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L’orage qui vient – Louise Mey

19 lundi Jan 2026

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, Fantastique, idées de lecture, L'orage qui vient, lecture, Livre, Louise Mey, Pocket, quoi lire, roman, science fiction, SF

Les premières phrases

« J’ai couru pendant des heures. J’ai couru, et maintenant, je veux manger. Je cherche quelque chose, un lièvre, un faisan, mais autour de moi tout se dissimule, à l’abri, bien caché. La forêt tout entière sait que je suis là cette nuit. Elle est belle sous la lune sans nuages, mais sa beauté m’indiffère, je n’ai pas faim de beau. J’ai faim de chair, de sang, je veux plonger les dents dans quelque chose de vivant. »

Impressions

J’ai dévoré ce roman ! Il faut dire que la plume de Louise Mey, précise et tranchante, va droit au but tout en parvenant à créer une ambiance et un décor que l’on visualise dans ses moindres détails, et des personnages (y compris secondaires) ayant une réelle substance. En moins de 200 pages, je trouve que c’est un tour de force. On s’attache aux protagonistes et, plus les pages défilent, plus la tension monte, à tel point que je n’arrivais pas à lâcher ma lecture !

Imaginez une petite communauté composée de femmes et d’enfants (le dernier homme du village part se former en ville), vivant à l’abri de la forêt dans un lieu paisible et reculé, caché aux yeux de tous, dans un monde où la société telle que nous la connaissons s’est effondrée. Ici, on vit de peu mais bien. Chacune mange à sa faim, chacune participe au bon fonctionnement du Hameau. C’est ici que vit Mila, une adolescente de 15 ans, avec sa mère. Et puis, un jour, un homme de l’extérieur arrive…

S’il n’y a pas de réelle surprise dans l’histoire, le roman est tellement bien écrit et construit que vous voudrez le lire d’une traite, afin d’évacuer la tension qui monte inexorablement jusqu’à la fin. Comme Mila, vous serrerez les poings. Louise Mey a su créer une histoire – courte et diablement efficace – avec une héroïne attachante, ode à la force des femmes, à la sororité, et au retour à un mode de vie respectueux du vivant, tout en explorant avec justesse la figure du monstre.

L’orage qui vient – Louise Mey – Mars 2025 – Pocket – Illustration de couverture réalisée par Germain Barthélémy

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Brèche – Li-Cam

06 mardi Jan 2026

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Brèche, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, La Volte, lecture, Li-Cam, Livre, quoi lire, roman, Science-fiction, SF, Visite

Les premières phrases

« Nous avons tous besoin d’une oasis.

À la place des potagers permacoles émerge lentement la vision des parkings qui les ont précédés, le bitume assombri par des taches d’huile de moteur, des lignes dont la peinture s’estompe en raison du manque d’entretien, et quelques arbres fatigués dispensant une ombre maigrelette. Je ne saurais dire si je me souviens ou si l’araignée me joue des tours. Mais à y réfléchir plus avant, en admettant que j’en sois capable aujourd’hui, je n’habite le bat que depuis quelques années ; les potagers étaient déjà là à mon arrivée, j’en suis presque certaine.

Ce n’est donc pas un souvenir. C’est autre chose. Et cette autre chose m’angoisse. »

Impressions

Comment commencer l’année en beauté ? En lisant ce roman de Li-Cam, édité par La Volte ! L’autrice revient dans son univers des Écoumes (déjà abordé dans son précédent livre Visite que j’avais adoré). Mais nul besoin d’avoir lu Visite pour pénétrer dans Brèche et savourer ce texte.

Ici, l’autrice dépeint notre société telle qu’elle tend à devenir : une société gangrénée par les Ogres, ces multimilliardaires bien décidés à exploiter la moindre ressource restante sur Terre, et à exploiter du même coup les hommes et femmes en-dessous d’eux, en les asservissant via des implants, des algos et des IA. Reste que dans ce monde à moitié décérébré et détruit, une petite communauté vivant dans des HLM (les laissés-pour-compte de la société) a réussi à sortir de la misère et à trouver le bonheur en repensant la vie en collectivité. Figurez-vous de vieilles barres HLM où les couloirs regorgent de plantes, et où les potagers extérieurs embaument l’air d’odeur de menthe et de basilic. Tout n’est pas rose, loin s’en faut, mais les habitants sont parvenus à créer une société où chacun mange à sa faim, et où le calme règne la plupart du temps. C’est ici que vivent Nati, Ouarda, Mono, la Courge, Sibi, mais aussi Sandro et sa femme Bella, une « vieille folle » souffrant de psychose et d’hallucinations dont le cerveau semble comme encombré d’une immense toile d’araignée. Non loin de là, Walter, Mira ou encore Pablo travaillent dans un centre de recherche décrépie, sur un calculateur quantique. La jeune Rivière, quant à elle, donne de la voix sur le Verse pour dénoncer la pestilence des Ogres en train de piller la Vivante.

Je n’ai pas les mots pour vous décrire la portée de ce texte dans lequel souffle un vent de révolte certain, mais aussi un vent de renouveau et d’espoir. Li-Cam nous fait envisager l’avenir sous un jour heureux et positif. Un vrai baume au cœur dont on ferait bien toutes et tous de s’inspirer ! Et si, cette année, nous sortions de notre torpeur pour créer une société plus juste, respectueuse de l’humain, du vivant sous toutes ses formes, et de l’environnement ? Et si, pour commencer, vous lisiez Brèche ?

Merci à La Volte de nous proposer des textes aussi originaux et forts.

Brèche – Li-Cam – 15 Janvier 2026 – La Volte – Illustration de couverture réalisée par Philippe Aureille

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Derrière le grillage – Guillaume Chamanadjian, luvan, Sébastien Juillard

26 vendredi Déc 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, cyberpunk, Derrière le grillage, Guillaume Chamanadjian, idées de lecture, lecture, Livre, luvan, novellas, post-apo, quoi lire, roman, Sébastien Juillard, scylla, SF

Les premières phrases

« Cet endroit d’enfance existe. Du moins a existé, c’est une certitude. Il reste mon souvenir d’enfance le plus marquant. »

Impressions

Parfois, un souvenir d’enfance devient une obsession. Et de cette obsession peut émerger un projet littéraire et artistique peu commun. C’est ce que nous propose Xavier Vernet, éditeur et libraire chez Scylla, avec Derrière le grillage, recueil de trois novellas reposant sur son souvenir d’enfance le plus marquant : un moment partagé avec son père (aujourd’hui à la mémoire déclinante), dans un lieu a priori ordinaire mais qui a sans doute contribué à son amour de l’imaginaire. Il s’agit d’une cour conçue pour nettoyer et réparer une voiture, dotée de boxs fermés, d’un bac à sable, et délimité par un grillage d’où émerge un jardin abandonné peuplé d’étranges statues. Ce souvenir obsédant, Xavier Vernet a eu envie de lui redonner vie. Résultat : ce premier recueil de novellas (il y en aura d’autres) auquel ont participé Guillaume Chamanadjian, luvan et Sébastien Juillard. Avec deux contraintes : écrire un texte de 111 111 signes et y inclure le souvenir du jardin et des statues.

Le résultat est bluffant. Et si Xavier Vernet vous laisse le choix de lire ou de ne pas lire la préface avant, je vous conseille grandement de la lire tant elle permet de comprendre le projet et de lier les trois textes. Je l’ai également trouvée particulièrement touchante.

Passée la préface, les trois novellas vous embarqueront dans trois univers de SF : deux cyberpunk (avec NoirPunk de Guillaume Chamanadjian et Kawaakari de Sébastien Juillard) et un mêlant post-apo à la plume inventive, décalée et poétique de luvan avec CANT (qui m’a parfois un peu perdue). J’ai adoré découvrir ces trois textes, créés à partir du même souvenir d’enfance de l’éditeur. Je ne vous en dirai pas plus car le mieux est de plonger dans ce recueil pour en découvrir par vous-même tout le merveilleux. Une expérience de lecture touchante, passionnante, et réussie. Vivement le tome 2 !

Derrière le grillage – Guillaume Chamanadjian, luvan, Sébastien Juillard – Octobre 2025 – Scylla – Couverture réalisée par Arnaud Maniak – Illustrations intérieures réalisées par Lise L., Lia Vesperale, Elvire de Cock

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Colorer le monde – Mu Ming

19 vendredi Déc 2025

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Argyll, Colorer le monde, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livre, Mu Ming, Qui possède la lune, quoi lire, RéciFs, roman, SF

Les premières phrases

« Et maintenant, je suis venu ici sur un vaisseau avec mon équipage ; je vais sur la mer vineuse chez des hommes au parler étranger chercher du bronze à Témésa.

(L’Odyssée, traduction de Médéric Dufour et Jeanne Raison, 1935)

J’ai lu L’Odyssée en anglais pour la première fois à l’âge de onze ans. Athéna, sous les traits de Mentor, annonce au fils d’Ulysse, Télémaque, que son père est de retour de Troie. En dépit de la poésie des vers traduits par Samuel Butler, ma lecture a été heurtée, d’une part à cause des noms grecs difficiles à prononcer, et d’autre part à cause de termes étranges. Un mot en particulier a attiré mon attention.

« Qu’est-ce que « vineuse » ? » C’est la question que je pose à Maman.

Elle bat des paupières. « Qu’est-ce que tu en penses ?

– Je crois que c’est une métaphore créée par Homère. » Je me rappelle les figures de style apprises en cours de littérature. « Mais la mer est plutôt bleue, non ?

– Homère était aveugle, soupire Maman. Et la mer n’est pas toujours bleue. »

Impressions

La collection de novellas RéciFs des éditions Argyll regorge de pépites. Et Colorer le monde en est une parfaite illustration. Dans ce recueil, l’autrice chinoise Mu Ming nous propose deux nouvelles axées notamment sur les nouvelles technologies, le langage, l’art, et notre perception du monde.

D’une écriture fluide et poétique, elle nous transporte tout d’abord dans une société futuriste où les implants sont devenus la norme. La petite Amy, dont la mère refuse qu’elle porte les fameux ajusteurs rétiniens, souffre d’être ainsi mise à l’écart par ses camarades de classe, ne pouvant voir le monde de la même manière qu’eux. C’est précisément cette notion de transformation de la perception du monde par les nouvelles technologies que Mu Ming aborde, tout comme celle de la transformation du langage : « Lorsque les innovations technologiques ont commencé à transformer le langage décrivant le monde, elles ont aussi irréversiblement altéré notre manière de le percevoir. Même détachée de la technologie elle-même, la langue a profondément remodelé l’esprit des gens. » En invitant le virtuel a recoloré le réel, les correcteurs rétiniens refaçonnent la réalité, créant un fossé entre ceux dotés d’implants, et ceux ne voyant le monde qu’à travers leurs yeux, au naturel, un monde plus terne et sans paillettes. « Nous accordons tous trop d’importance à ce que nous voyons, nous oublions d’écouter, nous oublions de raconter ». Comment ne pas faire le lien entre ce que nous vivons aujourd’hui dans notre société où beaucoup d’entre nous (et je m’inclus dedans) consacrons une grande partie de notre temps aux réseaux sociaux, scotchés que nous sommes à nos écrans… au détriment du partage et de la conversation en face à face ?

La deuxième nouvelle, Qui possède la lune ?, traite également de l’impact des nouvelles technologies sur notre perception du monde, tout en abordant le thème de l’art et de la possession. Elle y dénonce également avec justesse les conditions de travail en usine dans une scène de représentation artistique que j’ai trouvé particulièrement réussie.

Ce recueil de deux novellas est une belle réussite, invitant à la réflexion sur l’impact des nouvelles technologies sur notre rapport au monde, à soi et aux autres.

Colorer le monde – Mu Ming – Novembre 2025 – RéciFs (Argyll) – Couverture réalisée par Anouck Faure – Traduit du chinois par Gwennaël Gaffric

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Des Ombres sur le Foyer – Judith Merril

17 lundi Nov 2025

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Argyll, conseils de lecture, Critique de livre, Des Ombres sur le Foyer, idées de lecture, Judith Merril, lecture, Livre, quoi lire, roman, SF, SFFF

Les premières phrases

« Plusieurs bombes atomiques d’origine inconnue sont tombées dans le port de New York et ses abords cet après-midi. La première explosion a eu lieu vers 13h15, heure locale, et a été suivie d’autres déflagrations pendant environ une demi-heure. Nous savons qu’aucune bombe n’a été larguée après 14 heures. Des témoins rapportent que la première ogive a explosé sous l’eau à l’embouchure de l’East River, touchant la navigation portuaire de New York et Brooklyn, et endommageant considérablement une grande partie de la pointe inférieure de l’île de Manhattan. Pour le moment, aucune déclaration officielle n’a été faite… »

Impressions

J’ai dévoré ce roman de SF se passant aux États-Unis après une attaque nucléaire. L’autrice Judith Merril se focalise sur une femme tentant de comprendre l’impact de la catastrophe sur son quotidien et celui de ses deux filles, en l’absence de son mari dont elle n’a plus de nouvelles depuis son départ le matin.

Écrit en 1950, ce roman (le premier de l’autrice) dénonce les biais d’une société patriarcale où les femmes n’ont leur place qu’au sein du foyer et où le racisme est prégnant. Ne vous attendez pas à un livre rempli d’actions. Ici, l’autrice nous propose plutôt de traiter un événement dramatique du point de vue d’une famille : la mère Gladys, ses deux filles de 15 et 5 ans, et sa bonne, Veda. Il s’agit quasiment d’un huis clos : tout (ou presque) a lieu au sein de leur maison. Les nouvelles se font via la radio. Seules les équipes de sécurité ont le droit de circuler dans la ville et d’aller à la rencontre des habitants. Comment, dans ce contexte, savoir ce qu’il se passe réellement dehors ? Comment connaître la dangerosité de la situation ? À qui faire confiance : aux membres de la sécurité ? au personnel médical ? Bien que le roman date de la guerre froide, il aborde des sujets toujours d’actualité : le danger d’être un lanceur d’alertes, la toute puissance des canaux d’informations officiels et des forces de l’ordre, le délabrement des organismes de santé, le racisme…

C’est assurément un texte qui fait réfléchir et qui fait froid dans le dos. Un grand merci aux éditions Argyll pour cette traduction, réalisée par Alexane Bébin. À noter également : la préface et la postface de DoctriZ, qui permettent de comprendre toute la portée de ce texte.

Des Ombres sur le Foyer – Judith Merril – Argyll – Octobre 2025 – Traduit de l’anglais par Alexane Bébin – Couverture réalisée par Xavier Collette

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Une très bonne hérétique – Becky Chambers

13 lundi Oct 2025

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Becky Chambers, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livre, nouvelles, quoi lire, roman, science fiction, SF, Une très bonne hérétique

Les premières phrases

« Comme Théa venait de voir l’œuvre de sa vie partir à la décharge, l’idée d’enfreindre les lois interplanétaires la dérangeait moins que d’habitude. Elle aspergeait généreusement sa combinaison de phéromones gribbettes, en espérant avoir choisi le bon mélange. À l’aide, disait la bonbonne. »

Impressions

Lire un roman de Becky Chambers, c’est s’assurer une parenthèse de douceur dans l’espace, tout en éprouvant tout un tas d’émotions remuant le cœur. Ici, la reine de la SF nous propose cinq nouvelles mettant les femmes à l’honneur. Ces femmes se retrouvent toutes face à un choix qui décidera de leur avenir, professionnel ou personnel, mais aussi, pour certaines, de celui du reste de l’univers. Becky Chambers nous fait ressentir leurs doutes, leurs faiblesses et leurs forces. Ça remue les tripes tout en douceur, et on se demande ce que l’on aurait fait à leur place… Quant à la dernière nouvelle, qui donne son nom au recueil, elle fait partie de mes préférées. Car on a le plaisir de se retrouver dans l’univers de sa saga des Voyageurs, en compagnie d’un Sianat enfant, sur le point de passer à l’âge adulte et donc de se transformer en paire. Cette nouvelle bouleversante m’a profondément touchée. Lisez donc ce recueil de nouvelles ! Un vrai baume au cœur qui redonne un peu foi en l’humanité.

Une très bonne hérétique – Becky Chambers – L’Atalante – Octobre 2025 – Traduit de l’anglais par Marie Surgers – Illustration de couverture réalisée par Nicolas Sarter

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Échos stellaires – David Bry

08 lundi Sep 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Les premières phrases

« Les étoiles blanches, rouges, jaunes ou bleues, innombrables, illuminent l’infini de l’espace. Entre elles, des nuages de gaz et de poussières créent de colossales créatures de mille couleurs, de gigantesques spirales pâles, de titanesques doigts autour de soleils depuis longtemps éteints, autour de milliers de milliards de mondes hors d’atteinte pour l’homme.

Le silence, au cœur de tout cela, est abyssal. »

Impressions

Enfant, j’étais fan de Star Wars, les trois films sortis entre 1977 et 1983. Je les regardais en boucle tellement j’adorais ça (en VHS à l’époque, oui oui…). Et je me souviens encore du bonheur que c’était de les visionner encore et encore. Et bien, figurez-vous que la lecture d’Échos stellaires m’a fait éprouver les mêmes sensations !

Prenez une planète vivant sous le joug d’un milliardaire tyrannique, exploitant les habitants pour extraire les précieux « chronons », d’étranges particules aussi belles que dangereuses. Ajoutez à cela une troupe de rebelles bien décidés à renverser la situation, des IA ultra-performantes, et une histoire d’amour bouleversante, et vous obtenez un space opera totalement addictif, bourré d’actions et d’émotions.

Pour sa première incursion en SF, David Bry s’en sort avec brio. Que ce soient les réflexions autour des chronons et de leurs mystérieuses propriétés, celles sur l’utilisation des IA, ou encore celles sur le deuil et la recherche de liberté, le propos est passionnant. C’est au final un livre qui devrait également plaire aux personnes ne lisant pas habituellement de SF, l’histoire se vivant comme une aventure ultra-divertissante dans l’espace . Mais attention aux émotions ! Car, comme à son habitude, David Bry a le don d’écrire avec justesse des scènes bouleversantes, qui, je dois l’avouer, m’ont de nouveau fait verser une petite larme… Signe qu’Échos stellaires m’a beaucoup plu.

Échos stellaires – David Bry – 25 septembre 2025 – Outrefleuve – Couverture réalisée par Pascal Casolari

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Entre autres univers – Emet North

18 lundi Août 2025

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, Denoël, Emet North, Entre autres univers, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, roman, science fiction, SF

Les premières phrases

« Voici ce dont je me souviens le mieux des mois que j’ai passés à chercher la matière noire : il est des choses dans l’univers qu’on ne peut percevoir qu’en en détournant les yeux. C’est ce que m’a dit le professeur qui dirigeait le laboratoire lorsqu’il m’y a accueillie le premier jour, et je me rappelle avoir pensé : oui, évidemment, et ç’a été une révélation pour moi parce que, à l’époque, le monde me semblait n’avoir aucun sens. »

Impressions

J’aime les ovnis littéraires, et Entre autres univers en est un parfait exemple. Résumer ce roman kaléidoscope reviendrait à trop vous en dire et à vous ôter le plaisir de la découverte. Sachez juste avant de l’ouvrir que ce livre est original, déroutant, fascinant et planant, qu’il vous conduira sur les pas d’une jeune femme, Raffi, pas bien ni dans sa tête ni dans son corps (mais qui l’est vraiment ?). Vous la suivrez d’une ligne temporelle à une autre, chapitre après chapitre.

Ce livre parle de nos choix, des regrets et des remords qui pèsent lourds sur les épaules, d’identité, de deuil, de dépression, de destruction et de reconstruction, du pardon, de courage et de résilience, d’amitié et d’amour. Vous y croiserez Britt, Alice, Caleb, Graham, Miko ou encore Kay, telles des étoiles dans les vies de Raffi. Vous y lirez des phrases qui resteront longtemps en vous : « Peut-être devrions-nous construire à la tristesse un endroit où vivre » ; « Peut-être que si je comprends la matière noire et le ciel nocturne, je comprendrai aussi comment me lever le matin. » Laissez-vous à votre tour envoûter par ce premier roman déroutant !

Entre autres univers – Emet North – Mai 2025 – Denoël – Traduit de l’anglais (USA) par Gilles Goullet – Couverture réalisée par Pascal Guédin

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The Surviving Sky – Kritika H. Rao

02 samedi Août 2025

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans étrangers, SF

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Albin Michel Imaginaire, conseils de lecture, Critique de livre, Fantasy, idées de lecture, Kritika H.Rao, lecture, Les Survivants du Ciel, Livre, post-apo, quoi lire, roman, SF, The rages trilogy, The surviving sky, Titan Books

Les premières phrases

« The bracken didn’t react to Ahilya as it should have. She tried again, drawing her desire for the leaves to part to a single point. « Open. I want to see. »

It was unnatural – eerie almost – how defiant the plants were. It was as if her limbs refused to move despite the command of her mind.

She stood alone on a wide curving terrace of her airborne city, Nakshar. « 

Impressions

Ce premier tome d’une trilogie est un parfait mélange de Fantasy et de SF. Dans un monde soumis aux colères de la nature, les derniers rescapés de l’humanité se sont réfugiés dans des cités végétales flottant dans les airs grâce à la magie des architectes (la trajection). Si son mari Iravan fait partie de la caste des architectes, Ahilya n’a que peu de poids au sein de la communauté, n’étant qu’une simple archéologue. Et sa frustration est grande !

J’ai adoré l’univers créé par l’autrice, s’inspirant de la culture hindouiste et mélangeant habilement fantasy et post-apo. Le système de magie est particulièrement original et bien trouvé. Quant aux personnages, ils sont totalement imparfaits et ça fait du bien de sortir de l’image souvent trop lisse et manichéenne du héros ! Je n’avais qu’une hâte en lisant ce roman : découvrir l’origine de leur mode de vie flottant, la source de la magie des architectes, et la nature des Yakshas, sorte d’animaux géants semblant résister inexplicablement aux ouragans chroniques. Sachez d’ailleurs que toutes les réponses seront apportées dans ce premier tome, évitant ainsi toute frustration !

Il sort en VF le 27 août 2025 chez Albin Michel Imaginaire (traduit par Florence Bury, et illustré par Didier Graffet), sous le titre Les Survivants du Ciel. Et je ne peux que vous conseiller de le lire pour son originalité. Pour ma part, je vais de ce pas me procurer le tome 2 en VO…

The Surviving Sky – Kritika H. Rao – Juin 2023 – Titan Books

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La grande verdure – Lucie Heder

14 lundi Juil 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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émotions, conseils de lecture, Critique de livre, futur, idées de lecture, la grande verdure, La Volte, lecture, Livre, Lucie Heder, quoi lire, roman, SF

Les premières phrases

« Pas un nuage dans le ciel aujourd’hui. Le soleil tape comme il n’a pas tapé depuis des semaines. Pas de vendur, pas de poussière pour m’encrasser les poumons ni pour me dissimuler. Je n’arrive pas à sortir de cette benne en métal où j’ai passé la nuit, roulée en boule contre des tissus qui me protègent de moins en moins de la chaleur. Je suis bloquée dans ce quartier, je tourne en rond. C’est pas une vie d’errer comme ça, sans endroit où je puisse rester plus de quelques heures. Je suis tout ankylosée, si seulement je pouvais déplier mon corps. Mais hors de question de sortir d’ici sans savoir où aller. Je ne me ferai pas repérer par un têtard, je ne me laisserai pas humilier une fois de plus. Qu’est-ce que je donnerais pas pour une bassine d’eau claire, ça me rafraîchirait les idées ! Mais les bassines d’eau claire, à la grande verdure, il n’y en a que pour les plantes. Car chaque conversation est une plante. L’eau est précieuse, on ne la gaspille pas juste parce qu’on passe une mauvaise journée. « 

Impressions

Ce roman sort le 4 septembre chez La Volte et je ne peux que vous conseiller de vous précipiter dessus à sa sortie ! Dans le futur imaginé par l’autrice Lucie Heder, l’effondrement de notre société actuelle n’est finalement qu’un grand début. Malgré les crues et les vents de poussière, des communautés se reconstruisent. A l’instar de la grande verdure, cette communauté vivant en hauteur et ayant créé une forme de communication et de gestion des émotions par les plantes. Reste que Lierre ne s’y sent pas à sa place. Elle en a marre de devoir se taire, de devoir calfeutrer sa colère, et de se conformer à cette forme de communication restreinte. Elle part donc et croise un électron libre, Sable, qui, au contraire de la grande verdure, déborde d’émotions.

Ce roman est beau, original, et la plume est superbe. Lucie Heder y parle avec justesse de gestion et de contrôle des émotions, de manières de vivre ensemble, de survivalisme, de cohabitation avec une nature indomptable. Et puis, ça fait du bien de lire des autrices proposant des visions de futurs possibles, ouverts et vivables, malgré tout.

La grande verdure – Lucie Heder – Septembre 2025 – La Volte – Couverture de Zariel

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