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Love In Books

~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Archives de Catégorie: Romans français

Une rose seule – Muriel Barbery

30 dimanche Août 2020

Posted by Aurélie in Romans français

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Actes Sud, Critique de livre, idées de lecture, Japon, lecture, Livre, Muriel Barbery, quoi lire, rentrée littéraire, rentrée littéraire 2020, roman, Une rose seule

Les premières phrases

«  On raconte que dans la Chine ancienne, sous la dynastie des Song du Nord, un prince faisait chaque année cultiver un carré de mille pivoines dont, à l’orée de l’été, les corolles ondulaient dans la brise. Durant six jours, assis sur le sol du pavillon de bois où il avait coutume d’admirer la lune, buvant de temps à autre une tasse de thé clair, il observait celles qu’il appelait ses filles. A l’aube et au couchant, il arpentait le carré.

Au commencement du septième jour, il ordonnait le massacre.

Les serviteurs couchaient les belles assassinées, la tige brisée, la tête allongée vers l’est, jusqu’à ce qu’il ne reste plus sur le champ qu’une unique fleur, les pétales offerts aux premières pluies de mousson.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’aime la plume de Muriel Barbery.

Impressions

Ce livre est un poème, une ode à l’amour, un pansement de douceur et de larmes. Il a l’amertume du thé matcha, la fraîcheur du saké, le goût sucré des petites pâtisseries japonaises, la beauté des azalées, des fleurs de cerisiers et des bambous célestes. On y ressent toute la complexité de la ville de Kyoto et de l’âme humaine. C’est beau à en pleurer et à en rire. Un petit bijou à savourer lentement, comme un bonbon qui fond sur la langue.

Muriel Barbery – Une rose seule – août 2020 – Actes Sud

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Liv Maria – Julia Kerninon

19 mercredi Août 2020

Posted by Aurélie in Romans français

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Critique de livre, idées de lecture, Julia Kerninon, L'iconoclaste, lecture, Liv Maria, Livre, portrait de femme, quoi lire, rentrée littéraire 2020, roman

Les premières phrases

«  Mes parents font l’amour et je ne suis pas encore là.

Quand ils escaladent l’escalier de leur chambre, juste après le déjeuner, et qu’ils s’enfouissent sous les duvets de leur lit bateau, je regarde les mouvements de reins de mon père et je m’étonne qu’un homme d’un mètre quatre-vingt-dix et de cent vingt kilos puisse onduler comme ça. Seuls les petits pieds de ma mère dépassent du cadre de bois sculpté. Secrètement, je m’imagine que, la nuit, mes parents retrouvent la même taille, que la nuit ils sont égaux.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’aime cette maison d’édition.

Impressions

« Comment se tenir là, dans cette vie, avec le souvenir de toutes ses autres vies contradictoires ? » Liv Maria, c’est l’histoire d’une femme plurielle, comme chacun d’entre nous finalement. Une petite fille grandissant sur une île bretonne, une jeune fille de 17 ans partant précipitamment pour Berlin, une jeune femme se cherchant, revenant au pays natal pour mieux repartir en voyage, du Chili à l’Irlande. Une amoureuse, une solitaire, une maîtresse, une mère, une femme d’affaires, un être libre faisant des choix, difficiles, vitaux, irréversibles. Mais qui est-on vraiment, au fond ? C’est autour de cette question et du thème de la fuite que tourne le roman de Julia Kerninon. Un très beau portrait de femme.

Julia Kerninon – Liv Maria – août 2020 – L’iconoclaste

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La Géante – Laurence Vilaine

18 mardi Août 2020

Posted by Aurélie in Romans français

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Critique de livre, idées de lecture, La Géante, Laurence Vilaine, lecture, Livre, quoi lire, rentrée littéraire 2020, roman, Zulma

Les premières phrases

«  Quand elle est arrivée au village, on aurait dit une légende, à cause de son manteau jusqu’aux chevilles et le bord des manches plus loin que les doigts, une légende à cause du brouillard par-dessus, à cause de son bonnet qui ramasse tout, de ses bottines de ville emmaillotées dans des carrés de laine et montées sur des crampons d’un autre siècle – d’où est-ce qu’elle sortait ça ? Quelle sotte, ce n’est pas parce qu’on vient à la montagne qu’il y a de la neige. Le soleil était à deux doigts de tomber derrière la Géante, et on aurait dit qu’elle sortait du soir lui-même, celui de l’hiver avec ses arbres qui craquent, les cris des bêtes qu’on invente et les portes qu’on barre à cause des histoires que les vieux font courir dans les montagnes, les sorcières blanches, les survivantes des cent cascades, le front bleu et du verre à la place des yeux – ça fait des siècles que les enfants ont ça dans leurs cauchemars.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup cette maison d’édition.

Impressions

Laurence Vilaine signe une histoire d’amour majestueuse, digne de la Géante, cette montagne à l’ombre de laquelle vit Noële, cette femme qui ne connaît rien de l’amour. A part les fagots de bois, elle n’a jamais rien serré dans ses bras. C’est grâce aux lettres que reçoit son voisin, qu’elle découvre à travers les mots couchés sur le papier ce à quoi ressemble l’amour, celui qui fait grimper tout en haut d’une montagne pour affronter la vérité.

Impossible d’en dire plus sans trop en révéler. Ce roman se savoure lentement, au gré des saisons, du pépiement des oiseaux, des gentianes qui poussent, et des mains qui se rident.

Ce livre touche en plein cœur à qui sait se laisser porter par la plume de Laurence Vilaine.

Laurence Vilaine – La Géante – août 2020 – Zulma

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Le Lièvre d’Amérique – Mireille Gagné

16 dimanche Août 2020

Posted by Aurélie in Romans étrangers, Romans français

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Critique de livre, idées de lecture, La Peuplade, Le lièvre d'Amérique, lecture, Livre, Mireille Gagné, quoi lire, rentrée littéraire, rentrée littéraire 2020, roman

Les premières phrases

«  Le lièvre d’Amérique (Lepus americanus) est un petit mammifère de l’ordre des lagomorphes et de la famille des léporidés. Il est largement répandu au Canada et au Québec. On le différencie du lapin par sa silhouette élancée et ses oreilles plus longues. A l’opposé de son cousin le lapin, le lièvre préfère fuir plutôt que de se cacher pour échapper aux prédateurs. Cette particularité comportementale est liée à certaines différences anatomiques, notamment à son cœur volumineux, qui lui permet de courir rapidement et plus longtemps.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’aime beaucoup cette maison d’édition québécoise… et que je devais aller au Québec cet été…

Impressions

« Le Lièvre d’Amérique » est un joli ovni canadien, faisant souffler un vent de fraîcheur et d’originalité sur cette rentrée littéraire. On y croise Diane chez elle, le lendemain d’une opération de métamorphose pour le moins mystérieuse. On la revoit, avant son intervention, vivant exclusivement à travers son travail, cherchant à être la plus productive de son entreprise. On la retrouve, adolescente, subjuguée par Eugène, son nouveau voisin, fasciné quant à lui par les espèces en voie de disparition. On y croise enfin le fameux lièvre d’Amérique.

Un premier roman pas comme les autres, à la lisière du conte et de la fable, qui vous fera sourire, réfléchir et vous permettra de vous évader d’un monde un peu (beaucoup ?) trop terre à terre et mercantile. Une belle découverte !

Mireille Gagné – Le Lièvre d’Amérique – 20 août 2020 (La Peuplade)

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Cultes – Jonathan Itier

23 mardi Juin 2020

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans français

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Critique de livre, Cultes, Editions Persée, Fantastique, idées de lecture, Jonathan Itier, lecture, Livre, quoi lire, roman, Roman fantastique, Roman social

Les premières phrases

«  On raconte qu’un petit garçon de onze ans marchait tout nu près des Halles à six heures trente ce matin. Des marques de contusions sur son corps laissaient redouter des étreintes criminelles. Il prétendait avoir dévoré froidement sa mère, et toussait et crachait des gerbes de cheveux peroxydés, que l’enquête révéla comme ceux de l’éditorialiste et maître de conférence Françoise Vagran. Un événement d’une plus grande ampleur occulta toutefois ce fait divers insolite : une centaine d’insurgés des départements nord de Paris, armés de fusils d’assaut, avaient tenté la veille de forcer le blocus militaire qui lui était imposé depuis juin dernier, inaugurant la première guerre civile en France au vingt-et-unième siècle. »

Circonstances de lecture

Parce que je connais cet auteur.

Impressions

Après sa nouvelle « Les Maudits du Bajaur », Jonathan Itier signe ici son premier recueil de nouvelles aux éditions Persée. « Cultes » rassemble trois histoires tirées au cordeau, imprégnées chacune d’une atmosphère qui lui est propre.

La première, « Météorite », flirte du côté du fantastique, en revisitant le mythe du loup garou, un peu à la manière du « Galeux » de Stephen Graham Jones. Ici, on s’éloigne de la vision idéaliste généralement véhiculée dans les romans et les films pour montrer la violence et la souffrance de la métamorphose, le tout arrosé d’une bonne dose d’hémoglobine et d’humour, et d’une forte critique sociale.

On retrouve cette même critique de la société, et notamment des classes sociales, dans sa deuxième nouvelle, « Un domestique ». Ici, Jonathan Itier raconte comment un domestique en est arrivé à tuer la famille qu’il servait depuis des années, sur fond d’ésotérisme et de messes noires.

Changement de ton avec sa troisième nouvelle « La passion de Miguel Ortiz » où je me suis surprise à comparer son style à celui de Gabriel Garcia Marquez (excusez du peu…). L’Espagne Franquiste réunit trois protagonistes autour d’une histoire d’amour tragique, faisant se croiser un prêtre, un fils de contre-révolutionnaires et une prostituée.

J’ai dévoré ce recueil de nouvelles dont j’ai particulièrement apprécié la noirceur des histoires et de l’humour, et ne peux que vous en recommander la lecture. Jonathan Itier sait transporter son lecteur sur des chemins inattendus, suscitant frissons, questionnements et réflexions. On en redemande !

Jonathan Itier – Cultes – Juin 2020 (Éditions Persée)

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Walter Kurtz était à pied – Emmanuel Brault

19 jeudi Mar 2020

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Continent Mu, Critique de livre, Emmanuel Brault, idées de lecture, lecture, Livre, Mu, quoi lire, roman, SF, Walter Kurtz était à pied

Les premières phrases

«  « Ce sont les détails qui comptent, insistait mon père. Chaque détail, sans lequel la route ne serait pas la route ». La structure du revêtement par exemple, est composée d’une couche de forme, d’une couche d’assise et d’une couche de surface. A chaque couche, son matériau. Et pour chaque route, son enrobé d’asphalte, la route était un chocolat ! Tout était question de proportion. Un pour cent au bon ou au mauvais endroit pouvait changer la donne. La bonne dose de bitume, la taille des cailloux (30 000 tonnes de cailloux pour 1 k-plat, un de type 0/10 pour le silence d’après mon port-vie, mais je préférais un peu de bruit). »

Circonstances de lecture

Qui ne serait pas attiré par cette couverture ?

Impressions

Tracer la route pour accumuler des points, aller toujours de l’avant, pied au plancher, avancer jour après jour, ne s’arrêter que le soir dans une station service pour manger, boire et acheter. Rouler pour pouvoir consommer. Voici le mode de vie des « Roues », ces hommes et femmes des temps modernes, reliés les uns aux autres via leur « port-vie », mobile moderne regroupant toute leur vie (photos, conversations, informations, porte-monnaie, identité…). Dany fait partie des ces « Roues », assis à la place passager d’une Peugeot 203, son père au volant, sa petite sœur Sarah sur la banquette arrière. Il n’a jamais rien connu d’autre que la route, la voiture comme maison, les stations et leurs galeries marchandes comme lieux de promenade. Bientôt, il prendra lui aussi le volant.

De l’autre côté de la bande d’arrêt d’urgence, il y a les « Pieds », des hommes qui ont refusé de prendre le volant, des marginaux qui vivent comme des bêtes, drapés de vieux vêtements troués, les pieds nus. Ils sont inoffensifs. Personne ne les comprend. On croise parfois sur le bitume leurs corps mutilés par les voitures traçant à vive allure.

Tout va pour le mieux dans ce monde où quasiment tous les hommes vont dans la même direction, les yeux rivés sur l’asphalte. Tout va pour le mieux, semble-t-il…

J’ai dévoré ce livre, qui devrait bientôt sortir aux éditions Mu (après le confinement…). De la SF de qualité, entre « Peste » de Palahniuk et Mad Max. Attention, scènes sensibles avec plein d’hémoglobine et de viscères dedans ! A lire dès qu’il sera disponible !

Emmanuel Brault – Walter Kurtz était à pied – (sortie reportée) (Mu)

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Et toujours les Forêts – Sandrine Collette

26 mercredi Fév 2020

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Critique de livre, Et toujours les forêts, idées de lecture, JC Lattès, lecture, Livre, post-apo, quoi lire, roman, Sandrine Collette, SF

Les premières phrases

«  Les vieilles l’avaient dit, elles qui voyaient tout : une vie qui commençait comme ça, ça ne pouvait rien donner de bon. 

Les vieilles ignoraient alors à quel point elles avaient raison, et ce que cette petite existence qui s’était mise à pousser là où on n’en voulait pas connaîtrait de malheur et de désastre. Bien au-delà d’elle-même : ce serait le monde qui chavirerait. Mais cela, personne ne le savait encore.

A cet instant, c’était impossible à deviner. »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Sandrine Collette et que j’adore le post-apo.

Impressions

« Et toujours les Forêts » se lit le souffle court, les yeux écarquillés, un peu éberlué. Car Sandrine Collette raconte la fin du monde. Un grand souffle brûlant et puis plus rien, que des cendres, des ruines et des cadavres. Mais Corentin, vivant, marchant de la ville au village, là où, peut-être, son arrière-grand-mère aura survécu, à la lisière des Forêts. La seule personne qui l’ait jamais vraiment aimé.

Quelle lecture ! Quelle voix que celle de Sandrine Collette, qui rend ici hommage à la vie qui s’accroche malgré tout, quand tout est mort autour. (Mais, au fond, à quoi bon, et dans quelles conditions…) Un livre qui fait aussi réfléchir sur l’incapacité des hommes à agir lorsqu’il est encore temps (on fera quelque chose, un jour, contre le réchauffement climatique ?).

Un roman magnifique et effroyable tout à la fois, sur la nature humaine, la solitude et une possible renaissance. Avec un clin d’œil hommage à « La Route » de Cormac McCarthy.

Sandrine Collette – Et toujours les Forêts – janvier 2020 (JC Lattès)

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A crier dans les ruines – Alexandra Koszelyk

04 lundi Nov 2019

Posted by Aurélie in Romans français

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A crier dans les ruines, Alexandra Koszelyk, Aux Forges de Vulcain, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, rentrée littéraire, Rentrée littéraire 2019, roman, Tchernobyl

Les premières phrases

«  Quand Léna arrive à Kiev, elle ne s’attend à rien ou plutôt à tout. Des odeurs de son enfance, la musique de sa langue natale, les dernières images avant son exil. Mais de fines particules assombrissent les lumières de la ville, la grisaille embrume ses souvenirs. Des silhouettes la frôlent et semblent appartenir à un autre temps. Quand elle remonte le col de sa veste, un homme lui fait signe de l’autre côté de la rue puis s’approche. A quelques mètres d’elle, il découvre son erreur : il l’a prise pour une autre. Elle comprend à peine ses excuses en russe. Léna  regarde la silhouette, celle-ci n’est déjà plus qu’un point à l’horizon.  »

Circonstances de lecture

Parce qu’il s’agit d’un livre sur Tchernobyl.

Impressions

 » A crier dans les ruines » revient sur le désastre de Tchernobyl. D’une écriture délicate, Alexandra Koszelyk nous parle de cette catastrophe à travers les yeux de deux enfants, Léna et Ivan, puis à travers leurs yeux d’adolescents et d’adultes. Séparés l’un de l’autre, la famille de Léna ayant fui l’Ukraine pour la France, et celle d’Ivan étant restée au pays, les deux inséparables vont suivre des chemins bien différents. Jusqu’à ce que Léna décide de retourner sur les lieux de son enfance à  Pripiat…

Un livre fort et émouvant, sur l’exil, la séparation, et la folie des hommes, le tout entrecoupé de références à la mythologie et aux ruines du passé. Un très beau premier roman.

Alexandra Koszelyk – A crier dans les ruines – 23 août 2019 (Aux Forges de Vulcain)

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La petite sonneuse de cloches – Jérôme Attal

16 lundi Sep 2019

Posted by Aurélie in Romans français

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Critique de livre, idées de lecture, Jérôme Attal, La petite sonneuse de cloches, lecture, Livre, quoi lire, rentrée littéraire, Rentrée littéraire 2019, Robert Laffont, roman

Les premières phrases

«  Pas un shilling en poche. Dormi en coups de sabre et rien avalé de solide depuis la veille au soir (une demi-brioche trempée dans un verre de thé). La saleté qui torpille dans Soho l’aveugle un court instant ; le passage d’une voiture de poste attelée de deux chevaux lancés à plein galop et qui racle l’effort de trottoir le projette contre une façade en briques; il comprend que ce qui le condamne le sauve à la fois : n’être qu’un corps réduit à un cœur qui bat.  »

Circonstances de lecture

Parce que le titre m’attirait.

Impressions

Voici un roman charmant, romantique, drôle, qui nous fait traverser le temps sur les pas de Chateaubriand en 1793. Le baiser avec une petite sonneuse de cloches à Westminster, que Chateaubriand évoque dans ses Mémoires d’outre-tombe, a-t-il réellement existé ? C’est sur les traces de ce baiser que Jérôme Attal nous invite à le suivre, sillonnant les rues de Londres, de 1793 à nos jours. Car Joachim, fils d’un éminent professeur de littérature, entend poursuivre la thèse de son père, décédé brusquement, autour des amours du célèbre écrivain. On se plaît à errer dans le Londres d’aujourd’hui et d’hier, sur les traces de ce baiser fugace.

Un passage parmi d’autres

 J’aurais voulu que le monde s’éteigne lentement dehors, par degrés. Extinction du monde à l’exception de nous deux. Qu’il s’éteigne lentement ou d’un coup sec, comme la minuterie au sous-sol de la bibliothèque à l’angle de Marylebone High Street et de New Cavendish Street. Toute ma vie, il me semblait avoir recherché des êtres qui me feraient vivre des « instants maison ». Ce que j’appelle des « instants maison » sont des instants où l’on se sent soi-même, à une distance la plus infime possible entre ce qu’on est et l’image qu’on se fait de sa présence sur terre, sans vouloir toujours chercher ailleurs, comme une âme errante, une personne de plus, prompte à nous réinventer.

Jérôme Attal – La petite sonneuse de cloches – 22 août 2019 (Robert Laffont)

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Éden – Monica Sabolo

27 mardi Août 2019

Posted by Aurélie in Romans français

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Critique de livre, Eden, Gallimard, idées de lecture, lecture, Livre, Monica Sabolo, quoi lire, rentrée littéraire, Rentrée littéraire 2019, roman

Les premières phrases

«  Un esprit de la forêt. Voilà ce qu’elle avait vu. Elle le répéterait, encore et encore, à tous ceux qui l’interrogeaient, au père de Lucy, avec son pantalon froissé et sa chemise sale, à la police, aux habitants de la réserve, elle dirait toujours les mêmes mots, lèvres serrées, menton buté. Quand on lui demandait, avec douceur, puis d’une voix de plus en plus tendue, pressante, s’il ne s’agissait pas plutôt de Lucy – Lucy, quinze ans, blonde, un mètre soixante-cinq, short en jean, tee-shirt blanc, disparue depuis deux jours – , quand on lui demandait si elle n’avait pas vu Lucy, elle répondait en secouant la tête : « Non, non, c’était un esprit, l’esprit de la forêt. »  »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais envie de découvrir cet auteur.

Impressions

Éden est un roman sauvage sur l’adolescence et l’entrée dans un monde adulte désenchanté. Nita vit dans une réserve indienne, à la lisière d’une forêt qui peu à peu tombe sous les coups des tronçonneuses. Elle assiste, impuissante, à la destruction du monde qui l’entoure, à la violence des hommes, à l’inégalité sociale croissante, et aux crimes se multipliant dans la région. Un livre envoûtant, nimbé d’esprits de la forêt, du souvenir des disparus et d’un désir de vengeance irrépressible. Avec en question de fond lancinante : quel mal rôde dans la forêt ?

Un passage parmi d’autres

 Mon père chantonnait à voix basse. Ses gestes élégants ressemblaient à un rituel sacré pour rejoindre un autre monde.

Arrivés au centre du lac, nous restions là, bercés par le clapotis de l’eau, et il me parlait d’un endroit où chaque animal, chaque pierre, chaque plante existait dans sa forme parfaite. « Tout ce que tu vois ici n’est que l’ombre de là-bas, une image dans un miroir. » Mais il était impossible d’imaginer un espace plus beau que celui où nous flottions, entre le ciel bleu perle et l’eau plus pâle encore. Mon père ouvrait des bières, moi je ne buvais ni ne mangeais rien, il me semblait que j’étais faite de particules lumineuses, j’aurais pu entrer dans le ciel ou dans l’eau comme dans un nuage, juste en me laissant porter.

Monica Sabolo – Eden – août 2019 (Gallimard)

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