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Archives de Tag: Critique de livre

Mind of Winter – Laura Kasischke

02 jeudi Mar 2017

Posted by Aurélie in En VO, Romans étrangers

≈ 1 Commentaire

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Critique de livre, Harper Perennial, idées de lecture, Laura Kasischke, lecture, Livre, Mind of Winter, quoi lire, roman

Laura Kasischke - Mind of WinterLes premières phrases

«  She woke up late that morning, and knew:

Something had followed them home from Russia.

This scrappy bit of information had been offered up to Holly in a dream, she supposed, a glimpse into a truth she’d carried with her for – how long?

Thirteen years?

Thirteen years!

For thirteen years she’d known this, and not known – or so it seemed to her in her half-awake state on Christmas morning. She rose from bed and went down the hallway to her daughter’s bedroom, anxious to see that she was there, still asleep, perfectly safe.

Yes, there she was, Tatiana, one pale arm thrown over a pale coverlet. Dark hair spilled over a pillow. She was so still she could have been a painting. So peaceful she could have been –

But she wasn’t. She was fine. Holly felt reassured and went back to the bedroom, slipped into bed beside her husband again – but as soon as she did, she thought it once more :

It had followed them home!.  »

Circonstances de lecture

Attirée par la couverture.

Impressions

Voici un huis clos comme je les aime ! Le matin de Noël, Holly se réveille tard. Son mari part en catastrophe chercher ses parents à l’aéroport. Holly doit donc se dépêcher pour préparer le repas avant l’arrivée des convives. Rien de très grave, sauf que sa fille fait la tête. Et que la tension qui existe entre elles dès les premières pages ne fait que s’amplifier. D’autant qu’une tempête de neige fait rage, et qu’elles se retrouvent toutes les deux en tête à tête…

J’ai adoré l’atmosphère de ce livre de Laura Kasischke. Un huis clos bien flippant, qui traite des relations mères/filles et de l’adoption. Avec un final des plus inattendus !

Un passage parmi d’autres

 About Tatiana, Theodota had said, « No. Don’t name her Russian. Name her American. Or she’ll be back. »

The nurses had called her Sally. They had explained to Eric and Holly, « We give her American name so that in her life and in her death she will not be restless in America, try to return to Russia. »

« But we want her to be proud of her Russian origins, » Holly had tried, in turn, to explain, not sure if any of her English was being understood. « We want to call her Tatiana because it is a beautiful Russian name for a beautiful little Russian girl. »

The nurse had scowled and shaken her head vehemently. « Nyet, nyet, no, » she said. « Sally. Or »- here she softened, as though sensing that they might be able to compromise – « you name her Bonnie. Bonnie and Clyde, no? »

Holly had been smiling, but she was having a hard time keeping the spirit light. She said, « No. Tatiana. »

« No, » the nurse had said right back to her.

« Oh my God, » Holly had said, later, to Eric. « What is wrong with these people? »

Even Eric, at that point, had regained his sense of humor enough to shake his head in disbelief at the superstitions of these people in Siberia.

Laura Kasischke – Mind of Winter – 2015 (Harper Perennial)

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Trois saisons d’orage – Cécile Coulon

26 jeudi Jan 2017

Posted by Aurélie in Romans français

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Cécile Coulon, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, roman, Trois saisons d'orage, Viviane Hamy

Trois saisons d'orage - Cécile CoulonLes premières phrases

«  La maison, ou ce qu’il en reste, surplombe la vallée ; ses fenêtres, quatre grands yeux vides, veillent, à l’est du massif des Trois-Gueules.

Les Fontaines, ce village minuscule, tachent le paysage, morceau de craie dérivant au cœur d’une mer végétale et calcaire. La forêt crache les hommes comme des pépins, les bois bruissent, des traînées de brume couronnent leurs faîtes au lever du soleil, la lumière les habille. A l’automne, des vents furieux secouent les arbres. Les racines émergent alors du sol, les cimes retournent à la poussière, le sable, les branches et la boue séchée  s’enlacent en tourbillons au-dessus des toits. Les fourmis s’abritent dans le ventre des collines, les renards trouent le sol, les cerfs s’enfuient ; les corbeaux, eux, résistent toujours à la violence des éléments.

Les hommes, pourtant, estiment pouvoir dominer la nature, discipliner ses turbulences, ils pensent la connaître. Ils s’y engouffrent pour la combler de leur présence, en oubliant, dans un terrible excès d’orgueil, qu’elle était là avant eux, qu’elle ne leur appartient pas, mais qu’ils lui appartiennent. Elle peut les broyer à la seule force de sa respiration, elle n’a qu’à frémir pour qu’ils disparaissent.  »

Circonstances de lecture

Parce que c’est le dernier Cécile Coulon, et que j’avais beaucoup aimé « Le Cœur du Pélican ».

Impressions

Cécile Coulon fait partie de ces écrivains dont j’achète dorénavant les romans les yeux fermés. Parce que j’aime sa plume, son style, la puissance des mots qu’elle couche sur le papier. Ici, Cécile Coulon nous entraîne dans un petit village coincé au milieu des falaises, à la découverte de deux familles : une famille du coin, des paysans, et une famille venue de la ville, une famille de médecins. On va suivre leur destin sur plusieurs générations, un destin rythmé par le travail de la terre, la puissance de la nature, la Force qui régit les lieux, les progrès de la médecine, l’opposition de la ville et de la campagne. Un roman puissant sur ce qui pousse chacun à décider du chemin à suivre, malgré les conventions et les désirs contraires. Une très belle histoire d’amour, aussi.

Un passage parmi d’autres

 Benedict et son père étaient des hommes fabuleux, des gens doux et honnêtes qui protégeaient leur famille, ils ne leur venaient pas à l’idée de sortir d’ici ; descendre dans les Trois-Gueules, passer de l’autre côté, et rouler loin, longtemps. Ils ne voulaient pas voyager. Mais elle, avec ces livres qu’elle recevait, ces histoires, ces découvertes, ces paysages qu’elle décrivait, elle faisait trois fois le tour de la terre, assise sur sa chaise, devant sa grande table de bois, elle bourlinguait à toute vitesse, son esprit affûté formait des souvenirs de lieux où elle n’irait jamais, et parfois, la nuit, quand le sommeil ne venait pas, Agnès était prise d’une nostalgie terrible des lieux qu’elle n’avait pas connus. Quand elle abordait le sujet, Benedict ne lui laissait pas le temps de finir sa phrase :

– Cet endroit, c’est le paradis.

Agnès se repliait un peu plus en elle-même, et, d’une voix moins douce qu’avant, répondait :

– Oui, mais on s’ennuie vite, au paradis.

 

Cécile Coulon – Trois saisons d’orage – janvier 2017 (Viviane Hamy)

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Fantastic Beasts and where to find them – J.K.Rowling

14 mercredi Déc 2016

Posted by Aurélie in En VO, Fantasy, Romans étrangers

≈ 1 Commentaire

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Critique de livre, Fantastic Beasts and where to find them, Harry Potter, idées de lecture, J.K.Rowling, lecture, Little Brown, Livre, original screenplay, quoi lire, roman

Fantastic Beasts and Where to Find ThemLes premières phrases

«  A large, isolated, derelict chateau emerges from the darkness. We focus on a cobbled square outside the building shrouded in mist, eerie, silent.

Five Aurors stand, wands aloft, tentative as they edge towards the chateau. A sudden explosion of pure white light sends them flying.

We whip round to find their bodies scattered, lying motionless at the entrance to a large parkland. A figure (GRINDELWALD) enters the frame, his back to the camera; ignoring the bodies, he stares out into the night sky, as we pan up towards the moon.  »

Circonstances de lecture

Parce que je ne peux pas me lasser de l’univers d’Harry Potter !!!

Impressions

Je n’avais pas prévu d’acheter le scénario du film… Et puis, j’ai poussé la porte de la librairie Shakespeare & Company à Paris… et le livre s’est jeté sur moi… Comment résister à une aussi belle couverture ? L’intérieur est tout aussi beau, avec de petits dessins des créatures entre les chapitres. Quant à l’histoire, elle transporte avec bonheur dans l’univers magique de J.K. Rowling. On suit les aventures de Newt Scamander, dont la valise remplie de créatures fantastiques est malencontreusement ouverte… J’ai beaucoup aimé ! Et le livre va trôner en bonne place dans ma bibliothèque.

Un passage parmi d’autres

 TINA : Who are you ?

NEWT : I’m sorry?

TINA : Who are you?

NEWT : Newt Scamander. And you are?

TINA : What’s that thing in your case?

NEWT : That’s my Niffler. (pointing at hot dog mustard still on Tina’s lip). Er, you’ve got something on your…

TINA : Why in the name of Deliverance Dane did you let that thing loose?

NEWT : I didn’t mean to… he’s incorrigible, you see, anything shiny, he’s all over the place…

TINA : You didn’t mean to?

NEWT : No.

TINA : You could not have chosen a worse time to let that creature loose! We’re in the middle of a situation here! I’m taking you in.

NEWT : You’re taking me where?

She produces her official ID card. It bears her moving picture and an impressive symbol of an American eagle: MACUSA.

TINA : Magical Congress of the United States of America.

J.K. Rowling – Fantastic Beasts and where to find them – 2016 (Little Brown)

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Little Yu – Xia Da

04 dimanche Déc 2016

Posted by Aurélie in Mangas

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Little Yu, Mangas, quoi lire, Urban China, Xia Da

Circonstances de lecture

Little Yu - Xia DaAprès avoir beaucoup aimé « La Princesse Vagabonde », j’ai eu très envie de découvrir la première création de Xia Da.

Impressions

Gros coup de cœur pour cette pépite de Xia Da !!! En trois tomes, Xia Da est parvenue à me charmer, aussi bien avec le fond de l’histoire de ce manga que par ses dessins magnifiques. L’univers de « Little Yu » respire le calme, la douceur de l’enfance et la force et la magie de la nature. La petite Yu emménage avec ses parents dans un petit village de campagne. Là, elle découvre une nature préservée, et entrevoit petit à petit le monde caché des esprits de la forêt et des ancêtres. Lire « Little Yu », c’est respirer un bon bol d’air pur, la naïveté et l’imagination propre à l’enfance, c’est aussi être ému par la beauté de certaines scènes particulièrement touchantes et magiques, entre rêve et réalité.

Si vous adhérez à l’univers de Hayao Miyazaki, en particulier « Le Voyage de Chihiro », et au « Pompoko » d’Isao Takahata, laissez-vous donc séduire par « Little Yu ». A lire et relire sans modération. Une véritable pépite !

Little Yu - Xia Da img_1052 img_1053 img_1054 img_1056

Xia Da – Little Yu – Février 2015 (Urban China)

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Doubt – Yoshiki Tonogai

03 jeudi Nov 2016

Posted by Aurélie in Mangas

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Judge, Ki-oon, Mangas, quoi lire, Thriller, Yoshiki Tonogai

Yoshiki Tonogai - Doubt - Tome 4Circonstances de lecture

Ma deuxième lecture de Yoshiki Tonogai après Judge.

Impressions

J’avais dévoré Judge de Yoshiki Tonogai, j’ai également dévoré Doubt. Le principe est le même : des jeunes se retrouvent emprisonnés dans un bâtiment désaffecté. Commence alors un véritable cauchemar et une lutte pour ne pas se faire tuer… Car, parmi eux, se cache un assassin, un loup au milieu des lapins. Doubt se dévore, oui, ce manga tient en haleine, mais voilà, le problème c’est que, quasiment dès le début, j’avais deviné qui était le coupable… Ça ne m’a pas empêché d’apprécier ce manga, d’autant que la fin est terrible ! A vous donner la chaire de poule!

Doubt - Yoshiki Tonogai

Yoshiki Tonogai –  Doubt – 2010 (Ki-oon)

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La mort nomade – Ian Manook

17 lundi Oct 2016

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans français

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Albin Michel, Critique de livre, Ian Manook, idées de lecture, La mort nomade, lecture, Livre, quoi lire, roman, Yeruldelgger

ian-manook-la-mort-nomadeLes premières phrases

«  Le petit combi russe bleu tout-terrain crapahutait, en équilibre instable, vers la ligne de crête. En dodelinant dangereusement, sa carcasse peinturlurée écrasait sous ses pneus ramollis des cailloux chauds qui fusaient en cognant sous le châssis. La pente et les soubresauts décidaient de sa trajectoire plus que les efforts du chauffeur, cramponné de ses mains d’ogre au fin volant de bakélite ivoire.

– On va finir par verser et rouler jusque dans la vallée si tu continues comme ça. Et c’est moi qui suis à la place du mort.

Al éclaboussait de Chinggis tiède son T-shirt Yes We Khan à chaque couinement des ressorts à lame de la suspension malmenée.

– Si on verse, tout le monde meurt, philosopha Zorig, son corps de géant voûté pour tenir dans l’habitacle, les genoux dans le volant et la tête contre le pare-brise. Mais ça n’arrivera pas. Ces engins-là c’est comme des tiques. Ça suce la route et ça ne la lâche plus.

– Sauf le jour où tu nous as fait basculer dans le lac Airag, au sud de Khyargas, rappela Naaran, cramponné au skaï de la banquette arrière, la tête cognant contre la tôle de métal brut.   »

Circonstances de lecture

Parce que je suis fan de Yeruldelgger !

Impressions

Après les deux premiers tomes de la saga Yeruldelgger, voilà le chapitre final autour de ce flic peu conventionnel. Un troisième tome qui clôture en toute beauté ce polar de Ian Manook. Yeruldelgger ne fait ici plus partie de la police d’Oulan-Bator. Il vit reclus en pleine steppe, dans une yourte reculée, afin de contenir sa violence intérieure et  renouer avec ses racines. Mais comme on pouvait s’y attendre, sa retraite va être bousculée par l’arrivée de deux femmes à la recherche de son aide. Et il va replonger malgré lui dans un monde d’une rare violence.

On retrouve dans ce dernier volet la même patte qui m’avait tant plu dans les deux premiers tomes (en particulier le premier), ce tiraillement d’un pays entre ses traditions, ses paysages magnifiques, et le progrès, souillant ses terres par la soif du pouvoir et de l’argent. La Mongolie à l’état brut.

Un passage parmi d’autres

 -Tais-toi ! s’emporta Yeruldelgger en effrayant son cheval qu’il dut retenir par la bride. Je ne veux plus entendre parler de combat. Regarde où me battre m’a mené.

– Parce que ne pas te battre t’aurait mené ailleurs ?

– Peut-être bien. Peut-être que j’étais fait pour rester nomade et ne pas me battre. Apprendre à subir, à résister, à endurer, et ne jamais me battre. Tout ton art au contraire m’a poussé dans la colère et la violence, alors ne viens pas pleurer à mes côtés maintenant que ça m’a coûté ce qui me restait de vie.

Puis il garda le silence jusqu’à ce que le spectre de Nerguii disparaisse. Ne resta alors que la tiédeur d’une steppe d’émeraude au pied de la colline. La fraîcheur blanche d’une rivière scintillante emmêlant ses rubans autour de lourdes touffes de roseaux argentés. Un horizon dentelé à l’est de crêtes bleues et crantées, et lissé à l’ouest par la houle irisée d’une prairie échevelée. Quelques chevaux à la crinière blonde, avec le monde entier pour pâture. Et au nord, un ciel qui se chargeait des rouleaux mauves d’un orage électrique.

Ian Manook – La mort nomade – octobre 2016 (Albin Michel)

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Ano Hana 3 – Mitsu Izumi

09 dimanche Oct 2016

Posted by Aurélie in Mangas

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Ano Hana, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Mangas, Mitsu Izumi, Panini, quoi lire

Ano Hana 3 - Mitsu IzumiCirconstances de lecture

Parce que j’avais beaucoup aimé les 2 premiers tomes.

Impressions

Le troisième et dernier tome d’Ano Hana termine en toute beauté le manga de Mitsu Izumi. C’est beau et émouvant. J’ai adoré !

L’histoire : Jinta ne va plus au lycée, ne voit plus ses anciens amis depuis que son amie d’enfance, Menma, est morte. Mais voilà que la jeune fille revient le hanter. Lui seul peut voir son « fantôme ». Sa mission : exaucer le vœu de Menma pour lui permettre de reposer en paix. Il se voit alors contraint de renouer avec ses anciens amis. Je n’en dirais pas plus pour ne pas trop en dévoiler. Sachez juste qu’Ano Hana est un très beau manga sur l’amitié, l’amour, la perte d’un être cher et la culpabilité. Une trilogie à ne pas rater !

Ano Hana 3 - Mitsu Izumi Ano Hana 3 - Mitsu Izumi Ano Hana 3 - Mitsu Izumi Ano Hana 3 - Mitsu Izumi

Mitsu Izumi – Ano Hana 3 – Septembre 2016 (Panini Manga)

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Platinum End 2 – Takeshi Obata et Tsugumi Ohba

02 dimanche Oct 2016

Posted by Aurélie in Mangas

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conseils de lecture, Critique de livre, Death Note, idées de lecture, Kazé, Mangas, Platinum End, Platinum End 2, quoi lire, Takeshi Obata, Tsugumi Ohba

Platinum End 2Circonstances de lecture

Parce que j’étais restée sur ma fin avec le 1er tome.

Impressions

Je ne savais pas trop quoi penser du 1er tome de Platinum End… Je le trouvais moins poussé au niveau scénario que Deathnote. Alors, j’ai entamé ce 2nd tome avec une certaine appréhension… et l’idée que j’allais sûrement être déçue. Eh bien non ! Figurez-vous que j’ai bien aimé ce 2nd tome. Le personnage de Mirai est vraiment attachant et on rencontre enfin la fille qu’il aime. L’intrigue se corse, et les scènes de combat sont bien faites. Le tout est très prenant. Sans oublier les scènes d’enfance de Mirai qui sont touchantes et porteuses de beaux messages. Bref, ça y est, les auteurs de Deathnote ont retrouvé ma faveur avec ce 2nd tome. J’attends maintenant la suite – prévue pour décembre, en espérant que la date de parution ne soit pas à nouveau repoussée – avec impatience !

Platinum End 2 Platinum End 2 Platinum End 2

Tsugumi Ohba & Takeshi Obata – Platinum End 2 – septembre 2016 (Kazé)

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Rouge Eclipse – Shiki Kawabata

28 mercredi Sep 2016

Posted by Aurélie in Mangas

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Akata, conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, Mangas, quoi lire, Rouge Eclipse, Shiki Kawabata

Circonstances de lecture

Rouge Eclipse - Shiki KawabataAttirée par la couverture.

Impressions

Coup de cœur pour ce manga de Shiki Kawabata ! Ayumi a tout pour être heureuse : elle est jolie et le garçon qu’elle aime sort enfin avec elle. Mais voilà, le jour de la lune rouge, Zenko, une camarade de classe impopulaire au physique ingrat, se suicide sous ses yeux… et par un phénomène inexplicable, prend l’apparence d’Ayumi, cette dernière se retrouvant dans le corps de Zenko ! Commence alors pour Ayumi une nouvelle vie. Arrivera-t-elle à reprendre son apparence ? Peut-on être heureuse quand on est moche ? L’amour peut-il faire fi des apparences ? Peut-on reconnaître quelqu’un alors que son corps a changé ?

J’ai vraiment hâte de lire la suite ! Un très beau manga !

Rouge Eclipse - Shiki Kawabata Rouge Eclipse - Shiki Kawabata Rouge Eclipse - Shiki Kawabata

Shiri Kawabata – août 2016 (Akata)

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Station Eleven – Emily St. John Mandel

20 mardi Sep 2016

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Critique de livre, Emily St. John Mandel, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, roman, SF, Station Eleven

Emily St. John Mandel - Station ElevenLes premières phrases

«  Le roi se tenait, à la dérive, dans une flaque de lumière bleue. C’était l’acte IV du Roi Lear, un soir d’hiver à l’Elgin Theatre de Toronto. En début de soirée, pendant que les spectateurs entraient dans la salle, trois fillettes – versions enfantines des filles de Lear – avaient joué à se taper dans les mains sur le plateau, et elles revenaient maintenant sous forme d’hallucinations dans la scène de la folie. Le roi titubant essayait de les attraper tandis qu’elles gambadaient çà et là dans les ombres. Il s’appelait Arthur Leander et avait cinquante et un ans. Des fleurs ornaient ses cheveux. 

« Me reconnais-tu ? demanda le comédien qui interprétait Gloucester.

– Je me rappelle assez bien tes yeux », répondit Arthur, distrait par la version enfantine de Cordelia.

Ce fut à ce moment-là que la chose se produisit. Son visage se crispa, il trébucha et tendit le bras vers une colonne, mais, évaluant mal la distance, se cogna durement le tranchant de la main.   »

Circonstances de lecture

Parce que j’aime les romans post-apocalyptiques (ne me demandez pas pourquoi !).

Impressions

Voici « LE » roman SF post-apocalyptique de la rentrée littéraire. Quand un virus mortel foudroie une bonne partie de l’humanité, il ne reste plus que quelques groupes de survivants. Parmi eux, une troupe de théâtre ambulante brave tous les dangers pour jouer du Shakespeare et ainsi tenter de préserver ce qui fait, à leurs yeux, la force des hommes : leur culture, le goût des mots et de la musique, leur âme d’artistes en somme.

Que ceux qui ne sont pas fans de SF se rassurent, ce livre leur plaira aussi car l’auteur aime nous replonger dans le passé de ses héros, dans le monde d’avant, où l’argent, l’apparence et la soif de pouvoir font loi. On découvre petit à petit le lien entre cet Arthur Leander, acteur célèbre sur le déclin, qui meurt dans le premier chapitre, et certains survivants, dont un homme à la tête d’une secte sanguinaire et une jeune femme aux poignets tatoués.

Station Eleven est un roman à la construction habile, aux personnages attachants. Si le postulat de départ n’est certes pas original, je me suis laissée emportée par le rythme de l’histoire. Un très bon roman de SF en somme.

Un passage parmi d’autres

 Moi, j’avais huit ans… neuf quand nous avons cessé de marcher. Je n’ai aucun souvenir de l’année que nous avons passée sur la route – ce qui signifie, je crois, que j’ai oublié le pire de cette période. Ne croyez-vous pas, en définitive, que les gens qui vivent le plus mal cette… notre époque actuelle, appelez-la comme vous voudrez, le monde d’après la grippe de Géorgie… ne croyez-vous pas que ceux qui ont le plus de difficultés à s’y adapter sont ceux qui se souviennent clairement du monde ancien ?

FD : Je n’y avais pas réfléchi.

KR : Ce que je veux dire, c’est que plus vous avez de souvenirs, plus vous avez perdu.

FD : Vous vous rappelez bien certaines choses…

KR : Si peu. Mes souvenirs d’avant le cataclysme ressemblent aujourd’hui à des rêves. Je me souviens d’avoir regardé par le hublot d’un avion, ce devait être dans le courant de la dernière année, et d’avoir vu du ciel la ville de New York. Vous l’avez vu, ça ?

FD : Oui.

KR : Un océan de lumières électriques. Ça me donne des frissons rien que d’y penser. Je ne me souviens pas vraiment de mes parents… juste des impressions. Je me souviens de conduits qui soufflaient de l’air chaud en hiver et d’appareils qui jouaient de la musique. Je me souviens d’écrans d’ordinateurs allumés. Je me souviens que, quand on ouvrait un frigo, il en sortait de l’air froid et de la lumière. Et les congélateurs encore plus froids, avec des petits cubes de glace dans les bacs. Vous vous en souvenez ?

FD : Bien sûr. Ça fait un moment que je n’ai pas vu de frigo qui ne soit pas transformé en espace de rangement.

KR : Et à l’intérieur, il y avait non seulement du froid, mais aussi de la lumière, c’est ça ? Je ne l’imagine pas ?

FD : Il y avait bien de la lumière à l’intérieur.

Emily St. John Mandel – Station Eleven – août 2016 (Rivages)

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