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Archives de Tag: quoi lire

Le Passeur de Prospera – Justin Cronin

01 samedi Mar 2025

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Justin Cronin, Le Passage, lecture, Livre, quoi lire, Robert Laffont, roman, science fiction, SF

Les premières phrases

« C’est au lever du jour qu’elle sort sans bruit de la maison. L’air est frais ; des oiseaux chantent dans les arbres. Partout, le bruit de la mer, le grand métronome du monde, bat la cadence sous un ciel velouté d’étoiles disparaissant peu à peu. Vêtue de sa pâle chemise de nuit, elle arpente le jardin. Son pas n’a rien d’hésitant ; il est simplement calme, presque serein. Elle doit vraiment ressembler à un fantôme, cette silhouette solitaire qui circule parmi les parterres de fleurs, les fontaines gargouillantes, les haies parfaitement taillées – au point qu’on pourrait se couper dessus. Derrière elle, la maison est aussi sombre qu’un monolithe, mais ses fenêtres orientées vers la mer vont bientôt s’embraser de lumière.

Ce n’est jamais simple de quitter une vie, une demeure. »

Impressions

Ayant beaucoup aimé sa précédente trilogie Le Passage, j’étais curieuse de découvrir le nouveau roman de Justin Cronin, Le Passeur de Prospera.

J’ai globalement beaucoup apprécié ma lecture. Le début est particulièrement accrocheur, l’auteur nous propulsant sans aucune explication dans un lieu a priori idéal, caché du reste du monde, à l’abri de tout. Proctor y mène une vie tranquille, aux côtés de son épouse. Il apprécie son travail de passeur, consistant à accompagner les retraités jusqu’au ferry les menant sur une île pour y être « réitérés ». Tout se passe à merveille jusqu’au jour où il doit y conduire son père et que celui-ci lui murmure : « Le monde n’est pas le monde. Tu n’es pas toi. » Commencent alors une remise en question de ce monde paradisiaque et une quête de vérité.

Ce roman mystérieux révèle petit à petit ses clés. Quand on pense avoir tout compris, une révélation surgit, balayant au passage nos suppositions. Justin Cronin a su encore une fois créer une histoire passionnante. Seuls bémols : quelques longueurs, et je n’ai pas ressenti de réelle surprise quant aux révélations finales (je dois lire trop de SF !). Il n’en demeure pas moins que j’ai été happée par ce roman, à la fois addictif et émouvant.

Justin Cronin – Le Passeur de Prospera – Janvier 2025 – Robert Laffont – traduit de l’anglais (États-Unis) par Sébastien Guillot

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Les mains vides – Elio Possoz

05 mercredi Fév 2025

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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anarchies, conseils de lecture, Critique de livre, Elio Possoz, Eutopia, Eutopie, idées de lecture, La Volte, lecture, Les mains vides, Livre, quoi lire, roman, SF, Utopie, vivre ensemble

Les premières phrases

« Je ne suis plus amoureuz.

Tu le sentais déjà perler depuis des semaines, à goutte de regards plus fuyants, de caresses plus rares, d’une complicité se délitant, imperceptible. Presque à mesure que les sentiments irriguaient de moins en moins votre jardin commun.

El passait de plus en plus de temps dans les assemblées du caracol, faisait plus, bien plus que sa trentaine d’heures communes, el se perdait dans les chantiers co, les formations bonus, les coordos d’ateliers, les préparations artistiques, la danse et la chorale, tout ce qui semblait trésor pour el mais l’éloignait de votre nid, notre cara casa, et l’on n’osa pas, longtemps, te dire que l’on voyait touste. »

Impressions

Ton cœur est brisé : ton amoureuz ne l’est plus… Alors, tu décides d’enfourcher ton vélo, de pédaler pour échapper à cette tristesse qui te ronge, de pédaler loin de ton foyer pourtant chéri, pour retrouver d’autres liens que tu as tissés par le passé et récupérer ta gaieté. Il te faut pédaler dur, car la Torpeur arrive, et tu dois te trouver un nid avant que la chaleur ne soit trop suffocante. En chemin, tu croiseras d’autres communautés, des anarchies comme ton chez toi, mais toutes différentes. Chacune a ses règles, sa manière de vivre en commun, ses façons d’être au monde et au vivant. Elles ne sont pas parfaites mais font du mieux possible, essaient, au moins, d’aller vers le mieux. Parfois, il te faudra faire attention, car des Verticaux existent encore, là où la propriété et la loi du pouvoir résistent, et eux ne voient pas tes manières d’un bon œil. Au contact de ces rencontres et des discussions autour d’une infusion, tu pourras peut-être amoindrir ta peine, regonfler le torse, retrouver l’espoir, et redonner de la place pour d’autres dans ton corazon.

Avec Les mains vides, Elio Possoz propose un voyage unique sur une Terre en proie aux canicules et catastrophes climatiques, tout en gardant foi en l’avenir, au pouvoir du vivant de construire autre chose, des sociétés plus humaines, plus altruistes. Autant de formes de « vivre ensemble » insufflant de l’espoir en l’avenir. Un roman politique, plein d’émotions, riche d’une langue chantante invitant au voyage et au métissage des cultures. Une bouffée d’oxygène !

Elio Possoz – Les mains vides – Janvier 2025 – La Volte

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La cité aux murs incertains – Haruki Murakami

01 samedi Fév 2025

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans étrangers

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Belfond, conseils de lecture, Critique de livre, Haruki Murakami, idées de lecture, La cité aux murs incertains, lecture, Livre, quoi lire, réalisme magique, roman

Les premières phrases

« C’est toi qui m’as parlé de la Cité.

Ce soir d’été, respirant les effluves de l’herbe tendre, nous avons marché vers l’amont de la rivière. Nous avons traversé une succession de gradins formant de petites cascades, et nous nous sommes arrêtés de temps en temps pour observer des poissons argentés, filiformes, qui nageaient dans les nappes d’eau. Nous étions tous deux pieds nus depuis un bon moment. L’eau claire lavait et rafraîchissait nos chevilles, le sable fin de la rivière nous enveloppait les pieds, comme un nuage doux dans un rêve. J’avais dix-sept ans, toi, un an de moins. »

Impressions

Si j’avais été déçue par Le Meurtre du Commandeur, La cité aux murs incertains me réconcilie avec Haruki Murakami. Cette lecture m’a fait énormément de bien en ce mois de janvier assez éprouvant. J’ai fait durer le plaisir en prenant tout mon temps pour le lire car cette réécriture de La fin des temps se savoure tout doucement. Tout commence par une histoire d’amour platonique entre un jeune homme de dix-sept ans et une jeune fille de seize ans. Elle habite en ville, lui dans une banlieue en bord de mer. Pour se voir, ils doivent faire 1h30 de trajet en train. Et c’est au cours d’une de leurs rencontres qu’elle lui parle d’une Cité, ceinte de hauts murs, traversée par une rivière, dans laquelle trottinent des licornes, et dans laquelle résiderait « son vrai moi », elle n’étant qu’une « ombre ». Là-bas, dans une bibliothèque, travaille tous les soirs un liseur de rêves. Un jour, la jeune fille disparaît…

Haruki Murakami maîtrise encore une fois à la perfection le réalisme magique, en mêlant monde réel et monde imaginaire, et en brouillant la frontière entre les deux. Cette lecture est un véritable baume pour le cœur, tout en abordant avec délicatesse des thèmes forts, comme la dépression, l’autisme ou encore les incertitudes de la vie et les peurs qui nous emprisonnent. Grâce à ce roman, j’ai réalisé que ma mission de vie pouvait tout simplement être la lecture. Et que c’était suffisant.

Haruki Murakami – La cité aux murs incertains – Janvier 2025 – Belfond (traduit du japonais par Hélène Morita, avec la collaboration de Tomoko Oono)

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Survivantes – Cédric Sire

27 lundi Jan 2025

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans français

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Cédric Sire, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livre, Michel Lafon, quoi lire, roman, Survivantes, Thriller

Les premières phrases

« Son sifflotement ne la quitterait jamais.

Cet air familier évident, dont Kate, comme tout le monde, ignorait le nom exact.

Une mélodie si douce…

Kate a mis du temps à accepter qui elle est.

Au début, elle était une proie. Elle agissait comme une proie, comme toutes les autres. N’était-elle pas du « sexe faible » ? Un être fragile, forcément. Blonde, mince, plutôt jolie de l’avis général. Une victime désignée pour tous les porcs, tous les forceurs ayant besoin de se rassurer sur leur virilité. Parce qu’elle était femme, justement, elle a toujours soutenu que la vie est plus précieuse que tout. Que la tolérance doit s’imposer pour sauver le monde. C’est la raison qui l’a poussée à vouloir être psychologue, dès son adolescence. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était aider les autres, leur permettre de surmonter leurs traumatismes par la parole et l’acceptation de leurs propres fantômes.

Au début, oui…

Avant.

Avant le sifflotement.

Toujours ce même air.

Chaque fois qu’il arrivait… »

Impressions

Rares sont les auteurs de thrillers que je lis systématiquement, à chaque nouvelle parution. Cédric Sire en fait partie. Il a la particularité d’écrire des romans diablement bien rythmés, avec des chapitres courts et sans temps mort, tout en dressant un portrait précis de ses personnages, l’aspect psychologique étant une des ses grandes forces.

Avec Survivantes, Cédric Sire nous entraîne dans une histoire de vengeance. Un groupe de femmes ayant toutes subies des atrocités de la part d’hommes sadiques décide de les retrouver pour se venger. Ainsi, espèrent-elles, elles pourront arrêter de juste survivre, et recommencer à vivre, tout simplement. Évidemment, leur plan ne se passe pas comme prévu… Ici, Cédric Sire part de deux constats bien réels : les crimes commis contre les femmes, et le manque de réaction du système judiciaire. Que faire quand la police et la justice se sont avérées inutiles, voire condescendantes ? Que faire pour reprendre sa vie en main quand on est passé tout près de la mort ? Comment dépasser le traumatisme d’actes aussi cruels ? Est-ce au moins possible ?

Voici assurément une lecture dont je ne ressors pas indemne… Le parcours de ces quatre femmes restera longtemps gravé en moi. Lire Survivantes, c’est accepter de se faire malmener. Attention donc si vous êtes sensible ! Ce thriller n’épargne pas ses lecteurs, d’autant que vous vous attacherez forcément à Kate, Farrah, Tanya et Cheryl. Encore une fois, l’auteur toulousain livre un thriller addictif, à la fois sanglant et révoltant.

Cédric Sire – Survivantes – Janvier 2025 – Michel Lafon

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La Migration annuelle des nuages – Premee Mohamed

20 lundi Jan 2025

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, L'Atalante, La migration annuelle des oiseaux, lecture, Livre, Premee Mohamed, quoi lire, roman, SF

Les premières phrases

« On ne le nomme pas et on ne lui donne pas de nom. Entre eux, ils doivent utiliser des noms. Je ne sais pas comment se fait appeler le mien et, s’il me le disait, j’essaierais d’oublier, je le jure. Ce ne serait pas comme le nom secret des chiens, qu’enfant je souhaitais si fort apprendre.

Mais le nom sur cette enveloppe est le mien, indéniablement, imprimé en noir, bien net, sur le papier immaculé qui tremble entre mes doigts tétanisés. Imprimé par une machine. Dedans, la lettre et la sphère. Exactement comme dans les histoires. »

Impressions

Vous connaissez mon amour pour les romans post-apo. Alors, quand c’est en plus L’Atalante aux manettes, et dans un format novella, je ne peux qu’être conquise !

Au cœur du Canada, vit une communauté de survivants, et c’est là que réside Reid, une jeune fille porteuse, comme sa mère et d’autres humains, d’un parasite – un « cad » – vivant en symbiose avec son corps et ayant une influence plus ou moins consciente sur son comportement. Son quotidien se voit bouleversé par l’arrivée d’une lettre d’admission dans une mystérieuse université. Si l’envie d’y aller est forte, comment pourrait-elle abandonner sa mère ? Et puis, cette université existe-t-elle vraiment ? Ne serait-ce pas un piège pour l’attirer en dehors de la communauté où elle vit en sécurité ? À moins que ça ne soit l’unique occasion de trouver un remède pour contrer le parasite ? Ce premier tome est une jolie mise en bouche dans cet univers post-apo esquissé avec justesse par l’autrice indo-caribéenne Premee Mohamed. Vivement la suite en mars !

Premee Mohamed – La Migration annuelle des nuages – Janvier 2025 – L’Atalante (traduit de l’anglais par Marie Surgers)

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La maison biscornue – Gwen Guilyn

15 mercredi Jan 2025

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans français

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conseils de lecture, Critique de livre, Fantastique, Gwen Guilyn, idées de lecture, La maison biscornue, lecture, Les éditions du Panseur, Livre, quoi lire, roman

Les premières phrases

« Pas qu’ils l’utilisent souvent, cette porte. Mais quand même. Où est-que la maison a pu la fourrer, encore ? Normalement, le Pahr s’inquièterait pas. La maison, elle aime turlupiner. C’est jamais bien méchant, hein. Les godillots qui disparaissent de là où ils étaient rangés. L’eau qui sort un peu fort du robinet et tape sur la figure. Des enfanteries. Bon, parfois quand l’est grogneuse, là, elle mord méchant, d’accord, mais c’est pas commun non plus. Faut bien que la maison cultive son respect.

Mais là, le Pahr a regardé, et la porte est nulle part. »

Impressions

Voici un roman surprenant. Attirée tout d’abord par la couverture (signée Anouck Faure), j’ai décidé d’en lire les premières lignes et ce langage bizarre m’a aussitôt happée. Et me voilà à dévorer ce roman écrit d’une plume originale par Gwen Gwilyn.

Tout commence par le Pahr qui n’arrive plus à mettre la main sur la porte de la maison. La Mahrgrand, elle le prend pour un bon à rien. Pas capable de retenir le Fils qui est parti, pas capable de bien élever ses Filles. Et parlons-en d’ailleurs de ses Filles. Normalement, il devrait y en avoir qu’une. À quoi elle sert l’aut’ Fille ? Et l’Ongre là, qui fait que donner des coups de pieds aux murs, à rire bêtement, il sert pas à grand chose non plus. Et maintenant qu’il n’y a plus de porte, qu’est-ce qu’on va faire ? C’est que la maison, elle déblatère sans arrêt, elle a la bougeotte de ses murs, elle hésite pas à tout tarabiscoter de l’intérieur. Faudrait pas que la famille, elle fasse n’importe quoi, sinon la maison pourrait bien avoir envie de les bouffer tout cru !

Vous l’aurez compris, ce roman a son parler bien à lui et c’est un régal ! C’est une lecture étrange, malaisante par moments, qui flirte avec l’horrifique pour nous proposer au final une très bonne critique des carcans familiaux. C’est en tout cas comme cela que je l’ai compris. Cette lecture va assurément rester longtemps dans ma mémoire.

Gwen Guilyn – La maison biscornue – Octobre 2024 – Les éditions du Panseur

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Aatea – Anouck Faure

08 mercredi Jan 2025

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans français

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Aatea, Anouck Faure, Argyll, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livres, quoi lire

Les premières phrases

«  Le silence éclabousse tout.

Ses émanations dansent sur les visages des navigateurs, des serviteurs et des dames de cour. Elles s’insinuent aux quatre coins du dais qui abrite le pont du trimaran royal. La flotte même s’est tue ; les coques des navires se balancent sans un murmure au rythme des flots. Mains crispées sur les accoudoirs de son haut fauteuil orné de nacre, Kanume scrute chacune des silhouettes prosternées devant elle. Dans les regards baissés et les bouches closes, elle lit l’attente, l’espoir. L’épuisement de deux ans de navigation dans la Nuée. » 

Impressions

Après La Cité diaphane, Anouck Faure revient avec un texte inoubliable, qui vous laissera un goût de sel sur les lèvres et un vent de liberté dans le cœur.

Partez donc à l’aventure avec Aatea, ce navigateur hors pair, considéré malgré tout comme un paria et un esclave par son peuple, car né sur les flots. Voguez avec lui sur les eaux de la Nuée, cet étrange monde aquatique qui semble comme suspendu au-dessus du vide, et dans lequel émergent quelques îles vivantes. Avec lui, suivez les courants de la Nuée, ressentez le langage des îles et des créatures marines. Vous rencontrerez à ses côtés des personnages inoubliables, vous ressentirez le froid de plus en plus mordant qui pénètre les chairs, vous éprouverez peut-être vous aussi la révolte qui gronde, et ce sentiment fou d’aller de l’avant, de voyager toujours plus loin pour découvrir ce qui se cache au-delà du monde connu. Avec un seul mot d’ordre : vivre libre, si c’est possible. Vivre libre et ressentir toute la beauté qui se tapit au creux des flots et au cœur des êtres vivants.

Lire Aatea, c’est se laisser porter au sein de la Nuée, découvrir un univers marin empreint d’une magie vibrante laissant la nature s’exprimer tout son saoul. Ce roman fleurant bon l’océan vous fera vivre une aventure unique, tout simplement magnifique.

À noter : les belles illustrations intérieures signées Anouck Faure, et la couverture signée Xavier Collette. 

Anouck Faure – Aatea – Janvier 2025 – Argyll

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Le pays sans lune – Simon Jimenez

02 jeudi Jan 2025

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans étrangers

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British Fantasy Award, conseils de lecture, Critique de livre, Fantasy, idées de lecture, J'ai lu, Le pays sans lune, lecture, Livres, quoi lire, Simon Jimenez

Simon Jimenez - Le pays sans luneLes premières phrases

«  Avant que tu arrives,

tu te souviens de ta lola, en train de fumer. Tu te souviens de l’odeur de son tabac séché, qui ressemblait au foin après l’orage. Le doux froissement du papier à rouler. Le frottement de l’allumette, qu’elle grattait parfois contre la peau de lézard de sa jambe, pour t’impressionner. Tu te souviens de ce rituel. »

Impressions

J’ai tout simplement été bluffée par ce roman qui a obtenu le British Fantasy Award. La maîtrise de la narration ainsi que la beauté de la plume hissent ce livre tout en haut de mes coups de cœur en Fantasy.

L’histoire peut paraître classique : le peuple du Pays sans lune (inspiré de l’Asie) survit tant bien que mal sous le joug d’un empereur cruel et de ses fils tout aussi cruels et sanguinaires, tous dotés de pouvoirs hors normes hérités d’une déesse prisonnière dans les sous-sol du palais. Jusqu’au jour où le vol de l’oiseau de l’empereur conduit à ébranler le pouvoir en place. Deux figures de l’ombre émergent alors : Jun, le soldat masqué, et Keema, le paria manchot. Deux figures que j’ai adoré suivre dans leurs périples !

Là où Simon Jimenez parvient à transformer son histoire en un récit inoubliable, c’est dans sa maîtrise de trois niveaux différents de narration : un homme (vivant dans un présent ressemblant au nôtre) raconte le récit du Pays sans lune narré à la fois par sa grand-mère (sa lola), et par une troupe de théâtre dansé auquel il assiste à la représentation dans un rêve. Le tout est entrecoupé de témoignages à la première personne de fantômes du passé donnant leur point de vue sur le récit. Et, au final, cette richesse narrative transforme ce roman en un texte inoubliable, qui n’est pas sans me rappeler ce que j’avais éprouvé en lisant Confiteor de Jaume Cabré. Lisez donc ce chef d’œuvre de dark fantasy, remarquablement traduit par Patrick Dechesne !

Simon Jimenez – Le pays sans lune – Avril 2024 – J’ai lu (traduit de l’anglais (États-Unis) par Patrick Dechesne)

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Les Miracles du bazar Namiya – Keigo Higashino

23 lundi Déc 2024

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans étrangers

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Actes Sud, Babel, Keigo Higashino, lecture, Les Miracles du bazar Namiya, Livres, quoi lire, roman

Keigo Higashino - Les Miracles du bazar NamiyaLes premières phrases

«  C’était Shota qui avait proposé qu’ils aillent dans la vieille bicoque. Elle n’était pas loin, et parfaite.

– Comment ça, pas loin et parfaite ? demanda Atsuya en le toisant de haut.

Il était plus grand que Shota dont le visage avait gardé quelque chose d’enfantin.

– Elle est pas loin, et parfaite pour se planquer. Je suis tombé dessus par hasard quand je suis venu en reconnaissance. Même si je n’ai pas du tout pensé qu’on en aurait besoin.

– Je vous demande pardon à tous les deux, dit Kohei, qui regardait en se faisant tout petit la veille Crown arrêtée au bord de la route. Je ne m’attendais pas à ce que la batterie lâche.

Atsuya soupira.

– A quoi bon dire ça maintenant ?

– Quand même, je comprends pas. Elle marchait bien jusqu’à ce qu’on arrive ici, et on n’a pas laissé les phares allumés non plus.

– Elle était en fin de course, fit Shota. T’as vu le compteur ? La bagnole a plus de cent mille kilomètres. Elle était quasi morte. Ça l’a achevée, de venir jusqu’ici. Je t’avais pourtant dit d’en prendre une neuve si t’en volais une. « 

Circonstances de lecture

Parce que cette couverture invite à la lecture.

Impressions

Keigo Higashino est un auteur japonais de romans policiers. C’est ici sa première incursion dans le domaine du roman fantastique et c’est une réussite.

On y suit trois jeunes garçons qui ont commis un méfait et qui décident de se cacher pour la nuit dans un magasin abandonné, le bazar Namiya. Sauf que leur nuit est interrompue par une lettre que quelqu’un glisse dans la fente du rideau métallique du bazar… Une lettre demandant conseil à l’ancien propriétaire des lieux, une lettre du passé écrite quelque 32 ans plus tôt… La première de plusieurs lettres…

Voici une histoire teintée de réalisme magique, un roman touchant, prônant l’écoute, l’entraide et la tolérance. C’est aussi un livre sur la transmission, et la rédemption. Un très beau livre à offrir, à lire et relire pour comprendre toutes les imbrications entre les différents protagonistes.

« J’ai eu pour la première fois de ma vie l’impression que je servais à quelque chose. »

Keigo Higashino – Les Miracles du bazar Namiya – Babel – Octobre 2021

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Citadins de demain – Claire Duvivier

21 samedi Déc 2024

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans français

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Aux Forges de Vulcain, Capitale du Nord, Citadins de demain, Claire Duvivier, conseils de lecture, Critique de livre, Fantasy, Guillaume Chamanadjian, idées de lecture, La tour de garde, lecture, Livres, quoi lire

Claire Duvivier - Citadins de demainLes premières phrases

«  Je suis le produit d’une expérience éducative.

Une expérience telle qu’il n’aurait pu en exister que dans ma ville et pour ma génération. Car c’est à peu près à l’époque de ma naissance que les choses se mirent à changer pour Dehaven.  » 

Circonstances de lecture

Parce que cette série traîne dans ma PAL depuis la parution de ce premier tome, en octobre 2021 !

Impressions

Pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour me plonger dans ce cycle de la Tour de Garde ?! Écrit à quatre mains par Claire Duvivier et Guillaume Chamanadjian (trois tomes chacun), ce cycle se décline autour de deux capitales (Dehaven, la capitale du Nord, et Gemina, la capitale du Sud), un projet pour le moins original et ambitieux. Voilà donc que je me lance – enfin ! – dans le premier tome de la trilogie Capitale du nord et je suis conquise ! J’ai tout aimé : le trio de personnages principaux, le portrait de cette ville portuaire ultra-organisée, le mystère autour de la ville-miroir (Nevahed), et les multiples réflexions soulevées par l’autrice. On y parle d’éducation, de colonialisme, des inégalités sociales, de la gestion d’une ville et de son architecture, de la place de la femme dans la société, ou encore du libre arbitre. Le tout saupoudré d’un soupçon de fantastique, avec la découverte de cette ville-miroir. Quant à la fin… Elle est tout simplement incroyable ! Et je me retiens de ne pas sauter directement sur le tome 2…

Claire Duvivier – Citadins de demain – Octobre 2021 – Aux Forges de Vulcain (Mars 2023 au Livre de Poche)

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