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Love In Books

~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Archives de Tag: SF

Soma – Floriane Soulas

28 mercredi Mai 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Ailleurs & Demain, conseils de lecture, Critique de livre, Floriane Soulas, IA, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, Robert Laffont, roman, science fiction, SF, Soma, transhumanisme

Les premières phrases

« Debout sur le toit d’un bâtiment anonyme, rincée par la pluie, Risa se retourne une dernière fois sur les rues grises éclaboussées par les seules lumières des néons. Sous ses pieds, Neolutetia semble s’étirer à l’infini. Une ville de couleurs agressives et de dédales sous un ciel enfumé par les cheminées des usines. L’air y sent le métal rouillé, le parfum des simurêves et de l’opium que fument les Virtualiens, l’urine et les déchets.

Au loin, sur la butte, elle aperçoit les tours immenses de Méchatédrale. Ses arches et ses dômes paraissent jaillir d’un autre temps, lorsque l’on ne vénérait pas uniquement la capacité à ne pas succomber à la psychose et à encaisser des modifications corporelles absurdes. Elle prend un moment pour respirer, pour se préparer à quitter cette ville qui ne dort jamais, ne s’éteint jamais, et enfin retrouver la quiétude de l’Enclave. »

Impressions

J’aime de plus en plus le format de la novella ! Dernier coup de cœur en date, Soma de Floriane Soulas, autrice que j’adore et qui a le don de se renouveler à chaque nouvelle parution. Ici, elle se lance dans un univers cyberpunk respectant tous les codes du genre ! On y suit Risa, habitant dans la ville futuriste de Neolutetia, la seule cyborg à pouvoir se connecter à n’importe quelle interface homme-machine, avec l’aide de son IA Oni (dotée d’un masque de démon japonais) et de son logiciel traqueur Vor. Elle vit et travaille pour l’Enclave, un refuge pour tous les délaissés de la société, jusqu’au jour où elle fait une découverte pour le moins dérangeante…

Comme à son habitude, Floriane Soulas n’épargne pas ses personnages, encore moins ses lecteurs. La misère humaine, la cruauté, les inégalités, la violence envers les femmes sont au cœur de son récit. En seulement quelques pages, elle parvient à faire souffler un vent de révolte et à nous faire serrer les poings. Et puis, Risa est un personnage auquel on s’attache profondément, comme si on la connaissait depuis longtemps et que l’on ressentait ses douleurs et ses déchirements. Un tour de force dans ce format court qu’est la novella ! C’est donc avec une grande justesse que Floriane Soulas nous propose cette histoire cyberpunk féministe et sur(ré)voltée autour du transhumanisme et de ce qui fait de nous des êtres humains uniques. Je ne peux que vous conseiller de lire cette novella et de découvrir cette collection « Ailleurs & Demain » qui propose des textes courts de qualité.

Soma – Floriane Soulas – Mai 2025 – Robert Laffont (collection Ailleurs & Demain) – Couverture réalisée par Olivier Laude

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La mort de l’auteur – Nnedi Okorafor

12 lundi Mai 2025

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, La mort de l'auteur, lecture, Livre, Nnedi Okorafor, quoi lire, Robert Laffont, roman, science fiction, SF

Les premières phrases

« Quelle histoire vous intéresse, au juste ?

Honnêtement, je ne vois pas trop. Même après tout ce qui s’est passé, Zelu sera toujours Zelu pour moi, point barre. Ce que vous croyez savoir sur elle n’est que pure invention. La vie est courte. La fortune, éphémère. La notoriété, un simple tourbillon de poussière. Ce sont les gens qui rêvent et s’imaginent des choses lorsqu’ils prononcent votre nom, comme si c’était un objet tangible – ce qu’il n’est pas. Un nom n’est rien de plus qu’un nom. Un son.

Ce qui compte, c’est la famille. Sans famille, vous n’êtes rien. Rien qu’un débris qui chute à travers l’espace. Ni vu, ni connecté, ni collecté – inconnu, quel que soit le niveau de votre célébrité.

Zelu fera toujours partie de notre famille. Elle sera toujours ma sœur. Quoi qu’il advienne. »

Impressions

Avec La mort de l’auteur, Nnedi Okorafor propose un roman de SF qui devrait plaire aussi bien aux amateurs du genre qu’aux néophytes en la matière. Elle aborde en effet principalement la question de la création puis de l’appropriation d’une œuvre littéraire par ses lecteurs (le fameux concept de la mort de l’auteur de Roland Barthes). En ce sens, ce roman n’est pas sans rappeler des thématiques abordées par R.F. Kuang dans son thriller Yellowface.

Ici, Nnedi Okorafor construit son récit autour de trois niveaux de narration : le premier nous fait suivre le quotidien de Zelu, jeune femme paraplégique d’origine nigériano-américaine qui va subitement connaître le succès avec son roman de SF Robots rouillés ; le second nous propose des interviews de membres de sa famille ; le troisième nous transporte entre les pages de son roman Robots rouillés, aux côtés du robot Ankara et d’IA fantômes. Si les interviews des membres de sa famille m’ont au final peu intéressée (je dois dire que j’ai détesté quasiment toute sa famille !), les deux autres modes narratifs sont prenants, même si j’attendais un peu plus de la partie axée sur les robots et les IA.

Les thématiques abordées sont en tout cas passionnantes : handicap, IA, processus créatif, appropriation d’une œuvre par le public une fois publiée, rapport au corps, tolérance, empathie, humanité… L’héroïne est particulièrement émouvante dans ses questionnements et sa volonté de s’approprier son propre corps, d’oser faire des choix (même risqués), d’aller au bout de ses rêves en dépit du jugement des autres. J’avais d’ailleurs beaucoup d’appréhension et d’énervement face à ce qui lui arrivait, en particulier les réactions de sa famille face à ses choix. Le regard des autres (aussi bien des inconnus que de ses proches) sur son handicap est particulièrement bien décrit et révoltant. Ce fut au final une lecture assez éprouvante pour mes nerfs mais que je ne regrette pas.

Une citation marquante :
« Elle adore la science-fiction et lit goulûment. C’est d’ailleurs elle qui m’a expliqué en quoi ce genre littéraire est si important. En quoi il aborde la différence, permet de voir davantage, d’examiner la nature humaine et d’inventer demain. Sa seule existence m’a aidé à évoluer en tant qu’homme et en tant que personne. »

La mort de l’auteur – Nnedi Okorafor – Mars 2025 – Robert Laffont – traduit de l’anglais (USA) par Fabien Le Roy – Couverture réalisée par Victor Lejeune

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Le Passeur de Prospera – Justin Cronin

01 samedi Mar 2025

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Justin Cronin, Le Passage, lecture, Livre, quoi lire, Robert Laffont, roman, science fiction, SF

Les premières phrases

« C’est au lever du jour qu’elle sort sans bruit de la maison. L’air est frais ; des oiseaux chantent dans les arbres. Partout, le bruit de la mer, le grand métronome du monde, bat la cadence sous un ciel velouté d’étoiles disparaissant peu à peu. Vêtue de sa pâle chemise de nuit, elle arpente le jardin. Son pas n’a rien d’hésitant ; il est simplement calme, presque serein. Elle doit vraiment ressembler à un fantôme, cette silhouette solitaire qui circule parmi les parterres de fleurs, les fontaines gargouillantes, les haies parfaitement taillées – au point qu’on pourrait se couper dessus. Derrière elle, la maison est aussi sombre qu’un monolithe, mais ses fenêtres orientées vers la mer vont bientôt s’embraser de lumière.

Ce n’est jamais simple de quitter une vie, une demeure. »

Impressions

Ayant beaucoup aimé sa précédente trilogie Le Passage, j’étais curieuse de découvrir le nouveau roman de Justin Cronin, Le Passeur de Prospera.

J’ai globalement beaucoup apprécié ma lecture. Le début est particulièrement accrocheur, l’auteur nous propulsant sans aucune explication dans un lieu a priori idéal, caché du reste du monde, à l’abri de tout. Proctor y mène une vie tranquille, aux côtés de son épouse. Il apprécie son travail de passeur, consistant à accompagner les retraités jusqu’au ferry les menant sur une île pour y être « réitérés ». Tout se passe à merveille jusqu’au jour où il doit y conduire son père et que celui-ci lui murmure : « Le monde n’est pas le monde. Tu n’es pas toi. » Commencent alors une remise en question de ce monde paradisiaque et une quête de vérité.

Ce roman mystérieux révèle petit à petit ses clés. Quand on pense avoir tout compris, une révélation surgit, balayant au passage nos suppositions. Justin Cronin a su encore une fois créer une histoire passionnante. Seuls bémols : quelques longueurs, et je n’ai pas ressenti de réelle surprise quant aux révélations finales (je dois lire trop de SF !). Il n’en demeure pas moins que j’ai été happée par ce roman, à la fois addictif et émouvant.

Justin Cronin – Le Passeur de Prospera – Janvier 2025 – Robert Laffont – traduit de l’anglais (États-Unis) par Sébastien Guillot

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Les mains vides – Elio Possoz

05 mercredi Fév 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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anarchies, conseils de lecture, Critique de livre, Elio Possoz, Eutopia, Eutopie, idées de lecture, La Volte, lecture, Les mains vides, Livre, quoi lire, roman, SF, Utopie, vivre ensemble

Les premières phrases

« Je ne suis plus amoureuz.

Tu le sentais déjà perler depuis des semaines, à goutte de regards plus fuyants, de caresses plus rares, d’une complicité se délitant, imperceptible. Presque à mesure que les sentiments irriguaient de moins en moins votre jardin commun.

El passait de plus en plus de temps dans les assemblées du caracol, faisait plus, bien plus que sa trentaine d’heures communes, el se perdait dans les chantiers co, les formations bonus, les coordos d’ateliers, les préparations artistiques, la danse et la chorale, tout ce qui semblait trésor pour el mais l’éloignait de votre nid, notre cara casa, et l’on n’osa pas, longtemps, te dire que l’on voyait touste. »

Impressions

Ton cœur est brisé : ton amoureuz ne l’est plus… Alors, tu décides d’enfourcher ton vélo, de pédaler pour échapper à cette tristesse qui te ronge, de pédaler loin de ton foyer pourtant chéri, pour retrouver d’autres liens que tu as tissés par le passé et récupérer ta gaieté. Il te faut pédaler dur, car la Torpeur arrive, et tu dois te trouver un nid avant que la chaleur ne soit trop suffocante. En chemin, tu croiseras d’autres communautés, des anarchies comme ton chez toi, mais toutes différentes. Chacune a ses règles, sa manière de vivre en commun, ses façons d’être au monde et au vivant. Elles ne sont pas parfaites mais font du mieux possible, essaient, au moins, d’aller vers le mieux. Parfois, il te faudra faire attention, car des Verticaux existent encore, là où la propriété et la loi du pouvoir résistent, et eux ne voient pas tes manières d’un bon œil. Au contact de ces rencontres et des discussions autour d’une infusion, tu pourras peut-être amoindrir ta peine, regonfler le torse, retrouver l’espoir, et redonner de la place pour d’autres dans ton corazon.

Avec Les mains vides, Elio Possoz propose un voyage unique sur une Terre en proie aux canicules et catastrophes climatiques, tout en gardant foi en l’avenir, au pouvoir du vivant de construire autre chose, des sociétés plus humaines, plus altruistes. Autant de formes de « vivre ensemble » insufflant de l’espoir en l’avenir. Un roman politique, plein d’émotions, riche d’une langue chantante invitant au voyage et au métissage des cultures. Une bouffée d’oxygène !

Elio Possoz – Les mains vides – Janvier 2025 – La Volte

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La Migration annuelle des nuages – Premee Mohamed

20 lundi Jan 2025

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, L'Atalante, La migration annuelle des oiseaux, lecture, Livre, Premee Mohamed, quoi lire, roman, SF

Les premières phrases

« On ne le nomme pas et on ne lui donne pas de nom. Entre eux, ils doivent utiliser des noms. Je ne sais pas comment se fait appeler le mien et, s’il me le disait, j’essaierais d’oublier, je le jure. Ce ne serait pas comme le nom secret des chiens, qu’enfant je souhaitais si fort apprendre.

Mais le nom sur cette enveloppe est le mien, indéniablement, imprimé en noir, bien net, sur le papier immaculé qui tremble entre mes doigts tétanisés. Imprimé par une machine. Dedans, la lettre et la sphère. Exactement comme dans les histoires. »

Impressions

Vous connaissez mon amour pour les romans post-apo. Alors, quand c’est en plus L’Atalante aux manettes, et dans un format novella, je ne peux qu’être conquise !

Au cœur du Canada, vit une communauté de survivants, et c’est là que réside Reid, une jeune fille porteuse, comme sa mère et d’autres humains, d’un parasite – un « cad » – vivant en symbiose avec son corps et ayant une influence plus ou moins consciente sur son comportement. Son quotidien se voit bouleversé par l’arrivée d’une lettre d’admission dans une mystérieuse université. Si l’envie d’y aller est forte, comment pourrait-elle abandonner sa mère ? Et puis, cette université existe-t-elle vraiment ? Ne serait-ce pas un piège pour l’attirer en dehors de la communauté où elle vit en sécurité ? À moins que ça ne soit l’unique occasion de trouver un remède pour contrer le parasite ? Ce premier tome est une jolie mise en bouche dans cet univers post-apo esquissé avec justesse par l’autrice indo-caribéenne Premee Mohamed. Vivement la suite en mars !

Premee Mohamed – La Migration annuelle des nuages – Janvier 2025 – L’Atalante (traduit de l’anglais par Marie Surgers)

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Archives de l’exode – Becky Chambers

15 dimanche Déc 2024

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Archives de l'exode, Becky Chambers, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, L'Atalante, lecture, Les voyageurs, Livres, quoi lire, SF, Space opera

archives_EXODE_2022_carton_dos34.inddLes premières phrases

«  « Maman, je peux aller voir les étoiles ? »

Tessa se détourna de son petit établi pour regarder sa fille plus petite encore. « Pour le moment, je ne peux pas t’y emmener, ma puce. » Du menton, elle désigna le robot nettoyeur qu’elle s’efforçait de ranimer. « Je veux terminer avant l’appel de ton oncle Ashby. »

Aya sautillait sur place. De toute sa vie, elle n’avait jamais été immobile, ni quand elle dormait, ni quand elle était malade, ni même quand elle était encore dans le ventre de Tessa. « Je n’ai pas besoin de toi, dit Aya. Je peux y aller toute seule. »

L’affirmation débordait d’une assurance qui fit lâcher son tournevis à Tessa. La phrase « Je n’ai pas besoin de toi » lui serra le cœur, mais c’était là pour ça, non, les parents ? Pour aider les enfants à se passer d’eux ? »

Impressions

Tome 3 de la saga des Voyageurs, Archives de l’exode se focalise sur la vie au sein de la Flotte d’exode, infrastructure vieillissante composée de nombreux vaisseaux, à bord desquels les Humains ont fui la Terre il y a des siècles pour trouver refuge dans l’espace. Ici, les Spatiaux font perdurer leurs traditions. S’ils sont nombreux à ne pas s’imaginer quitter la Flotte, beaucoup tentent l’aventure ailleurs, sur une planète notamment, pour essayer de trouver leur place.

Becky Chambers donne le ton dès le premier chapitre. Si vous pensiez vous lover dans une lecture réconfortante, détrompez-vous ! Ce troisième opus est beaucoup plus sombre que les deux premiers tomes de la saga. Il y sera notamment question de traumatismes, d’accidents spatiaux, de migrations, et de la place de la mort dans nos vies. Mais Becky Chambers est une reine en SF et, encore une fois, elle parle comme personne du vivre ensemble, de tolérance et du sens de la vie. Alors, si elle bouscule ses lecteurs, elle le fait avec un humanisme fou. Vous passerez par tout un éventail d’émotions en lisant ce space opera centré sur des gens ordinaires.

Becky Chambers – Archives de l’exode – Mars 2023 pour l’édition collector – L’Atalante (traduit de l’anglais par Marie Surgers)

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Les nuits sans Kim Sauvage – Sabrina Calvo

29 vendredi Nov 2024

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, La Volte, lecture, Les nuits sans Kim Sauvage, Livres, Mode, quoi lire, Sabrina Calvo, SF, Thriller

Sabrina Calvo - Les nuits sans Kim SauvageLes premières phrases

«  À l’enfance !

Impression de plages au bord du mur de l’Atlantique – bunkers sous un ciel d’oiseaux morts. Les vagues se hissaient, leurs crêtes brisées en mousse à l’écume. Dans cette transparence dérivaient les méduses au courant ascendant, descendant. Elles s’échouaient sur le sable – cerveaux s’opacifiant. Accroupie sur la rive je tâtais d’un bout de bâton leur agonie dans l’espoir peut-être d’y percer l’abcès de mon innocence

Le jour de mon sixième anniversaire j’ai trouvé le courage d’en toucher une du doigt. »

Circonstances de lecture

Parce que ce texte est publié par La Volte.

Impressions

Voici une lecture totalement barrée que j’ai adorée ! Mixez une chanson de Laurent Voulzy avec une enfant abandonnée en mal d’amour, un monde futuriste cyberpunk où la mode prime sur tout et où la limite entre le virtuel et le réel est de plus en plus flou. Ajoutez à cela une relation amoureuse avec une IA, une plage de méduses, et une quête menant jusqu’à la mort de Lady Di. Ce mélange vous paraît hautement improbable ? Effectivement ! Mais sachez que cela fonctionne parfaitement ! Au final, vous obtiendrez un roman mixant SF et thriller, à la fois déjanté, poétique et bourré d’émotions. Le tout servi par la plume superbe de Sabrina Calvo.  Ce roman se savoure. Prenez plaisir à vous perdre dans les méandres de ce Paris obnubilé par la mode. Suivez Vic dans sa quête d’un vêtement mythique, mais surtout dans sa quête d’elle-même. C’est drôle, furieux, triste, mélancolique, et lumineux. Surtout, on se sent libre en le lisant, libre de corps et d’esprit. Sentez-vous libre de lire ce texte à voix haute afin d’en goûter tout le sel !

Sabrina Calvo – Les nuits sans Kim Sauvage – Septembre 2024 – La Volte

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Life L1K3 – Humanité 3.0 – Jay Kristoff

11 lundi Nov 2024

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Android, conseils de lecture, Critique de livre, Humanité 3.0, IA, idées de lecture, Jay Kristoff, lecture, Life L1K3, Livres, lois de la robotique, quoi lire, robots, SF

Jay Kristoff - Life L1K3Les premières phrases

«  They kill my father first.

Shiny boots ring on the stairs as they march into our cell, four of them all in a pretty row. Blank faces and perfect skin, matte gray pistols in red, red hands. A beautiful man with golden hair says they’re here to execute us. No explanations. No apologies.

My father turns toward us, and the terror in his eyes breaks my heart to splinters. I open my mouth to speak to him, but I don’t know what I’ll say. »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Jay Kristoff.

Impressions

Après avoir adoré Nevernight et, encore plus, L’Empire du Vampire, je ne pouvais pas résister à cette trilogie SF de Jay Kristoff ! Alors, je ne vais pas vous mentir, ce tome 1 ne vaut pas mes lectures précédentes de Jay Kristoff, mais il n’en demeure pas moins que j’ai passé un très bon moment de lecture, et que je lirai la suite sous peu. Car Jay Kristoff nous plonge dans un monde post-apo cyberpunk très convaincant, avec de l’action, des rebondissements et de l’émotion à revendre. Entre les robots, les méchas ou encore les IA, l’auteur s’amuse à détourner les trois lois de la robotique d’Asimov. Surtout, il traite de l’humanité et du vivant, sous toutes ses formes, et c’est cette réflexion qui rend ce livre vraiment intéressant. Vous vous attacherez forcément à son héroïne Eve, sa meilleure amie Lemon, son grand-père,  l’android Ezekiel ou encore au robot Cricket. Et puis que dire de cette fin, qui donne une toute autre dimension à l’histoire ? Si j’avais vu venir certains rebondissements, j’avoue m’être laissée berner par Jay Kristoff ! C’est en somme un premier tome addictif, qui pâtit juste d’un aspect un peu trop Young Adult à mon goût.

À noter : cette trilogie arrive le 14 novembre en VF chez De Saxus, dans un coffret intégral, sous le titre Humanité 3.0.

Jay Kristoff – Life L1K3 – Mai 2018 – Knopf (chez De Saxus le 14 novembre 2024 en VF)

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Les champs de la Lune – Catherine Dufour

09 samedi Nov 2024

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Ailleurs & Demain, écologie, Catherine Dufour, conseils de lecture, Critique de livre, Dystopie, idées de lecture, jardin, lecture, Les champs de la Lune, Livres, quoi lire, Robert Laffont, robots, SF, Utopie

Catherine Dufour - Les champs de la luneLes premières phrases

«  Longtemps, les rapports de la ferme Lalande ont commencé par :

RFL 26/12/2324 – TI + 8 ∂° C – TE + 123 ∂° C – TR 1.3 mSv/h – AS 237 20

Dernièrement, on m’a demandé d' »améliorer le confort de lecture des destinataires » de mes rapports. On m’a demandé de « télécharger une bibliothèque » et de m’en inspirer « pour rédiger davantage, en apportant un soin particulier à la contextualisation ».

Trym m’a expliqué :

– Tes rapports sont trop techniques. En plus, on n’y comprend rien si on n’a pas tout lu depuis le début. Miaou.

Ce chat est meilleur que moi en relationnel. Je vais donc essayer, dans mes rapports, d’aller au-delà des faits. Il est vrai que les faits sont répétitifs. Mais je dois en user, car je ne dispose de rien d’autre. »

Circonstances de lecture

Parce que cette couverture signée Aurélien Police m’a immédiatement attirée, tout comme l’idée de s’occuper d’un jardin sur la lune !

Impressions

Ce roman commence tout doucement, comme un livre de Becky Chambers. Catherine Dufour nous décrit le quotidien d’El-Jarline, une fermière prenant soin d’un écosystème abrité sous un dôme sur la Lune. Sa ferme est la dernière avant la cité soulunaire de Mut qu’elle approvisionne en légumes et fleurs. El-Jarline y travaille avec son chat amélioré Prym, des robots de jardinage et des drones d’entretien. Chaque jour, elle envoie un rapport minutieux à la Commanderie, signalant l’état de santé de ses plantes, la menace de propagation d’une plante invasive (la minicola), ou encore l’apparition d’une fissure d’étanchéité sur une plaque du dôme. Sa vie est rythmée par son travail, l’aube solaire, les marées thermiques et les tremblements de Lune. Elle aime à discuter avec son chat Prym, au sujet des citadins vivant en sous-terrain, de la fièvre aspic qui y sévit et pour laquelle nul remède n’a encore été trouvé, ou encore des robots fous qui parcourent la surface lunaire. Et puis, un jour, un petit grain de sable, sous l’apparence d’une fillette, vient rompre la monotonie de son quotidien. El-Jarline va commencer à voir le monde différemment. Et petit à petit, la douceur des premières pages va laisser place à des réflexions plus graves et plus profondes.

Catherine Dufour aura su m’attirer dans ses filets. J’en ressors un peu ébranlée, tiraillée entre la douceur du jardin d’El-Jarline, le soin qu’elle porte à ses plantes, et la noirceur de certains passages. Un travail d’équilibriste parfaitement maîtrisé. Je ne peux que vous inviter à vous rendre sur la Lune, au côté de cette Jardinière au calme apaisant dont les réflexions ne pourront que trouver écho en vous si vous êtes sensibles au passage du temps, à la contemplation de la nature, et à l’avenir du vivant.

Catherine Dufour – Les champs de la Lune – Septembre 2024 – Robert Laffont, Ailleurs & Demain

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Pour ne rien regretter – Henri Loevenbruck

03 dimanche Nov 2024

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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écologie, conseils de lecture, Critique de livre, Dystopie, Henri Loevenbruck, idées de lecture, lecture, Livres, Nous revions juste de liberté, Pour ne rien regretter, quoi lire, roman militant, SF, XO Editions

RAS7_POUR_NE_RIEN_REGRETTER.inddLes premières phrases

«  Je m’appelle Véra et je voulais vous parler du bruit de la pluie sur la tôle ondulée, qui fait drôlement de peine, comme bon souvenir. Vous savez, ces premiers ploc, ploc, qui cognent contre le zinc, l’un après l’autre, et puis qui deviennent de plus en plus rapprochés, de plus en plus forts, clapotent joliment au-dessus de nos têtes jusqu’à former un bourdonnement continu qui nous berce et nous protège et nous borde pour nous endormir. Chaque fois que j’entends le bruit de la pluie sur la tôle ondulée, chaque fois que je respire cette odeur de poussière mouillée, ça me fait comme si je mordais dans la fameuse madeleine de monsieur Proust : je suis transportée dans ma petite chambre sous les toits, et j’ai toutes mes années de quand j’étais jeune qui me reviennent, avec bonheur et mauvaise compagnie.

Je m’appelle Véra parce que mes parents m’ont donné le nom d’une petite fille qui était morte, et c’est pas toujours évident de porter le nom d’une morte, au niveau du devoir. Mais c’est un joli prénom, tout de même, et avec seulement quatre lettres, en plus. Véra, c’est « voir » au futur, ce qui est déjà pas mal, comme ambition. À l’envers, ça fait « a rev », et c’est encore mieux pour l’espérance. »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais beaucoup aimé « Nous rêvions juste de liberté » du même auteur.

Impressions

Lire Pour ne rien regretter, c’est voir le monde à travers les yeux de Véra, une petite fille qui se coltine un certain monsieur Asperger, qui lui fait voir le monde sous un angle un peu différent, avec des mots qui sonnent bon la poésie, l’enfance, la nature et l’honnêteté. Véra, pour ceux qui ont lu Nous rêvions juste de liberté, c’est la fille spirituelle de Bohem, ce héros épris de liberté dont le destin m’avait écorché le cœur, l’enfant de Mélaine et Mani – pour ceux qui savent – celle que Freddy a pris sous son aile et qu’il considère comme sa nièce. Véra, elle a le parler juste des gens qui se fichent bien du regard des autres. Véra, elle invente des expressions qui font sourire et qui donnent du baume au cœur même quand dehors comme dedans tout va mal. Véra, elle comprend pas pourquoi les grosses multinationales elles ont le droit de tout détruire, les beaux paysages comme les gens qui travaillent pour elles. Et cette incompréhension va se muer au fil du temps en rébellion, à travers la rencontre d’un petit groupe de militants écolos.

Avec cette suite indirecte de Nous rêvions juste de liberté, Henri Loevenbruck livre un roman dystopique tellement réaliste qu’on se dit que c’est là que nous nous dirigeons allègrement, les bras grands ouverts, les yeux bien clos, la tête enfoncée dans les réseaux sociaux et le déni pour ne surtout pas voir qu’on va droit dans le mur, qu’on y est même déjà un peu, beaucoup. Un roman coup de gueule, mais le tout délivré avec de l’émotion à fleur de peau, à travers les yeux de Véra, cette héroïne ordinaire absolument inoubliable. Alors, oui, lisez ce livre avec le risque de sentir les larmes glisser sur vos joues et de vous faire dresser les poings, signes qu’il y a encore de l’espoir. Il suffit « juste » de réagir.

Henri Loevenbruck – Pour ne rien regretter – Octobre 2024 – XO Editions

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