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Love In Books

~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Archives de Catégorie: SF

Les Employés – Olga Ravn

10 vendredi Avr 2020

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Critique de livre, idées de lecture, La Peuplade, lecture, Les Employés, Livre, Olga Ravn, quoi lire, roman, SF

Les premières phrases

«  Les dépositions suivantes ont été recueillies pour donner un aperçu des relations entre les employés et les objets dans les salles. Sur une période de dix-huit mois, la commission a entendu tous les employés sur la question de leurs relations avec les salles et les objets qu’elles contenaient. A travers la transcription fidèle des dépositions des sujets, nous avons souhaité donner un aperçu du travail quotidien sur place et examiner à quelles influences possibles les employés avaient pu être exposés, comment ces influences, et possiblement ces relations, ont pu entraîner des changements constants chez les employés, dans quelle mesure on estime que cela a joué sur la baisse ou la hausse de leur implication au travail, sur la compréhension de leur tâche, sur leur aptitude à assimiler de nouvelles connaissances et de nouvelles compétences et, enfin, quelles en ont été les conséquences sur la production. »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais très envie de découvrir cette maison d’édition québécoise…

Impressions

Voici un livre de SF très intrigant, construit autour de témoignages d’employés vivant loin de la Terre, sur un vaisseau. Chaque employé témoigne de sa vie d’exilé, de ses tâches quotidiennes, et notamment de ce qu’il ressent dans les deux salles où se trouvent d’étranges objets découverts sur une planète.

Reste que ces employés ne sont pas tous humains… Certains sont des « ressemblants », conçus par l’homme pour imiter l’espèce humaine.

Cette lecture questionne sur l’exil, la place de l’homme dans l’univers, son rapport à la nature et aux autres, et son statut de mortel. C’est le premier roman que je lis des éditions La Peuplade, et certainement pas le dernier.

Olga Ravn – Les Employés –  février 2020 (La Peuplade)

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Walter Kurtz était à pied – Emmanuel Brault

19 jeudi Mar 2020

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Continent Mu, Critique de livre, Emmanuel Brault, idées de lecture, lecture, Livre, Mu, quoi lire, roman, SF, Walter Kurtz était à pied

Les premières phrases

«  « Ce sont les détails qui comptent, insistait mon père. Chaque détail, sans lequel la route ne serait pas la route ». La structure du revêtement par exemple, est composée d’une couche de forme, d’une couche d’assise et d’une couche de surface. A chaque couche, son matériau. Et pour chaque route, son enrobé d’asphalte, la route était un chocolat ! Tout était question de proportion. Un pour cent au bon ou au mauvais endroit pouvait changer la donne. La bonne dose de bitume, la taille des cailloux (30 000 tonnes de cailloux pour 1 k-plat, un de type 0/10 pour le silence d’après mon port-vie, mais je préférais un peu de bruit). »

Circonstances de lecture

Qui ne serait pas attiré par cette couverture ?

Impressions

Tracer la route pour accumuler des points, aller toujours de l’avant, pied au plancher, avancer jour après jour, ne s’arrêter que le soir dans une station service pour manger, boire et acheter. Rouler pour pouvoir consommer. Voici le mode de vie des « Roues », ces hommes et femmes des temps modernes, reliés les uns aux autres via leur « port-vie », mobile moderne regroupant toute leur vie (photos, conversations, informations, porte-monnaie, identité…). Dany fait partie des ces « Roues », assis à la place passager d’une Peugeot 203, son père au volant, sa petite sœur Sarah sur la banquette arrière. Il n’a jamais rien connu d’autre que la route, la voiture comme maison, les stations et leurs galeries marchandes comme lieux de promenade. Bientôt, il prendra lui aussi le volant.

De l’autre côté de la bande d’arrêt d’urgence, il y a les « Pieds », des hommes qui ont refusé de prendre le volant, des marginaux qui vivent comme des bêtes, drapés de vieux vêtements troués, les pieds nus. Ils sont inoffensifs. Personne ne les comprend. On croise parfois sur le bitume leurs corps mutilés par les voitures traçant à vive allure.

Tout va pour le mieux dans ce monde où quasiment tous les hommes vont dans la même direction, les yeux rivés sur l’asphalte. Tout va pour le mieux, semble-t-il…

J’ai dévoré ce livre, qui devrait bientôt sortir aux éditions Mu (après le confinement…). De la SF de qualité, entre « Peste » de Palahniuk et Mad Max. Attention, scènes sensibles avec plein d’hémoglobine et de viscères dedans ! A lire dès qu’il sera disponible !

Emmanuel Brault – Walter Kurtz était à pied – (sortie reportée) (Mu)

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La Piste des Éclairs – Rebecca Roanhorse

18 mercredi Mar 2020

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Bragelonne, Critique de livre, idées de lecture, La piste des éclairs, lecture, Livre, milady, post-apo, quoi lire, Rebecca Roanhorse, roman, SF

Les premières phrases

«  Le monstre est venu ici. Je sens son odeur.

C’est celle d’un carnivore qui ne se lave pas, qui empeste la sueur et la viande et quelque chose d’autre que je n’arrive pas à identifier. L’air nocturne en est imprégné, mais ça va au-delà de la simple puanteur, ça m’évoque une émotion plus profonde, plus primaire, qui me perturbe. Mon instinct se réveille et hurle un avertissement. Des gouttes de sueur froide perlent sur mon front. Je les essuie du revers de la main.

Je sens aussi l’enfant que le monstre a enlevée. Son odeur à elle est plus légère, plus propre. C’est celle de l’innocence. Si j’en crois mon odorat, cette petite est vivante, ou du moins elle l’était quand il l’a emmenée. Il se peut qu’elle ait une tout autre odeur à présent. »

Circonstances de lecture

Attirée par la couverture.

Impressions

Voici un roman post-apo sans prétention, mais qui se lit d’une traite. Chapitres courts, personnages bien trempés, de l’action à souhait… On ne s’ennuie pas à la lecture de ce premier tome ! Rebecca Roanhorse a en effet réussi à créer une chasseuse de monstres attachante que l’on prend plaisir à suivre. D’autant qu’à l’instar de son partenaire Kai Arviso, un homme-médecine, son héroïne, Maggie Hoskie, possède des dons claniques redoutables. Ici, l’ambiance post-apo se mêle aux légendes navajos, et la magie opère. Rendez-vous donc, vous aussi, à Dinétah, cette réserve indienne préservée de l’apocalypse climatique par les Dieux navajos… au prix du retour de monstres et autres créatures mythologiques d’un autre temps !

Rebecca Roanhorse – La Piste des Éclairs (Milady)

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Les Sœurs de Blackwater – Alyson Hagy

13 vendredi Mar 2020

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Alyson Hagy, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Les Soeurs de Blackwater, Livre, quoi lire, roman, SF, Zulma

Les premières phrases

«  Les chiens tournèrent autour de la maison toute la nuit, poussant des cris, en chasse. Elle savait qu’ils l’appelaient. Lui adressaient des signes. Déroulaient leur manège. Le monde dans lequel elle vivait était devenu un évangile troublé, et les chiens n’allaient pas se priver de le lui rappeler. Au matin, alors qu’elle n’était pas encore descendue chercher du lait dans la cabane fraîche au-dessus de la source, elle vit un homme qui attendait au bout de son jardin. C’est comme ça qu’ils faisaient. »

Circonstances de lecture

Intriguée par l’histoire.

Impressions

L’héroïne de ce roman empreint de réalisme magique fait partie des rares humains qui ont survécu à une mystérieuse épidémie. Dans cette société précaire, elle survit grâce à son don pour l’écriture. Car elle seule arrive encore à coucher des mots sur le papier et à rédiger des lettres pour autrui. Jusqu’à l’arrivée d’un homme qui va remettre en question le fragile équilibre qu’elle a su maintenir depuis la mort de sa sœur.

Ce livre se dévore. On est happé par la plume d’Alyson Hagy qui parvient à nous transporter dans un monde à la fois sombre et magnétique, hanté par des forces magiques, des mythes et des souvenirs. Un beau roman, aussi, sur le pouvoir des mots et l’expiation des fautes. Une belle découverte.

Alyson Hagy – Les Sœurs de Blackwater – janvier 2020 (Zulma)

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Et toujours les Forêts – Sandrine Collette

26 mercredi Fév 2020

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Critique de livre, Et toujours les forêts, idées de lecture, JC Lattès, lecture, Livre, post-apo, quoi lire, roman, Sandrine Collette, SF

Les premières phrases

«  Les vieilles l’avaient dit, elles qui voyaient tout : une vie qui commençait comme ça, ça ne pouvait rien donner de bon. 

Les vieilles ignoraient alors à quel point elles avaient raison, et ce que cette petite existence qui s’était mise à pousser là où on n’en voulait pas connaîtrait de malheur et de désastre. Bien au-delà d’elle-même : ce serait le monde qui chavirerait. Mais cela, personne ne le savait encore.

A cet instant, c’était impossible à deviner. »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Sandrine Collette et que j’adore le post-apo.

Impressions

« Et toujours les Forêts » se lit le souffle court, les yeux écarquillés, un peu éberlué. Car Sandrine Collette raconte la fin du monde. Un grand souffle brûlant et puis plus rien, que des cendres, des ruines et des cadavres. Mais Corentin, vivant, marchant de la ville au village, là où, peut-être, son arrière-grand-mère aura survécu, à la lisière des Forêts. La seule personne qui l’ait jamais vraiment aimé.

Quelle lecture ! Quelle voix que celle de Sandrine Collette, qui rend ici hommage à la vie qui s’accroche malgré tout, quand tout est mort autour. (Mais, au fond, à quoi bon, et dans quelles conditions…) Un livre qui fait aussi réfléchir sur l’incapacité des hommes à agir lorsqu’il est encore temps (on fera quelque chose, un jour, contre le réchauffement climatique ?).

Un roman magnifique et effroyable tout à la fois, sur la nature humaine, la solitude et une possible renaissance. Avec un clin d’œil hommage à « La Route » de Cormac McCarthy.

Sandrine Collette – Et toujours les Forêts – janvier 2020 (JC Lattès)

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Trop semblable à l’éclair – Ada Palmer

12 mardi Nov 2019

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Ada Palmer, Critique de livre, idées de lecture, Le bélial, lecture, Livre, quoi lire, roman, SF, Terra Ignota, Trop semblable à l'éclair

Les premières phrases

«  Ah, lecteur ; vous allez me reprocher d’écrire dans un style que six longs siècles séparent des événements relatés, mais vous êtes venus à moi afin d’obtenir des éclaircissements sur les jours de transformation qui ont laissé notre monde tel qu’il est. Or la récente révolution est née du renouveau abrupt de la philosophie du XVIIIème siècle, grosse d’optimisme et d’ambition ; aussi n’est-il possible de décrire notre époque que dans la langue des Lumières, empreinte d’opinion et de sentiment. Il faut me pardonner mes vouvoiements, mes « il » et »elle », mon renoncements aux termes et à l’objectivité modernes. Les débuts vont être difficiles, mais que vous soyez mon contemporain, toujours en proie à la stupeur devant l’ordre d’aujourd’hui, ou un historien considérant mon vingt-cinquième siècle d’aussi loin que je considère le dix-huitième, vous allez vous découvrir plus à l’aise avec la langue du passé que vous ne l’imaginez ; il en va ainsi de nous tous.  »

Circonstances de lecture

Qui pourrait résister à cette couverture ?!

Impressions

Difficile de résumer un livre tel « Trop semblable à l’éclair » d’Ada Palmer… De plus de 600 pages, ce pavé pourrait pourtant bien devenir le début d’un cycle de SF dont on parlera longtemps. En nous propulsant en 2454 dans une société a priori utopique où toutes majorités (et donc minorités) ont disparu au profit de sept « Ruches » multi-ethniques basées sur les affinités et la liberté, Ada Palmer mêle un monde futuriste aux idées des philosophes des Lumières. Plus de guerres ni de meurtres (enfin, presque). Plus de genre féminin ou masculin. Le « il » et le « elle » sont remplacés par le « on », les personnages ne se réduisant pas à leur sexe (difficile du coup pour le lecteur de savoir qui est une femme et qui est un homme !). Les religions sont bannies. Place à une spiritualité à la carte et à une écoute attentive et régulière des « sensayers », sortes de guides spirituels et de psy, permettant à chacun de s’exprimer librement (mais en petit comité) et d’exorciser ses idées sombres et ses questionnements. Le tout est raconté par Mycroft Canner, un meurtrier, narrateur dont le passé tourmenté n’est révélé que dans la seconde moitié du livre. Un personnage pour le moins complexe, lié à un enfant de 13 ans aux pouvoirs quasi-divins… dans une société qui refuse l’idée d’un Dieu. Ajoutez-y une intrigue policière : le vol de la liste des dix plus gros influenceurs mondiaux, risquant de mettre à mal l’équilibre de cette société pacifiste, et vous obtenez une histoire captivante.

Difficile d’en dire plus sans trop en révéler. Sachez juste que la lecture de ce pavé est ardue mais terriblement intéressante, addictive et prenante. Prenez le risque de ne pas tout comprendre, les enjeux politiques et philosophiques étant particulièrement complexes et les protagonistes nombreux. Tout se dévoile petit à petit au fil des pages. Une chose est sûre : Ada Palmer sait mener son lecteur par le bout du nez, le menant de surprise en surprise.

A très vite pour le 2ème volet de cette tétralogie !

Ada Palmer – Trop semblable à l’éclair – octobre 2019 (Le Bélial)

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Rosewater – Tade Thompson

28 lundi Oct 2019

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Critique de livre, extraterrestres, idées de lecture, lecture, Livre, Nouveaux Millénaires, quoi lire, roman, Rosewater, SF, Tade Thompson

Les premières phrases

«  Je travaille depuis quarante minutes dans Integrity Bank lorsque l’angoisse commence. En général, c’est comme cela que ma journée débute. Cette fois, c’est à cause d’un mariage et d’un examen de dernière année – bien qu’il ne s’agisse ni de mon mariage ni de mon examen. De mon siège, près de la fenêtre, je vois la ville mais ne l’entends pas. A cette hauteur, tout semble en ordre dans Rosewater. Les blocs d’habitations, les routes, les rues, le trafic tournant lentement autour du dôme. D’ici, je peux même apercevoir la cathédrale. La fenêtre est située à ma gauche et je suis assis au bout d’une table ovale, en compagnie de quatre autres contractants. Nous sommes au quinzième étage, tout en haut. Une lucarne d’un mètre de côté est ouverte au-dessus de nous ; la grille de sécurité est à la seule chose qui nous sépare du ciel matinal. Bleu, avec un moutonnement de nuages blancs. Le soleil n’est pas encore éblouissant, mais cela va venir. Malgré la lucarne, la pièce est climatisée ; un gaspillage d’énergie pour lequel Integrity Bank doit payer une amende hebdomadaire. La dépense ne les gêne pas.  »

Circonstances de lecture

J’ai, encore une fois, été attirée par la couverture.

Impressions

Avec « Rosewater », Tade Thompson revisite le mythe de l’extraterrestre avec brio. Ici, nul petit bonhomme vert, mais un dôme mystérieux autour duquel gravite la ville de Rosewater, et dont les habitants attendent avec impatience l’ouverture annuelle engendrant des guérisons miraculeuses, plus ou moins réussies. Karoo fait partie de ces quelques êtres humains ayant acquis, sans doute au contact du dôme, la faculté de pénétrer l’esprit d’autrui, faisant de lui un parfait agent de la répression de la cyberfraude, mais aussi un agent secret au service de l’État.

Tade Thompson parle ici des extraterrestres, mais aussi de colonialisme, de religion et de protectionnisme. Le tout se passe au Nigéria, à un rythme ahurissant. Un livre de SF intelligent et très prenant. Il mérite amplement son Arthur C Clarke Award. Le deuxième tome est déjà sorti, et le troisième devrait suivre en mars 2020.

Tade Thompson – Rosewater – avril 2019 – Nouveaux Millénaires

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Cadavre exquis – Agustina Bazterrica

09 vendredi Août 2019

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Agustina Bazterrica, Cadavre exquis, Critique de livre, Flammarion, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, rentrée littéraire, Rentrée littéraire 2019, roman

Les premières phrases

«  Demi-carcasse. Étourdisseur. Ligne d’abattage. Tunnel de désinfection. Ces mots surgissent et cognent dans sa tête. Le détruisent. Mais ce ne sont pas seulement des mots. C’est le sang, l’odeur tenace, l’automatisation, le fait de ne plus penser. Ils s’introduisent durant la nuit, quand il ne s’y attend pas. Il se réveille le corps couvert de sueur car il sait que demain encore il devra abattre des humains.  »

Circonstances de lecture

Parce que cette histoire m’intriguait.

Impressions

Vous vous demandez s’il ne serait pas temps de réduire votre consommation de viande ? Lisez donc « Cadavre exquis » ! Cela vous coupera toute envie de manger de nouveau un bon steak saignant !

Alors que la société légalise la consommation de bétail humain (les animaux auraient été contaminés par un virus), l’animalité et la cruauté des hommes ressortent au grand jour, en toute impunité. Une lecture nauséeuse à souhait, qu’il vous sera cependant bien difficile de lâcher. Les scènes décrivant les abattoirs sont presque insoutenables. Visionnaire, Agustina Bazterrica ? Espérons que non… En attendant, elle met le doigt sur tous les travers de la chaîne alimentaire et sur la cruauté des hommes envers les animaux. L’homme, un animal comme les autres ? Un premier roman qui fait froid dans le dos jusqu’à cette scène finale dont j’ai mis du temps à me remettre…

Un passage parmi d’autres

 Il se repasse en boucle la même publicité. Une belle femme tirée à quatre épingles sert le dîner à son mari et ses trois enfants. Elle regarde la caméra en disant : « Je donne à ma famille de la nourriture spéciale : la viande de toujours, mais en encore meilleure ! » La famille sourit et mange. Le gouvernement, son gouvernement, a décidé de donner un nouveau nom au produit. La viande humaine s’appelle désormais « viande spéciale ». Elle a cessé d’être seulement de la viande pour devenir « bavette spéciale », « côtelette spéciale », « rognon spécial ».

Lui ne dit pas viande spéciale. Pour faire référence à ces humains qui ne seront jamais des personnes, mais toujours des produits, il utilise les termes techniques. Il parle de quantité de têtes à transformer, de lot en attente dans la bouverie, de ligne d’abattage censée respecter un rythme constant et rigoureux, d’excréments à revendre pour fabriquer de l’engrais, d’ateliers de découpe. Personne ne doit plus les appeler « humains » car cela reviendrait à leur donner une entité ; on les nomme donc  » produit », ou « viande », ou « aliment ». Sauf lui, qui voudrait n’avoir à les appeler par aucun nom.

Agustina Bazterrica – Cadavre exquis – 21 août 2019 (Flammarion)

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Un peu de nuit en plein jour – Erik L’Homme

01 jeudi Août 2019

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Calmann Lévy, Critique de livre, Erik L'Homme, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, rentrée littéraire, Rentrée littéraire 2019, roman, Un peu de nuit en plein jour

Les premières phrases

«  Féral est dans l’arène, sur le sol de béton crasseux marqué de taches sombres mal épongées. Torse et pieds nus, pantalon de toile. Il attend, impatient, son corps frémit, le sang bat dans ses tempes, il serre et desserre ses poings déformés d’avoir tant frappé, serre et desserre ses mâchoires carrées, piquées de poils gris. Enfin ! L’ancien gymnase frissonne. Le public est nombreux. Insatiable. Il est venu pour les odeurs de sueur, les impacts des coups sur la chair dans la pâle lumière des néons, les cris, les jets de sang, l’exaltant exutoire – l’exultoire.  »

Circonstances de lecture

Attirée par le titre.

Impressions

Erik L’Homme signe avec « Un peu de nuit en plein jour » une histoire d’amour de toute beauté. Dans un Paris futuriste où la nuit règne en permanence, il fait se rencontrer Féral et Livie : lui, le plus vieux des lutteurs (45 ans), et elle, jeune femme de 20 ans, lutteuse et danseuse. Erik L’Homme décrit une société au fossé social encore accru au fil des ans. Les hommes du bas de la pyramide tentent de survivre dans un monde urbain où leur bestialité ressort sous un ciel « mi-nuit mi-jour » dépourvu d’étoiles. Reste que dans les souvenirs de Féral et dans le livre offert par Livie, la nature y est décrite tout en poésie. Un roman violent, sensuel, écrit magnifiquement. Tout simplement sublime. Un joyau de la rentrée littéraire.

Un passage parmi d’autres

 – Je sais que je n’ai que cette vie, trop courte, et qu’il m’appartient d’en faire quelque chose ou de n’en faire rien.

– C’est fascinant… Tu portes encore une trace durable de sauvagerie.

– Vouloir vivre pleinement sa vie, c’est de la sauvagerie ?

– Être décidé à la vivre selon ses propres normes, oui.

Erik L’Homme – Un peu de nuit en pleine jour – août 2019 (Calmann Lévy)

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Les furtifs – Alain Damasio

01 mercredi Mai 2019

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Alain Damasio, Critique de livre, idées de lecture, La Horde du Contrevent, La Volte, lecture, Les furtifs, Livre, quoi lire, roman, roman militant, SF

Les premières phrases

«  – Il est dedans…

– Comment tu peux savoir qu’il est dedans ?

Arshavin a un petit hoquet rieur, surpris. A ce moment-ci de l’examen final, après soixante-dix-neuf semaines de formation où il m’a tout appris, il ne s’attendait pas, de ma part, à une aussi potache provocation. Ça m’a échappé. Son bras est toujours tendu vers la porte close, vitrée dans sa partie supérieure, afin de m’inviter à entrer dans la salle… Il me toise à plein visage, avec son calme lunaire et ses yeux pers qui sont un hommage quotidien à l’intelligence. Derrière ma saillie, aggravée par mon sourire de contenance, il lit à cœur ouvert. Que j’ai peur. Que j’ai honte de m’abriter derrière des vannes déplacées alors qu’il faudrait être là, juste là, en prise. A se hisser en silence à la hauteur de l’instant.

Le furtif est dedans. Ils le savent parce qu’ils ont activé les capteurs optiques, tactiles et thermiques, la résonance magnétique et l’artillerie d’écoute ; qu’ils ont mesuré les variations de l’hygromètre, le jeu des trains d’ondes et les infimes turbulences de l’air à l’intersection des murs. Ils le savent parce qu’ils ont au bout des doigts et devant les yeux la fastueuse technologie des chasseurs de furtifs que j’ai mis un an et demi à apprivoiser – cette technologie dont l’usage m’est, précisément, interdit pour l’examen. De manière à me mettre dans la plus nue des postures : seul dans un cube vide de six mètres d’arête. Face à face avec le furtif.  »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Alain Damasio.

Impressions

Depuis « La Horde du Contrevent » publiée il y a 15 ans, c’est peu dire que le nouveau roman d’Alain Damasio était attendu ! Résultat : une vraie claque dans la gueule ! Alain Damasio nous assène un nouveau chef-d’œuvre de SF. Il nous livre tout à trac des idées à la pelle, des héros pluriels comme on les aime, une chasse à l’incompréhensible et à l’invisible, une histoire de famille bouleversante, une critique acerbe de notre société ultra-sécuritaire, ultra-commercialisée, ultra-individualiste et virtuelle, mais aussi une ode à la vie et au changement. Avec un travail de la langue phénoménal, un superbe hommage aux sons, au sens des mots, au rythme et à la musique. Remarquable ! Du militantisme poétique de haute volée ! A vous donner envie de tout métamorphoser, nos modes de vie, notre langue et nos corps. Vive la furtivité et les angles morts !

Un passage parmi d’autres

 On peut couper en deux un arbre qui a fait repousser ses bourgeons et ses feuilles deux cent cinquante printemps de suite avec une tronçonneuse à essence et en huit minutes. On peut abattre un jaguar qui court à 90 km/h dans une savane en un dixième de seconde et avec une seule balle. Qu’est-ce que ça prouve de nous ? Qu’on sait stopper le mouvement ? Qu’à défaut d’être vivants, nous voudrions nous prouver qu’on sait donner la mort ?

Je voudrais rester dans ce Centre non pas vingt-quatre heures mais six mois. Juste à les écouter courir et pétiller, faire piailler la matière et la réinventer, se parler avec un langage que je finirais par deviner. Les écouter encore métaboliser le bois et ramener sans cesse à la vie, en l’ingérant comme ils le font, ce qu’on a scié, émietté et recollé pour en faire des planches plates et de la paperasse de notre putain de race. Je voudrais contempler leur monde avec mes oreilles en fleur aussi longtemps que je puisse – jusqu’à ce qu’y pousse un fruit qui m’éveille et fasse enfin chair pour moi.

Alain Damasio – Les furtifs – avril 2019 (La Volte)

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