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~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Archives de Catégorie: Romans étrangers

To kill a mocking-bird – Harper Lee

14 lundi Déc 2015

Posted by Aurélie in En VO, Grands classiques, Romans étrangers

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conseils de lecture, Critique de livre, Harper Lee, idées de lecture, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, quoi lire, roman, To kill a mocking-bird

Harper Lee - To kill a mocking-birdLes premières phrases

«  When he was nearly thirteen my brother Jem got his arm badly broken at the elbow. When it healed, and Jem’s fears of never being able to play football were assuaged, he was seldom self-conscious about his injury. His left arm was somewhat shorter than his right; when he stood or walked, the back of his hand was at right-angles to his body, his thumb parallel to his thigh. He couldn’t have cared less, so long as he could pass and punt.

When enough years had gone by to enable us to look back on them, we sometimes discussed the events leading to his accident. I maintain that the Ewells started it all, but Jem, who was four years my senior, said it started long before that. He said it began the summer Dill came to us, when Dill first gave us the idea of making Boo Radley come out. « 

Circonstances de lecture

Un classique que je n’avais pas encore lu.

Impressions

Publié en 1960, ce livre de Harper Lee (« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » en vf) est une ode à la tolérance. On y suit la petite Scout qui nous raconte quelques années de son enfance alors que son père est commis d’office pour défendre un Noir accusé, à tort, d’avoir violé une femme blanche. Le père, intègre et résolument anti-raciste, constitue un véritable modèle pour ses enfants, Scout et Jem. Découvrir cette histoire à travers le point de vue et le regard des deux enfants donne une belle dimension à ce roman.

A lire, alors que l’intolérance et la bêtise humaine sont malheureusement toujours d’actualité…

Un passage parmi d’autres

 « What are you going to do, then? »

« Before I’m through, I intend to jar the jury a bit – I think we’ll have a reasonable chance on appeal, though. I really can’t tell at this stage, Jack. You know, I’d hoped to get through life without a case of this kind, but John Taylor pointed at me and said, « You’re It. »

« Let this cup pass from you, eh? »

« Right. But do you think I could face my children otherwise? You know what’s going to happen as well as I do, Jack, and I hope and pray I can get Jem and Scout through it without bitterness, and most of all, without catching Maycomb’s usual disease. Why reasonable people go stark raving mad when anything involving a Negro comes up, is something I don’t pretend to understand… I just hope that Jem and Scout come to me for their answers instead of listening to the town. I hope they trust me enough… Jean Louise?

My scalp jumped. I stucked my head around the corner.

« Sir? »

« Go to bed. »

I scurried to my room and went to bed. Uncle Jack was a prince of a fellow not to let me down. But I never figured out how Atticus knew I was listening, and it was not until many years later that I realized he wanted me to hear every word he said.

Harper Lee – To kill a mocking-bird –  1960 (Arrow Books)

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Les amants du Spoutnik – Haruki Murakami

13 dimanche Déc 2015

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Belfond, Critique de livre, Editions 10/18, Haruki Murakami, idées de lecture, lecture, Les amants du Spoutnik, Livre, quoi lire, roman

Haruki Murakami - Les amants du SpoutnikLes premières phrases

 » Au printemps de sa vingt-deuxième année, Sumire tomba amoureuse pour la première fois de sa vie. Cet amour aussi dévastateur qu’une tornade dans une vaste plaine ravagea tout sur son passage, lançant des choses dans les airs, les réduisant en menus morceaux, les écrabouillant sans ménagement. Avec une violence qui ne connaissait pas un instant de relâchement, la tornade souffla sur les océans, réduisit sans pitié le site d’Angkor Vat à néant, incendia la jungle indienne et les malheureux tigres qui y vivaient encore, se mua au-dessus des déserts de Perse en une tempête de sable qui engloutit toute une ville fortifiée au charme exotique. L’objet de cet amour absolument mémorable était marié, avait dix-sept ans de plus que Sumire et, surtout, était une femme. C’est de là que partit toute cette histoire, et là aussi qu’elle s’acheva (ou presque). »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Haruki Murakami…

Impressions

J’adore Haruki Murakami et c’est avec un grand plaisir que je me suis replongée dans son univers, avec ce roman, « Les amants du Spoutnik » que je n’avais pas encore lu. On y retrouve Sumire, une jeune fille qui, n’étant encore jamais tombée amoureuse, se met à aimer passionnément une femme plus âgée qu’elle de 17 ans. Son meilleur ami l’écoute raconter cette rencontre et l’histoire qui s’ensuivit. Jusqu’à ce que Sumire disparaisse subitement, comme envolée en fumée, sur une petite île grecque…

Avec « Les amants du Spoutnik », on sent qu’Haruki Murakami avait déjà posé les bases de ce qui deviendrait sa trilogie « 1Q84 » : une lune mystérieuse, un amour ravageur, et cette frontière si ténue entre la réalité et le monde du rêve.

Un passage parmi d’autres

 Comment puis-je éviter la collision (boum) sans pour autant réfléchir sérieusement (c’est-à-dire en restant allongée dans mon champ, à regarder les nuages passer, à écouter l’herbe pousser) ? Difficile ? Mais non mais non. D’une façon purement logique, rien de plus facile. C’est simple. Il suffit de rêver. Rêver sans cesse. Entrer dans le monde des songes, et ne plus en ressortir. Vivre éternellement dedans.

Car, dans les rêves, il n’est pas nécessaire d’établir des distinctions entre les choses. Pas du tout nécessaire. Les frontières n’existent pas. Et du coup, dans les rêves, les collisions se produisent rarement. Même quand il y en a, elles ne sont pas douloureuses. La réalité, c’est différent. La réalité, ça mord.

Haruki Murakami – Les amants du Spoutnik – 2003 (10/18, Belfond)

 

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Le silence de l’étoile – Christiane Félip Vidal

30 lundi Nov 2015

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Christiane Félip Vidal, Critique de livre, idées de lecture, L'Harmattan, Le silence de l'étoile, lecture, Livre, quoi lire, roman

Christiane Félip Vidal - Le silence de l'étoileLes premières phrases

 » – Marylin, pourquoi t’as pas d’amies ? Pourquoi tu joues seulement avec moi et tu veux pas jouer avec les filles de la classe ?

Marylin s’est arrêtée de caresser Frida, elle m’a regardée, puis elle a regardé Frida et elle a haussé les épaules…

– Elles sont bêtes, alors pourquoi tu veux que je joue avec elles ?

Moi, ça m’a bien fait plaisir, mais je me demande quand même pourquoi Marylin se dispute toujours avec les autres. Au fond, c’est normal qu’elle n’ait pas d’amies, parce que la seule qui la supporte, c’est moi, mais ça, c’est normal, parce que Marylin, c’est ma sœur…  »

Circonstances de lecture

Attirée par le titre, si beau, et parce que c’est le premier roman publié en France de la tante d’une amie.

Impressions

Si vous avez aimé « Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan, où elle parlait de ses relations avec sa mère, vous ne pourrez qu’aimer « Le silence de l’étoile » de Christiane Félip Vidal. Un beau roman sur les relations entre sœurs. S’il n’est pas autobiographique, on sent que l’auteur partage les émotions qu’elle a réellement ressenties enfant.

Tout commence lorsque Brigitte tombe sur des vieilles photos de famille qui font remonter en elle les souvenirs de son enfance et de son adolescence. Surtout, elle se rappelle de sa sœur, Marylin, si joyeuse et si vive, qui, à la suite d’un événement tragique, changea de comportement, se replia sur elle-même et ainsi s’éloigna de sa sœur. Elle se souvient aussi de son père, amoureux de cinéma, et de sa mère, si distante et froide… Une histoire chargée d’émotions sur l’amour filiale, une jolie plume. A lire !

Un passage parmi d’autres

 Quel est mon âge, sur cette photo ? Quel mois, de quelle année ? Où sommes-nous ? Qui regardait-elle quand elle s’est retournée vers l’objectif pendant que moi, à ses côtés, légèrement en arrière, je la regarde sans savoir que nous allons rester à jamais attrapées dans le temps ? Est-ce mon père qu’elle regarde ou quelqu’un d’autre ? Je ne puis trouver ni l’avant ni l’après de la photo, ni me souvenir de ce que nous avons dit ou tu ; ce que nous avons tu, surtout, parce que c’était l’époque où elle se murait dans le silence et où je souffrais de la sentir m’échapper. Ses périodes de mutisme arrivaient par rafales et disparaissaient subitement, d’un jour à l’autre, tandis que moi je vivais dans l’attente du son de sa voix, seul indice du retour à la normale, une sorte de plage où reposer après la tension que son comportement provoquait, parce que c’était sur ces plages que je la retrouvais pour fonctionner à l’unisson :

– Mary, écoute cette définition : Amour : Mot composé de cinq lettres, trois voyelles, deux consonnes et deux fous.

– Pas mal ! Et si on faisait pareil, un truc dans le genre dictionnaire ? Ça te dit ?

Et nous avions ainsi commencé ce dictionnaire qui, caché entre mes feuilles de cours, avait échappé à l’opération nettoyage que ma mère entreprit peu de temps après la mort de Marylin.

Gonzalo : Nom attribué aux pères aimants.

Malena : sorte de sorcière familiale.

Marylin : nom donné à certaines étoiles filantes.

Fallait-il y voir une définition prémonitoire ? Car c’est bien ce qu’elle fut dans le ciel de mon enfance : une étoile filante.

Christiane Félip Vidal – Le silence de l’étoile – Octobre 2015 (L’Harmattan)

 

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Etta et Otto (et Russel et James) – Emma Hooper

08 dimanche Nov 2015

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Critique de livre, Emma Hooper, Etta et Otto, Etta et Otto et Russel et James, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, rentrée littéraire, roman

Emma Hooper - Etta et Otto (Et Russel et James)Les premières phrases

 » Otto,

Débutait la lettre, encre bleue.

Je suis partie. Je n’ai jamais vu l’eau, alors je suis partie là-bas. Rassure-toi, je t’ai laissé le pick-up. Je peux marcher. J’essaierai de ne pas oublier de rentrer.

A toi (toujours),

Etta.

Sous la lettre, elle avait laissé une pile de recettes de cuisine. Toutes celles qu’elle faisait depuis toujours. A l’encre bleue, aussi. Pour qu’il sache comment et de quoi se nourrir pendant son absence. Otto s’assit à la table et les disposa de telle sorte qu’aucune ne se chevauche. Il fit des colonnes et des rangées. Il hésita à enfiler son manteau et ses chaussures pour partir à sa recherche en demandant aux voisins de quel côté elle était partie, mais il renonça. Il demeura assis face à la lettre et aux recettes. Ses mains tremblaient. Il les posa l’une sur l’autre pour les contenir.

Au bout d’un moment, Otto se leva et alla chercher leur globe terrestre. Il avait une lumière, au centre, qui brillait sous les lignes de longitude et de latitude. Il l’alluma et éteignit les lampes habituelles de la cuisine. Il le plaça au bout de la table, loin de la lettre et des recettes et traça un chemin du bout du doigt. Halifax. Si elle choisissait l’est, Etta aurait trois mille deux cent trente-deux kilomètres à parcourir. Si c’était  l’ouest, vers Vancouver, mille deux cent kilomètres. Mais elle irait à l’est, Otto le savait. Il sentait la peau sur sa poitrine se tendre de ce côté. Il manquait encore une heure environ avant que le soleil ne se lève. »

Circonstances de lecture

Attirée par la couverture.

Impressions

Voici un livre qui se savoure lentement, au rythme des pas d’Etta. A 83 ans, elle décide un beau matin d’aller voir la mer à pied… à plus de 3 000 km de chez elle! Elle laisse derrière elle son mari, Otto, et Russel, le meilleur ami de toujours. Emma Hooper dessine son récit au fil des lettres qu’Etta envoie à son mari, de leurs souvenirs d’enfance, de sa mémoire à elle, vacillante.

Avec ce premier roman, Emma Hooper nous livre une belle histoire d’amour, de mémoire et d’amitié, au Canada, avec comme toile de fond la Seconde guerre mondiale. Vous ne pourrez que tomber sous le charme d’Etta et d’Otto.

Un passage parmi d’autres

 Quelques mois auparavant, elle avait commencé à se sentir entraînée dans les rêves d’Otto à la place des siens, la nuit. Elle se retrouvait dedans, comme ça, se retrouvait dans l’eau, en pantalon, debout sur une plage grise, du sang clapotant sur ses genoux et des hommes hurlant autour d’elle et elle se retrouvait là parfois avec une cuillère ou une serviette dans la main et parfois avec rien. Nuit après nuit.

Elle essayait de dormir sans qu’aucune partie de son corps ne touche celui d’Otto afin que ses souvenirs à lui ne trouvent aucun point de contact pour se glisser dans les siens.

Emma Hooper – Etta et Otto (et Russel et James) – Octobre 2015 (Les Escales)

 

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A Game of Thrones – George R.R. Martin

13 jeudi Août 2015

Posted by Aurélie in En VO, Fantasy, Romans étrangers

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A Game of Thrones, A song of ice and fire, Critique de livre, George R.R. Martin, Harper Voyager, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, roman

George R.R. Martin - A Game of ThronesLes premières phrases

«  We should start back, » Gared urged as the woods began to grow dark around them. « The wildlings are dead. »

« Do the dead frighten you? » Ser Waymar Royce asked with just the hint of a smile.

Gared did not rise to the bait. He was an old man, past fifty, and he had seen the lordlings come and go. « Dead is dead, » he said. « We have no business with the dead. »

« Are they dead? » Royce asked softly. « What proof have we? »

« Will saw them, » Gared said. « If he says they are dead, that’s proof enough for me. »

Will had known they would drag him into the quarrel sooner or later. He wished it had been later rather than sooner. « My mother told me that dead men sing no songs, » he put in.

« My wet nurse said the same thing, Will, » Royce replied. « Never believe anything that you hear at a woman’s tit. There are things to be learned even from the dead. » His voice echoed, too loud in the twilit forest.

« We have a long ride before us, » Gared pointed out. « Eight days, maybe nine. And night is falling. »

Ser Waymar Royce glanced a the sky with disinterest. « It does that every day about this time. Are you unmanned by the dark, Gared? »

Will could see the tightness around Gared’s mouth, the barely suppressed anger in his eyes under the thick black hood of his cloak. Gared had spent forty years in the Night’s Watch, man and boy, and he was not accustomed to being made light of. Yet it was more than that. Under the wounded pride, Will could sense something else in the older man. You could taste it; a nervous tension that came perilously close to fear. »

Circonstances de lecture

Après avoir vu les 5 saisons de la série TV, je ne pouvais que me plonger dans les romans de George R.R. Martin !

Impressions

J’avais eu du mal à rentrer dans la série TV. J’ai adoré d’emblée le premier tome de la saga de George R.R. Martin. Parce que chaque chapitre donne le point de vue d’un des (très) nombreux personnages de l’histoire, on comprend mieux les actions et choix de chacun. Et on se prend davantage d’affection pour certains d’entre eux. Certes, rien que le 1er tome est énorme (près de 800 pages en version originale), mais croyez-moi, cela vaut le coup !

Si vous êtes fan de la série, jetez-vous sur les livres ! Le lien entre les différents protagonistes de Game of Thrones s’éclaire, l’histoire des différentes familles également. Si vous n’avez pas vu la série TV mais que vous êtes fan de fantasy et de jeux de pouvoir, cette saga saura également vous combler.

Un passage parmi d’autres

 Fourteen, and you’re taller than I will ever be. My legs are short and twisted, and I walk with difficulty. I require a special saddle to keep me from falling off my horse. A saddle of my own design, you may be interested to know. It was either that or ride a pony. My arms are strong enough, but again, too short. I will never make a swordsman. Had I been born a peasant, they might have left me out to die, or sold me to some slaver’s grotesquerie. Alas, I was born a Lannister of Castlery Rock, and the grotesqueries are all the poorer. Things are expected of me. My father was the Hand of the King for twenty years. My brother later killed that very same king, as it turns out, but life is full of these little ironies. My sister married the new king and my repulsive nephew will be king after him. I must do my part for the honor of my House, wouldn’t you agree? Yet how? Well, my legs may be too small for my body, but my head is too large, although I prefer to think it is just large enough for my mind. I have a realistic grasp of my own strengths and weaknesses. My mind is my weapon. My brother has his sword, King Robert has his warhammer, and I have my mind… and a mind needs books as a sword needs a whetstone, if it is to keep its edge. » Tyrion tapped the leather cover of the book. « That’s why I read so much, Jon Snow. »

George R.R. Martin – A Game of Thrones – 1996 (Harper Voyager)

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Le cœur entre les pages – Shelly King

09 jeudi Juil 2015

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Le coeur entre les pages, Préludes, quoi lire, roman, Shelly King

Shelly King - Le coeur entre les pagesLes premières phrases

«  Les livres ne changent pas la vie, du moins pas comme on le pense. Lire Le Fil du rasoir en première classe dans un avion qui vous emmène vers un centre de méditation, ou Un thé au Sahara en allant, après un divorce, voir ce qui reste des neiges du Kilimandjaro, ne vous rend pas plus éclairé que tournoyer dans les tasses géantes à Disneyland. Je le regrette, mais c’est la vérité. Et les livres d’occasion qu’on trouve ici au Dragonfly ne sont pas imprégnés de davantage de sagesse que ceux flambant neufs vendus chez Apollo Books & Music. Les nôtres sont juste moins chers et plus abîmés. Pourtant les clients continuent à venir. A me réclamer des élixirs de papier et de mots pour se consoler de leurs déceptions et ranimer leurs passions étouffées. Ils viennent parce qu’ils sont persuadés qu’un livre a transformé ma vie. Pas un seul d’entre eux ne comprend. Ce n’est pas le livre qui l’a transformée. »

Circonstances de lecture

Attirée par la couverture (pleine de livres !).

Impressions

Voilà un livre sur l’amour des livres, des vieilles librairies et des libraires. Un livre qui fait du bien, dans la même veine que La bibliothèque des cœurs cabossés de Karatina Bivald, mais en mieux.

Quand Maggie se retrouve au chômage, elle se met à passer son temps dans une librairie de livres d’occasion, puis intègre un club de lecture. Plongée dans un vieil exemplaire de L’Amant de Lady Chatterley, elle y découvre dans ses pages une correspondance amoureuse entre deux inconnus… Le cœur entre les pages de Shelly King est un livre à la fois joyeux et émouvant. Pour tous les amoureux des livres.

Un passage parmi d’autres

 Alors que le jour avance et que la lumière persiste, le Dragonfly est envahi par ceux qui flânent délibérément à la recherche de ce dont, sans le savoir encore, ils ont besoin. Ceux et celles qui viennent au Dragonfly ne possèdent pas seulement les livres ; ils en ont besoin et en meurent d’envie, il leur est impossible de respirer sans eux. Ils viennent parce qu’ils sont amoureux de la librairie elle-même, avec toutes ses marchandises passées par d’autres mains et leurs histoires indicibles. Ils viennent parce qu’ils aiment s’interroger sur les personnes qui ont possédé tous ces livres avant eux. Ils viennent parce que ceux dont ils croisent le chemin sont comme les livres qu’ils trouvent, un peu abîmés sur les bords, attendant que la bonne personne les ouvre et les emporte.

Shelly King –  Le cœur entre les pages – 2014 (Préludes)

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The Leftovers – Tom Perrotta

05 dimanche Juil 2015

Posted by Aurélie in En VO, Romans étrangers

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Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, roman, The Leftovers, Tom Perrotta

Tom Perrotta - The LeftoversLes premières phrases

«  Laurie Garvey hadn’t been raised to believe in the Rapture. She hadn’t been raised to believe in much of anything, except the foolishness of belief itself.

We’re agnostics, she used to tell her kids, back when they were little and needed a way to define themselves to their Catholic and Jewish and Unitarian friends. We don’t know if there’s a God, and nobody else does, either. They might say they do, but they really don’t.

The first time she’d heard about the Rapture, she was a freshman in college, taking a class called Intro to World Religions. The phenomenon the professor described seemed like a joke to her, hordes of Christians floating out of their clothes, rising up through the roofs of their houses and cars to meet Jesus in the sky, everyone else standing around with their mouths hanging open, wondering where all the good people had gone. »

Circonstances de lecture

Après avoir vu la saison 1 de la série TV inspirée du livre de Tom Perrotta, j’avais très envie d’en apprendre un peu plus sur cette histoire énigmatique.

Impressions

Tout commence lorsque 2 % de la population mondiale disparaît du jour au lendemain. Le temps de tourner la tête et ils se sont évanouis, purement et simplement, sans laisser la moindre trace. Comment réagir à un événement aussi inconcevable ? Comment redonner un sens à sa vie ? Les habitants de Mapleton essaient de reprendre le cours de leur vie, malgré tout. Mais tous ne veulent pas oublier… A l’instar d’une secte inquiétante, dont les membres doivent s’habiller uniquement de blanc, ne plus parler, fumer sans arrêt, tout en suivant certains habitants de Mapleton.

J’ai aimé ce livre, dont la série est plutôt fidèle. L’ambiance est certes assez glauque, mais le thème vraiment intéressant. En revanche, j’espère vivement que Tom Perrotta a prévu une suite. Car, malheureusement, les questions que je me posais après avoir regardé la série TV sont majoritairement restées sans réponse. Dommage… Alors, à quand un tome deux ?

Un passage parmi d’autres

 You started seing them around town the following autumn, people in white clothing, traveling in same-sex pairs, always smoking. Laurie recognized a few of them – Barbara Santangelo, whose son was in her daughter’s class; Marty Powers, who used to play softball with her husband, and whose wife had been taken in the Rapture, or whatever it was. Mostly they ignored you, but sometimes they followed you around as it they were private detectives hired to keep track of your movements. If you said hello, they just gave you a blank look, but if you asked a more substantive question, they handed over a business card printed on one side with the following message:

WE ARE MEMBERS OF THE GUILTY REMNANT. WE HAVE TAKEN A VOW OF SILENCE. WE STAND BEFORE YOU AS LIVING REMINDERS OF GOD’S AWESOME POWER. HIS JUDGEMENT IS UPON US.

Tom Perrotta – The Leftovers – 2011 (Fourth Estate)

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Heap House – Edward Carey

27 samedi Juin 2015

Posted by Aurélie in En VO, Romans étrangers

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Critique de livre, Edward Carey, Heap House, Iremonger, Le Château les Ferrailleurs, roman

Edward Carey - Heap HouseLes premières phrases

«  It all really began, all the terrible business that followed, on the day my Aunt Rosamud’s door handle went missing. It was my aunt’s particular door handle, a brass one. It did not help that she had been all over the mansion the day before with it, looking for things to complain about as was her habit. She had stalked through every floor, she had been up and down staircases, opening doors at every opportunity, finding fault. And during all her thorough investigations she insisted that her door handle was about her, only now it was not. Someone, she screamed, had taken it.

There hadn’t been such a fuss since my Great Uncle Pitter lost his safety pin. On that occasion there was searching all the way up and down the building only for it to be discovered that poor old Uncle had had it all along, it had fallen through the ripped lining of his jacket pocket.

I was the one that found it. »

Circonstances de lecture

Attirée par la couverture.

Impressions

Imaginez un univers entre Tim Burton et Charles Dickens, et vous aurez une bonne idée de l’atmosphère imprégnant ce premier tome de la trilogie d’Edward Carey, « Heap House » (disponible en version française sous le titre : « Le château : les Ferrailleurs »). Chaque chapitre est d’ailleurs illustré par un dessin de l’auteur lui-même.

Son héros, Clod Iremonger, vit dans la maison familiale, abritant plusieurs générations d’Iremonger, en plein milieu d’une immense déchetterie. Y sont entassées des tonnes d’objets abandonnés, de morceaux d’immeubles éparpillés, au-dessus desquels planent de nombreux oiseaux. Dans cette famille très particulière, chaque nouveau-né se voit remettre à la naissance un objet dont il doit prendre soin tout au long de sa vie. Épingle à nourrice, bonde de douche, napperon… Des objets souvent insignifiants mais dont ils ne doivent se séparer sous aucun prétexte. Tout se détraque le jour où Tante Rosamud perd sa poignée de porte… Clod, qui entend depuis la naissance les objets parler, ressent un regain de vie croissant chez les objets de la maison, alors qu’une nouvelle servante fait son entrée dans la maison et qu’une tempête approche…

On pourrait penser à un livre pour enfants, mais je peux vous assurer que c’est aussi un livre pour adultes ! Il y est question, entre autres choses, de matérialisme, de la société de consommation, d’esclavage, de pouvoir, de possession matérielle. Un conte philosophique en somme, plein de suspens. J’espère que Tim Burton aura la bonne idée d’adapter ce roman au cinéma !

Un passage parmi d’autres

 Of all the names I heard, the one I heard most of all was James Henry Hayward. That was because I always kept the object that said « James Henry Hayward » with me wherever I went. It was a pleasant, young voice.

James Henry was a plug, a universal plug, it could fit most sink holes. I kept it in my pocket. James Henry was my birth object.

When each new Iremonger was born it was a family custom for them to be given something, a special object picked out by Grandmother. The Iremongers always judged an Iremonger by how he looked after his certain object, his birth object as they were called. We were to keep them with us at all times. Each was different. When I was born I was given James Henry Hayward. It was the first thing that ever I knew, my first toy and companion. It had a chain with it, two feet long, at the end of the chain there was a small hook. When I could walk and dress myself, I wore my bath plug and chain as many another person might wear his fob watch. I kept my bath plug, my James Henry Hayward, out of sight so that it was safe, in my waistcoat pocket while the chain looped out U-shaped from the pocket and the hook was attached to my middle waistcoat button. I was very fortunate in the object I had, not all birth objects were so easy as mine.

Edward Carey –  Heap House – 2014 (Hot Key Books)

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Player One – Ernest Cline

20 samedi Juin 2015

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Critique de livre, Ernest Cline, Player One, roman, SF

Ernest Cline - Player OneLes premières phrases

«  Les gens de mon âge se souviennent tous de l’endroit où ils se trouvaient et de ce qu’ils étaient en train de faire lorsqu’ils ont entendu parler du concours pour la première fois. Moi, j’étais dans ma planque et je regardais des dessins animés lorsque le bulletin d’informations était tombé, interrompant mon flux : James Halliday était mort pendant la nuit.

Je savais qui était Halliday. Comme tout le monde. C’était lui qui avait conçu l’OASIS, l’énorme plateforme multijoueur en réseau à l’origine du système de réalité virtuelle mondial dont la plus grande partie de l’humanité se servait désormais au quotidien.

Je n’ai pas tout de suite compris pourquoi les médias accordaient tant d’importance à la mort du milliardaire. Après tout, les Terriens avaient bien d’autres soucis : la crise énergétique qui n’en finissait pas, le désastre du changement climatique, la famine, partout la pauvreté et la maladie, et puis une bonne demi-douzaine de guerres en cours. Comme on dit, « chiens et chats ne font pas bon ménage… », et c’était l’hystérie générale. D’habitude, les infos n’interrompaient pas les sitcoms et autres séries interactives à moins que quelque chose de vraiment grave soit arrivé, comme une nouvelle épidémie virale mortelle, ou la disparition d’une grande ville sous un champignon atomique. Des trucs énormes dans ce goût-là. Halliday était certes célèbre, mais sa mort ne méritait pas plus qu’un court reportage au journal du soir pour que la plèbe puisse secouer la tête avec envie au moment où les journalistes annonceraient le montant obscène qu’allaient toucher les héritiers du riche défunt. 

Mais c’était justement là que ça coinçait. James Halliday n’avait aucun héritier. »

Circonstances de lecture

Un livre de SF conseillé par mes libraires.

Impressions

« Player One » est un livre de SF rapidement addictif. Lorsque que James Halliday, l’inventeur d’un univers virtuel géant, l’OASIS, meurt, il lègue sa fortune à qui réussira à trouver l’œuf qu’il y a caché ! Débute alors une gigantesque chasse au trésor dans l’univers des jeux vidéos, des séries TV, dessins animés et autres tubes des années 70-90. Alors que les hommes préfèrent s’évader dans cet univers virtuel pour échapper à une réalité des plus dures, cette quête devient vite mondiale.

Pas besoin d’être un geek pour devenir « addict » à ce livre ! Même si, bien entendu, de nombreuses références vous échapperont ! Je ne suis pas une geek et pourtant j’ai beaucoup aimé « Player One ». Ça donne envie, notamment, de rejouer à Pac Man ! Une adaptation au cinéma est prévue… avec Steven Spielberg aux commandes !

Un passage parmi d’autres

 Alors que je me tenais là, sous les néons sinistres de mon minuscule studio, je ne pouvais ignorer la vérité. Dans la vraie vie, je n’étais qu’un ermite asocial, un reclus, un geek au teint pâle obsédé par la culture pop, un agoraphobe qui vivait confiné, sans véritables amis, famille ni autre relation humaine authentique. Je n’étais qu’une de ces âmes tristes, perdues et solitaires qui gâchaient leur vie en la consacrant à un vulgaire jeu vidéo.

Mais pas dans l’OASIS. Là-bas, j’étais le grand Parzival, chassœuf célèbre dans le monde entier. Les gens me demandaient des autographes. J’avais un fanclub. Plusieurs, en fait. On me reconnaissait partout où j’allais (mais seulement quand j’avais envie d’être reconnu). On me payait pour recommander des produits. Les gens m’admiraient. On m’invitait aux soirées les plus fermées. Je fréquentais les clubs les plus branchés sans jamais faire la queue. J’étais une icône de la culture pop, une rock star de la réalité virtuelle. Et dans les cercles de chassœufs, j’étais devenu une légende. Non, un dieu.

Je me suis assis et j’ai enfilé mes gants, puis ma visière. Après vérification de mon identité, le logo de Gregarious Simulation Systems s’est affiché devant moi, suivi d’un message m’invitant à me connecter.

Salutations, Parzival.

Veuillez fournir votre sésame.

Je me suis éclairci la voix et j’ai récité la phrase secrète. Chaque mot s’affichait au fur et à mesure.

– Personne dans le monde n’accède jamais ni à ses désirs ni à ce qui est beau.

Quelques instants plus tard, j’ai laissé échapper un soupir de soulagement tandis que l’OASIS se matérialisait tout autour de moi.

Ernest Cline – Player One – 2015 (Pocket)

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Toute la lumière que nous ne pouvons voir – Anthony Doerr

31 dimanche Mai 2015

Posted by Aurélie in Romans étrangers

≈ 2 Commentaires

Étiquettes

Albin Michel, Anthony Doerr, Critique de livre, Prix Pulitzer 2015, roman, Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Anthony Doerr - Toute la lumière que nous ne pouvons voirLes premières phrases

«  A l’aube, ils tombent en masse du ciel, passent par-dessus les remparts, caracolent au-dessus des toits, descendent lentement entre les hautes maisons. Des rues entières en bouillonnent, taches blanches sur les pavés. Message urgent aux habitants de cette ville. Dispersez-vous dans la campagne.

La marée monte. La lune, petite, jaune, est presque toute ronde. Sur les toits des hôtels du front de mer, à l’est, et dans les jardins par-derrière, une demi-douzaine d’unités d’artillerie américaines flanquent des obus incendiaires dans la bouche de mortiers. »

Circonstances de lecture

Attirée par le titre de ce roman.

Impressions

Anthony Doerr raconte la Seconde Guerre mondiale à travers le regard de deux enfants : Marie-Laure, une jeune aveugle française qui se réfugie avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin allemand, véritable petit génie, que l’on voit enrôler dans les jeunesses hitlériennes. On se retrouve alors avec deux points de vue sur cette guerre qui a déchiré le monde entier.

Intéressant, poignant, ce roman se lit avec avidité. On attend avec impatience ce moment où ces deux êtres se trouveront réunis. L’histoire est belle. Grâce à Marie-Laure, on ressent la force de la mer, les plis des coquillages, l’odeur des pêches en sirop et des petits pois sucrés. Anthony Doerr a su tisser une bien jolie histoire sur fond d’un passé des plus sombres. Ou comment réunir une trame historique, les transmissions électromagnétiques, « Vingt mille lieues sous les mers », et la recherche d’un diamant précieux.

Un passage parmi d’autres

 Que de labyrinthes dans ce monde… Les branches des arbres, les filigranes des racines, les matrices des cristaux, les rues recréées par son père dans ses maquettes. Labyrinthes dans les nodules des murex, dans les textures des écorces de sycomore et à l’intérieur des os creux des aigles. Ce n’est pas plus compliqué que le cerveau humain, dirait Étienne, cerveau qui est sans doute ce qu’il y a de plus complexe au monde : un kilo humide où tournoient des univers.

Elle place le micro dans le pavillon du phonographe, allume, et le disque se met à tourner. Le grenier en grésille. Par la pensée, elle se promène dans une allée du Jardin des plantes. L’air est doré, le vent est vert, les longs doigts des saules glissent sur ses épaules. Son père la précède ; il lui tend la main, l’attend.

Le pianiste se met à jouer.

Marie-Laure récupère son couteau sous le tabouret. Puis elle rampe jusqu’à la petite échelle et s’assoit, les pieds dans le vide, le diamant dans sa poche, caché dans la petite maison. Le couteau dans son poing.

– Viens me chercher…, dit-elle.

Anthony Doerr –  Toute la lumière que nous ne pouvons voir – 2015 (Albin Michel)

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