• A propos

Love In Books

~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

Love In Books

Archives de Tag: Livre

Le Livre de Perle – Timothée de Fombelle

04 lundi Avr 2016

Posted by Aurélie in Fantasy, Jeunesse, Romans français

≈ 2 Commentaires

Étiquettes

Critique de livre, Fantasy, idées de lecture, Le Livre de Perle, lecture, littérature jeunesse, Livre, livre jeunesse, quoi lire, roman, Timothée de Fombelle

Les premières phrases

Tiomthée de Fombelle - Le livre de Perle«  Qui pouvait deviner qu’elle avait été une fée ? 

Elle s’était échappée par la fenêtre de la tour en déchirant ses vêtements pour en faire une corde. Est-ce que les fées descendent ainsi les remparts ? Elle ne portait maintenant qu’une longue chemise blanche qu’elle avait volée plus tard, sur un fil à linge tendu sous la lune. Elle courait sur le sable dans la nuit. La veille, elle avait renoncé à tous ses pouvoirs. Elle ressemblait maintenant à toutes les filles. Un peu plus perdue, un peu plus fiévreuse, un peu plus belle que toutes les filles de son âge.

La plage était large et blanche. Au-dessus d’elle le noir des forêts, en-dessous les rouleaux de mer, la mousse éclatante, et partout le bruit de cette mer, la tiédeur de la nuit plus lumineuse que le jour.

Elle courait sur le sable mouillé. Ses pieds ne s’enfonçaient pas mais élargissaient atour d’elle, à chaque bond, un cercle d’eau et de petits crabes. Elle était au bord de l’épuisement. Elle ne savait pas l’heure qu’il était, elle savait juste qu’à minuit tout serait fini.

Il serait mort.  »

Circonstances de lecture

Attirée par le titre.

Impressions

« Le Livre de Perle » est un envoûtement. Classé dans la catégorie Jeunesse, il plaira aussi aux adultes comme moi, qui ont su converser leur âme d’enfant. Timothée de Fombelle a une belle plume qui nous transporte du pays des contes de fées à notre monde réel, celui de la seconde guerre mondiale. Une lecture féérique, belle et cruelle à la fois. Une superbe histoire d’amour. Un conte à lire et relire pour sa poésie et les messages qu’il renferme.

Un passage parmi d’autres

 – Alors il faut que tu partes pour la laisser derrière toi.

– Laisser qui ?

Je venais enfin de remarquer son accent et la forme si particulière de ses phrases. Il a voulu dire un mot qui est resté dans sa gorge.

Il l’articula une seconde fois :

– La tristesse.

J’avais compris le mot avant qu’il le répète.

– C’est quelque chose qui peut remplir la vie. Et tourner dans toi jusqu’à ta mort.

J’écoutais.

– Mais si on peut laisser la tristesse dans l’herbe derrière soi, il faut le faire. On la tient couchée dans l’herbe. On lui explique doucement qu’on veut autre chose, que ce n’est pas contre elle, mais qu’on s’en va.

J’imaginais un petit animal tapi dans la prairie. Et des pas qui s’éloignaient en écrasant les herbes.

– Et vous ? Vous en faites quoi ?

Il s’est approché en souriant. Il baissait les yeux.

– De qui ?

– De la tristesse.

– Moi, je ne suis pas un exemple.

– Moi non plus, répliquai-je.

– Mais toi…

Il interrompit sa phrase et dit :

– Moi, il n’y a que ma tristesse qui pourra me faire rentrer chez moi.

– Chez vous ?

Il a alors prononcé ces paroles que je crois encore entendre vingt-six ans plus tard :

– Il faut que je garde ma tristesse vivante.

Les chiens se sont approchés pour lui faire leur fête des moments sombres.

– Où est-ce, chez vous ?

Timothée de Fombelle – Le Livre de Perle – 2014 (Gallimard Jeunesse)

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime chargement…

La Part des flammes – Gaëlle Nohant

18 lundi Jan 2016

Posted by Aurélie in Romans français

≈ Poster un commentaire

Étiquettes

Critique de livre, Editions Héloïse d'Ormesson, Gaëlle Nohant, idées de lecture, La Part des flammes, lecture, Livre, quoi lire, roman, roman historique

Gaëlle Nohant - La Part des flammesLes premières phrases

«  La marquise de Fontenilles n’en finissait pas de la faire attendre dans cette antichambre aux allures de bonbonnière. Érodée par l’impatience et la nervosité, l’assurance de Violaine de Raezal s’effritait. Elle espérait tant de cette entrevue ! La marquise était un des sphinx de dentelles vêtus qui gardaient les portes du Bazar de la Charité. Sans son accord, la comtesse de Raezal avait peu de chances d’y obtenir une place de vendeuse. Elle était consciente que le mystère auréolant son passé ne plaidait pas en sa faveur et que le nom de son mari avait perdu de sa puissance depuis que Gabriel n’était plus là pour veiller sur elle. Désormais, lorsqu’on recevait la comtesse de Raezal, les arrière-pensées affleuraient à la surface de la plus exquise politesse. Treize ans durant, Gabriel de Raezal avait dispersé ces arrière-pensées de son regard perçant. Mais voilà qu’elles ressurgissaient, enhardies par sa disparition.

Elle fit quelques pas jusqu’à la fenêtre, jetant un regard rêveur sur le boulevard Saint-Germain – dont le tumulte faiblissait comme par correction avant d’atteindre les fenêtres de l’hôtel de Fontenilles -, et questionna son obstination à vouloir participer à la plus mondaine des ventes de charité de Paris.  »

Circonstances de lecture

Recommandé vivement par mon libraire.

Impressions

Dans « La Part des flammes », Gaëlle Nohant nous fait vivre le destin de trois femmes réunies au Bazar de la Charité, cet événement mondain où ces dames de la haute société se donnaient bonne conscience en réunissant des fonds durant quelques jours pour les pauvres. Trois femmes qui ont toutes une faille à cacher, dans un monde où les apparences et la réputation font tout.

Sophie d’Alençon prend sous son aile Violaine de Raezal, veuve au passé trouble, et Constance d’Estingel, jeune fille venant de rompre ses fiançailles. Mais voilà qu’un incendie se propage au Bazar de la Charité, et que tout vole en éclat… Les scènes décrivant l’incendie montrent alors toute l’horreur du carnage… Âmes trop sensibles s’abstenir !

Un livre qui se lit d’une traite, tant le suspens est présent. On se prend vite d’affection pour ces trois femmes brisant les conventions.

Un passage parmi d’autres

 Tout lire lui avait donné le vertige et une faim grandissante du monde. Elle y avait perdu le peu de déférence qu’on lui avait inculquée. Les livres lui avaient enseigné l’irrévérence et leurs auteurs, à aiguiser son regard sur ses semblables ; à percevoir, au-delà des apparences, le subtil mouvement des êtres, ce qui s’échappait d’eux à leur insu et découvrait des petits morceaux d’âme à ceux qui savaient les voir. Mais la lecture avait aussi précipité sa chute. Quand elle entendait dire que les romans étaient de dangereux objets entre les mains d’une jeune fille, elle ne protestait plus. Puissants et dangereux, oui, car ils vous versaient dans la tête une liberté de penser qui vous décalait, vous poussait hors du cadre. On en sortait sans s’en rendre compte, on avait un pied dansant à l’extérieur et la cervelle enivrée, et quand on recouvrait ses esprits, il était trop tard. La terre était pleine de créatures saturées d’elles-mêmes qui prenaient plaisir à vous foudroyer pour les fautes qu’elles s’interdisaient, les libertés qu’elles prenaient dans l’ombre, les extases qui venaient mourir près d’elles sans qu’elles se soient permis d’y goûter. Châtier était le tonique qui ranimait leur cœur exsangue.

Gaëlle Nohant – La Part des flammes – 2015 (Éditions Héloïse d’Ormesson)

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime chargement…

La renverse – Olivier Adam

12 mardi Jan 2016

Posted by Aurélie in Romans français

≈ 3 Commentaires

Étiquettes

Critique de livre, Flammarion, idées de lecture, La renverse, lecture, Livre, Olivier Adam, quoi lire, roman

Les premières phrases

Olivier Adam - La renverse«  J’ai pris le sentier longeant les falaises. Quelques fleurs de bruyère résistaient encore, parmi les premiers ajoncs et les restes de fougères brûlées par le froid. Je suis resté un moment là-haut, le temps de griller les cigarettes qui me faisaient office de petit déjeuner, de m’emplir les poumons de goudron et d’iode congelé. Tout était parfaitement figé dans la lumière acidulée du matin. Au loin, un kayak glissait sur les eaux tout à fait lisses, d’un bleu tendre de givre, semées d’îlots où somnolaient des cormorans frigorifiés, luisants et noirs, comme recouverts de pétrole. J’ai regardé l’heure. Jacques était pointilleux sur la question. J’avais beau lui répéter qu’à cette période de l’année il n’était pas rare que personne ne passe le seuil de la librairie de la journée, il n’en démordait pas. On ne savait jamais. Il y avait toujours un petit vieux pour se pointer dès l’ouverture, et il connaissait ce genre d’énergumène, l’œil rivé à la montre et toujours prompt à se plaindre du temps perdu, bien qu’en disposant par camions-bennes. J’ai regagné la voiture, mis le contact et poussé le chauffage à fond. La soufflerie couvrait en partie le son de la radio, rendait presque inaudible le murmure des nouvelles du jour.  »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Olivier Adam…

Impressions

Dès les premières phrases, Olivier Adam nous transporte dans son univers. Un monde balloté entre les flots de l’océan, l’odeur d’embrun de la Bretagne et de la Normandie, et les petits pavillons de banlieue parisienne où son héros a grandi. Un héros qui a mis sa vie entre parenthèses depuis qu’un scandale a éclaboussé sa mère et détruit du même coup son enfance et celle de son frère. Car lorsqu’un scandale politique éclate sur la place publique, qui pense à la détresse des enfants ? Comment vivre avec et après ça ?

Un beau roman où Olivier Adam fait encore une fois mouche avec sa plume vive et acérée, sans concession.

Un passage parmi d’autres

 Nous avons bu notre café en silence. En fond jouait un vieux Dylan. J’observais Jacques parmi le bois des bibliothèques et des tables couvertes de livres. Être à ses côtés m’apaisait. Dans cet endroit où l’on se sentait toujours protégé de tout, de la bêtise en particulier, comme si les millions de mots enfouis dans ces pages faisaient écran, même quand parfois elle faisait irruption dans la bouche d’un client, croyant bon de donner son opinion sur tel ou tel sujet de société, telle péripétie de la vie politique, important l’emporte-pièce dans cette boutique consacrée au temps long, aux mots qu’on tourne sept fois dans sa bouche avant de les coucher sur la page. Et Jacques lui-même personnifiait ce qui se jouait entre ces murs. Sa tendresse un peu féroce, la lumière de son sourire et la précision de sa pensée, sa lucidité érudite, son empathie lettrée. Il était un genre de père idéal. Un père rêvé. A mes yeux du moins.

Olivier Adam – La renverse – Janvier 2016 (Flammarion)

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime chargement…

Career of evil – Robert Galbraith

11 lundi Jan 2016

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans étrangers

≈ Poster un commentaire

Étiquettes

Career of evil, Critique de livre, idées de lecture, J.K.Rowling, lecture, Livre, policier, quoi lire, Robert Galbraith, roman, sphere, Thriller

Robert Galbraith - Career of EvilLes premières phrases

«  He had not managed to scrub off all her blood. A dark line like a parenthesis lay under the middle fingernail of his left hand. He set to digging it out, although he quite liked seeing it there: a memento of the previous day’s pleasures. After a minute’s fruitless scraping, he put the bloody nail in his mouth and sucked. The ferrous tang recalled the smell of the torrent that had splashed wildly onto the tiled floor, spattering the walls, drenching his jeans and turning the peach-coloured bath towels – fluffly, dry and neatly folded – into blood-soaked rags.

Colours seemed brighter this morning, the world a lovelier place. He felt serene and uplifted, as though he had absorbed her, as though her life had been transfused into him. They belonged to you once you had killed them: it was a possession way beyond sex. Even to know how they looked at the moment of death was an intimacy way past anything two living bodies could experience.  »

Circonstances de lecture

Voici la suite des aventures du détective privé Cormoran Strike, sous la plume de Robert Galbraith, alias J.K. Rowling.

Impressions

Décidément, j’adore J.K.Rowling et son nouveau héros, le détective privé Cormoran Strike, ancien soldat mutilé. Quand son assistante, Robin, reçoit par la Poste une jambe de femme, Cormoran sait qu’on le vise personnellement. Il se met aussitôt à enquêter sur quatre personnes de son passé susceptibles de ce genre d’horreur. Reste que le serial killer entend bien parvenir à ses fins…

Ici, J.K.Rowling nous plonge dans une histoire des plus sombres, avec un serial killer entre Hannibal Lecter du Silence des Agneaux et un Jack L’Éventreur moderne. Glaçant… Elle n’en oublie pas pour autant de faire évoluer les relations entre son héros et sa jolie assistante, qui s’apprête à épouser son fiancé… Un thriller glaçant, sanglant, plein de suspens – et d’humour, aussi ! Disponible en version française en mars 2016.

Un passage parmi d’autres

 Up the echoing metal staircase that wound around the broken birdcage lift she walked, her heels clanging on the metal. The glass door flashed as she unlocked and opened it and the engraved legend – C. B. STRIKE, PRIVATE INVESTIGATOR – stood out darkly.

She had arrived deliberately early. They were currently inundated with cases and she wanted to catch up with some paperwork before resuming her daily surveillance of a young Russian lap-dancer. From the sound of heavy footfalls overhead, she deduced that Strike was still upstairs in his flat.

Robin laid her oblong package on the desk, took off her coat and hung it, with her bag, on a peg behing the door, turned on the light, filled and switched on the kettle, then reached for the sharp letter-opener on her desk. Remembering Matthew’s flat refusal to believe that it had been flanker Jacques Burger’s curly mane she had been admiring, rather than Strike’s short and frankly pube-like hair, she made an angry stab on the end of the package, slit it open and pulled the box apart.

A woman’s severed leg had been crammed sideways in the box, the toes of the foot bent back to fit.

Robert Galbraith – Career of Evil – 2015 (Sphere)

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime chargement…

Échapper – Lionel Duroy

04 lundi Jan 2016

Posted by Aurélie in Romans français

≈ 1 Commentaire

Étiquettes

Critique de livre, Echapper, idées de lecture, Julliard, lecture, Lionel Duroy, Livre, quoi lire, roman

Lionel Duroy - EchapperLes premières phrases

 » Ce matin, je me suis réveillé avec l’appréhension de ne pas écrire, de ne pas trouver mon livre. Il était tard, neuf heures dix, et en somme je n’écrivais pas, je ne faisais rien. J’ai ouvert les rideaux et constaté qu’un vent violent secouait les grands pins devant mes fenêtres, charriant des tourbillons de pluie fine. Rapidement, je me suis donné un coup de brosse et suis allé prendre mon café. La cuisine était déserte, tant mieux, quand d’autres locataires y sont présents je suis gêné de ne pas pouvoir échanger un seul mot avec eux – tous parlent l’allemand, tandis que moi, non, ni l’allemand ni le danois. Après avoir bu mon café, je suis allé faire un tour dans la zone industrielle toute proche, dans le vent et la pluie, et c’est au cours de cette promenade que j’ai pris la décision de me mettre à écrire. Écrire quoi ? J’allais répondre que je ne sais pas, rien n’est construit dans ma tête à propos d’Husum, de ce retour à Husum, et cependant, aussitôt que j’y songe, je suis assailli de souvenirs et d’impressions qui me sont nouvelles. Ce sont donc ces souvenirs et ces impressions que je vais écrire. Et puis peut-être le livre apparaîtra-t-il.  »

Circonstances de lecture

Attirée par la couverture.

Impressions

Je suis tombée sous le charme de ce livre de Lionel Duroy, de son style d’écriture et de son histoire. Son héros, Augustin, un écrivain en panne d’inspiration suite à une rupture, part à la recherche du petit village allemand de Rugbüll, dont il est tombé amoureux à la lecture du roman de Siegfried Lenz, « La Leçon d’allemand ». Il nous emmène avec lui dans cette quête, quête de ce lieu de fiction, quête de lui-même, quête d’inspiration, quête aussi du peintre qui a inspiré le héros de « La Leçon d’allemand », Emil Nolde.

Un livre qui se savoure.

Un passage parmi d’autres

 – J’ai tellement aimé ce livre, Curtis, que j’aimerais habiter dedans, y entrer et ne plus en sortir. Est-ce que vous pouvez comprendre une telle chose ?

– Je crois, oui… Même si je trouve votre enthousiasme un peu suspect. Est-ce que ce n’est pas une façon de vous détourner de la réalité, d’une vie qui vous déçoit, ou vous ennuie, pour trouver une forme de réconfort dans une création artificielle ?

– Bien sûr ! Mais c’est ce que nous faisons en écrivant, non ? Transformer la réalité en une création artificielle, avec une esthétique, une poésie, une musique – à l’intérieur de laquelle nous trouvons une place. Pourquoi écririons-nous, sinon ? Pourquoi écririons-nous si la vie réelle nous satisfaisait ? La vie réelle est affreusement contrariante, Curtis, vous le savez bien, elle ne serait pas supportable sans les livres, ceux que nous lisons et ceux que nous écrivons.

Lionel Duroy – Echapper – 2015 (Julliard)

 

 

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime chargement…

Les amants du Spoutnik – Haruki Murakami

13 dimanche Déc 2015

Posted by Aurélie in Romans étrangers

≈ Poster un commentaire

Étiquettes

Belfond, Critique de livre, Editions 10/18, Haruki Murakami, idées de lecture, lecture, Les amants du Spoutnik, Livre, quoi lire, roman

Haruki Murakami - Les amants du SpoutnikLes premières phrases

 » Au printemps de sa vingt-deuxième année, Sumire tomba amoureuse pour la première fois de sa vie. Cet amour aussi dévastateur qu’une tornade dans une vaste plaine ravagea tout sur son passage, lançant des choses dans les airs, les réduisant en menus morceaux, les écrabouillant sans ménagement. Avec une violence qui ne connaissait pas un instant de relâchement, la tornade souffla sur les océans, réduisit sans pitié le site d’Angkor Vat à néant, incendia la jungle indienne et les malheureux tigres qui y vivaient encore, se mua au-dessus des déserts de Perse en une tempête de sable qui engloutit toute une ville fortifiée au charme exotique. L’objet de cet amour absolument mémorable était marié, avait dix-sept ans de plus que Sumire et, surtout, était une femme. C’est de là que partit toute cette histoire, et là aussi qu’elle s’acheva (ou presque). »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Haruki Murakami…

Impressions

J’adore Haruki Murakami et c’est avec un grand plaisir que je me suis replongée dans son univers, avec ce roman, « Les amants du Spoutnik » que je n’avais pas encore lu. On y retrouve Sumire, une jeune fille qui, n’étant encore jamais tombée amoureuse, se met à aimer passionnément une femme plus âgée qu’elle de 17 ans. Son meilleur ami l’écoute raconter cette rencontre et l’histoire qui s’ensuivit. Jusqu’à ce que Sumire disparaisse subitement, comme envolée en fumée, sur une petite île grecque…

Avec « Les amants du Spoutnik », on sent qu’Haruki Murakami avait déjà posé les bases de ce qui deviendrait sa trilogie « 1Q84 » : une lune mystérieuse, un amour ravageur, et cette frontière si ténue entre la réalité et le monde du rêve.

Un passage parmi d’autres

 Comment puis-je éviter la collision (boum) sans pour autant réfléchir sérieusement (c’est-à-dire en restant allongée dans mon champ, à regarder les nuages passer, à écouter l’herbe pousser) ? Difficile ? Mais non mais non. D’une façon purement logique, rien de plus facile. C’est simple. Il suffit de rêver. Rêver sans cesse. Entrer dans le monde des songes, et ne plus en ressortir. Vivre éternellement dedans.

Car, dans les rêves, il n’est pas nécessaire d’établir des distinctions entre les choses. Pas du tout nécessaire. Les frontières n’existent pas. Et du coup, dans les rêves, les collisions se produisent rarement. Même quand il y en a, elles ne sont pas douloureuses. La réalité, c’est différent. La réalité, ça mord.

Haruki Murakami – Les amants du Spoutnik – 2003 (10/18, Belfond)

 

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime chargement…

Le silence de l’étoile – Christiane Félip Vidal

30 lundi Nov 2015

Posted by Aurélie in Romans étrangers

≈ Poster un commentaire

Étiquettes

Christiane Félip Vidal, Critique de livre, idées de lecture, L'Harmattan, Le silence de l'étoile, lecture, Livre, quoi lire, roman

Christiane Félip Vidal - Le silence de l'étoileLes premières phrases

 » – Marylin, pourquoi t’as pas d’amies ? Pourquoi tu joues seulement avec moi et tu veux pas jouer avec les filles de la classe ?

Marylin s’est arrêtée de caresser Frida, elle m’a regardée, puis elle a regardé Frida et elle a haussé les épaules…

– Elles sont bêtes, alors pourquoi tu veux que je joue avec elles ?

Moi, ça m’a bien fait plaisir, mais je me demande quand même pourquoi Marylin se dispute toujours avec les autres. Au fond, c’est normal qu’elle n’ait pas d’amies, parce que la seule qui la supporte, c’est moi, mais ça, c’est normal, parce que Marylin, c’est ma sœur…  »

Circonstances de lecture

Attirée par le titre, si beau, et parce que c’est le premier roman publié en France de la tante d’une amie.

Impressions

Si vous avez aimé « Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan, où elle parlait de ses relations avec sa mère, vous ne pourrez qu’aimer « Le silence de l’étoile » de Christiane Félip Vidal. Un beau roman sur les relations entre sœurs. S’il n’est pas autobiographique, on sent que l’auteur partage les émotions qu’elle a réellement ressenties enfant.

Tout commence lorsque Brigitte tombe sur des vieilles photos de famille qui font remonter en elle les souvenirs de son enfance et de son adolescence. Surtout, elle se rappelle de sa sœur, Marylin, si joyeuse et si vive, qui, à la suite d’un événement tragique, changea de comportement, se replia sur elle-même et ainsi s’éloigna de sa sœur. Elle se souvient aussi de son père, amoureux de cinéma, et de sa mère, si distante et froide… Une histoire chargée d’émotions sur l’amour filiale, une jolie plume. A lire !

Un passage parmi d’autres

 Quel est mon âge, sur cette photo ? Quel mois, de quelle année ? Où sommes-nous ? Qui regardait-elle quand elle s’est retournée vers l’objectif pendant que moi, à ses côtés, légèrement en arrière, je la regarde sans savoir que nous allons rester à jamais attrapées dans le temps ? Est-ce mon père qu’elle regarde ou quelqu’un d’autre ? Je ne puis trouver ni l’avant ni l’après de la photo, ni me souvenir de ce que nous avons dit ou tu ; ce que nous avons tu, surtout, parce que c’était l’époque où elle se murait dans le silence et où je souffrais de la sentir m’échapper. Ses périodes de mutisme arrivaient par rafales et disparaissaient subitement, d’un jour à l’autre, tandis que moi je vivais dans l’attente du son de sa voix, seul indice du retour à la normale, une sorte de plage où reposer après la tension que son comportement provoquait, parce que c’était sur ces plages que je la retrouvais pour fonctionner à l’unisson :

– Mary, écoute cette définition : Amour : Mot composé de cinq lettres, trois voyelles, deux consonnes et deux fous.

– Pas mal ! Et si on faisait pareil, un truc dans le genre dictionnaire ? Ça te dit ?

Et nous avions ainsi commencé ce dictionnaire qui, caché entre mes feuilles de cours, avait échappé à l’opération nettoyage que ma mère entreprit peu de temps après la mort de Marylin.

Gonzalo : Nom attribué aux pères aimants.

Malena : sorte de sorcière familiale.

Marylin : nom donné à certaines étoiles filantes.

Fallait-il y voir une définition prémonitoire ? Car c’est bien ce qu’elle fut dans le ciel de mon enfance : une étoile filante.

Christiane Félip Vidal – Le silence de l’étoile – Octobre 2015 (L’Harmattan)

 

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime chargement…

Etta et Otto (et Russel et James) – Emma Hooper

08 dimanche Nov 2015

Posted by Aurélie in Romans étrangers

≈ 1 Commentaire

Étiquettes

Critique de livre, Emma Hooper, Etta et Otto, Etta et Otto et Russel et James, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, rentrée littéraire, roman

Emma Hooper - Etta et Otto (Et Russel et James)Les premières phrases

 » Otto,

Débutait la lettre, encre bleue.

Je suis partie. Je n’ai jamais vu l’eau, alors je suis partie là-bas. Rassure-toi, je t’ai laissé le pick-up. Je peux marcher. J’essaierai de ne pas oublier de rentrer.

A toi (toujours),

Etta.

Sous la lettre, elle avait laissé une pile de recettes de cuisine. Toutes celles qu’elle faisait depuis toujours. A l’encre bleue, aussi. Pour qu’il sache comment et de quoi se nourrir pendant son absence. Otto s’assit à la table et les disposa de telle sorte qu’aucune ne se chevauche. Il fit des colonnes et des rangées. Il hésita à enfiler son manteau et ses chaussures pour partir à sa recherche en demandant aux voisins de quel côté elle était partie, mais il renonça. Il demeura assis face à la lettre et aux recettes. Ses mains tremblaient. Il les posa l’une sur l’autre pour les contenir.

Au bout d’un moment, Otto se leva et alla chercher leur globe terrestre. Il avait une lumière, au centre, qui brillait sous les lignes de longitude et de latitude. Il l’alluma et éteignit les lampes habituelles de la cuisine. Il le plaça au bout de la table, loin de la lettre et des recettes et traça un chemin du bout du doigt. Halifax. Si elle choisissait l’est, Etta aurait trois mille deux cent trente-deux kilomètres à parcourir. Si c’était  l’ouest, vers Vancouver, mille deux cent kilomètres. Mais elle irait à l’est, Otto le savait. Il sentait la peau sur sa poitrine se tendre de ce côté. Il manquait encore une heure environ avant que le soleil ne se lève. »

Circonstances de lecture

Attirée par la couverture.

Impressions

Voici un livre qui se savoure lentement, au rythme des pas d’Etta. A 83 ans, elle décide un beau matin d’aller voir la mer à pied… à plus de 3 000 km de chez elle! Elle laisse derrière elle son mari, Otto, et Russel, le meilleur ami de toujours. Emma Hooper dessine son récit au fil des lettres qu’Etta envoie à son mari, de leurs souvenirs d’enfance, de sa mémoire à elle, vacillante.

Avec ce premier roman, Emma Hooper nous livre une belle histoire d’amour, de mémoire et d’amitié, au Canada, avec comme toile de fond la Seconde guerre mondiale. Vous ne pourrez que tomber sous le charme d’Etta et d’Otto.

Un passage parmi d’autres

 Quelques mois auparavant, elle avait commencé à se sentir entraînée dans les rêves d’Otto à la place des siens, la nuit. Elle se retrouvait dedans, comme ça, se retrouvait dans l’eau, en pantalon, debout sur une plage grise, du sang clapotant sur ses genoux et des hommes hurlant autour d’elle et elle se retrouvait là parfois avec une cuillère ou une serviette dans la main et parfois avec rien. Nuit après nuit.

Elle essayait de dormir sans qu’aucune partie de son corps ne touche celui d’Otto afin que ses souvenirs à lui ne trouvent aucun point de contact pour se glisser dans les siens.

Emma Hooper – Etta et Otto (et Russel et James) – Octobre 2015 (Les Escales)

 

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime chargement…

Le Livre des Baltimore – Joël Dicker

25 dimanche Oct 2015

Posted by Aurélie in Romans français

≈ Poster un commentaire

Étiquettes

Critique de livre, Editions de Fallois, idées de lecture, Joël Dicker, Le Livre des Baltimore, lecture, Livre, quoi lire, rentrée littéraire, roman

Joël Dicker - Le Livre des BaltimoreLes premières phrases

«  Demain, mon cousin Woody entrera en prison. Il y passera les cinq prochaines années de sa vie.

Sur la route qui me mène de l’aéroport de Baltimore à Oak Park, le quartier de son enfance où je vais le rejoindre pour sa dernière journée de liberté, je l’imagine déjà se présentant devant les grilles de l’imposant pénitencier de Cheshire, dans le Connecticut.

Nous passons la journée avec lui, devant la maison de mon oncle Saul, là où nous avons été si heureux. Il y a là Hillel et Alexandra, et ensemble nous reformons, l’espace de quelques heures, le quatuor merveilleux que nous avons été. A ce moment-là, je n’ai aucune idée de l’incidence que va avoir cette journée sur nos vies. »

Circonstances de lecture

J’avais dévoré La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert. Je n’ai donc pas hésité à acheter le dernier roman de Joël Dicker.

Impressions

Après avoir adoré le précédent roman de Joël Dicker, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, je me suis préparée à être déçue par Le Livre des Baltimore. Et, forcément, comme je m’y attendais, je n’ai pas été aussi emballée par Le Livre des Baltimore. J’ai trouvé l’histoire pas vraiment originale et Joël Dicker n’est parvenu à me faire entrer complètement dans son histoire qu’à la moitié du livre. Il n’empêche que j’ai aimé Le Livre des Baltimore. Déjà, parce que Joël Dicker a une vraie plume, il sait décrire ses personnages et nous les rendre attachants. Ensuite, parce qu’il signe des phrases à garder en mémoire, précieusement, et à méditer… pour s’en inspirer.

Au final, j’ai été émue par cette belle histoire de famille et d’amitié, où, sous l’apparence du vernis impeccable d’une famille riche et parfaite, l’adolescent – puis l’adulte – découvre petit à petit les failles de personnes qu’il a idéalisées.

Un passage parmi d’autres

 Écrire un livre, c’est comme ouvrir une colonie de vacances. Votre vie, d’ordinaire solitaire et tranquille, est soudain chahutée par une multitude de personnages qui arrivent un jour sans crier gare et viennent chambouler votre existence. Ils arrivent un matin, à bord d’un grand bus dont ils descendent bruyamment, tout excités qu’ils sont du rôle qu’ils ont obtenu. Et vous devez faire avec, vous devez vous en occuper, vous devez les nourrir, vous devez les loger. Vous êtes responsable de tout. Parce que vous, vous êtes l’écrivain.

Joël Dicker – Le Livre des Baltimore – 2015 (Éditions de Fallois)

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime chargement…

Avec tes yeux – Sire Cedric

24 samedi Oct 2015

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans français

≈ Poster un commentaire

Étiquettes

Avec tes yeux, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livre, Presses de la Cité, quoi lire, rentrée littéraire, roman, Sire Cedric

Sire Cedric - Avec tes yeuxLes premières phrases

«  Verts.

Ils sont verts.

Mêlés de vagues bleues.

Tels deux lagons. Ronds. Frémissants.

Ses yeux sont de cette couleur-là.

Brillants de terreur.

Mouillés par les larmes qui coulent à flots sur son visage couvert d’hématomes.

Il a voulu cette femme dès l’instant où il l’a croisée.

Il n’a cessé d’y penser depuis. Comptant les heures. Se préparant.

Quand il a découvert sa maison, isolée des autres, en bordure de forêt, il a compris que c’était un signe du destin.

Il fallait qu’il le fasse.

Encore une fois.

Pour cette femme-là. Ces yeux-là. Ce vert profond mêlé de bleu.

– Lisa, susurre-t-il à la silhouette ensanglantée, recroquevillée à ses pieds. Tu t’appelles Lisa, n’est-ce pas ? Inutile de crier. Personne ne t’entend. Tu ne peux pas empêcher ce qui va arriver… »

Circonstances de lecture

Auteur rencontré lors d’une soirée de présentation aux libraires.

Impressions

Attention, nuits blanches assurées avec ce thriller de Sire Cedric ! Ma première lecture de cet auteur, et certainement pas la dernière. J’ai dévoré « Avec tes yeux », me rongeant les ongles au passage… Une fois que l’on a ouvert ce livre, il est bien difficile de le refermer.

L’idée de départ peut paraître classique : un serial killer tue des jeunes femmes… Mais croyez-moi on ne s’ennuie pas et on se laisse surprendre par les péripéties de l’histoire. Mêlant intrigue policière à une dose de surnaturel – notre héros assiste aux meurtres à travers les yeux du serial killer -, Sire Cedric sait happer son lecteur. Un livre à ranger dans ma bibliothèque du côté de mes Stephen King. Si vous êtes trop sensibles, passez votre chemin… Des scènes sanglantes pourraient vous heurter. Pour les autres, foncez !

Un passage parmi d’autres

 Quelque chose s’est produit. Quelque chose d’imprévu.

Quelque chose qu’il n’aime pas.

Le phénomène n’a duré qu’un bref instant. Il a été traversé par une intuition. Un souvenir.

Son cœur s’est mis à battre un peu plus fort.

Un léger vertige l’a pris.

Comme lorsqu’on se trouve dans un ascenseur qui s’arrête à un étage.

C’est une sensation très précise. Il croyait l’avoir oubliée. Pénétrante. Insistante.

La sensation d’un regard posé sur lui.

Quelqu’un qui SAIT.

Qui devine ce qu’il est vraiment, sous son masque de civilité.

Qui pourrait comprendre tout ce qu’il a fait.

Son secret si bien gardé… Ses traces si bien camouflées….

– Serait-ce possible ? murmure-t-il pour lui-même.

Il contemple ses mains, les extrémités rugueuses de ses doigts. Il les joint et attend ainsi. Dans un calme profond.

Cherchant à analyser ce qu’il ressent en cet instant.
Mais il ne ressent rien. Rien du tout.

Un grand vide.

Comme d’habitude.

Une absence d’émotion.

Sire Cedric – Avec tes yeux – 2015 (Presses de la Cité)

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
J’aime chargement…
← Articles Précédents
Articles Plus Récents →

Catégories

  • BD
  • Citations
  • En image
  • En vidéo
  • En VO
  • Essais
  • Fantastique
  • Fantasy
  • Grands classiques
  • Jeunesse
  • Mangas
  • Poésie
  • Policiers / Thrillers
  • Romans étrangers
  • Romans français
  • SF
  • Sondages

Articles récents

  • On ne verra pas les fleurs le long de la route – Éric Pessan
  • Passer la brume – Julia Colin
  • Symbioses – Johan Heliot
  • The Book of Love – Kelly Link
  • Heureux comme jamais – Guillaume Chamanadjian

Archives

En train de lire

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et recevoir des notifications à chaque publication de nouveaux posts par mail.

Mes réseaux sociaux

  • Voir le profil de aurecha22 sur Instagram

En train de lire

Jonathan Strange et Mr Norrell

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Confidentialité & Cookies : Ce site utilise des cookies. En continuant à utiliser ce site, vous acceptez leur utilisation.
Pour en savoir davantage, y compris comment contrôler les cookies, voir : Politique relative aux cookies
  • S'abonner Abonné
    • Love In Books
    • Rejoignez 169 autres abonnés
    • Vous disposez déjà dʼun compte WordPress ? Connectez-vous maintenant.
    • Love In Books
    • S'abonner Abonné
    • S’inscrire
    • Connexion
    • Signaler ce contenu
    • Voir le site dans le Lecteur
    • Gérer les abonnements
    • Réduire cette barre
 

Chargement des commentaires…
 

    %d