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~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Les amants du Spoutnik – Haruki Murakami

13 dimanche Déc 2015

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Belfond, Critique de livre, Editions 10/18, Haruki Murakami, idées de lecture, lecture, Les amants du Spoutnik, Livre, quoi lire, roman

Haruki Murakami - Les amants du SpoutnikLes premières phrases

 » Au printemps de sa vingt-deuxième année, Sumire tomba amoureuse pour la première fois de sa vie. Cet amour aussi dévastateur qu’une tornade dans une vaste plaine ravagea tout sur son passage, lançant des choses dans les airs, les réduisant en menus morceaux, les écrabouillant sans ménagement. Avec une violence qui ne connaissait pas un instant de relâchement, la tornade souffla sur les océans, réduisit sans pitié le site d’Angkor Vat à néant, incendia la jungle indienne et les malheureux tigres qui y vivaient encore, se mua au-dessus des déserts de Perse en une tempête de sable qui engloutit toute une ville fortifiée au charme exotique. L’objet de cet amour absolument mémorable était marié, avait dix-sept ans de plus que Sumire et, surtout, était une femme. C’est de là que partit toute cette histoire, et là aussi qu’elle s’acheva (ou presque). »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Haruki Murakami…

Impressions

J’adore Haruki Murakami et c’est avec un grand plaisir que je me suis replongée dans son univers, avec ce roman, « Les amants du Spoutnik » que je n’avais pas encore lu. On y retrouve Sumire, une jeune fille qui, n’étant encore jamais tombée amoureuse, se met à aimer passionnément une femme plus âgée qu’elle de 17 ans. Son meilleur ami l’écoute raconter cette rencontre et l’histoire qui s’ensuivit. Jusqu’à ce que Sumire disparaisse subitement, comme envolée en fumée, sur une petite île grecque…

Avec « Les amants du Spoutnik », on sent qu’Haruki Murakami avait déjà posé les bases de ce qui deviendrait sa trilogie « 1Q84 » : une lune mystérieuse, un amour ravageur, et cette frontière si ténue entre la réalité et le monde du rêve.

Un passage parmi d’autres

 Comment puis-je éviter la collision (boum) sans pour autant réfléchir sérieusement (c’est-à-dire en restant allongée dans mon champ, à regarder les nuages passer, à écouter l’herbe pousser) ? Difficile ? Mais non mais non. D’une façon purement logique, rien de plus facile. C’est simple. Il suffit de rêver. Rêver sans cesse. Entrer dans le monde des songes, et ne plus en ressortir. Vivre éternellement dedans.

Car, dans les rêves, il n’est pas nécessaire d’établir des distinctions entre les choses. Pas du tout nécessaire. Les frontières n’existent pas. Et du coup, dans les rêves, les collisions se produisent rarement. Même quand il y en a, elles ne sont pas douloureuses. La réalité, c’est différent. La réalité, ça mord.

Haruki Murakami – Les amants du Spoutnik – 2003 (10/18, Belfond)

 

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Le silence de l’étoile – Christiane Félip Vidal

30 lundi Nov 2015

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Christiane Félip Vidal, Critique de livre, idées de lecture, L'Harmattan, Le silence de l'étoile, lecture, Livre, quoi lire, roman

Christiane Félip Vidal - Le silence de l'étoileLes premières phrases

 » – Marylin, pourquoi t’as pas d’amies ? Pourquoi tu joues seulement avec moi et tu veux pas jouer avec les filles de la classe ?

Marylin s’est arrêtée de caresser Frida, elle m’a regardée, puis elle a regardé Frida et elle a haussé les épaules…

– Elles sont bêtes, alors pourquoi tu veux que je joue avec elles ?

Moi, ça m’a bien fait plaisir, mais je me demande quand même pourquoi Marylin se dispute toujours avec les autres. Au fond, c’est normal qu’elle n’ait pas d’amies, parce que la seule qui la supporte, c’est moi, mais ça, c’est normal, parce que Marylin, c’est ma sœur…  »

Circonstances de lecture

Attirée par le titre, si beau, et parce que c’est le premier roman publié en France de la tante d’une amie.

Impressions

Si vous avez aimé « Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan, où elle parlait de ses relations avec sa mère, vous ne pourrez qu’aimer « Le silence de l’étoile » de Christiane Félip Vidal. Un beau roman sur les relations entre sœurs. S’il n’est pas autobiographique, on sent que l’auteur partage les émotions qu’elle a réellement ressenties enfant.

Tout commence lorsque Brigitte tombe sur des vieilles photos de famille qui font remonter en elle les souvenirs de son enfance et de son adolescence. Surtout, elle se rappelle de sa sœur, Marylin, si joyeuse et si vive, qui, à la suite d’un événement tragique, changea de comportement, se replia sur elle-même et ainsi s’éloigna de sa sœur. Elle se souvient aussi de son père, amoureux de cinéma, et de sa mère, si distante et froide… Une histoire chargée d’émotions sur l’amour filiale, une jolie plume. A lire !

Un passage parmi d’autres

 Quel est mon âge, sur cette photo ? Quel mois, de quelle année ? Où sommes-nous ? Qui regardait-elle quand elle s’est retournée vers l’objectif pendant que moi, à ses côtés, légèrement en arrière, je la regarde sans savoir que nous allons rester à jamais attrapées dans le temps ? Est-ce mon père qu’elle regarde ou quelqu’un d’autre ? Je ne puis trouver ni l’avant ni l’après de la photo, ni me souvenir de ce que nous avons dit ou tu ; ce que nous avons tu, surtout, parce que c’était l’époque où elle se murait dans le silence et où je souffrais de la sentir m’échapper. Ses périodes de mutisme arrivaient par rafales et disparaissaient subitement, d’un jour à l’autre, tandis que moi je vivais dans l’attente du son de sa voix, seul indice du retour à la normale, une sorte de plage où reposer après la tension que son comportement provoquait, parce que c’était sur ces plages que je la retrouvais pour fonctionner à l’unisson :

– Mary, écoute cette définition : Amour : Mot composé de cinq lettres, trois voyelles, deux consonnes et deux fous.

– Pas mal ! Et si on faisait pareil, un truc dans le genre dictionnaire ? Ça te dit ?

Et nous avions ainsi commencé ce dictionnaire qui, caché entre mes feuilles de cours, avait échappé à l’opération nettoyage que ma mère entreprit peu de temps après la mort de Marylin.

Gonzalo : Nom attribué aux pères aimants.

Malena : sorte de sorcière familiale.

Marylin : nom donné à certaines étoiles filantes.

Fallait-il y voir une définition prémonitoire ? Car c’est bien ce qu’elle fut dans le ciel de mon enfance : une étoile filante.

Christiane Félip Vidal – Le silence de l’étoile – Octobre 2015 (L’Harmattan)

 

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La Fille du train – Paula Hawkins

29 dimanche Nov 2015

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, La Fille du train, Paula Hawkins, quoi lire, roman, Thriller

Paula Hawkins - La Fille du trainLes premières phrases

«  Elle est enterrée sous un bouleau argenté, en bas, près de l’ancienne voie ferrée, sa tombe indiquée par un cairn. Ce n’est guère plus qu’une pile de cailloux, au fond. Je ne voulais pas attirer l’attention sur sa dernière demeure, mais je ne pouvais pas la laisser disparaître. Ici, elle dormira en paix, personne ne viendra la déranger, rien que le chant des oiseaux et le grondement des trains qui passent. »

Circonstances de lecture

Un livre que mon libraire m’a vivement conseillé.

Impressions

« La fille du train » est fait pour ceux qui aiment les thrillers gardant leur suspens jusqu’aux toutes dernières pages. Pour tous ceux aussi prenant le train tous les jours pour se rendre au travail et jetant un œil de temps à autre à travers la vitre pour observer les maisons bordant les voies et leurs occupants. C’est le cas de Rachel, le personnage principal de ce roman, qui prend le train de 08h04 tous les matins, direction Londres… Elle s’est prise d’affection pour un couple qu’elle aperçoit régulièrement, sur la terrasse de leur maison, et s’est prise au jeu d’imaginer leur vie… jusqu’au jour où la femme disparaît… Rachel n’a plus alors qu’une obsession : retrouver le coupable. Mas voilà, Rachel n’est pas le témoin idéal… loin de là…

Ruez-vous sur ce premier roman de Paula Hawkins si vous ne l’avez pas déjà lu ! Vous ne serez pas déçu !

Un passage parmi d’autres

 Quel soulagement d’être de retour dans le train de 8h04. Ce n’est pas que je sois particulièrement impatiente d’arriver à Londres pour commencer ma semaine – je n’ai même pas vraiment envie d’être à Londres du tout. Non, j’ai juste envie de me caler au fond du siège en velours doux, avec la tiédeur du soleil à travers la vitre, la voiture qui balance d’avant en arrière et d’arrière en avant, le rythme rassurant des roues sur les rails. Quand je suis là, à regarder les maisons qui bordent la voie, il n’y a presque nulle part où je préférerais être.

Sur ce tronçon, il y a un feu de signalisation défectueux, à la moitié du trajet. Enfin, j’imagine qu’il doit être défectueux, parce qu’il est presque toujours rouge ; on s’y arrête quasiment tous les jours, parfois quelques secondes, parfois plusieurs minutes d’affilée. Si je suis installée dans la voiture D (comme presque à chaque fois) et si le train s’arrête au feu (comme presque à chaque fois), j’ai une vue parfaite sur ma maison favorite près des rails : celle qui se trouve au numéro quinze.

Paula Hawkins – La Fille du train –  2015 (Sonatine Editions)

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L’Oracle de Thanatos – Olivier Demussat

22 dimanche Nov 2015

Posted by Aurélie in Romans français, SF

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conseils de lecture, Critique de livre, idées de lecture, L'Oracle de Thanatos, Olivier Demussat, quoi lire, roman

Olivier Demussat - L'Oracle de ThanatosLes premières phrases

«  Ils étaient des milliers à faire la queue, un ticket dans la main comme à la boucherie. Seulement, au temple de Delphes, ce n’était pas de la viande qu’on découpait, c’était de l’avenir. Des petites tranches qui transpiraient le sang et les mauvais présages.

Les clients ne pouvaient pas choisir : ils repartaient avec le morceau qui leur était prédestiné. Il était gras et sans saveur, et il faudrait pourtant le manger jusqu’au bout cet avenir dont on ne voulait plus, qui écœurait déjà rien qu’à l’odeur.

Ce fut au tour du Roi de Sparte. Il venait pour son fils. On les fit entrer.

De titanesques colonnes se surveillaient en silence de part et d’autre de la salle. Le plafond s’éloignait vers le ciel, poussé par les prophéties qui tourbillonnaient dans l’air vicié. Au fond de ce vide, une vieille dame était assise sur un tabouret.

Le roi et son fils s’arrêtèrent quelques mètres devant elle. Son tabouret était posé juste au-dessus d’une faille qui courait sur le marbre. Elle fumait une cigarette d’un air fatigué. « 

Circonstances de lecture

Parce que c’est le premier roman d’un ami.

Impressions

Voici un premier roman original, qui nous plonge dans un univers futuriste aux allures de Grèce Antique. Les combats à l’épée côtoient les téléphones mobiles, les hélicoptères et la téléréalité. De quoi perturber au début de la lecture, mais très vite on se prend au jeu. Olivier Demussat imagine à quoi ressemblerait la guerre de Troie si elle avait lieu dans quelques années… au milieu de la course au pétrole, des usines vidant les hommes de toute humanité, du capitalisme et de la quête de la célébrité. A-t-on encore le droit d’aimer ? La justice et la vertu ont-elles encore leur chance ?

Au final, Olivier Demussat nous plonge dans une tragédie grecque parfaitement orchestrée. Avec certaines scènes sanglantes dignes de Game of Thrones ! L’Oracle de Thanatos est donc un très bon premier roman. Une réflexion intéressante sur l’avenir de notre société. A méditer…

Mention spéciale aux belles illustrations présentes dans le livre (réalisées par Reza Bassiri) qui donnent encore plus de profondeur à l’histoire. A découvrir au format numérique, et bientôt au format papier.

Un passage parmi d’autres

 Des enfants s’agitaient de tous les côtés. Ils poussaient déjà un gros chahut vers le ciel avec leurs petites voix criardes, ils auraient poussé les murs s’ils avaient pu. La cour de récré était trop étroite pour leur imagination. Elle était surpeuplée de pirates, de princesses, de cyclopes, de gangsters rappeurs, de guerriers de l’espace et de tout un bestiaire qui s’y entassait comme dans une cage. Et on continuait d’y faire entrer du monde. L’arche de Noé de toutes les rêveries enfantines.

Dehors, c’était le déluge des réalités quotidiennes qui rendaient stérile et bête. On n’avait pas encore dix ans qu’on n’avait déjà plus d’idée. Ici on résistait. On s’inventait des histoires, on se récitait des contes de fées, on se berçait d’illusions tant qu’on pouvait, car on savait qu’on nous les volerait bientôt pour nous vendre autre chose à la place.

Olivier Demussat – L’Oracle de Thanatos –  novembre 2015

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Etta et Otto (et Russel et James) – Emma Hooper

08 dimanche Nov 2015

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Critique de livre, Emma Hooper, Etta et Otto, Etta et Otto et Russel et James, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, rentrée littéraire, roman

Emma Hooper - Etta et Otto (Et Russel et James)Les premières phrases

 » Otto,

Débutait la lettre, encre bleue.

Je suis partie. Je n’ai jamais vu l’eau, alors je suis partie là-bas. Rassure-toi, je t’ai laissé le pick-up. Je peux marcher. J’essaierai de ne pas oublier de rentrer.

A toi (toujours),

Etta.

Sous la lettre, elle avait laissé une pile de recettes de cuisine. Toutes celles qu’elle faisait depuis toujours. A l’encre bleue, aussi. Pour qu’il sache comment et de quoi se nourrir pendant son absence. Otto s’assit à la table et les disposa de telle sorte qu’aucune ne se chevauche. Il fit des colonnes et des rangées. Il hésita à enfiler son manteau et ses chaussures pour partir à sa recherche en demandant aux voisins de quel côté elle était partie, mais il renonça. Il demeura assis face à la lettre et aux recettes. Ses mains tremblaient. Il les posa l’une sur l’autre pour les contenir.

Au bout d’un moment, Otto se leva et alla chercher leur globe terrestre. Il avait une lumière, au centre, qui brillait sous les lignes de longitude et de latitude. Il l’alluma et éteignit les lampes habituelles de la cuisine. Il le plaça au bout de la table, loin de la lettre et des recettes et traça un chemin du bout du doigt. Halifax. Si elle choisissait l’est, Etta aurait trois mille deux cent trente-deux kilomètres à parcourir. Si c’était  l’ouest, vers Vancouver, mille deux cent kilomètres. Mais elle irait à l’est, Otto le savait. Il sentait la peau sur sa poitrine se tendre de ce côté. Il manquait encore une heure environ avant que le soleil ne se lève. »

Circonstances de lecture

Attirée par la couverture.

Impressions

Voici un livre qui se savoure lentement, au rythme des pas d’Etta. A 83 ans, elle décide un beau matin d’aller voir la mer à pied… à plus de 3 000 km de chez elle! Elle laisse derrière elle son mari, Otto, et Russel, le meilleur ami de toujours. Emma Hooper dessine son récit au fil des lettres qu’Etta envoie à son mari, de leurs souvenirs d’enfance, de sa mémoire à elle, vacillante.

Avec ce premier roman, Emma Hooper nous livre une belle histoire d’amour, de mémoire et d’amitié, au Canada, avec comme toile de fond la Seconde guerre mondiale. Vous ne pourrez que tomber sous le charme d’Etta et d’Otto.

Un passage parmi d’autres

 Quelques mois auparavant, elle avait commencé à se sentir entraînée dans les rêves d’Otto à la place des siens, la nuit. Elle se retrouvait dedans, comme ça, se retrouvait dans l’eau, en pantalon, debout sur une plage grise, du sang clapotant sur ses genoux et des hommes hurlant autour d’elle et elle se retrouvait là parfois avec une cuillère ou une serviette dans la main et parfois avec rien. Nuit après nuit.

Elle essayait de dormir sans qu’aucune partie de son corps ne touche celui d’Otto afin que ses souvenirs à lui ne trouvent aucun point de contact pour se glisser dans les siens.

Emma Hooper – Etta et Otto (et Russel et James) – Octobre 2015 (Les Escales)

 

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Daisy – Reiko Momochi

01 dimanche Nov 2015

Posted by Aurélie in Mangas

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Reiko Momochi - Daisy - Lycéennes à FukushimaLes premières phrases

«  Un an et demi après la triple catastrophe qui a touché le Japon en mars 2011, à la télévision, peu d’émissions parlaient encore des zones sinistrées. C’est à cette époque que je suis tombée sur le roman « Pierrot », et que j’ai eu l’idée de recueillir les témoignages de nombreux étudiants, de leurs parents et enseignants.

Ils m’ont raconté ce qui s’était passé ce jour-là.

Ils m’ont dit dans quel état d’esprit ils vivaient depuis…

Toutes ces choses à ne jamais oublier. »

Circonstances de lecture

Ma troisième lecture de manga.

Impressions

« Daisy » de Reiko Momochi est un manga poignant, autour de l’après Fukushima. Comment vivre après ça ? Faut-il fuir ou rester ? Comment faire face ? Comment construire sa vie et avoir espoir en l’avenir ? Autant de questions posées par Reiko Momochi alors que les médias ont depuis longtemps perdu tout intérêt pour cette région du monde… et que les problèmes sont toujours là… indélébiles.

Si vous voulez savoir ce qui se passe aujourd’hui encore dans la région de Fukushima, lisez donc ce manga. Et faites le lire aux ados !

Un passage parmi d’autres

 – Arrête, arrête avec tes jolies phrases…

– Laisse-moi t’aider, papa !

– Pourquoi te compliquer la vie inutilement ?

– C’est toi qui disais toujours qu’on n’a rien sans effort.

– Oui, mais faire des efforts ne suffit pas à garantir le bonheur ! Qui sait ce qui nous attend, demain ? Le monde d’aujourd’hui est comme ça, incertain. Alors fais ce qui te plaît vraiment… Vis ta vie !

Reiko Momochi – Daisy, Lycéennes à Fukushima –  2014 (Akata)

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Le Livre des Baltimore – Joël Dicker

25 dimanche Oct 2015

Posted by Aurélie in Romans français

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Critique de livre, Editions de Fallois, idées de lecture, Joël Dicker, Le Livre des Baltimore, lecture, Livre, quoi lire, rentrée littéraire, roman

Joël Dicker - Le Livre des BaltimoreLes premières phrases

«  Demain, mon cousin Woody entrera en prison. Il y passera les cinq prochaines années de sa vie.

Sur la route qui me mène de l’aéroport de Baltimore à Oak Park, le quartier de son enfance où je vais le rejoindre pour sa dernière journée de liberté, je l’imagine déjà se présentant devant les grilles de l’imposant pénitencier de Cheshire, dans le Connecticut.

Nous passons la journée avec lui, devant la maison de mon oncle Saul, là où nous avons été si heureux. Il y a là Hillel et Alexandra, et ensemble nous reformons, l’espace de quelques heures, le quatuor merveilleux que nous avons été. A ce moment-là, je n’ai aucune idée de l’incidence que va avoir cette journée sur nos vies. »

Circonstances de lecture

J’avais dévoré La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert. Je n’ai donc pas hésité à acheter le dernier roman de Joël Dicker.

Impressions

Après avoir adoré le précédent roman de Joël Dicker, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, je me suis préparée à être déçue par Le Livre des Baltimore. Et, forcément, comme je m’y attendais, je n’ai pas été aussi emballée par Le Livre des Baltimore. J’ai trouvé l’histoire pas vraiment originale et Joël Dicker n’est parvenu à me faire entrer complètement dans son histoire qu’à la moitié du livre. Il n’empêche que j’ai aimé Le Livre des Baltimore. Déjà, parce que Joël Dicker a une vraie plume, il sait décrire ses personnages et nous les rendre attachants. Ensuite, parce qu’il signe des phrases à garder en mémoire, précieusement, et à méditer… pour s’en inspirer.

Au final, j’ai été émue par cette belle histoire de famille et d’amitié, où, sous l’apparence du vernis impeccable d’une famille riche et parfaite, l’adolescent – puis l’adulte – découvre petit à petit les failles de personnes qu’il a idéalisées.

Un passage parmi d’autres

 Écrire un livre, c’est comme ouvrir une colonie de vacances. Votre vie, d’ordinaire solitaire et tranquille, est soudain chahutée par une multitude de personnages qui arrivent un jour sans crier gare et viennent chambouler votre existence. Ils arrivent un matin, à bord d’un grand bus dont ils descendent bruyamment, tout excités qu’ils sont du rôle qu’ils ont obtenu. Et vous devez faire avec, vous devez vous en occuper, vous devez les nourrir, vous devez les loger. Vous êtes responsable de tout. Parce que vous, vous êtes l’écrivain.

Joël Dicker – Le Livre des Baltimore – 2015 (Éditions de Fallois)

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Avec tes yeux – Sire Cedric

24 samedi Oct 2015

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans français

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Avec tes yeux, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Livre, Presses de la Cité, quoi lire, rentrée littéraire, roman, Sire Cedric

Sire Cedric - Avec tes yeuxLes premières phrases

«  Verts.

Ils sont verts.

Mêlés de vagues bleues.

Tels deux lagons. Ronds. Frémissants.

Ses yeux sont de cette couleur-là.

Brillants de terreur.

Mouillés par les larmes qui coulent à flots sur son visage couvert d’hématomes.

Il a voulu cette femme dès l’instant où il l’a croisée.

Il n’a cessé d’y penser depuis. Comptant les heures. Se préparant.

Quand il a découvert sa maison, isolée des autres, en bordure de forêt, il a compris que c’était un signe du destin.

Il fallait qu’il le fasse.

Encore une fois.

Pour cette femme-là. Ces yeux-là. Ce vert profond mêlé de bleu.

– Lisa, susurre-t-il à la silhouette ensanglantée, recroquevillée à ses pieds. Tu t’appelles Lisa, n’est-ce pas ? Inutile de crier. Personne ne t’entend. Tu ne peux pas empêcher ce qui va arriver… »

Circonstances de lecture

Auteur rencontré lors d’une soirée de présentation aux libraires.

Impressions

Attention, nuits blanches assurées avec ce thriller de Sire Cedric ! Ma première lecture de cet auteur, et certainement pas la dernière. J’ai dévoré « Avec tes yeux », me rongeant les ongles au passage… Une fois que l’on a ouvert ce livre, il est bien difficile de le refermer.

L’idée de départ peut paraître classique : un serial killer tue des jeunes femmes… Mais croyez-moi on ne s’ennuie pas et on se laisse surprendre par les péripéties de l’histoire. Mêlant intrigue policière à une dose de surnaturel – notre héros assiste aux meurtres à travers les yeux du serial killer -, Sire Cedric sait happer son lecteur. Un livre à ranger dans ma bibliothèque du côté de mes Stephen King. Si vous êtes trop sensibles, passez votre chemin… Des scènes sanglantes pourraient vous heurter. Pour les autres, foncez !

Un passage parmi d’autres

 Quelque chose s’est produit. Quelque chose d’imprévu.

Quelque chose qu’il n’aime pas.

Le phénomène n’a duré qu’un bref instant. Il a été traversé par une intuition. Un souvenir.

Son cœur s’est mis à battre un peu plus fort.

Un léger vertige l’a pris.

Comme lorsqu’on se trouve dans un ascenseur qui s’arrête à un étage.

C’est une sensation très précise. Il croyait l’avoir oubliée. Pénétrante. Insistante.

La sensation d’un regard posé sur lui.

Quelqu’un qui SAIT.

Qui devine ce qu’il est vraiment, sous son masque de civilité.

Qui pourrait comprendre tout ce qu’il a fait.

Son secret si bien gardé… Ses traces si bien camouflées….

– Serait-ce possible ? murmure-t-il pour lui-même.

Il contemple ses mains, les extrémités rugueuses de ses doigts. Il les joint et attend ainsi. Dans un calme profond.

Cherchant à analyser ce qu’il ressent en cet instant.
Mais il ne ressent rien. Rien du tout.

Un grand vide.

Comme d’habitude.

Une absence d’émotion.

Sire Cedric – Avec tes yeux – 2015 (Presses de la Cité)

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D’après une histoire vraie – Delphine de Vigan

29 mardi Sep 2015

Posted by Aurélie in Romans français

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Critique de livre, D'après une histoire vraie, Delphine de Vigan, idées de lecture, JC Lattès, lecture, Livre, quoi lire, rentrée littéraire, roman

Delphine de Vigan - D'après une histoire vraieLes premières phrases

«  Quelques mois après la parution de mon dernier roman, j’ai cessé d’écrire. Pendant presque trois années, je n’ai pas écrit une ligne. Les expressions figées doivent parfois s’entendre au pied de la lettre : je n’ai pas écrit une lettre administrative, pas un carton de remerciement, pas une carte postale de vacances, pas une liste de courses. Rien qui demande un quelconque effort de rédaction, qui obéisse à quelque préoccupation de forme. Pas une ligne, pas un mot. La vue d’un bloc, d’un carnet, d’une fiche bristol me donnait mal au cœur.

Peu à peu, le geste lui-même est devenu occasionnel, hésitant, ne s’exécutait plus sans appréhension. Le simple fait de tenir un stylo m’est apparu de plus en plus difficile.

Plus tard, j’ai été prise de panique dès que j’ouvrais un document Word.

Je cherchais la bonne position, l’orientation optimale de l’écran, j’étirais mes jambes sous la table. Et puis je restais là, immobile, des heures durant, les yeux rivés sur l’écran.

Plus tard encore, mes mains se sont mises à trembler dès que je les approchais du clavier.

J’ai refusé sans distinction toutes les propositions qui m’ont été adressées : articles, nouvelles de l’été, préfaces et autres participations à des ouvrages collectifs. Le simple mot écrire dans une lettre ou un message suffisait à me nouer l’estomac.

Écrire, je ne pouvais plus.

Écrire, c’était non. »

Circonstances de lecture

Depuis No et Moi, je suis une lectrice inconditionnelle de Delphine de Vigan. J’ai donc acheté ce roman sans même savoir de quoi il parlait.

Impressions

Après l’énorme succès de son précédent roman Rien ne s’oppose à la nuit où Delphine de Vigan nous parlait de sa mère, voilà que l’écrivain se retrouve avec le syndrome de la page blanche. Pire, même, elle ne peut plus tenir un stylo ni écrire une liste de courses, encore moins dédicacer un livre à ses lecteurs assidus ! C’est dans cet état que Delphine rencontre L., une femme dont on ne connaîtra jamais le prénom ni le nom de famille. L. s’immisce dans la vie de Delphine, devient son amie, lui donne des conseils d’écriture, L. la prend sous son emprise, pour le meilleur… comme pour le pire. Mais qui est L.? Delphine de Vigan l’a-t-elle vraiment rencontrée – dans la vraie vie – ou est-ce une pure invention de son imagination ? Bref, D’après une histoire vraie est-il un livre de fiction ou raconte-t-il la réalité ? Et puis, un livre doit-il rester au plus près du réel, retranscrire la vérité, la vraie vie, ou au contraire raconter des histoires, transformer le réel, fuir la réalité ?

Tout au long du roman, on se pose cette question : les événements racontés sont-ils vraiment arrivés à Delphine de Vigan ? En distillant plein de détails véridiques sur sa vie personnelle (elle se met en scène, parle de son compagnon, François B., de ses enfants…), Delphine de Vigan bluffe le lecteur et le maintient ainsi dans le doute pour mieux l’embarquer dans son histoire (dans sa vie ?). J’ai particulièrement adoré la dernière partie du livre, dans la veine de « Misery » de Stephen King ! D’après une histoire vraie devient alors un véritable page turner. A lire !

Un passage parmi d’autres

 Un matin, alors que je m’apprêtais à quitter mon appartement, j’ai entendu la voix de Gilles Deleuze à la radio. Je reproduis ici les phrases que j’ai notées de mémoire, quelques secondes après la diffusion de cette courte archive sonore :

« Si tu ne saisis pas le petit grain de la folie chez quelqu’un, tu ne peux pas l’aimer. Si tu ne saisis pas son point de démence, tu passes à côté. Le point de démence de quelqu’un, c’est la source de son charme. »

J’ai aussitôt pensé à L.

J’ai pensé que L. avait perçu mon point de démence, et réciproquement.

Peut-être était-ce d’ailleurs cela, une rencontre, qu’elle soit amoureuse ou amicale, deux démences qui se reconnaissent et se captivent.

Delphine de Vigan – D’après une histoire vraie – 2015 (JC Lattès)

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Orange – Ishigo Takano

12 samedi Sep 2015

Posted by Aurélie in Mangas

≈ 6 Commentaires

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conseils de lecture, Critique de livre, Ichigo Takano, idées de lecture, Mangas, Orange, quoi lire, roman, shôjo

Ichigo Takano - OrangeLes premières phrases

«  Le jour de mes seize ans… J’ai reçu une lettre. J’ignore comment elle m’est parvenue… Ni pour quelle raison. Mais l’expéditeur n’était autre que… »

Circonstances de lecture

J’ai voulu m’essayer aux mangas, juste pour voir ! « Orange » m’a été conseillé par ma libraire.

Impressions

Je n’avais jamais lu le moindre manga jusque-là. Alors, j’ai voulu essayer. Et ma libraire m’a conseillé « Orange » d’Ichigo Takano. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre… Eh bien, ça a été une claque ! Parce que si certains passages sont un peu « cucul la praline », la majorité de ce shôjo est très beau, à la fois drôle et émouvant. Très émouvant même. « Orange » fait sourire, rire, réfléchir (beaucoup).

L’histoire de départ : Naho, une ado de 16 ans, reçoit le jour de la rentrée des classes une lettre écrite par… elle-même, dix ans plus tard. Son « moi » du futur lui explique qu’elle a beaucoup de regrets et que, pour y remédier et ne pas commettre les mêmes erreurs, elle doit suivre ses conseils. Bien sûr, au début, elle n’y croit pas, mais lorsque les événements racontés dans la lettre se concrétisent dans la réalité, elle commence à y croire… D’autant que la lettre la presse d’agir pour sauver un de ses amis.

Alors, oui, on a droit à l’histoire d’amour entre ados, mais « Orange » est avant tout une belle leçon de vie. Ichigo Takano nous invite à réfléchir sur les regrets, les remords, l’amitié, la mort, le mal-être, ces actions que l’on aurait aimé accomplir et que l’on n’a pas osé entreprendre, ces mots qui n’ont pas réussi à sortir de notre bouche, tous ces petits riens qui, au final, influent fortement sur notre futur et sur notre bonheur… et ceux de nos proches.

Bref, vous l’aurez compris, « Orange » a été une véritable révélation pour moi ! Un coup de cœur (et un coup au cœur). Vivement la sortie du 5ème tome ! Parce que j’ai déjà dévoré les 4 premiers ! Me voilà prête à explorer l’univers des mangas… De quoi agrandir encore un peu plus ma bibliothèque !!

Un passage parmi d’autres

 Avoir des regrets. C’est une faiblesse et une lâcheté que l’on ressent envers soi-même à propos du passé. C’est tout ce qu’on n’a pas fait, alors qu’on aurait pu. C’est ça, avoir des regrets.

Ichigo Takano –  Orange – 2014 (Akata)

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