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~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Archives de Catégorie: SF

Les Somnambules – Chuck Wendig

11 mardi Mai 2021

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

≈ 1 Commentaire

Étiquettes

Chuck Wendig, lecture, Livres, quoi lire, roman, SF, Sonatine

Les premières phrases

«  La femme qui a découvert la comète, Yumiko Sakamoto, vingt-huit ans, était une astronome amateure de la ville de Kurashiki, dans la préfecture d’Okayama. Elle l’a repérée par hasard, alors qu’elle était en train de chercher une autre comète qui devait entrer en collision avec Jupiter.

Yumiko Sakamoto a expliqué que cette découverte avait changé sa vie. Dans une interview accordée au Asahi Shimbun, elle a déclaré : « Jusqu’à maintenant, j’étais beaucoup trop focalisée sur les choses matérielles : avoir un bon métier, trouver un bon mari ; mais j’ai aujourd’hui fait le choix de renoncer à ces quêtes superficielles que sont celles de l’amour et d’une carrière professionnelle. Je vais reprendre mes études et en apprendre davantage sur notre monde et le cosmos qui l’entoure. Pas pour gagner de l’argent, mais parce que la quête de connaissances est par nature quelque chose de noble.

Elle a également annoncé qu’elle rejoignait la communauté asexuelle et aromantique japonaise. Elle estimait que le monde était déjà « surpeuplé » et n’avait pas besoin qu’elle contribue à en alourdir le « fardeau ». »

Circonstances de lecture

Parce que ce titre, et cette couverture, m’attiraient beaucoup.

Impressions

Ce pavé de 1165 pages vous fera traverser une partie des États-Unis, dans les pas de somnambules, des hommes et des femmes qui, du jour au lendemain, se mettent à tracer la route, le regard vide mais le pas assuré.

Vous aimez le post-apo, les histoires de pandémie, les road-trips, les réflexions sur les intelligences artificielles, le changement climatique, ou encore sur les maux qui rongent nos sociétés ? Alors ce pavé est fait pour vous ! Malgré quelques longueurs et une fin plutôt attendue à mon goût, ce livre de SF captive de bout en bout. Idéal pour ceux ayant lu peu de SF. Une vision réaliste et glaçante de notre futur ?

Chuck Wendig – Les Somnambules – mars 2021 – Sonatine

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Un souvenir nommé Empire – Arkady Martine

16 vendredi Avr 2021

Posted by Aurélie in SF

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Arkady Martine, Asimov, conseils de lecture, Fondation, lecture, Livres, Nouveaux Millénaires, quoi lire, romans, SF, Un souvenir nommé Empire

Les premières phrases

«  Dans Teixcalaan, deux choses n’ont pas de fin : les cartes du ciel et les débarquements.

Voyez l’ensemble de l’espace teixcalaanli flotter en hologramme au-dessus de la table stratégique du vaisseau de guerre Moisson rouge de l’Ascension qui, à cinq portails de saut et deux semaines de voyage infraluminique de la planète-capitale de Teixcalaan, s’apprête à rebrousser chemin pour rentrer au bercail. Cet hologramme est une représentation cartographique de la sérénité : toutes ces petites lumières scintillantes sont des systèmes planétaires, et tous nous appartiennent. « 

Circonstances de lecture

Parce que cette collection – Nouveaux Millénaires – publie toujours de très bons romans de SF.

Impressions

Ce livre de SF devrait plaire à tous les fans d’Asimov et de son cycle Fondation. Diplomatie, négociations, grandeur et chute d’un empire sont au cœur de l’intrigue. Couplez à cela une technologie capable de renfermer la mémoire des morts dans une puce nichée au creux de votre crâne, et vous obtenez le début d’un grand cycle de SF. A dévorer, avant d’attendre la suite avec impatience… Gros coup de cœur !

Arkady Martine – Un souvenir nommé Empire – Mars 2021 – Nouveaux Millénaires

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The Bone Season – Samantha Shannon

09 mardi Fév 2021

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans étrangers, SF

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Critique de livre, De Saxus, Fantasy, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, roman, Samantha Shannon, science fiction, SF, The Bone Season

Les premières phrases

«  J’aime à croire que nous étions initialement plus nombreux. Pas des milliards, mais plus qu’aujourd’hui.

Nous sommes la minorité que l’humanité refuse d’accepter. Au moins dans le cadre de la réalité, mais même l’imagination est sujette à restrictions. Nous ressemblons à tout le monde. Parfois, nous nous comportons comme tout le monde. Par bien des manières, nous sommes comme tout le mode. Nous sommes partout, dans chaque rue. Nous vivons d’une façon que vous pourriez juger normale, à condition de ne pas y regarder de trop près.

Nous ne savons pas tous ce que nous sommes. Certains d’entre nous meurent sans jamais l’apprendre. D’autres le découvrent, et ne se font jamais attraper. Mais nous sommes là.

Croyez-moi. « 

Circonstances de lecture

Parce que ce livre des éditions De Saxus me faisait très très envie !

Impressions

Après Nevernight de Jay Kristoff, voici le second roman que je lis des éditions De Saxus. Et je dois dire que je suis conquise. J’ai dévoré The Bone Season, et même si j’ai été un petit peu déçue par la fin (trop précipitée à mon goût), j’ai beaucoup aimé cette lecture. On est plongé dans un monde totalitaire où les anormaux – entendez par là des personnes dotées de dons de voyance de différents niveaux – sont traqués. Paige est une clairvoyante, une « Marcherêve ». Et à ce titre, elle se retrouve emprisonnée dans la ville d’Oxford, sous l’emprise d’êtres mystérieux, les Réphaïm. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la découverte de ce roman. Sachez juste que si vous aimez la SF, la Fantasy et les héroïnes au caractère bien trempé, vous devriez aimer ce page-turner. Attention, cependant, sept tomes sont prévus !

Samantha Shannon – The Bone Season – Novembre 2020 (De Saxus)

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Skyward – Brandon Sanderson

25 dimanche Oct 2020

Posted by Aurélie in En VO, Romans étrangers, SF

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Brandon Sanderson, Critique de livre, Gollancz, idées de lecture, lecture, Livre, Livre de Poche, quoi lire, roman, roman young adult, SF, SF Young Adult, Skyward, Vers les étoiles

Les premières phrases

«  Only fools climbed to the surface. It was stupid to put yourself in danger like that, my mother always said. Not only were there near-constant debris showers from the rubble belt, but you never knew when the Krell would attack.

Of course, my father traveled to the surface basically everyday – he had to, as a pilot. I supposed by my mother’s definition that made him extra foolish, but I always considered him extra brave.

I was still surprised when one day, after years of listening to me beg, he finally agreed to take me up with him.   »

Circonstances de lecture

Parce qu’il était depuis trop longtemps dans ma PAL !

Impressions

Mon tout premier livre de Brandon Sanderson et certainement pas le dernier ! Si vous avez aimé la série « Battlestar Gallactica » comme moi, vous devriez particulièrement apprécier l’ambiance de « Skyward ». D’ailleurs, son héroïne, Spensa, me rappelle beaucoup le personnage de Kara Thrace, alias « Starbuck » dans la série.

Ici, les humains se retrouvent sur une planète pour le moins hostile, obligés de vivre sous terre pour éviter de se prendre les déchets qui tombent du ciel, et de subir les attaques à répétition des Krell, des extraterrestres souhaitant détruire l’espèce humaine. Seuls les pilotes vivent à la surface et Spensa est bien décidée à en devenir un. Mais pour pouvoir entrer à l’école de pilotage, elle va devoir faire fi de son histoire familial, car son père, ancien pilote décédé depuis son enfance, est un lâche et un déserteur aux yeux de tous.

J’ai dévoré ce roman et attends avec impatience de lire la suite. J’ai particulièrement aimé les scènes de combats aériens et la tension qui va crescendo au fil des pages. Je l’ai lu en anglais mais il est depuis peu également disponible en français au Livre de Poche. Je le recommande notamment aux ados qui ont envie de se lancer dans la SF.

Brandon Sanderson – Skyward – Septembre 2019 (Gollancz)

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Galeux – Stephen Graham Jones

28 jeudi Mai 2020

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Critique de livre, Fantastique, Galeux, idées de lecture, La Volte, lecture, Livre, loup-garou, quoi lire, roman, Roman fantastique, Roman social, SF, Stephen Graham Jones

Les premières phrases

«  Mon grand-père était un loup-garou.

En tout cas, c’est ce qu’il me disait, et il cherchait sans cesse à entraîner ma tante Libby et mon oncle Darren dans ses histoires, à les pousser à acquiescer quand il racontait qu’une vingtaine d’années plus tôt, il grimpait sur un moulin à vent pour lacérer la pluie de ses griffes. Qu’il courait ventre à terre à la poursuite du train venu de Booneville et le prenait de vitesse. Qu’il battait la campagne, les yeux luisants d’excitation, un poulet vivant entre les crocs, poursuivi par tous les villageois de l’Arkansas. La lune était toujours pleine, et elle l’éclairait à contre-jour comme un projecteur. »

Circonstances de lecture

Parce que c’est édité par La Volte…

Impressions

Premier roman de Stephen Graham Jones à être traduit en français, Galeux met les loups-garous à l’honneur, mais ici on est loin du mythe généralement véhiculé dans les films et les livres ! Dans Galeux, les loups-garous sont des marginaux, obligés de vivre dans des caravanes miteuses, de faire des petits boulots, et de déménager tous les deux mois en moyenne, dès que le doute s’immisce dans le voisinage, ou dès que leur nature les oblige à accomplir un acte irréparable… Ce quotidien de lycanthrope est raconté à travers les yeux d’un petit garçon, élevé par son grand-père, sa tante et son oncle. Un petit garçon qui observe avec amour les membres de sa drôle de famille lutter pour survivre malgré leur différence.

Un très beau roman fantastique qui porte un regard nouveau sur le mythe du loup-garou, un roman social, surtout, sur tous les parias et les exclus de la société. « Un loup-garou ne se résume pas à ses crocs et à ses griffes, résume un des personnages de l’histoire. C’est à l’intérieur. C’est le regard que tu portes sur le monde. C’est le regard que te renvoie le monde. »

Stephen Graham Jones – Galeux – Mai 2020 (La Volte)

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Une pluie sans fin – Michael Farris Smith

18 samedi Avr 2020

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Critique de livre, Editions 10/18, idées de lecture, lecture, Livre, Michael Farris Smith, post-apo, quoi lire, roman, SF, SF post-apocalyptique, Une pluie sans fin

Les premières phrases

«  Il pleuvait depuis des semaines. Peut-être des mois. Cohen avait oublié à quand remontait le dernier jour sans pluie, quand la tempête avait cédé devant le bleu pâle du ciel marin, les vols d’oiseau, les nuages blancs, l’éclat du soleil sur le paysage détrempé. Il pleuvait, une pluie régulière qui avait perdu son obliquité agressive quand les dernières bourrasques s’étaient éloignées, pendant la nuit. Il avait envie de sortir. Il avait besoin de sortir, de fuir la lumière tressautante de la lampe à pétrole, le jeu de cartes usé, les livres de poche, la radio qui ne captait presque plus rien, la voix qui murmurait dans son sommeil, dans la tempête, dans le moindre recoin de la petite maison de brique. Il pleuvait à verse, très tôt en ce matin trop sombre, mais il fallait qu’il sorte. »

Circonstances de lecture

Parce que j’adore Michael Farris Smith…

Impressions

Michael Farris Smith fait définitivement partie de mes écrivains préférés. Après avoir dévoré « Nulle part sur la terre » et « Le Pays des oubliés« , j’ai enfin pris le temps d’ouvrir « Une pluie sans fin » et j’ai encore une fois été hypnotisée par la plume de l’auteur. C’est une claque que l’on se prend quand on lit du Michael Farris Smith, une claque d’une noirceur terrible, contrebalancée par une profonde et belle humanité. Michael Farris Smith parvient dès les premières lignes à nous agripper pour ne plus nous lâcher avant d’avoir lu la dernière page.

Ici, on suit Cohen, un quarantenaire solitaire, vivant dans le Mississippi dans sa vieille maison de brique, sous la Limite, cette zone laissée à l’abandon par le gouvernement, ravagée quotidiennement par des pluies et des tempêtes sans fin. Il est l’un des seuls à avoir choisi de rester dans sa maison, tapi dans les souvenirs de sa vie passée. Jusqu’au jour où il tend la main à deux jeunes errant sur la route… Il va alors devoir se confronter à la réalité du monde et aux autres.

Voici un roman post-apo magnifique. On en ressort trempé jusqu’aux os, les yeux un brin humides, triste de laisser derrière soi Cohen, Mariposa, Evan et Brisco.

Michael Farris Smith – Une pluie sans fin – octobre 2016 (Éditions 10/18)

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Les Employés – Olga Ravn

10 vendredi Avr 2020

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Critique de livre, idées de lecture, La Peuplade, lecture, Les Employés, Livre, Olga Ravn, quoi lire, roman, SF

Les premières phrases

«  Les dépositions suivantes ont été recueillies pour donner un aperçu des relations entre les employés et les objets dans les salles. Sur une période de dix-huit mois, la commission a entendu tous les employés sur la question de leurs relations avec les salles et les objets qu’elles contenaient. A travers la transcription fidèle des dépositions des sujets, nous avons souhaité donner un aperçu du travail quotidien sur place et examiner à quelles influences possibles les employés avaient pu être exposés, comment ces influences, et possiblement ces relations, ont pu entraîner des changements constants chez les employés, dans quelle mesure on estime que cela a joué sur la baisse ou la hausse de leur implication au travail, sur la compréhension de leur tâche, sur leur aptitude à assimiler de nouvelles connaissances et de nouvelles compétences et, enfin, quelles en ont été les conséquences sur la production. »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais très envie de découvrir cette maison d’édition québécoise…

Impressions

Voici un livre de SF très intrigant, construit autour de témoignages d’employés vivant loin de la Terre, sur un vaisseau. Chaque employé témoigne de sa vie d’exilé, de ses tâches quotidiennes, et notamment de ce qu’il ressent dans les deux salles où se trouvent d’étranges objets découverts sur une planète.

Reste que ces employés ne sont pas tous humains… Certains sont des « ressemblants », conçus par l’homme pour imiter l’espèce humaine.

Cette lecture questionne sur l’exil, la place de l’homme dans l’univers, son rapport à la nature et aux autres, et son statut de mortel. C’est le premier roman que je lis des éditions La Peuplade, et certainement pas le dernier.

Olga Ravn – Les Employés –  février 2020 (La Peuplade)

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Walter Kurtz était à pied – Emmanuel Brault

19 jeudi Mar 2020

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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Continent Mu, Critique de livre, Emmanuel Brault, idées de lecture, lecture, Livre, Mu, quoi lire, roman, SF, Walter Kurtz était à pied

Les premières phrases

«  « Ce sont les détails qui comptent, insistait mon père. Chaque détail, sans lequel la route ne serait pas la route ». La structure du revêtement par exemple, est composée d’une couche de forme, d’une couche d’assise et d’une couche de surface. A chaque couche, son matériau. Et pour chaque route, son enrobé d’asphalte, la route était un chocolat ! Tout était question de proportion. Un pour cent au bon ou au mauvais endroit pouvait changer la donne. La bonne dose de bitume, la taille des cailloux (30 000 tonnes de cailloux pour 1 k-plat, un de type 0/10 pour le silence d’après mon port-vie, mais je préférais un peu de bruit). »

Circonstances de lecture

Qui ne serait pas attiré par cette couverture ?

Impressions

Tracer la route pour accumuler des points, aller toujours de l’avant, pied au plancher, avancer jour après jour, ne s’arrêter que le soir dans une station service pour manger, boire et acheter. Rouler pour pouvoir consommer. Voici le mode de vie des « Roues », ces hommes et femmes des temps modernes, reliés les uns aux autres via leur « port-vie », mobile moderne regroupant toute leur vie (photos, conversations, informations, porte-monnaie, identité…). Dany fait partie des ces « Roues », assis à la place passager d’une Peugeot 203, son père au volant, sa petite sœur Sarah sur la banquette arrière. Il n’a jamais rien connu d’autre que la route, la voiture comme maison, les stations et leurs galeries marchandes comme lieux de promenade. Bientôt, il prendra lui aussi le volant.

De l’autre côté de la bande d’arrêt d’urgence, il y a les « Pieds », des hommes qui ont refusé de prendre le volant, des marginaux qui vivent comme des bêtes, drapés de vieux vêtements troués, les pieds nus. Ils sont inoffensifs. Personne ne les comprend. On croise parfois sur le bitume leurs corps mutilés par les voitures traçant à vive allure.

Tout va pour le mieux dans ce monde où quasiment tous les hommes vont dans la même direction, les yeux rivés sur l’asphalte. Tout va pour le mieux, semble-t-il…

J’ai dévoré ce livre, qui devrait bientôt sortir aux éditions Mu (après le confinement…). De la SF de qualité, entre « Peste » de Palahniuk et Mad Max. Attention, scènes sensibles avec plein d’hémoglobine et de viscères dedans ! A lire dès qu’il sera disponible !

Emmanuel Brault – Walter Kurtz était à pied – (sortie reportée) (Mu)

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La Piste des Éclairs – Rebecca Roanhorse

18 mercredi Mar 2020

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Bragelonne, Critique de livre, idées de lecture, La piste des éclairs, lecture, Livre, milady, post-apo, quoi lire, Rebecca Roanhorse, roman, SF

Les premières phrases

«  Le monstre est venu ici. Je sens son odeur.

C’est celle d’un carnivore qui ne se lave pas, qui empeste la sueur et la viande et quelque chose d’autre que je n’arrive pas à identifier. L’air nocturne en est imprégné, mais ça va au-delà de la simple puanteur, ça m’évoque une émotion plus profonde, plus primaire, qui me perturbe. Mon instinct se réveille et hurle un avertissement. Des gouttes de sueur froide perlent sur mon front. Je les essuie du revers de la main.

Je sens aussi l’enfant que le monstre a enlevée. Son odeur à elle est plus légère, plus propre. C’est celle de l’innocence. Si j’en crois mon odorat, cette petite est vivante, ou du moins elle l’était quand il l’a emmenée. Il se peut qu’elle ait une tout autre odeur à présent. »

Circonstances de lecture

Attirée par la couverture.

Impressions

Voici un roman post-apo sans prétention, mais qui se lit d’une traite. Chapitres courts, personnages bien trempés, de l’action à souhait… On ne s’ennuie pas à la lecture de ce premier tome ! Rebecca Roanhorse a en effet réussi à créer une chasseuse de monstres attachante que l’on prend plaisir à suivre. D’autant qu’à l’instar de son partenaire Kai Arviso, un homme-médecine, son héroïne, Maggie Hoskie, possède des dons claniques redoutables. Ici, l’ambiance post-apo se mêle aux légendes navajos, et la magie opère. Rendez-vous donc, vous aussi, à Dinétah, cette réserve indienne préservée de l’apocalypse climatique par les Dieux navajos… au prix du retour de monstres et autres créatures mythologiques d’un autre temps !

Rebecca Roanhorse – La Piste des Éclairs (Milady)

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Les Sœurs de Blackwater – Alyson Hagy

13 vendredi Mar 2020

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Alyson Hagy, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Les Soeurs de Blackwater, Livre, quoi lire, roman, SF, Zulma

Les premières phrases

«  Les chiens tournèrent autour de la maison toute la nuit, poussant des cris, en chasse. Elle savait qu’ils l’appelaient. Lui adressaient des signes. Déroulaient leur manège. Le monde dans lequel elle vivait était devenu un évangile troublé, et les chiens n’allaient pas se priver de le lui rappeler. Au matin, alors qu’elle n’était pas encore descendue chercher du lait dans la cabane fraîche au-dessus de la source, elle vit un homme qui attendait au bout de son jardin. C’est comme ça qu’ils faisaient. »

Circonstances de lecture

Intriguée par l’histoire.

Impressions

L’héroïne de ce roman empreint de réalisme magique fait partie des rares humains qui ont survécu à une mystérieuse épidémie. Dans cette société précaire, elle survit grâce à son don pour l’écriture. Car elle seule arrive encore à coucher des mots sur le papier et à rédiger des lettres pour autrui. Jusqu’à l’arrivée d’un homme qui va remettre en question le fragile équilibre qu’elle a su maintenir depuis la mort de sa sœur.

Ce livre se dévore. On est happé par la plume d’Alyson Hagy qui parvient à nous transporter dans un monde à la fois sombre et magnétique, hanté par des forces magiques, des mythes et des souvenirs. Un beau roman, aussi, sur le pouvoir des mots et l’expiation des fautes. Une belle découverte.

Alyson Hagy – Les Sœurs de Blackwater – janvier 2020 (Zulma)

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