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~ Parce qu'il n'y a rien de mieux qu'un livre pour s'évader…

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Archives de Tag: Critique de livre

Un élément perturbateur – Olivier Chantraine

04 lundi Mar 2019

Posted by Aurélie in Romans français

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Critique de livre, folio, idées de lecture, lecture, Livre, Olivier Chantraine, quoi lire, roman, Un élément perturbateur

Les premières phrases

«  Ça peut me prendre à tout instant. Une heure ou deux. Parfois quelques minutes. Les premières manifestations sont apparues il y a trois semaines et depuis c’est comme ça. Je ne sens rien venir. Je me lève chaque matin et à n’importe quel moment de la journée, le mal peut venir me frapper. Je me retrouve subitement incapable d’articuler le moindre mot. Même si habituellement rien ne me dérange vraiment, je dois dire que cela n’est pas sans me créer un certain embarras.

Hier Robert m’a invité à les rejoindre en réunion. Je ne sais pas s’il a lu la panique dans mes yeux ; j’ai juste eu le temps de foncer aux toilettes. J’y suis resté deux heures trente, soit le temps moyen de ce genre de rassemblements. Vers midi quarante-cinq, ne percevant plus le moindre souffle en provenance de la salle, je suis sorti. Ils avaient dû partir déjeuner. Leur chaude odeur collective inondait encore l’endroit. J’ai laissé un mot sur mon bureau en disant que j’avais une gastro, j’ai écrit « j’ai une gastro » et je suis retourné chez moi. Quand ma sœur Anièce est rentrée et m’a demandé ce que je fichais là, j’ai réalisé que je venais de retrouver la faculté de parler.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’aime les éléments perturbateurs !

Impressions

Le héros de ce roman à l’humour grinçant a tout du loser : à 43 ans, Serge vit toujours chez sa sœur, n’a pas de relations amoureuse ni amicale, se fait marcher sur les pieds par ses patrons et par son frère, ministre des Finances et bientôt futur présidentiable. Cerise sur le gâteau, le voilà soudainement frappé de crises d’aphasie ponctuelles, l’empêchant de prononcer le moindre mot.

Reste qu’avec sa vision décapante des relations familiales, du monde du travail, du monde des finances et de la politique, Serge nous embarque avec lui dans sa petite révolution intérieure. Une histoire jubilatoire qui donne envie de tout envoyer valser et de dire tout haut ce que l’on pense tout bas.

Un passage parmi d’autres

 Qu’est-ce que vous foutez dans mon bureau, me dit-il d’un ton suspicieux.

– C’était ouvert Monsieur Krug, je venais vous voir.

– Je vous IN-TER-DIS d’entrer dans mon bureau quand je n’y suis pas, c’est clair ?

– Très clair Monsieur Krug… je ne savais pas que vous travailliez pour la CIA, je marmonne.

– Quoi ?

– Rien.

– Bon, qu’est-ce que vous voulez, j’ai du travail, notamment à cause de vos chinoiseries.

– Le Japon, je dis.

– Ça fait une différence ? s’énerve Krug.

Je reste sans voix. J’hésite à lui répondre que le 6 août 1945 à huit heures quinze ça faisait une petite différence d’être à Pékin plutôt qu’à Hiroshima. Mais je ne dis rien. Je sais que pour les types comme lui, l’argent n’a pas de frontières.

Olivier Chantraine – Un élément perturbateur – mars 2019 (folio)

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Un silence brutal – Ron Rash

04 lundi Mar 2019

Posted by Aurélie in Policiers / Thrillers, Romans étrangers

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Critique de livre, Gallimard, idées de lecture, lecture, Livre, Polar, quoi lire, roman, Roman noir, Ron Rash, Un silence brutal

Les premières phrases

ron-rash-un-silence-brutal.jpg«  Alors que le soleil colore encore les montagnes, des êtres aux ailes de cuir noir tournoient déjà à faible hauteur. Les premières lucioles clignotent, indolentes. Au-delà de cette prairie des cigales s’emballent et ralentissent comme autant de machines à coudre. Tout le reste paré pour la nuit, hormis la nuit elle-même. Je regarde l’ultime lueur s’élever au-dessus de la rase campagne. Au sol des ombres suintent et s’épaississent. Des arbres en cercle forment des rives. La prairie se mue en étang qui s’emplit, à la surface des dizaines de suzannes-aux-yeux-noirs.

Je m’assieds sur sur un sol qui fraîchit, bientôt humide de rosée. Près de moi une charrue à versoir abandonnée de longtemps. Des lianes de chèvrefeuille enroulent leurs verts cordons, des fleurs blanches accrochées là comme de petites ampoules de Noël. J’effleure un manche qu’ont poli rotations de poignet et suantes étreintes. Le souvenir des mains de mon grand-père, rondes de cals et aussi lisses que des pièces de monnaie usées. Un matin je l’avais regardé parcourir le champ, la rame d’acier faisant onduler la terre.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais envie de commencer à lire du Ron Rash.

Impressions

Un shérif part bientôt à la retraite. Il doit encore gérer une affaire de drogue et le déversement de pétrole lampant dans une rivière gorgée de poissons, avant de passer la main à son adjoint. Une histoire assez banale en somme, mais la plume poétique de Ron Rash et son amour de la nature transforment ce polar en un beau roman noir, ode au passage du temps et des saisons. Ici, l’odeur de la forêt côtoie celle de la méthamphétamine, les dollars changent de mains pour tenter de trouver un équilibre précaire entre compromis peu orthodoxes et justice parfois trop expéditive.

Un passage parmi d’autres

 J’avais été terriblement somnambule étant petit. Il y avait eu des périodes, pour je ne sais quelle raison toujours en été, où je sortais de la maison et me retrouvais dans le jardin. Les gens, en ce temps-là, du moins ceux de la campagne, ne voyaient pas l’intérêt de laisser une ampoule allumée toute la nuit sur leur galerie. J’ouvrais soudain les yeux et il n’y avait rien d’autre que l’obscurité, comme si le monde, s’étant libéré de son collier, s’était enfui emportant tout sauf moi. J’entendais alors un engoulevent ou une cigale caniculaire, je sentais la rosée me mouiller les pieds, ou bien je levais les yeux et découvrais les étoiles piquées dans le ciel à leur place habituelle, seule la lune vagabondait.

Je tournai sur la grand-route et repartis vers la ville en repensant tout au long du trajet à cette impression que j’avais eu enfant, quand le monde connu avait disparu et qu’il fallait trouver comment le faire revenir, sans être sûr d’y arriver.

Ron Rash – Un silence brutal – mars 2019 (Gallimard)

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Frère de glace – Alicia Kopf

15 vendredi Fév 2019

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Alicia Kopf, Critique de livre, Frère de glace, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, Robert Laffont, roman

Les premières phrases

«  D’abord sont apparus des icebergs tabulaires flottant dans la piscine municipale. Des narvals passaient par une fente du carrelage, au fond. Dans l’eau chlorée, je pressais de la main un morceau de glace blanche et je m’amusais à l’enfoncer et à le faire ressortir. Un rêve. Plus tard, au Musée d’Orsay à Paris, je voyais des calottes glaciaires dans les tutus bleus des ballerines de Degas.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’étais intriguée par ce titre.

Impressions

« Frère de glace » est un livre ovni bien difficile à résumer. Entre thèse sur l’exploration des Pôles, ode aux grands explorateurs, journal intime, récit familial autour d’un frère autiste, Alicia Kopf explore ici sa propre vie d’artiste et tente de briser la glace pour se trouver elle-même et comprendre ce frère enfermé dans son monde.

Ce livre déroutant, je l’ai lu d’une traite, sans pouvoir m’arrêter, jusqu’à ce récit de voyage en Islande, pays de glace par excellence. La fascination de l’auteur pour les explorateurs des Pôles n’est sans doute pas étrangère à son désir de briser la glace entourant son frère et sa volonté à elle de se faire comprendre par sa famille. Briser la glace, explorer ses failles, aller au bout du monde pour se trouver, se libérer et pouvoir enfin être soi… Voici un livre déroutant, inclassable et fascinant.

Un passage parmi d’autres

 Chaque mois, tout ce que nous n’avons pas pu acheter, et que nous n’achèterons pas les mois suivants, finit quelque part, là-bas, sous la glace. Les amours platoniques forment des cristaux et ils restent eux aussi coincés sous la neige. Ces désirs insatisfaits, quand ils sont nombreux, provoquent des fissures qui ressortent sur la peau de notre front. Il arrive que la glace fasse glisser et tomber dans des failles plus profondes. Au terme d’un temps très long il peut se produire un dégel et tout ce qui se trouve en dessous émerge, comme les mammouths dans les plaines sibériennes en été. Les restes sont humides et sentent très mauvais. Nous n’en voulons plus. Nous pensons qu’ils n’en valent pas la peine. Que c’est de l’argent jeté par les fenêtres ou que l’amour pour cet autre est immérité.

Alicia Kopf – Frère de glace – janvier 2019 (Robert Laffont)

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Le Pays des oubliés – Michael Farris Smith

24 jeudi Jan 2019

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Critique de livre, idées de lecture, Le Pays des oubliés, lecture, Livre, Michael Farris Smith, Nulle part sur la terre, quoi lire, roman, Sonatine

Les premières phrases

«  Alors qu’il avait deux ans le garçon fut déposé à la porte des dons du bric-à-brac de l’Armée du Salut à Tunica, ne portant rien d’autre qu’une couche informe. Un sac à dos La Planète des singes rempli d’autres couches et de quelques tee-shirts, de chaussettes dépareillées et de soldats en plastique fut posé par terre à côté de lui. Puis une femme avec la gueule de bois frappa de son poing croûté sur la porte métallique et un homme avec la gueule de bois klaxonna et elle repartit en courant et grimpa dans la voiture tandis que l’enfant regardait avec une expression docile. Par la vitre l’homme lança au gamin une sorte d’adieu qui se perdit dans la pétarade syncopée du moteur, après quoi la Cadillac pourrie quitta le parking de gravier dans un bruit de ferraille, laissant l’enfant dans le nuage de poussière de l’abandon.

La porte s’ouvrit et deux femmes en tee-shirts rouges assortis de l’Armée du Salut baissèrent les yeux vers le garçon. Puis elles regardèrent en direction du parking le nuage qui flottait toujours. Dans un ciel gris matinal. Elles échangèrent un regard. Après quoi l’une d’elles déclara Je suppose qu’on va devoir accrocher une pancarte qui dira pas de gamins à côté de celle qui dit pas de matelas.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais adoré « Nulle part sur la terre » du même auteur.

Impressions

Un livre coup de poing sur un homme en quête de rédemption. Imaginez-le au volant d’une camionnette, une bouteille de whisky et des anti-douleurs sur le siège passager, une enveloppe contenant 12 000 dollars en liquide dans la boîte à gants, une femme aux cheveux blancs remplissant ses pensées décousues. Le tout dans le delta du Mississippi.

C’est beau, c’est noir, c’est un roman dur qui fait un bien fou au final. Avec « Le Pays des oubliés », Michael Farris Smith signe ici un troisième roman de toute beauté. Après « Nulle part sur la terre » que j’avais adoré, il devient un de mes auteurs préférés.

Un passage parmi d’autres

 Perché dans le magnolia il l’avait observée et avait reconnu cette expression de solitude qu’il avait lui-même éprouvée tant de nuits dans des lits qui n’étaient pas chez lui, dans des maisons peuplées d’autres qui étaient comme lui. D’autres enfants seuls qui étaient allongés et s’interrogeaient. Il la regardait faire le tour de la chapelle conscient que mieux valait ne pas la déranger ni lui demander si quelque chose n’allait pas car ce n’était pas une chose qu’on pouvait expliquer. Juste ce sentiment d’être une âme singulière parmi les vivants infinis et les morts innombrables avec cette terre noire collée à la peau de nos pieds nus.

Michael Farris Smith – Le Pays des oubliés – janvier 2019 (Sonatine)

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Les Chants du large – Emma Hooper

18 vendredi Jan 2019

Posted by Aurélie in Romans étrangers

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Critique de livre, Emma Hooper, idées de lecture, lecture, Les chants du large, Les Escales, Livre, quoi lire, roman

Les premières phrases

«  Il y avait une sirène, commença Finn.

Oui, dit Cora en remontant sa couverture, une vieille serviette de bain.

Il était une fois une sirène dans les eaux vert-noir de la nuit, reprit Finn. Et parce que les sirènes en ont besoin, elle chantait. Des chansons tristes, des chansons sur le mal du pays, nuit après nuit, au milieu de centaines de milliers de poissons. Et la seule qui pouvait l’entendre, c’était une fille.

Une fille solitaire, dit Cora.

Oui, une fille solitaire. Une orpheline. Quand elle confectionnait ses nœuds et écoutait la sirène, elle se sentait un peu mieux. Elle passait toute la nuit allongée à tisser son filet en écoutant les chansons.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais beaucoup aimé le précédent roman d’Emma Hooper.

Impressions

Que faire lorsqu’on aime l’île sur laquelle on vit, mais que tous les habitants la désertent petit à petit, faute de poissons à pêcher et donc d’argent à gagner ? Alors, on continue d’espérer et de croire en ses rêves , comme Finn et Cora, deux enfants dont les parents partent à tour de rôle travailler sur le continent. Emma Hooper livre ici une très belle histoire, teintée de la nostalgie de l’enfance, de musiques folkloriques, de légendes anciennes, et de nature sauvage. A lire si vous aimez ces histoires d’amour intemporelles et si vous croyez encore au pouvoir des rêves. Un roman touchant, plein de douceur, de sauvagerie, et de magie.

Un passage parmi d’autres

 Parce que les vents dominants de la baie de Running penchaient un peu vers l’ouest, une légère inclinaison, sa voix fut emportée par-dessus l’océan, loin de Little Running où sa mère et la veuve Callaghan et Mrs Dwyer auraient su que c’était la sienne, pour se poser dans les salons et les chambres de Big Running, amadouer le feu de cheminée des McDowell, agacer les chats qui grappillaient les boyaux de poisson sur le rivage et capter l’attention de Martha Murphy, treize ans, qui se redressa sur son lit. Elle ne dormait pas encore, mais laçait et délaçait des nœuds sur une longue ficelle, au milieu de ses sœurs assoupies.

Oh, murmura-t-elle. Des sirènes.

Emma Hooper – Les Chants du large – octobre 2018 (Les Escales)

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Outresable – Hugh Howey

18 vendredi Jan 2019

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Actes Sud, Critique de livre, Hugh Howey, idées de lecture, lecture, Livre, Outresable, quoi lire, roman, Sand, SF

Les premières phrases

«  La lumière des étoiles les guidaient à travers la vallée des dunes et les terres désolées du Nord. Une douzaine d’hommes avançaient en file indienne, le foulard noué au cou et relevé pour protéger les narines et la bouche, dans les crissements du cuir et le claquement des fourreaux. Ils suivaient un chemin sinueux, mais s’ils étaient allés en ligne droite ils auraient dû gravir les monticules sableux et braver le plus fort des rafales de vent. Il y avait le chemin long et le chemin rude, et les brigands des déserts nord choisissaient rarement le chemin rude.

Palmer ruminait ses pensées en silence, tandis que les autres échangeaient des plaisanteries obscènes et des fanfaronnades sur tous les articles du butin qu’ils avaient obtenus. Son ami Hap marchait un peu en avant des autres, dans l’espoir de se faire bien voir des anciens. S’aventurer au cœur de ces terres désolées avec une bande de pillards était plus qu’imprudent, mais Palmer était un plongeur des sables. Il vivait en équilibre sur ce fil du rasoir entre la folie pure et le bon sens. Et puis, avec leurs barbes et leur puanteur corporelle, ces brigands payaient l’équivalent d’un mois pour deux jours de travail. Que représentaient une petite virée dans le désert et une plongée rapide, en comparaison d’un joli tas de pièces ? »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Hugh Howey !

Impressions

Après la trilogie « Silo » et « Phare 23 », voici le nouveau roman de Hugh Howey ! Le sable recouvre l’ancien monde et pour survivre dans ce désert infini et venteux, des plongeurs des sables doivent braver les profondeurs afin de remonter des trésors enfouis plusieurs centaines de mètres sous terre. Mais la cupidité humaine n’a pas de limite et plonger peut s’avérer plus dangereux que ce que l’on pense… Un roman de SF haletant, une histoire de survie post-apo autour du thème central de la famille. Très prenant, étouffant par moment (claustrophobes, s’abstenir !), « Outresable » laisse planer de nombreux mystères, nous laissant espérer une suite ou, mieux encore, une préquelle. Le livre refermé, on a encore envie d’endurer les rafales de sable cinglant le visage pour en savoir plus.

Un passage parmi d’autres

 Aussi loin que remontât sa mémoire, il avait toujours rêvé d’être plongeur, rêvé de pénétrer dans le sable – mais il avait très vite appris que c’était en ressortir qui requérait du savoir-faire. Un plongeur apprend rapidement douze manières impressionnantes de s’enfoncer dans une dune, chacune plus spectaculaire que la précédente, depuis le plongeon frontal classique, pour se laisser ensuite absorber en douceur dans sa masse, jusqu’au saut en arrière avec les bras tendus au-dessus de la tête qui permettait de disparaître sans presque créer de remous à la surface, en passant par le coulé effectué grâce à une rotation frénétique des bottes et de tout le corps qui vous aspirait vers le bas. La pesanteur et l’étreinte bienvenue du flot sableux rendaient nombre de ces techniques superbes à observer.

Hugh Howey – Outresable – janvier 2019 (Actes Sud)

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Or not to be – Fabrice Colin

26 lundi Nov 2018

Posted by Aurélie in Fantasy, Romans français, SF

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Critique de livre, Fabrice Colin, idées de lecture, L'Atalante, lecture, Livre, Or not to be, quoi lire, roman, Shakespeare

Les premières phrases

«  Le premier visage au monde est un visage de femme.

La blancheur émerge des ténèbres.

D’abord une bouche. Puis cela monte vers les yeux.

Un nom s’inscrit à l’écran.

Kim Novak.  »

Circonstances de lecture

Parce que c’est Fabrice Colin.

Impressions

J’avais adoré « Arcadia« . J’ai tout autant aimé « Or not to be ». Fabrice Colin nous transporte à nouveau entre le monde réel et le monde des songes, où les fées, le dieu Pan et William Shakespeare apparaissent dans l’Angleterre de l’entre-deux-guerres. Depuis tout petit, son héros, Vitus Amleth de Saint-Ange est hanté par Shakespeare. Pris pour un fou, y compris par sa mère, il est interné. Mais est-il vraiment fou ? Ce qu’il nous raconte est-il issu de son imagination, de sa folie, ou est-ce réel ? Fabrice Colin mêle le récit d’un psy, un synopsis, une pièce de théâtre, ou encore le récit de Vitus Amleth de Saint-Ange tentant de retrouver la mémoire après sept années d’amnésie. On se perd avec bonheur dans ce livre merveilleux, ode au génie de Shakespeare et notamment au « Songe d’une nuit d’été ». Folie, enfance, art, amour maternel, amour tout court, et mort… Autant de thèmes abordés avec brio. Laissez-vous aller, acceptez de ne pas tout comprendre dès la première lecture et plongez dans ce livre hallucinant et atypique. A lire et relire. Un grand livre.

Un passage parmi d’autres

 – Tu en as vu, toi ? Des fées ?

Il haussa les épaules.

– Bien sûr, répondit-il.

– Tu l’as dit à maman ?

Il me fit signe que non.

– Moi non plus.

– Elle ne comprendrait pas, déclara Samuel. Ça ne sert à rien de lui faire de la peine.

– Elle penserait que nous sommes fous, dis-je.

– Exactement. Tu sais ce que c’est qu’un fou ?

Je fis la moue.

– C’est simplement quelqu’un qui ne voit pas le monde comme les autres.

(…)

– En vérité, il n’y a pas de fous, murmura-t-il. Il n’y a que des gens qui voient et d’autres qui sont aveugles.

Fabrice Colin – Or not to be – septembre 2017 (L’Atalante)

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La vraie vie – Adeline Dieudonné

22 jeudi Nov 2018

Posted by Aurélie in Romans français

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Adeline Dieudonné, Critique de livre, idées de lecture, L'iconoclaste, La vraie vie, lecture, Livre, quoi lire, rentrée littéraire, roman

Les premières phrases

«  A la maison, il y avait quatre chambres. La mienne, celle de mon petit-frère Gilles, celle de mes parents et celles des cadavres.

Des daguets, des sangliers, des cerfs. Et puis des têtes d’antilopes, de toutes les sortes et de toutes les tailles, springboks, impalas, gnous, oryx, kobus… Quelques zèbres amputés du corps. Sur une estrade, un lion entier, les crocs serrés autour du cou d’une petite gazelle.

Et dans un coin, il y avait la hyène.  »

Circonstances de lecture

Parce que ce livre fait tant parler de lui qu’il fallait bien que je m’y plonge.

Impressions

On parle beaucoup de ce roman d’Adeline Dieudonné. Et je comprends maintenant pourquoi. Ce livre se lit en quelques heures, d’une traite. Si l’histoire n’est pas originale en soi, l’écriture d’Adeline Dieudonné nous emporte dès les premières lignes sur les pas d’une petite fille de dix ans qui tente par tous les moyens de redonner le sourire à son petit-frère, victime d’un traumatisme. Ses parents, il ne faut pas compter sur eux… Entre une mère transparente qui semble plus aimer ses biquettes que ses enfants, et un père violent, adepte de la chasse, des coups de poing, et de la domination, notre héroïne n’est pas aidée… « La vraie vie » est une histoire terriblement touchante, un beau roman noir sur l’enfance et la famille, et le combat que certains doivent mener pour s’en sortir, survivre et braver le destin. « La vraie vie » remue, énerve, prend aux tripes. Un très bon premier roman.

Un passage parmi d’autres

 Cette histoire faisait peur à Gilles.

Le soir, il venait parfois se blottir dans mon lit parce qu’il croyait entendre le chant du dragon. Je lui expliquais que c’était juste une histoire, que les dragons n’existaient pas. Que Monica racontait ça parce qu’elle aimait bien les légendes, mais que tout n’était pas vrai. Au fond de moi-même, il y avait quand même un léger doute qui se baladait. Et j’appréhendais toujours de voir mon père rentrer d’une de ses chasses avec un trophée de dragon femelle. Mais, pour rassurer Gilles, je faisais la grande et je chuchotais : »Les histoires, elles servent à mettre dedans tout ce qui nous fait peur, comme ça on est sûr que ça n’arrive pas dans la vraie vie ».

Adeline Dieudonné – La vraie vie  – août 2018 (L’Iconoclaste)

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Les hommes dénaturés – Nancy Kress

29 lundi Oct 2018

Posted by Aurélie in Romans étrangers, SF

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Actusf, Critique de livre, idées de lecture, lecture, Les hommes dénaturés, Livre, Nancy Kress, quoi lire, roman, SF

Les premières phrases

«  Lorsque le camion nous débarque sur le lieu de largage, le parking d’une vieille église, le train brûle déjà depuis deux jours. C’est un de ces nouveaux machins coréens à lévitation magnétique – un maglev, comme on les appelle – qui ne sont pas censés dérailler, quoi qu’il arrive, et le voilà qui brûle dans une banlieue de Washington, D.C comme une vieille merde. Il transporte des espèces de barils de pétrole ; quelqu’un dit qu’il peut brûler comme ça pendant une semaine si les scientifiques ne trouvent pas une solution. Ce qui, à mon avis, n’est pas pour tout de suite, puisque la zone a été évacuée et isolée par un cordon électronique fluorescent lorsque nous sautons du camion à plus d’un kilomètre de l’épave. D’autres camions emmènent des civils, dont certains sont en larmes.  »

Circonstances de lecture

Parce que ce titre me faisait envie.

Impressions

Les éditions Actusf ont décidé de rééditer ce roman de Nancy Kress et c’est une très bonne idée. Nancy Kress nous plonge dans un futur où l’espèce humaine peine à se reproduire. La faute à la pollution ? Aux plastiques et autres produits plus ou moins toxiques que l’homme ingurgite à longueur de journée, sans s’en apercevoir (ou sans vouloir s’en apercevoir) ? La vérité est savamment cachée aux yeux des citoyens, qui tentent de noyer leur besoin d’enfants en adoptant et choyant des animaux domestiques et en les traitant comme des bébés humains… Les dérives ne sont pas loin… Nancy Kress nous fait suivre le destin d’une jeune militaire, d’un vieux scientifique et d’un danseur de ballet, pour mieux nous faire réfléchir sur nos modes de consommation, le vieillissement de la population, l’intolérance, l’homophobie, ou encore le désir d’enfant et les dérives qu’il peut engendrer. Une très bonne réflexion sur notre société de consommation.

Un passage parmi d’autres

 Le premier rêve vient quelques jours plus tard, au petit matin, juste avant mon réveil. Je suis en train de courir à toutes jambes, tellement effrayé que je n’arrive pas à y voir clair. Quelque chose me court après. Je le sens se rapprocher. Je trébuche, me retourne, les bras levés pour me protéger le visage. Je m’entends pousser un grand cri. Et ce qui me saute dessus c’est… un chat. Un petit chat apprivoisé, qui me lèche le bras en ronronnant tandis que je me recroqueville en hurlant. Je me réveille complètement terrorisé.

Est-ce un souvenir qui revient ? Ai-je eu un chat à un moment donné ? Pourtant pas un seul des souvenirs antérieurs à l’opération n’est censé remonter à la surface. Et pourquoi serais-je tellement effrayé par le souvenir d’un chat ?

Nancy Kress – Les hommes dénaturés – octobre 2018 (Actusf)

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American Elsewhere – Robert Jackson Bennett

17 mercredi Oct 2018

Posted by Aurélie in Fantastique, Romans étrangers

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Étiquettes

Albin Michel Imaginaire, American Elsewhere, Critique de livre, Fantastique, idées de lecture, lecture, Livre, quoi lire, Robert Jackson Bennett, roman

Les premières phrases

«  La nuit est fraîche mais Norris sue à grosses gouttes. La transpiration coule de ses tempes et du sommet de son crâne, dégouline le long de ses joues et s’accumule au creux de ses clavicules. Il sent de petits ruisseaux serpenter le long de ses bras, tremper les coudes et les poignets de sa chemise. La voiture est imprégnée d’une odeur saumâtre de vestiaire.

Assis sur le siège du conducteur, il se demande depuis vingt minutes si laisser le moteur tourner était une bonne idée. Il a mentalement dressé plusieurs tableaux répertoriant les avantages, les inconvénients et les probabilités, et dans l’ensemble il estime avoir bien fait : le risque que quelqu’un entende le bruit de la voiture dans cette allée de banlieue, vienne jeter un coup d’œil et flaire quelque chose de louche semble négligeable ; tandis que celui de voir la clef de contact ou le frein à main glisser entre ses doigts en cas de démarrage en trombe paraît très, très élevé.

D’ailleurs, Norris est tellement convaincu de son imminente maladresse qu’il n’a même pas osé ôter les mains du volant. Il le serre si fort et ses paumes suent à tel point qu’il ne sait pas s’il pourrait les retirer même en le voulant. L’effet ventouse, pense-t-il. Je suis bloqué ici pour toujours ; peu importe qui entend quoi.  »

Circonstances de lecture

Parce que j’avais envie de découvrir cette nouvelle collection Albin Michel Imaginaire.

Impressions

Pour le lancement de sa collection Imaginaire, Albin Michel mise notamment sur « American Elsewhere », roman dans la veine fantastique. Présenté comme un « merveilleux cadeau pour les lecteurs de Stephen King et Neil Gaiman » par le Library Journal, je ne pouvais pas passer à côté ! C’est donc avec pas mal d’attente que j’ai commencé à lire ce pavé de près de 800 pages. Et… mon avis est mitigé. J’ai aimé l’ambiance du livre, son côté « Stranger Things » et « Fringe », son héroïne attachante, émouvante et casse-cou. Je l’ai lu assez vite, surtout la première moitié, quand le mystère plane encore au-dessus de la petite ville à l’apparence parfaite de Wink, quand on découvre petit à petit des éléments étranges et des habitants un peu particuliers… Mais si j’ai été au bout de ma lecture, et que j’y ai pris plutôt plaisir, je ne peux pas dire que ce livre restera longtemps dans ma mémoire. Parce que si c’est un bon divertissement, il reste très classique et emprunte trop à ce qu’on a déjà lu et vu… On sent que l’auteur aime sans doute Stephen King et Lovecraft et qu’il souhaite leur rendre hommage… Mais on le sent trop… Quel dommage aussi qu’il ne laisse pas planer plus de mystères. Il explique trop les choses (d’où quelques longueurs) au lieu de laisser à ses lecteurs le loisir d’interpréter les événements et de deviner ce qui se trame à Wink. Et, au final, je n’ai pas ressenti de frissons en lisant ce roman… Dommage.

Un passage parmi d’autres

 Il y a, dans Wink, certaines maisons dans lesquelles on ne voit jamais personne entrer, et pourtant la pelouse est tondue, les arbres taillés, les parterres bien entretenus et en fleurs. Parfois la nuit, pour peu que vous regardiez – bien sûr, vous n’en ferez rien -, vous verriez des visages pâles apparaitre aux fenêtres noires.

Robert Jackson Bennett – American Elsewhere – septembre 2018 (Albin Michel Imaginaire)

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