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~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Archives de Tag: roman

Trois jours et une vie – Pierre Lemaitre

27 mercredi Avr 2016

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans français

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Au revoir là-haut, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livre, Pierre Lemaitre, quoi lire, roman, Trois jours et une vie

Pierre Lemaitre - Trois jours et une vieLes premières phrases

«  A la fin de décembre 1999 une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.

Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien. Ulysse. Ne cherchez pas la raison pour laquelle son propriétaire, M. Desmedt, avait donné à ce bâtard blanc et fauve, maigre comme un clou et haut sur pattes, le nom d’un héros grec, ce sera un mystère de plus dans cette histoire.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais adoré « Au revoir là-haut » et « Alex ».

Impressions

Après « Au revoir là-haut », Pierre Lemaitre revient avec un roman noir captivant autour du thème de la culpabilité.

Antoine, 12 ans, commet un geste irréparable en tuant un petit garçon de 6 ans, sous le coup de la colère. Doit-il fuir ? Doit-il se rendre à la police ? Surtout, comment vivre avec ce poids sur la conscience ? Voici un livre qui se dévore jusqu’à un final surprenant. Une belle réflexion sur le thème de la culpabilité.

Un passage parmi d’autres

 Il regarde sa montre. 14h30, midi au soleil. Antoine est en nage.

Il doit prendre une décision, mais quelque chose lui dit que c’est déjà fait : il va rentrer à la maison, ne rien dire, monter dans sa chambre comme s’il n’en était jamais sorti, qui pourra deviner que c’est lui ? On ne s’apercevra pas de la disparition de Rémi avant… Il calcule mentalement, mais tout s’embrouille, il compte sur ses doigts, mais compter quoi ? Combien de temps faudra-t-il pour retrouver Rémi ? Des heures, des jours ? Et puis, Rémi a été vu si souvent avec Antoine et ses copains, ils seront interrogés par la police… Si ça se trouve, en ce moment, ils sont tous ensemble chez Kevin, sur la PlayStation, il ne manque que lui, Antoine, et du coup, tous les regards vont se tourner vers lui.

Non, ce qu’il faut, c’est faire en sorte qu’on ne retrouve pas Rémi.

La vision du sac-poubelle contenant le chien lui traverse l’esprit.

S’en débarrasser.

Rémi a disparu, personne ne sait ce qu’il est devenu, voilà, c’est ça la solution, on va le chercher et personne ne va imaginer…

Antoine continue de marcher de long en large près du corps qu’il ne veut plus regarder, ça le panique, ça l’empêche de penser.

Pierre Lemaitre – Trois jours et une vie – 2016 (Albin Michel)

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Le mystère Henri Pick – David Foenkinos

22 vendredi Avr 2016

Posted by Aurélie in Romans français

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Les premières phrases

David Foenkinos - Le mystère Henri Pick«  En 1971, l’écrivain américain Richard Brautigan a publié L’Avortement. Il s’agit d’une intrigue amoureuse assez particulière entre un bibliothécaire et une jeune femme au corps spectaculaire. Un corps dont elle est victime en quelque sorte, comme s’il existait une malédiction de la beauté. Vida, tel est le prénom de l’héroïne, raconte qu’un homme s’est tué au volant à cause d’elle ; subjugué par cette passante inouïe, le conducteur a tout simplement oublié la route. Après le crash, la jeune femme s’est précipitée vers la voiture. Le conducteur en sang, agonisant, a juste eu le temps de lui dire avant de mourir : « Ce que vous êtes belle, mademoiselle. »

A vrai dire, l’histoire de Vida nous intéresse moins que celle du bibliothécaire. Car il s’agit là de la particularité de ce roman. Le héros est employé dans une bibliothèque qui accepte tous les livres refusés par les éditeurs.  »

Circonstances de lecture

Attirée par le thème du livre.

Impressions

C’est bien simple : j’ai dévoré le dernier roman de David Foenkinos. Dès le départ, j’ai été happée par l’intrigue. Un bibliothécaire a l’idée d’accepter les manuscrits refusés par les éditeurs. Ils finissent sous la poussière, rangés au fond de la bibliothèque. Jusqu’au jour où une jeune éditrice en vacances tombe sur un  de ces manuscrits et découvre un chef d’œuvre. Son auteur a pourtant un profil atypique : c’était un pizzaiolo qui, selon sa veuve, n’avait jamais lu un seul livre… Aussitôt publié, le roman connaît un immense succès. Mais voilà, qui était Henri Pick ? Est-il vraiment l’auteur de ce livre ? David Foenkinos ne donne la réponse que dans les toutes dernières pages, comme dans une enquête policière. Un très bon roman.

Un passage parmi d’autres

 Pick avait ainsi été sur toutes les lèvres, symbolisant le rêve d’être un jour reconnu pour son talent. Comment croire ceux qui disent écrire pour eux ? Les mots ont toujours une destination, aspirent à un autre regard. Écrire pour soi serait comme faire sa valise pour ne pas partir. Si le roman de Pick plaisait, c’était surtout l’histoire de sa vie qui touchait les gens. Elle faisait écho à ce fantasme d’être un autre, le super-héros dont personne ne sait les capacités extraordinaires, cet homme si discret dont le secret est de posséder une sensibilité littéraire imperceptible. Et moins on en savait sur lui, plus il fascinait. Sa biographie ne laissait rien paraître d’autre qu’une vie banale, linéaire. Cela renforçait l’admiration, pour ne pas dire le mythe. De plus en plus de lecteurs voulurent aller sur ses traces, et se recueillir sur sa tombe. Le cimetière de Crozon accueillait ses admirateurs les plus fervents. Madeleine les croisait parfois. Ne comprenant pas leur démarche, elle n’hésitait pas à leur demander de partir et de laisser son mari tranquille. Était-elle du genre à penser qu’on pouvait réveiller un mort ? En tout cas, il était possible de troubler ses secrets.

David Foenkinos – Le mystère Henri Pick – 2016 (Gallimard)

 

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En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut

14 jeudi Avr 2016

Posted by Aurélie in Romans français

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Olivier Bourdeaut - En attendant BojanglesLes premières phrases

«  Mon père m’avait dit qu’avant ma naissance, son métier c’était de chasser les mouches avec un harpon. Il m’avait montré le harpon et une mouche écrasée.

– J’ai arrêté car c’était très difficile et très mal payé, m’avait-il affirmé en rangeant son ancien matériel de travail dans un coffret laqué. Maintenant j’ouvre des garages, il faut beaucoup travailler mais c’est très bien payé.

A la rentrée des classes, lorsqu’aux premières heures on fait les présentations, j’avais parlé, non sans fierté, de ses métiers mais je m’étais fait gentiment gourmander et copieusement moquer.

– La vérité est mal payée, pour une fois qu’elle était drôle comme un mensonge, avais-je déploré.  »

Circonstances de lecture

Intriguée par le succès de ce livre.

Impressions

Je vais me répéter et vous allez penser que je n’ai que d’ÉNORMES coups de cœur en ce moment… mais c’est vrai : ce livre est juste merveilleux ! Et il mérite amplement tous les prix qu’il a récoltés.

Mettez-vous dans la peau d’un petit garçon, fruit de l’union de deux amoureux fous. Sa mère refuse de voir la réalité et préfère transformer le quotidien en une douce folie, fait de fêtes à répétition toujours plus grandioses, de danses endiablées sur l’air de Mr Bojangles de Nina Simone. Le père suit sa femme dans toutes ses idées folles. Pour un petit garçon, la vie avec eux n’est faite que d’aventures merveilleuses et de mensonges plus vrais que nature destinés à faire de leur vie une valse pleine de bonheur. Mais voilà, quand la folie douce se transforme en folie dure, la réalité refait cruellement surface…

Une lecture dont vous ne ressortirez pas indemne. A ne surtout pas rater !

Un passage parmi d’autres

 Elle s’énervait souvent, mais jamais longtemps, la voix de mon père était pour elle un bon calmant. Le reste du temps, elle s’extasiait sur tout, trouvait follement divertissant l’avancement du monde et l’accompagnait en sautillant gaiement. Elle ne me traitait ni en adulte, ni en enfant mais plutôt comme un personnage de roman. Un roman qu’elle aimait beaucoup et tendrement et dans lequel elle se plongeait à tout instant. Elle ne voulait entendre parler ni de tracas, ni de tristesse.

– Quand la réalité est banale et triste, inventez-moi une belle histoire, vous mentez si bien, ce serait dommage de nous en priver.

Alors je lui racontais ma journée imaginaire et elle tapait frénétiquement dans ses mains en gloussant :

– Quelle journée mon enfant adoré, quelle journée, je suis bien contente pour vous, vous avez dû bien vous amuser !

Puis elle me couvrait de baisers. Elle me picorait disait-elle, j’aimais beaucoup me faire picorer par elle. Chaque matin, après avoir reçu son prénom quotidien, elle me confiait un de ses gants en velours fraîchement parfumé pour que toute la journée sa main puisse me guider.

Olivier Bourdeaut – En attendant Bojangles – 2015 (Finitude)

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Les délices de Tokyo – Durian Sukegawa

10 dimanche Avr 2016

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Les premières phrases

Durian Sukegawa - Les délices de Tokyo«  Doraharu, marchand de dorayaki.

Sentarô passait ses journées debout derrière la plaque chauffante.

Sa boutique était située en retrait de la route longeant la foie ferrée, dans la rue commerçante baptisée Sakuradôri, « rue des Cerisiers ». La rue se distinguait pourtant plus par le nombre de commerces fermés que par ses cerisiers plantés çà et là. Malgré tout, en cette saison, il semblait y avoir un peu plus de passants que d’habitude, peut-être attirés par les fleurs.

Sentarô remarqua une vieille femme immobile au bord du trottoir sans y attacher d’importance. Il se concentra sur le saladier dans lequel il mélangeait la pâte. Devant la boutique se dressait un cerisier en pleine floraison, pareil à une masse bouillonnante de petits nuages. Sentarô était persuadé que c’était ce qu’elle contemplait.

Néanmoins lorsqu’il releva la tête un peu plus tard, la dame au chapeau blanc n’avait pas bougé. Et ce n’était pas le cerisier qu’elle regardait, mais lui.  »

Circonstances de lecture

Comment ne pas être attiré par cette couverture aux couleurs acidulées ?

Impressions

Attention : ÉNORME coup de cœur !!! L’auteur nous raconte l’histoire de Sentarô, vendeur de dorayaki, aux yeux tristes, et n’aimant pas son travail. Jusqu’à ce qu’il rencontre Tokue, vieille femme aux doigts recourbés, qui lui apprend le goût de la cuisine et des bonnes choses. Mais cette dernière cache un lourd secret…

Ce livre doux et poétique donne envie de manger des beignets, à l’ombre d’un cerisier en fleurs. Un beau roman sur la tolérance et l’acceptation des différences. A savourer…

Un passage parmi d’autres

 L’attitude adoptée par Tokue envers les haricots était étrange. Elle approchait son visage des azuki. Tout près. Exactement comme si elle envoyait des ondes à chaque grain.

Tokue continua à se comporter de la même manière après les avoir mis à cuire.

Dans les pâtisseries japonaises, la bassine en cuivre réservée à la cuisson de la pâte de haricots confits porte un nom spécial : sawari. Sentarô avait tenté d’en confectionner à plusieurs reprises ; il avait toujours laissé le sawari sur le feu jusqu’à ce que les haricots deviennent tendres.

Mais pas Tokue. Sa méthode était tout à fait différente.

D’abord, quand l’eau frémissait, elle y ajoutait immédiatement de l’eau froide. Après avoir répété cette manœuvre plusieurs fois, elle égoutta les haricots et jeta l’eau de cuisson. Puis elle les remit dans le sawari, qu’elle remplit cette fois d’eau tiède. Tokue expliqua que ce procédé permettait de rendre les haricots plus digestes. Leur amertume et leur âpreté étaient ainsi éliminées avec l’eau. Ensuite, en les remuant délicatement avec une cuillère en bois, elle les fit lentement mijoter à feu doux. A chacune de ces étapes, Tokue approchait son visage si près des haricots qu’il baignait dans la vapeur d’eau.

Que regardait-elle donc ? Les haricots azuki subissaient-ils une quelconque transformation ? Sentarô fit lui aussi un pas en avant et examina les haricots disparaissant sous un  nuage de vapeur. Mais il ne discerna aucune évolution significative.

La cuillère en bois entre ses mains handicapées, Tokue s’abîmait dans la contemplation.

Durian Sukegawa – Les délices de Tokyo – 2016 (Albin Michel)

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Le Livre de Perle – Timothée de Fombelle

04 lundi Avr 2016

Posted by Aurélie in Fantasy, Jeunesse, Romans français

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Les premières phrases

Tiomthée de Fombelle - Le livre de Perle«  Qui pouvait deviner qu’elle avait été une fée ? 

Elle s’était échappée par la fenêtre de la tour en déchirant ses vêtements pour en faire une corde. Est-ce que les fées descendent ainsi les remparts ? Elle ne portait maintenant qu’une longue chemise blanche qu’elle avait volée plus tard, sur un fil à linge tendu sous la lune. Elle courait sur le sable dans la nuit. La veille, elle avait renoncé à tous ses pouvoirs. Elle ressemblait maintenant à toutes les filles. Un peu plus perdue, un peu plus fiévreuse, un peu plus belle que toutes les filles de son âge.

La plage était large et blanche. Au-dessus d’elle le noir des forêts, en-dessous les rouleaux de mer, la mousse éclatante, et partout le bruit de cette mer, la tiédeur de la nuit plus lumineuse que le jour.

Elle courait sur le sable mouillé. Ses pieds ne s’enfonçaient pas mais élargissaient atour d’elle, à chaque bond, un cercle d’eau et de petits crabes. Elle était au bord de l’épuisement. Elle ne savait pas l’heure qu’il était, elle savait juste qu’à minuit tout serait fini.

Il serait mort.  »

Circonstances de lecture

Attirée par le titre.

Impressions

« Le Livre de Perle » est un envoûtement. Classé dans la catégorie Jeunesse, il plaira aussi aux adultes comme moi, qui ont su converser leur âme d’enfant. Timothée de Fombelle a une belle plume qui nous transporte du pays des contes de fées à notre monde réel, celui de la seconde guerre mondiale. Une lecture féérique, belle et cruelle à la fois. Une superbe histoire d’amour. Un conte à lire et relire pour sa poésie et les messages qu’il renferme.

Un passage parmi d’autres

 – Alors il faut que tu partes pour la laisser derrière toi.

– Laisser qui ?

Je venais enfin de remarquer son accent et la forme si particulière de ses phrases. Il a voulu dire un mot qui est resté dans sa gorge.

Il l’articula une seconde fois :

– La tristesse.

J’avais compris le mot avant qu’il le répète.

– C’est quelque chose qui peut remplir la vie. Et tourner dans toi jusqu’à ta mort.

J’écoutais.

– Mais si on peut laisser la tristesse dans l’herbe derrière soi, il faut le faire. On la tient couchée dans l’herbe. On lui explique doucement qu’on veut autre chose, que ce n’est pas contre elle, mais qu’on s’en va.

J’imaginais un petit animal tapi dans la prairie. Et des pas qui s’éloignaient en écrasant les herbes.

– Et vous ? Vous en faites quoi ?

Il s’est approché en souriant. Il baissait les yeux.

– De qui ?

– De la tristesse.

– Moi, je ne suis pas un exemple.

– Moi non plus, répliquai-je.

– Mais toi…

Il interrompit sa phrase et dit :

– Moi, il n’y a que ma tristesse qui pourra me faire rentrer chez moi.

– Chez vous ?

Il a alors prononcé ces paroles que je crois encore entendre vingt-six ans plus tard :

– Il faut que je garde ma tristesse vivante.

Les chiens se sont approchés pour lui faire leur fête des moments sombres.

– Où est-ce, chez vous ?

Timothée de Fombelle – Le Livre de Perle – 2014 (Gallimard Jeunesse)

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La Part des flammes – Gaëlle Nohant

18 lundi Jan 2016

Posted by Aurélie in Romans français

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Critique de livre, Editions Héloïse d'Ormesson, Gaëlle Nohant, idées de lecture, La Part des flammes, lecture, Livre, quoi lire, roman, roman historique

Gaëlle Nohant - La Part des flammesLes premières phrases

«  La marquise de Fontenilles n’en finissait pas de la faire attendre dans cette antichambre aux allures de bonbonnière. Érodée par l’impatience et la nervosité, l’assurance de Violaine de Raezal s’effritait. Elle espérait tant de cette entrevue ! La marquise était un des sphinx de dentelles vêtus qui gardaient les portes du Bazar de la Charité. Sans son accord, la comtesse de Raezal avait peu de chances d’y obtenir une place de vendeuse. Elle était consciente que le mystère auréolant son passé ne plaidait pas en sa faveur et que le nom de son mari avait perdu de sa puissance depuis que Gabriel n’était plus là pour veiller sur elle. Désormais, lorsqu’on recevait la comtesse de Raezal, les arrière-pensées affleuraient à la surface de la plus exquise politesse. Treize ans durant, Gabriel de Raezal avait dispersé ces arrière-pensées de son regard perçant. Mais voilà qu’elles ressurgissaient, enhardies par sa disparition.

Elle fit quelques pas jusqu’à la fenêtre, jetant un regard rêveur sur le boulevard Saint-Germain – dont le tumulte faiblissait comme par correction avant d’atteindre les fenêtres de l’hôtel de Fontenilles -, et questionna son obstination à vouloir participer à la plus mondaine des ventes de charité de Paris.  »

Circonstances de lecture

Recommandé vivement par mon libraire.

Impressions

Dans « La Part des flammes », Gaëlle Nohant nous fait vivre le destin de trois femmes réunies au Bazar de la Charité, cet événement mondain où ces dames de la haute société se donnaient bonne conscience en réunissant des fonds durant quelques jours pour les pauvres. Trois femmes qui ont toutes une faille à cacher, dans un monde où les apparences et la réputation font tout.

Sophie d’Alençon prend sous son aile Violaine de Raezal, veuve au passé trouble, et Constance d’Estingel, jeune fille venant de rompre ses fiançailles. Mais voilà qu’un incendie se propage au Bazar de la Charité, et que tout vole en éclat… Les scènes décrivant l’incendie montrent alors toute l’horreur du carnage… Âmes trop sensibles s’abstenir !

Un livre qui se lit d’une traite, tant le suspens est présent. On se prend vite d’affection pour ces trois femmes brisant les conventions.

Un passage parmi d’autres

 Tout lire lui avait donné le vertige et une faim grandissante du monde. Elle y avait perdu le peu de déférence qu’on lui avait inculquée. Les livres lui avaient enseigné l’irrévérence et leurs auteurs, à aiguiser son regard sur ses semblables ; à percevoir, au-delà des apparences, le subtil mouvement des êtres, ce qui s’échappait d’eux à leur insu et découvrait des petits morceaux d’âme à ceux qui savaient les voir. Mais la lecture avait aussi précipité sa chute. Quand elle entendait dire que les romans étaient de dangereux objets entre les mains d’une jeune fille, elle ne protestait plus. Puissants et dangereux, oui, car ils vous versaient dans la tête une liberté de penser qui vous décalait, vous poussait hors du cadre. On en sortait sans s’en rendre compte, on avait un pied dansant à l’extérieur et la cervelle enivrée, et quand on recouvrait ses esprits, il était trop tard. La terre était pleine de créatures saturées d’elles-mêmes qui prenaient plaisir à vous foudroyer pour les fautes qu’elles s’interdisaient, les libertés qu’elles prenaient dans l’ombre, les extases qui venaient mourir près d’elles sans qu’elles se soient permis d’y goûter. Châtier était le tonique qui ranimait leur cœur exsangue.

Gaëlle Nohant – La Part des flammes – 2015 (Éditions Héloïse d’Ormesson)

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La renverse – Olivier Adam

12 mardi Jan 2016

Posted by Aurélie in Romans français

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Critique de livre, Flammarion, idées de lecture, La renverse, lecture, Livre, Olivier Adam, quoi lire, roman

Les premières phrases

Olivier Adam - La renverse«  J’ai pris le sentier longeant les falaises. Quelques fleurs de bruyère résistaient encore, parmi les premiers ajoncs et les restes de fougères brûlées par le froid. Je suis resté un moment là-haut, le temps de griller les cigarettes qui me faisaient office de petit déjeuner, de m’emplir les poumons de goudron et d’iode congelé. Tout était parfaitement figé dans la lumière acidulée du matin. Au loin, un kayak glissait sur les eaux tout à fait lisses, d’un bleu tendre de givre, semées d’îlots où somnolaient des cormorans frigorifiés, luisants et noirs, comme recouverts de pétrole. J’ai regardé l’heure. Jacques était pointilleux sur la question. J’avais beau lui répéter qu’à cette période de l’année il n’était pas rare que personne ne passe le seuil de la librairie de la journée, il n’en démordait pas. On ne savait jamais. Il y avait toujours un petit vieux pour se pointer dès l’ouverture, et il connaissait ce genre d’énergumène, l’œil rivé à la montre et toujours prompt à se plaindre du temps perdu, bien qu’en disposant par camions-bennes. J’ai regagné la voiture, mis le contact et poussé le chauffage à fond. La soufflerie couvrait en partie le son de la radio, rendait presque inaudible le murmure des nouvelles du jour.  »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Olivier Adam…

Impressions

Dès les premières phrases, Olivier Adam nous transporte dans son univers. Un monde balloté entre les flots de l’océan, l’odeur d’embrun de la Bretagne et de la Normandie, et les petits pavillons de banlieue parisienne où son héros a grandi. Un héros qui a mis sa vie entre parenthèses depuis qu’un scandale a éclaboussé sa mère et détruit du même coup son enfance et celle de son frère. Car lorsqu’un scandale politique éclate sur la place publique, qui pense à la détresse des enfants ? Comment vivre avec et après ça ?

Un beau roman où Olivier Adam fait encore une fois mouche avec sa plume vive et acérée, sans concession.

Un passage parmi d’autres

 Nous avons bu notre café en silence. En fond jouait un vieux Dylan. J’observais Jacques parmi le bois des bibliothèques et des tables couvertes de livres. Être à ses côtés m’apaisait. Dans cet endroit où l’on se sentait toujours protégé de tout, de la bêtise en particulier, comme si les millions de mots enfouis dans ces pages faisaient écran, même quand parfois elle faisait irruption dans la bouche d’un client, croyant bon de donner son opinion sur tel ou tel sujet de société, telle péripétie de la vie politique, important l’emporte-pièce dans cette boutique consacrée au temps long, aux mots qu’on tourne sept fois dans sa bouche avant de les coucher sur la page. Et Jacques lui-même personnifiait ce qui se jouait entre ces murs. Sa tendresse un peu féroce, la lumière de son sourire et la précision de sa pensée, sa lucidité érudite, son empathie lettrée. Il était un genre de père idéal. Un père rêvé. A mes yeux du moins.

Olivier Adam – La renverse – Janvier 2016 (Flammarion)

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Career of evil – Robert Galbraith

11 lundi Jan 2016

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans étrangers

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Career of evil, Critique de livre, idées de lecture, J.K.Rowling, lecture, Livre, policier, quoi lire, Robert Galbraith, roman, sphere, Thriller

Robert Galbraith - Career of EvilLes premières phrases

«  He had not managed to scrub off all her blood. A dark line like a parenthesis lay under the middle fingernail of his left hand. He set to digging it out, although he quite liked seeing it there: a memento of the previous day’s pleasures. After a minute’s fruitless scraping, he put the bloody nail in his mouth and sucked. The ferrous tang recalled the smell of the torrent that had splashed wildly onto the tiled floor, spattering the walls, drenching his jeans and turning the peach-coloured bath towels – fluffly, dry and neatly folded – into blood-soaked rags.

Colours seemed brighter this morning, the world a lovelier place. He felt serene and uplifted, as though he had absorbed her, as though her life had been transfused into him. They belonged to you once you had killed them: it was a possession way beyond sex. Even to know how they looked at the moment of death was an intimacy way past anything two living bodies could experience.  »

Circonstances de lecture

Voici la suite des aventures du détective privé Cormoran Strike, sous la plume de Robert Galbraith, alias J.K. Rowling.

Impressions

Décidément, j’adore J.K.Rowling et son nouveau héros, le détective privé Cormoran Strike, ancien soldat mutilé. Quand son assistante, Robin, reçoit par la Poste une jambe de femme, Cormoran sait qu’on le vise personnellement. Il se met aussitôt à enquêter sur quatre personnes de son passé susceptibles de ce genre d’horreur. Reste que le serial killer entend bien parvenir à ses fins…

Ici, J.K.Rowling nous plonge dans une histoire des plus sombres, avec un serial killer entre Hannibal Lecter du Silence des Agneaux et un Jack L’Éventreur moderne. Glaçant… Elle n’en oublie pas pour autant de faire évoluer les relations entre son héros et sa jolie assistante, qui s’apprête à épouser son fiancé… Un thriller glaçant, sanglant, plein de suspens – et d’humour, aussi ! Disponible en version française en mars 2016.

Un passage parmi d’autres

 Up the echoing metal staircase that wound around the broken birdcage lift she walked, her heels clanging on the metal. The glass door flashed as she unlocked and opened it and the engraved legend – C. B. STRIKE, PRIVATE INVESTIGATOR – stood out darkly.

She had arrived deliberately early. They were currently inundated with cases and she wanted to catch up with some paperwork before resuming her daily surveillance of a young Russian lap-dancer. From the sound of heavy footfalls overhead, she deduced that Strike was still upstairs in his flat.

Robin laid her oblong package on the desk, took off her coat and hung it, with her bag, on a peg behing the door, turned on the light, filled and switched on the kettle, then reached for the sharp letter-opener on her desk. Remembering Matthew’s flat refusal to believe that it had been flanker Jacques Burger’s curly mane she had been admiring, rather than Strike’s short and frankly pube-like hair, she made an angry stab on the end of the package, slit it open and pulled the box apart.

A woman’s severed leg had been crammed sideways in the box, the toes of the foot bent back to fit.

Robert Galbraith – Career of Evil – 2015 (Sphere)

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Échapper – Lionel Duroy

04 lundi Jan 2016

Posted by Aurélie in Romans français

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Lionel Duroy - EchapperLes premières phrases

 » Ce matin, je me suis réveillé avec l’appréhension de ne pas écrire, de ne pas trouver mon livre. Il était tard, neuf heures dix, et en somme je n’écrivais pas, je ne faisais rien. J’ai ouvert les rideaux et constaté qu’un vent violent secouait les grands pins devant mes fenêtres, charriant des tourbillons de pluie fine. Rapidement, je me suis donné un coup de brosse et suis allé prendre mon café. La cuisine était déserte, tant mieux, quand d’autres locataires y sont présents je suis gêné de ne pas pouvoir échanger un seul mot avec eux – tous parlent l’allemand, tandis que moi, non, ni l’allemand ni le danois. Après avoir bu mon café, je suis allé faire un tour dans la zone industrielle toute proche, dans le vent et la pluie, et c’est au cours de cette promenade que j’ai pris la décision de me mettre à écrire. Écrire quoi ? J’allais répondre que je ne sais pas, rien n’est construit dans ma tête à propos d’Husum, de ce retour à Husum, et cependant, aussitôt que j’y songe, je suis assailli de souvenirs et d’impressions qui me sont nouvelles. Ce sont donc ces souvenirs et ces impressions que je vais écrire. Et puis peut-être le livre apparaîtra-t-il.  »

Circonstances de lecture

Attirée par la couverture.

Impressions

Je suis tombée sous le charme de ce livre de Lionel Duroy, de son style d’écriture et de son histoire. Son héros, Augustin, un écrivain en panne d’inspiration suite à une rupture, part à la recherche du petit village allemand de Rugbüll, dont il est tombé amoureux à la lecture du roman de Siegfried Lenz, « La Leçon d’allemand ». Il nous emmène avec lui dans cette quête, quête de ce lieu de fiction, quête de lui-même, quête d’inspiration, quête aussi du peintre qui a inspiré le héros de « La Leçon d’allemand », Emil Nolde.

Un livre qui se savoure.

Un passage parmi d’autres

 – J’ai tellement aimé ce livre, Curtis, que j’aimerais habiter dedans, y entrer et ne plus en sortir. Est-ce que vous pouvez comprendre une telle chose ?

– Je crois, oui… Même si je trouve votre enthousiasme un peu suspect. Est-ce que ce n’est pas une façon de vous détourner de la réalité, d’une vie qui vous déçoit, ou vous ennuie, pour trouver une forme de réconfort dans une création artificielle ?

– Bien sûr ! Mais c’est ce que nous faisons en écrivant, non ? Transformer la réalité en une création artificielle, avec une esthétique, une poésie, une musique – à l’intérieur de laquelle nous trouvons une place. Pourquoi écririons-nous, sinon ? Pourquoi écririons-nous si la vie réelle nous satisfaisait ? La vie réelle est affreusement contrariante, Curtis, vous le savez bien, elle ne serait pas supportable sans les livres, ceux que nous lisons et ceux que nous écrivons.

Lionel Duroy – Echapper – 2015 (Julliard)

 

 

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To kill a mocking-bird – Harper Lee

14 lundi Déc 2015

Posted by Aurélie in En VO, Grands classiques, Romans étrangers

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Étiquettes

conseils de lecture, Critique de livre, Harper Lee, idées de lecture, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, quoi lire, roman, To kill a mocking-bird

Harper Lee - To kill a mocking-birdLes premières phrases

«  When he was nearly thirteen my brother Jem got his arm badly broken at the elbow. When it healed, and Jem’s fears of never being able to play football were assuaged, he was seldom self-conscious about his injury. His left arm was somewhat shorter than his right; when he stood or walked, the back of his hand was at right-angles to his body, his thumb parallel to his thigh. He couldn’t have cared less, so long as he could pass and punt.

When enough years had gone by to enable us to look back on them, we sometimes discussed the events leading to his accident. I maintain that the Ewells started it all, but Jem, who was four years my senior, said it started long before that. He said it began the summer Dill came to us, when Dill first gave us the idea of making Boo Radley come out. « 

Circonstances de lecture

Un classique que je n’avais pas encore lu.

Impressions

Publié en 1960, ce livre de Harper Lee (« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » en vf) est une ode à la tolérance. On y suit la petite Scout qui nous raconte quelques années de son enfance alors que son père est commis d’office pour défendre un Noir accusé, à tort, d’avoir violé une femme blanche. Le père, intègre et résolument anti-raciste, constitue un véritable modèle pour ses enfants, Scout et Jem. Découvrir cette histoire à travers le point de vue et le regard des deux enfants donne une belle dimension à ce roman.

A lire, alors que l’intolérance et la bêtise humaine sont malheureusement toujours d’actualité…

Un passage parmi d’autres

 « What are you going to do, then? »

« Before I’m through, I intend to jar the jury a bit – I think we’ll have a reasonable chance on appeal, though. I really can’t tell at this stage, Jack. You know, I’d hoped to get through life without a case of this kind, but John Taylor pointed at me and said, « You’re It. »

« Let this cup pass from you, eh? »

« Right. But do you think I could face my children otherwise? You know what’s going to happen as well as I do, Jack, and I hope and pray I can get Jem and Scout through it without bitterness, and most of all, without catching Maycomb’s usual disease. Why reasonable people go stark raving mad when anything involving a Negro comes up, is something I don’t pretend to understand… I just hope that Jem and Scout come to me for their answers instead of listening to the town. I hope they trust me enough… Jean Louise?

My scalp jumped. I stucked my head around the corner.

« Sir? »

« Go to bed. »

I scurried to my room and went to bed. Uncle Jack was a prince of a fellow not to let me down. But I never figured out how Atticus knew I was listening, and it was not until many years later that I realized he wanted me to hear every word he said.

Harper Lee – To kill a mocking-bird –  1960 (Arrow Books)

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