est assis à son bureau dans la pièce du premier étage qu’il désigne parfois comme son bureau, son cogitorium ou son trou. Stylo en main, il est engagé à mi-chemin dans une phrase du troisième chapitre de sa monographie sur les pseudonymes de Kierkegaard quand il lui apparaît que le livre qu’il a besoin de citer se trouve en bas au salon,où il l’a laissé avant de monter se coucher la veille. »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Paul Auster…

Impressions

Voilà. J’ai lu le dernier roman de Paul Auster, cet auteur américain dont j’ai dû lire une vingtaine de livres, toujours transportée par sa plume envoûtante et précise. Ici, l’auteur, décédé depuis peu, parle de la fin d’une vie, celle de Sy Baumgartner, professeur de philosophie, veuf depuis dix ans, dont les souvenirs de sa femme affluent à son esprit en apercevant un objet anodin, en observant les nuages, en recevant une lettre.

Sy serait-il le double fictif de Paul, et Anna Blum (oui Anna Blum) le double fictif de sa femme Siri Hustvedt, également poétesse ? Quoi qu’il en soit, on se plaît à se perdre dans les différents fils narratifs que tisse Paul Auster : des souvenirs de Sy aux textes écrits par sa femme, en passant par ses propres récits. Tout coule avec fluidité, le roman forme une boucle et on se plaît à poursuivre son histoire une fois notre lecture achevée.

Un texte autour du deuil, de la création, et de l’amour, qui clôt avec brio l’œuvre inoubliable d’un très grand écrivain.

Paul Auster – Baumgartner – Mars 2024 – Actes Sud

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Gideon la Neuvième – Tamsyn Muir

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , ,

Tamsyn Muir - Gideon la NeuvièmeLes premières phrases

«  En l’an Myriade de notre Seigneur, la dix millième année du Roi Immortel, le bienveillant Prince de la Mort, Gideon Nav prit son épée, ses bottes et ses magazines pornos et s’évada de la Neuvième Maison. » 

Circonstances de lecture

Parce que j’adore les livres inclassables.

Impressions

Gideon Nav en a plus que marre de croupir au milieu de nonnes sclérosées et de squelettes décérébrés. C’est sûr, aujourd’hui, elle va s’évader de la Neuvième Maison, dresser son majeur à la face de Harrowhark Nonagesimus, la Respectable Fille de la Neuvième Maison, nécromancienne osséo et principale responsable de sa vie misérable. Reste qu’avant de pouvoir tracer son chemin, elle va devoir rendre un dernier service à son ennemie d’enfance : participer avec  Harrowhark à une sélection pour qu’elle devienne Lycteure, autrement dit serviteur éternel de l’Empereur.

J’ai adoré cette lecture ! Tamsyn Muir a écrit un roman inclassable, un mélange des genres parfait entre fantasy (et ses combats à l’arme blanche), space-opera et fantastique. Le tout sur un ton totalement décalé. Les réparties de Gideon sont particulièrement savoureuses et j’ai ri à de nombreuses reprises à l’écouter parler avec sa verve trash et en inventant des noms d’oiseaux jouissifs (le « bordel de b*** » m’aura fait rire aux éclats !). Vous l’aurez compris, j’ai été dès les premières pages totalement emballée par notre héroïne rebelle, le visage peinturluré d’un maquillage morbide imposé par sa Maison, mais rehaussé de sa touche personnelle : des lunettes de soleil. Le lieu où se tient la sélection est particulièrement riche de mystères et de pièges. Et je me suis prise au jeu de savoir qui pourrait l’emporter, entre les représentants des neufs Maisons (merci à la liste des personnages au début du roman qui permet de s’y retrouver !).

Vous aimez la fantasy ? Vous êtes plutôt SF ? Vous adorez le fantastique ? Lisez Gideon la Neuvième ! Totalement inclassable, ce premier tome d’une tétralogie (que je vais m’empresser d’engloutir), est un remède efficace à la morosité et au stress ambiants.

Tamsyn Muir – Gideon la Neuvième – Octobre 2023 – Babel (les trois premiers tomes sont déjà parus, le dernier est attendu avec impatience !)

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer