Le Livre de Koli – M.R. Carey

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M.R. Carey - Le Livre de KoliLes premières phrases

«  J’ai une histoire à vous raconter. L’idée me trotte dans la tête depuis un bon bout de temps, et cette fois je me lance, mais je vous préviens, la route risque d’être cahoteuse. Je me suis encore jamais attaqué à pareil ouvrage, alors j’y vais à l’aveuglette, sans carte comme qui dirait, et je sais pas trop, dans ce qui m’est arrivé, ce qui vaut la peine de figurer dans mon récit. Pour Monono, c’est comme vouloir se couper les cheveux sans miroir. Une coupe trop longue, c’est pas si grave. Trop courte, on va sûrement le regretter. Dans un cas comme dans l’autre, faut se dépatouiller pour que les deux côtés de la route sont raccord. 

Deux côtés qui se résument à : je suis parti, je suis revenu. Mais l’histoire se réduit pas à ça, vous vous en doutez. La route a été rude, à l’aller comme au retour. J’ai traversé toutes sortes d’épreuves, et plus souvent qu’à mon tour. Vous pourriez dire que j’ai échoué, même si ce que j’ai rapporté a changé le monde à jamais. »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais beaucoup aimé un de ses précédents romans, « Celle qui a tous les dons ».

Impressions

Après le succès de « Celle qui a tous les dons », M.R. Carey revient avec une trilogie de SF, où la nature représente un danger pour l’homme. Car les arbres ont appris à se défendre. Les hommes vivent en communautés, protégés par les « Remparts », ces privilégiés qui savent utiliser les « techs » de l’ancien temps. Reste que Koli aimerait bien intégrer les « Remparts », quel qu’en soit le prix…

C’est Koli qui nous raconte son histoire, dans une langue qui a évolué au fil des années (nous nous situons dans un monde futuriste post-apo) et un vocabulaire qui s’est modifié et appauvri. Cela participe à l’immersion.

Ce premier tome donne vraiment envie de continuer l’aventure. D’autant que cette histoire mêle habilement post-apo, quête initiatique et réflexions sur l’environnement, la quête de pouvoir et l’ambition humaine.

M.R. Carey – Le Livre de Koli – Septembre 2021 – L’Atalante

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Meute – Karine Rennberg

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Karine Rennberg - MeuteLes premières phrases

«  Le camion s’arrête dans la cour et tu sautes à terre, t’étires avec une grimace. La baston sur le chemin du retour a été trop courte pour te permettre de relâcher la tension qui accompagne toujours ce genre de mission. Attendre dans un putain de fourgon à moitié en ruine et puant la transpiration qu’un crétin soit assez débile pour attaquer, c’est pas franchement ta came. Enfin, ça rapporte et ça te fout dans les bonnes grâces de la big boss. « 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime les histoires de loups-garous…

Impressions

Ce roman prend aux tripes. Il charrie tout ce que l’homme a de pire et de plus beau en lui, les âmes les plus sombres comme les plus âmes les plus pures, offrant tout un arc en ciel de couleurs, des plus vives aux plus douces.

Ce roman est un roman sur les loups-garous, oui, mais c’est avant tout un roman sur ceux qui se taisent, ceux qui restent dans l’ombre, ceux qui n’arrivent pas – ou plus – à communiquer avec les autres. C’est enfin un roman sur la famille, celle que l’on se choisit, sur les émotions qui nous assaillent et nous composent.

L’écriture est crue, familière, Karine Rennberg utilise le « tu », ce qui peut surprendre au début. Mais très vite, ce choix narratif coule de source. Elle nous place au plus près des émotions de ses personnages. A commencer par Nath, Calame et Val. Un trio de héros amochés par la vie qui me resteront longtemps en mémoire.

Lisez ce livre qui revisite avec succès le mythe des lycanthropes !

Karine Rennberg – Meute – Mars 2022 – Actusf

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L’Hôtel du Cygne – Zhang Yueran

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Les premières phrases

«  La matinée s’annonçait belle. Les dernières fleurs du magnolia étaient tombées dans la cour, remplacées sur les branches par un épais feuillage ovale. Lorsque l’enfant ouvrit les yeux, il vit sa nounou, Yu Ling, assise au bord du lit. Elle souleva sa couette et lui lança : « Allez, lève-toi, on va être en retard pour la balade ! » Il sauta de son lit et fila se brosser les dents dans la salle de bains. Dans le salon résonnait l’Étude révolutionnaire de Chopin, un morceau que son père aimait écouter. Yu Ling apparut dans l’encadrement de la porte, un pull gris à la main. « Je veux mettre le jaune avec une voiture dessus ! » fit le petit garçon en secouant la tête. « On va passer la journée dehors, tu vas te salir », répondit Yu Ling. L’enfant se mit à bouder mais la nounou n’en tint pas compte. Il finit par enfiler son pantalon gris et ses vieilles chaussures de sport noires et usées puis la rejoignit, l’air déjà tout crotté alors même qu’il n’avait pas encore mis un pied à l’extérieur. « 

Circonstances de lecture

Parce que j’avais beaucoup aimé le précédent roman de Zhang Yueran, Le Clou

Impressions

Voici un texte sensible et émouvant sur la force de ces femmes qui se démènent au quotidien pour donner un sens à leur vie et en éloigner la souffrance, loin du regard des autres. Un beau texte aussi sur les joies simples de l’enfance, sur la solitude et l’amitié. Zhang Yueran livre un roman qui respire les petits bonheurs de la vie. A savourer !

Zhang Yueran – L’Hôtel du Cygne – Septembre 2021 – Zulma

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Lorsque le dernier arbre – Michael Christie

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Les premières phrases

«  Ils viennent pour les arbres.

Pour respirer leurs aiguilles. Caresser leur écorce. Se régénérer à l’ombre vertigineuse de leur majesté. Se recueillir dans le sanctuaire de leur feuillage et prier leurs âmes millénaires.

Depuis les villes asphyxiées de poussière aux quatre coins du globe, ils s’aventurent jusqu’à ce complexe arboricole de luxe – une île boisée du Pacifique, au large de la Colombie-Britannique – pour être transformés, réparés, reconnectés. Pour se rappeler que le cœur vert jadis tonitruant de la Terre n’a pas cessé de battre, que l’âme du vivant n’a pas encore été réduite en poussière, qu’il n’est pas trop tard, que tout n’est pas perdu. Ils viennent ici, à la Cathédrale arboricole de Greenwood, pour gober ce scandaleux mensonge, et le travail de Jake Greenwood, en tant que guide forestière, consiste à le leur servir prémâché. « 

Circonstances de lecture

Parce que ce titre m’interpellait.

Impressions

Michael Christie dresse une superbe fresque familiale s’étirant de 1908 à 2038, un futur proche où la forêt primaire a quasiment disparu, victime du Grand Dépérissement. Jacinda Greenwood fait partie des derniers guides forestiers. L’auteur nous propose un voyage à rebours, comme si l’on suivait l’histoire de Jacinda et de ses ancêtres à travers les sillons tracés par le temps sur le tronc d’un arbre. Car la forêt est tout autant au centre de ce roman que les membres de la famille Greenwood. Une lecture passionnante, entre roman social à la Steinbeck et roman militant.

Michael Christie – Lorsque le dernier arbre – Août 2021 – Albin Michel

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L’intrusive – Claudine Dumont

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Claudine Dumont - L'intrusiveLes premières phrases

«  Je ne dors plus. Une si petite phrase. Je ne dors plus. Cela ne peut pas être si important. Quatre simples mots, mais ils avalent toute ma vie. Il ne me reste rien. Parce que je ne dors plus. Je ne devrais pas être surprise. Les phrases de peu de mots sont celles qui font le plus de dégâts : « Ta mère est morte » ; « Je ne t’aime plus. » Quelques lettres qui assassinent tout. La force des mots. Le pouvoir de quelque chose qui n’a aucune existence physique et qui pourtant détruit le corps. « 

Circonstances de lecture

Parce que ce titre singulier, écrit par une Québécoise, m’attirait beaucoup.

Impressions

On lit « L’intrusive » comme un thriller psychologique, le cœur battant, les mains un peu moites, on tourne les pages pour savoir, pour comprendre. Pourquoi Camille ne dort-elle plus ? Qu’a-t-elle donc fait pour que son frère adoré et sa belle-sœur refusent qu’elle revoie sa nièce de neuf ans ? Et en quoi Gabriel, cet homme étrange et taciturne, pourrait bien l’aider, lui qui était spécialiste des rêves ?

C’est un livre hallucinant qui remue les tripes et nous fait ressentir les « émotions couvertes d’hématomes » de Camille. Glaçant, angoissant, bouleversant… Il ne vous laissera pas indemne. 

Claudine Dumont – L’intrusive – Août 2021 – Le mot et le reste

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Atmosphère – Jenny Offill

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Jenny Offill - AtmosphèreLes premières phrases

«  Dans la matinée, la femme qui a presque atteint l’illumination arrive. Il y a des étapes, et elle pense en être à l’avant-dernière. Celle-ci ne peut se décrire que par un terme japonais. Qui signifie « Seau de peinture noire. »

Je passe un petit moment à chercher des ouvrages pour le vacataire maudit. Il rédige sa thèse depuis onze ans. Je lui offre des rames de papier. Des trombones et des stylos. Il travaille sur un philosophe dont je n’ai jamais entendu parler. Il me dit qu’il est mineur mais essentiel. Mineur mais essentiel !

Hier soir, son épouse a mis un mot sur le frigo. « Ce que tu fais actuellement rapporte-t-il de l’argent ? »

L’homme en costume minable refuse qu’on diminue ses amendes. Il est heureux de contribuer à notre institution. La blonde aux ongles rongés jusqu’au sang fait un saut après le déjeuner et repart avec un sac à main plein de papier hygiénique. « 

Circonstances de lecture

Parce que je suis libraire et que l’héroïne de ce roman est bibliothécaire.

Impressions

A la lecture de ce livre, vous vous esclafferez souvent, vous rigolerez, vous réfléchirez aussi. Le tout en compagnie de Lizzie, cette quadragénaire bibliothécaire de Brooklyn, mariée et mère d’un petit garçon, qui se pose des questions sur le sens de la vie, le réchauffement climatique, le survivalisme, ou encore le stress de nos modes de vie, tout en portant un regard plein d’humour et d’ironie sur les personnes qu’elle croise à son travail, dans son immeuble et dans sa sphère familiale. C’est drôle, caustique et terriblement lucide. A mettre entre toutes les mains, pour rire et grincer des dents. Tout en réfléchissant au monde qu’on est en train de laisser aux générations à venir…

Jenny Offill – Atmosphère – Août 2021 – Dalva

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Les ombres filantes – Christian Guay-Poliquin

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Christian Guay-Poliquin - Les ombres filantesLes premières phrases

«  Elle est le commencement et la fin. Elle précède les regards, elle leur succédera. Elle est l’épicentre, le nœud, le refuge et la geôle. Elle fascine autant qu’elle effraie. Sous sa chape, les rencontres sont rares et décisives. Le temps est sa force vive. Son désordre ensorcelle, ses ombres se confondent, ses murmures fusent de toutes parts. Elle est l’envers de ce qui pense. Elle est l’instinct, le geste, le frisson. Toutes les âmes rêvent de s’y perdre. Mais aucun être ne sort indemne de son étreinte. Elle est la solution la plus simple, la plus totale, la plus opaque aux calculs des cœurs inquiets. « 

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup cette maison d’édition québécoise.

Impressions

Que d’émotions dans ce roman ! On suit les pas claudicants de cet homme qui fuit un monde en perdition, et qui cherche coûte que coûte à rejoindre ses oncles, ses tantes et ses cousins dans le camp de chasse familial. Il en est sûr, ils ont dû se réfugier là-bas, en pleine nature, suite à la gigantesque panne électrique qui a mis fin au monde connu. Il marche seul, jusqu’à ce qu’il croise Olio, un gamin de douze ans. A eux deux, ils vont traverser la forêt, traverser des épreuves, s’affronter, s’apprécier, finir peut-être par compter l’un pour l’autre.

Un texte qui prend aux tripes, autour des thèmes du survivalisme, de la famille et de la nature, belles et terribles tout à la fois, et des liens qu’on tisse, malgré tout. « Les ombres filantes » est un très beau livre, tout simplement, jusqu’à un final qui nous laisse pantois.

Christian Guay-Poliquin – Les ombres filantes – août 2021 – La Peuplade

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24 fois la vérité – Raphaël Meltz

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Les premières phrases

«  – Mais n’oubliez pas que ça fait longtemps maintenant que nous sommes au XXIe siècle.

J’écris « n’oubliez pas » mais il me parlait en anglais, et je ne sais pas en réalité s’il me disait « tu » par familiarité ou s’il me disait « vous » en gardant cette froideur professionnelle des rencontres de congrès. Je ne sais pas, mais lui non plus : un anglophone ne se demande pas s’il tutoie ou s’il vouvoie, il s’adresse à tout le monde avec le même « you », un peu comme nous les francophones on ne pense pas qu’en langue maya il y a  des verbes différents pour dire toucher avec un doigt, toucher avec deux doigts, toucher avec trois doigts, toucher avec toute la main. Nous, on dit simplement toucher et on s’en contente. On se contente de tant de choses, en réalité. « 

Circonstances de lecture

Parce que cette couverture m’a tout de suite séduite…

Impressions

Lire 24 fois la vérité, c’est  revivre un siècle d’existence, un siècle d’événements, petits et grands, à travers le regard de deux hommes. Celui d’Adrien, journaliste et aspirant écrivain, et celui de Gabriel, son grand-père, opérateur de cinéma au début du XXe siècle. L’occasion de retracer l’évolution du cinéma et de l’enregistrement vidéo. L’occasion aussi de réfléchir sur ce que la vidéo  – et les médias – montrent du monde qui nous entoure. Est-ce la vérité qui ressort de ce que l’on cadre ? Peut-on vraiment vivre en regardant le monde à travers l’œil d’une caméra ? Que reste-t-il des personnes et des instants capturés fugacement sur une vidéo ? Comment finalement vivre pleinement sa vie ?

Un très beau texte, qui m’a émue par sa simplicité et son regard si juste sur le sens de la vie.

Raphaël Meltz – 24 fois la vérité – août 2021 – Le Tripode

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Les dents de lait – Helene Bukowski

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Les premières phrases

«  Le brouillard a englouti la mer. Comme un mur, il se dresse à la lisière de la plage. Impossible de m’habituer à la vue de toute cette eau. Je ne cesse de chercher une rive opposée qui puisse me servir de repère, mais à part la mer et le ciel, il n’y a rien. Les jours de brume, même cette limite-là finit par s’estomper.

C’est à peine si on aperçoit le soleil. Mais ça, ça va bientôt changer. Le premier signe avant-coureur est déjà apparu : les animaux se mettent à perdre leurs couleurs ici aussi. « 

Circonstances de lecture

Parce que ce titre m’intriguait…

Impressions

Quoi de mieux pour grandir qu’une maison pleine de livres, un garde-manger plein de provisions et un jardin où l’on peut se cacher dans les buissons et y construire des cabanes ? Reste qu’il y a les autres, avec leurs préjugés et leur peur de l’inconnu, symbolisé par ce pont détruit et cette rivière furieuse qui les coupent du monde.

Ce livre est dur comme la sécheresse sans fin qui rend le sol de plus en plus aride, qui décolore la peau et la chevelure des hommes, la fourrure des animaux. Ce livre est aussi doux et sucré que les mirabelles et les fruits au sirop. Une très belle histoire sur la différence et la tolérance, dans un cadre de fin du monde et de chasse aux sorcières. Bravo pour ce premier roman !

Helene Bukowski – Les dents de lait – août 2021 – Gallmeister

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Seule en sa demeure – Cécile Coulon

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Cécile Coulon - Seule en sa demeureLes premières phrases

«  Par un beau dimanche de mars, où le soleil poussait doucement l’hiver hors des forêts obscures, Jeanne Marchère mourut dans la travée principale de la petite église des Saints-Frères.

Elle avançait, devant son fils et son époux, le dos bien droit, trois nattes de cheveux blonds enroulées à la nuque. Au-dessus des statues aux yeux blancs, les vitraux surplombaient la nef. « 

Circonstances de lecture

Parce que Cécile Coulon est mon autrice chouchou 🙂 …

Impressions

Cette fois-ci, Cécile Coulon nous emporte dans le Jura, avec une intrigue dans la lignée de Rebecca de Daphné du Maurier. Un mariage arrangé au 19ème siècle, une demeure lovée au cœur des bois, une première épouse morte quelques mois après les noces, un mari pieux et droit, une nouvelle épouse de plus en plus oppressée par ces lieux, et une servante aux petits soins… Il n’en fallait pas plus pour créer une histoire pleine de mystères, dont la tension va crescendo jusqu’à la toute dernière page. Merci Cécile Coulon de nous livrer de si beaux romans !

Cécile Coulon – Seule en sa demeure – Août 2021 – L’Iconoclaste

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